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Biographie

Battle Beast

Battle Beast vient du sud de la Finlande et représente le son traditionnel du Heavy et du Power-Metal. Fondé en 2008 par Eero Sipilä (Basse / Chant), Pyry Vikki (Batterie), Juuso Soinio (Guitare), Anton Kabanen (Guitare / Chant), Janne Björkroth (Claviers) et Nitte Valo (Chant), le groupe se fait remarquer deux ans plus tard en gagnant le Metal Battle Contest du Wacken Open Air 2010. Cela leur permet de signer un contrat avec Hype Records pour produire leur premier album, Steel, entièrement dédié au Metal avec des titres comme Enter The Metal World ou Justice And Metal. Le disque paraît en 2011 et attire l'attention de Nuclear Blast Records qui le réédite l'année suivante avec un morceau bonus. Une tournée européenne est alors lancée en compagnie de Nightwish pour l'Imaginaerum European Tour en 2012, mais en septembre, la chanteuse Nitte quitte Battle Beast et c'est Noora Louhimo qui la remplace pour assurer les premières parties de la tournée de Sonata Arctica. Très rapidement, un nouvel album est en route et sort en 2013 toujours chez Nuclear Blast Records, puis deux ans plus tard c'est Unholy Savior qui voit le jour sur le même label alors que Anton Kabanen quitte Battle Beast peu après.

Chronique

14.5 / 20
1 commentaire (11/20).
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No More Hollywood Endings ( 2019 )

Battle Beast n'est pas un groupe dont on attend de vraies surprises. Deux albums efficaces, suivis d'un troisième faiblard puis d'un quatrième inégal mais globalement appréciable, qui s'inscrivent tous dans la même veine Heavy / Power, du genre à s'autoriser des écarts mais pas vraiment de changement : arrivé là, outre les variations qualitatives, on a l'impression d'avoir cerné le combo. Et patatras, voilà que déboule No More Hollywood Endings, qui vient prouver que tout n'est pas aussi figé qu'on ne le croit. Sans non plus constituer une grande révolution, n'exagérons rien, mais la part de surprise est bienvenue.

Si l'on devait utiliser un seul mot pour qualifier l'évolution de la Bête de Guerre, ce serait Symphonique. Mais d'une, ce n'est pas aussi simple, puisqu'on tient là leur opus le plus varié à ce jour, et de deux, ce terme est loin d'être assez précis. Quand il s'agit seulement d'orchestrations qui viennent renforcer le côté épique d'Unbroken, ça fonctionne tellement bien que ça apparaît presque comme une évidence. En revanche, quand on part sur du Metal Sympho au sens le plus généralement admis (bien que très réducteur) avec le très nightwishesque Eden, là ça a de quoi faire lever un sourcil. D'ailleurs, à l'instar du Vœu Nocturne moderne, et malgré son titre, No More Hollywood Endings se distingue de ses aînés par son aspect parfois très cinématographique ; de ce point de vue, l'exemple le plus flagrant est sans doute I Wish qui fait très chanson de générique (en parvenant à ne pas faire chanson très générique, là aussi ça marche pas mal du tout). Et quelque part au milieu de tout ça, dans un équilibre savamment maîtrisé, se trouve le morceau-titre.

Cela dit, n'allez pas croire que le Sympho a complètement envahi les compositions, le Battle Beast à l'ancienne n'a pas dit son dernier mot. On retrouve notamment leurs diverses facettes Heavy dans Unfairy Tales qui tire vers le Glam, Piece Of Me plus agressif où la voix semi-saturée fait des merveilles, ou encore The Golden Horde très axé Speed malgré sa courte intro typée Electro, toutes trois très directes et efficaces. Quant au moins efficace, parce qu'il y en a aussi (un peu), des titres comme The Hero ou World On Fire sont tout à fait corrects mais n'apportent pas grand-chose à l'album, tandis qu'Endless Summer démarre à coups de vocalises à la façon des pires tubes radiophoniques pour ensuite donner dans le Pop Metal qui évite de peu la catastrophe annoncée mais ne se distingue d'aucune manière, pas même par l'aspect fun qui pouvait se dégager de Dancing With The Beast (son équivalent sur Bringer Of Pain).

Bref, Battle Beast ne s'est pas complètement métamorphosé, pourtant ce cinquième album comporte son lot d'inattendu qui suscite l'intérêt plus longtemps qu'à l'accoutumée. Espérons que la suite verra le sextet poursuivre dans cette voie.

A écouter : Unbroken, No More Hollywood Endings, Piece Of Me