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Biographie

Belvedere

Steve Rawles (Chant / Guitare) forme Belvedere à la fin de l'année 1995 à Calgary au Canada. En 1998, après de nombreux changements dans le groupe et de répétitions, le premier album prometteur Because No One Stopped Us voit le jour. La même année, ils remportent le tremplin Punk organisé par Bad Religion et le Warped Tour, ce qui leur permet de tourner avec Bad Religion sur des dates atteignant 7000 personnes et également d'enregistrer leur second opus Angels Live In My Town qui est plus abouti mais toujours aussi rapide, mélodique et agressif. Ne cessant de tourner avec des groupes prestigieux et de s'améliorer, ils sortent Twas Hell Said Former Child conjointement sur Union Label (fin 2001) et Jump Start Records (début 2002). L'Europe les découvre grâce à deux tournées sur le vieux continent en septembre 2002 avec Satanic Surfers et en mars/avril 2003 avec Pulley. Entre temps, un split avec les canadiens de Downway voit le jour, alors que Fast Forward Eats The Tape, enregistré par Blair Calibaba (Sum 41) sort en 2004. Mais Belvedere split fin 2005.

Steve et Graham fondent This Is A Standoff en 2007 avec qui ils enregistrent deux albums. En 2012, le besoin de reformer Belvedere se fait sentir, mais uniquement pour une tournée de reformation. Ce n'est qu'en 2013 que le groupe se remet à l'écriture qui aboutit en 2016 à la sortie du cinquième album, The Revenge Of The Fifth via Effervescence Records.

14 / 20
1 commentaire (18/20).
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The Revenge Of The Fifth ( 2016 )

Douze ans que Belvedere n'avait rien sorti. Logique après leur ultime et excellent album Fast Forward Eats The Tape de 2004 et surtout leur split en 2005. Entre temps, on a pu profiter des non moins rapides This Is A Standoff, jusqu'en 2012, puis du retour la même année de Belvedere pour des tournées de reformations. Les gars ont donc pris leur temps pour que leur cinquième opus, joliment nommé The Revenge Of The Fifth, paraisse en 2016.

Les canadiens ont peut-être pris plusieurs années au compteur, mais n'ont pas perdu la main. Car Belvedere c'est toujours du pur Punk Rock joué à fond les ballons de l'ouverture, jusqu'à la conclusion Generation Debt. Pas le temps de faiblir, en 35 minutes à peine, l'album sent les relents Punk / Rock / Hardcore des années 2000, propulsées par Propagandhi ou même un bon vieux Nofx des familles en plus mélodique et technique toutefois. La recette des canadiens reste inchangée dans la forme : deux guitaristes qui riffent à tout va, un batteur épileptique incapable de garder le même tempo plus de 30s, des breaks à foison, un bon groove de basse et surtout le chanteur Steve, au timbre bien particulier et à la faculté de caler mille lignes mélodiques différentes en un titre. On exagère un peu, mais on est franchement pas loin de la vérité tant d'un album ou d'un groupe à l'autre, sa prestation guide clairement le groupe vers le haut.

Belvedere aime te prendre à te contre-pied. Prenons par exemple, Shipwreck en ouverture : des breaks, des roulements de caisse claire dans tous les sens, une grosse ligne mélodique accrocheuse quand tu t'y attends pas. Delicastressin est logé à la même enseigne, du riff, du riff, de la mélodie, de courts soli. Mais le groupe garde toujours sa ligne directrice d'être compréhensible, dynamique et sacrément efficace. De même, les canadiens ont toujours le goût pour les boulets de canon avec coup sur coup Years par exemple, moins de deux minutes, porté par un lead en tapping ultra mélodique ou Transmissions, Fast Punk de 1:20 droit dans le mur ou l'encore plus direct As Above So Below de une minute qui arrive à caler en son milieu des lignes de chant qu'on a envie de reprendre en chœur. Après, l'ensemble a tendance à sonner un peu trop homogène, ce qui fait que peu de titres s'identifient nettement ou sortent du lot plus facilement que d'autres. Mais c'est aussi le style de Belvedere qui fait ça, encore que chez This Is A Standoff, il y avait plus de variation et d'aération à mon goût.

The Revenge Of The Fifth est un retour fort sympathique après plusieurs années d’absence. On aurait pu souhaiter encore mieux, avec quelques titres qui surpassent de loin les autres, mais en l'état c'est quand même sacrément efficace. Et tu peux largement doubler la puissance de l'opus en live a priori.

16 / 20
1 commentaire (10/20).
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Hometown Advantage (split avec Downway) ( 2003 )

Les deux groupes ayant commencé leur carrière en même temps dans la même ville et étant de proches amis, il semblait tout naturel de sortir un album commun un jour où l'autre...

