logo Bad Omens

Biographie

Bad Omens

Bad Omens est un groupe américain de metalcore originaire de Richmond, en Virginie, formé en 2015 par le chanteur, frontman et producteur Noah Sebastian, le guitariste Nicholas Ruffilo et le bassiste Vincent Riquier. Le groupe a ensuite été rejoint par le guitariste Joakim "Jolly" Karlsson et le batteur Nick Folio, publiant leur premier album éponyme acclamé par la critique en 2016 sous le label Sumerian Records. Leur deuxième album complet, Finding God Before God Finds Me, est sorti en 2019, avec une version de luxe publiée en 2020. Leur troisième album, The Death of Peace of Mind, est sorti en 2022 et a donné naissance au tube Just Pretend, qui est devenu le plus grand succès de Bad Omens à ce jour.

Chronique

The Death Of Peace Of Mind ( 2022 )

Depuis leur premier album éponyme sorti en 2016, Bad Omens s’impose de plus en plus sur la scène Metalcore, comme en témoigne le succès rencontré par leur troisième opus, The Death of Peace of Mind, qui pourtant est bien éloigné de leur premier effort.

Le mélange d’une pop-rock/électro et d’un son indéniablement Metal parcourt l’entièreté de l’album. Mélange qui peut paraître déconcertant mais qui marche incroyablement bien. Le premier titre, Concrete Jungle est la parfaite carte de visite de cette mixité des genres. Pendant toute la première moitié du morceau, un son porté par un beat régulier, quelques samples pop-électro et un chant clair envoûtant plantent le décor de cet album. Puis progressivement, un rythme lourd, des riffs plus présents et une technique vocale plus saturée viennent parfaire ce titre, avant de nous lancer sur Nowhere to Go, au refrain très entêtant et idéal pour headbanger ! Plusieurs morceaux vont se construire à peu près de la même manière : Like a Villain, Just Pretend, IDWT$ ou encore The Grey. On y retrouve l’agressivité des riffs qu’on connaît à la formation mêlée à cette nouvelle ambiance plus pesante, offrant un beau mélange de contraste.


Le très gros point fort de cet opus est la voix du chanteur. Bien loin de la performance très agressive délivrée dans le premier album, la technique vocale de Noah Sebastian se veut plus élaborée que d’ordinaire, même sensuelle sur certaines chansons. En témoigne d’ailleurs le titre The Death of Peace of Mind qui serait parfait pour figurer sur la BO de Sin City. Mais le chant saturé n’est pas délaissé pour autant, loin de là. Le vocaliste a plus de maîtrise sur son chant et se permet de le mettre à profit en fonction des différentes émotions qu’il souhaite restituer. On le ressent notamment dans Artificial Suicide, le morceau le plus énervé de l’album, proche de ce qu’on peut retrouver dans Bad Omens.

Même si quelques pistes passent un peu à la trappe (notamment Who are you? ou Somebody else qui sont purement pop-electro et dénotent légèrement avec le reste), une réelle identité musicale se crée sur The Death of Peace of Mind et amène le groupe à se démarquer considérablement des autres formations Metalcore actuelles. On peut notamment penser à Bring Me The Horizon, car même si, à ses débuts, Bad Omens fut beaucoup comparé avec le groupe mené par Oliver Sykes (et l’est encore souvent), Noah Sebastian a su emmener sa musique au-delà et se défaire progressivement des carcans entourant ce sous-genre, en alimentant cet album de ses influences plus dark pop. 

 
Nul doute qu’il y aura forcément des déçu.e.s. On est loin de ce que le groupe a sorti en 2016, avec une tracklist bien plus agressive, une voix extrêmement saturée, presque écorchée et une production plus lourde. Mais le virage vers un son plus épuré commençait déjà à s’opérer dans leur deuxième opus, Finding God Before God Finds Me. Le tournant amorcé n’a fait que se concrétiser avec ce troisième album, à la fois intimiste, mature et innovant. 

A écouter : Concrete Jungle, Like a Villain, The Death of Peace of Mind, Artificial Suicide