Albums du moment
Pochette Fyra
Pochette Street Heat

logo Baxter

Biographie

Baxter

Fatmat : Guitare/Chant
Flo : Batterie/Chant
Alex : Basse
Goulax : Guitare/Chant

Le quatuor se forme en '97 à Bressuire (79). De contests de skate en café-concerts, Baxter se forme à la scène et enregistre son premier EP autoproduit en '99. Après 2 ans de concerts en Poitou Charentes, le style du groupe s'affine vers un punk rock qu'ils délivreront sur 3 autres autoproductions avant de sortir un peu de leur région et d'enregistrer leur premier album Future is More Than a Word qui voit le jour fin '06 sur Dead Puppet Records. S'en suivent en 2007 des cocnerts isolés aux 4 coins de la France...

Fin 2007, Tom laisse la basse à Alex (Right 4 Life), puis Baxter entre au Loko Studio en décembre pour enregistrer son deuxième album, Black Baccara. Celui-ci sort en avril 2008 via Oni Red Records, Free Edge Conspiracy et Eternalis Records. Le groupe participe au Free Edge Fest et ouvre pour Ignite et Death Before Dishonor à Nantes et devrait poursuivre par une tournée en compagnie de Nine Eleven.

Black Baccara ( 2008 )

Evolution notoire pour ce deuxième album de Baxter qui joue désormais un punk-rock largement hardcorisant où se perçoivent les influences de Comeback Kid ou No Trigger, le changement de line-up n'étant sûrement pas étranger à cette progression. Des efforts ont été réalisés au niveau de la structure des titres, plus denses et homogènes dans leur conception. Le groupe a également travaillé d'un point de vue technique, utilisant par exemple de nombreux contretemps pour dynamiser sa musique. L'ensemble est correct et bénéficie d'une production honorable.
Néanmoins, Black Baccara n'offre rien d'original, surtout, il ne parvient jamais à s'élever, à décoller. Plat, sans aspérité, il s'écoute sans que rien ne se retienne. L'album s'ouvre pourtant sur "Blue Virus", un morceau bien construit et dynamique, mais l'illusion ne dure que ces quelques minutes. "T.F.A." est un instrumental assez insipide et il y a ces deux titres en français, particulièrement singuliers, qui suscitent un état de scepticisme avancé, d'autant plus qu'ils sont agrémentés de passages confinant au néo-métal ("Oleg"). Sans compter les paroles qui laisssent méchamment à désirer : "Barre toi, ferme ta gueule", "Vas-y déballe ta merde, on s'casse, on s'casse..." ; bien évidemment, il ne s'agit pas d'écrire du Baudelaire ou du Villiers de l'Isle-Adam, mais il serait tout de même bienvenu d'avoir un certain niveau d'exigence lorsque les textes sont rédigés en français, ne serait-ce que pour sa propre crédibilité. D'autre part, le chant punk-rock sur une musique devenue beaucoup plus hardcore est loin d'être en phase et reste relativement terne.

Au final, bilan plutôt mitigé pour ce Black Baccara car il est indéniable que Baxter a fourni des efforts et cherché à évoluer, mais le résultat n'a rien d'explosif et manque de ressort et d'inspiration.

Track-list : 01.Blue Virus ; 02. Oleg ; 03. Your Death Kills Me ; 04. The Pill ; 05. T.F.A. ; 06. Golden Loser ; 07. Gay Power ; 08. Laisse Moi Rire ; 09. 68, A French Kid

A écouter : Blue Virus

Future is More Than a Word ( 2006 )

Un album comme Future is More Than a Word c'est un peu la hantise du chroniqueur: mélange des genres et des tons, plans classiques sur lesquels des idées plus intéressantes viennent se greffer, instrumentation tantôt bancale tantôt davantage inspirée et précise... La résultante a de quoi laisser perplexe et indécis.

Dans un style français par tradition, le punk rock de Baxter est un peu bourru sur les bords, sans pour autant oblitérer toute mélodie et autres effets plus légers. Avec trois chanteurs (un à grosse voix modulable, un Melvin bien mélodique, et un intermédiaire entre les les deux), le quatuor explore des branches différentes d’un même arbre. Leur punk rock renfrogné peut subitement prendre un coup de fouet et un fort accent californien directement hérité de NOFX ("My Only Hero", "The Nightclub is Open", "Drugs And Sheep"…) ; d’un passage pesant Baxter peut passer sans transition à un riff guilleret. A contrario, quelques pistes versent dans le punk / hardcore direct et maussade ("Old School", "No Natural Law"…)

Bref, dans ce bordel pas toujours très adroitement orchestré, de belles idées ne manquent cependant pas d’émerger : une ligne de chant particulièrement expressive et/ou inspirée qui marque, un riff habile qui se dégage du reste, quelques chœurs bien intelligemment envoyés, des expérimentations assez singulières (la flûte traversière sur "Atheist Punk Rocker" ou le piano de "Be Political Or Die").

En bien ou en mal, et en dépit de quelques influences encore flagrantes, cette propension à tenter à tâtons des choses un poil décalées commence à porter ses fruits et reste un atout encourageant pour la suite. Il manque peut être à ce Future is More Than a Word une poignée de gros tubes qui concentreraient ce que les Poitevins font de mieux, même si des titres percutants comme "Be Political Or Die" ou "Ghost of the Stage" s’en rapprochent déjà pas mal.

Ecouter 4 titres sur leur page Myspace.

A écouter : "Be Political Or Die" ; "Ghost of the Stage"