Commençons donc par les cinq titres de Downway. Les quatre garçons évoluent dans un registre Punk Rock (très) mélodique qui ne sera surement pas pour déplaire aux fans de Rufio par exemple. Fort de ses morceaux qui dépassent invariablement les 3 minutes 30 (voire les 4:30), le combo démontre qu'il sait aller dénicher des mélodies efficaces et très catchy de fort belle manière sans jamais vraiment tomber dans le côté Pop Punk surfait et pompeux ou dans le déjà-entendu trop récurent. Le chant clair et mélodieux est épaulé par des chœurs (et même un deuxième chant à part entière par moments) tantôt gueulés (Forever Is The End) tantôt doucereux (August). En général ça va relativement assez vite (Forever Is The End, Under The Same Sky) même si sur August et Crash le groupe se permet des morceaux plus mid tempo qui sont selon moi un peu moins intéressants. Downway est cependant capable de dénicher de très belles mélodies, de varier son rythme de croisière, mais leurs compos plus "calmes"manquent peut être légèrement de pêche, avec en sus quelques petites longueurs. Il faut dire que la production n'arrange pas vraiment les choses puisqu'elle manque parfois de mordant et de spontanéité, offrant en définitive un son peu ample...

Il faut dire qu'en face il y a un sacré challenger. Surtout au niveau de la patate. Dès les premières notes qui entament ces cinq nouvelles compos de Belvedere, on sent instantanément la différence avec Downway (niveau prod' notamment). Le bouleau effectué par Brian Baker (ex-Bad Religion, Minor Threat) et Steve Hangsen (ex-Minor Threat) derrière les platines y est indéniablement pour quelque chose... D'entrée de jeu donc, les petits gars ne rigolent pas: intro d'une minute à coups de riffs Punk / Hardcore métalliques, grosses guitares, batterie-marteau coincée sur le mode accéléré, puis arrive d'un coup le chant de Steve que l'on reconnaîtrait entre mille. Et déjà Scott "solo" s'empresse de le reprendre en gueulant comme papa qui crie sur le fiston de retour de sa première journée d'école buissonnière... La suite du morceau sera composé de riffs techniques à la fois agressifs et mélodiques, de couplets et refrains uniques de par leurs mélodies bien recherchées, d'un relent efficace... En résumé donc: des mélodies incomparables mêlées à une pêche et une agressivité sans cesse renouvelées, auxquelles il faut rajouter la diversité des compos toujours techniques, parfois surprenantes et jamais constantes. Steve se permet de jouer avec son chant en abordant de nouvelles expérimentations (Paradise) alors que Scott et Jason assurent à deux les secondes voix et chœurs gueulés. Quant à Graham, le petit nouveau derrière les fûts, sans pour autant être aussi rapide que ces prédécesseurs, il se montre sans doute plus fin technicien. Sur ces cinq titres, il est évident que Belvedere a légèrement ralentit le tempo sans pour autant délaisser les rythmes explosifs. Quelques parties de guitares claires s'immiscent sur les intros de Seconds Away (qui rappelle d'ailleurs leurs compatriotes canadiens de Choke) et de Distress; une belle intro de basse sur Brandy Wine, les petits solos de Scott...

Malgré ses dix morceaux seulement, l'album dure 35 minutes pleines. La partie de Downway, sans être mauvaise, reste néanmoins deux tons en dessous alors que Belvedere confirme son statut de nouveau chef de fil du Skatecore.

'Twas Hell Said Former Child ( 2002 )

Après un Angels Live In My Town qui posaient les bases d'une nouvelle évolution du genre, les canadiens remettent le couvert en 2002 avec 'Twas Hell Said Former Child.

Toujours aussi rapide (parfois autant que Beerbong et plus que les Satanic Surfers sur leurs anciens albums), puissant, agressif et mélodique, Belvedere est en grande forme et nous livre une galette Skatecore nouvelle génération. Les progrès depuis l'album précédent sont flagrants. La production est bien plus pro, le son est plus propre, les compos plus fignolées et Steve a nettement amélioré sa voix, tout ça sans perdre un poil de fougue et de créativité. Car même si de façon générale l'album est bien bien speed, Belvedere sait habilement manier les tons et les ambiances (les trois premières pistes mises bout à bout). Le quatuor passe d'une minute Punk / Hardcore aux chants criards (Cellophane Coffin) à un morceau plus gentillet bien que très rythmé (It's Hard To Look Cool With Your Head Up Your Ass).

Ajoutez à cela l'extrême habileté et la technique des musiciens et vous obtenez une petite bombe. Un batteur impressionnant de vitesse (Two Minutes For Looking So Good) qui sait également placer des contre temps ou des breaks venus de nulle part en harmonie avec son bassiste; une guitare au son constamment agressif et l'autre qui sort des mélodies assez incroyables; Steve et son chant puissant, mélodieux et entraînant; des secondes (et tierces) voix explosives dans les passages Punk / Hardcore et mélodieuses sur les chœurs etc. Bref, Belvedere est devenu en cette année 2002 un monstre alliant puissance et mélodie de façon admirable et incomparable. Un nouvel élan pour un genre qui était depuis quelques années en perte de vitesse.

Un seul GROS regret: un album de 10 titres pour 19 min 30 sec, c'est un peu maigre! Mais tellement intense...