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Biographie

Backfire

Dave - guitare
Igor - batterie
Frank - basse
Pat - chant
Wyb - guitare

Durant le printemps 1994 à Maastricht, quatre copains décident de s'unir dans le hardcore pour le meilleur et pour le pire. Une semaine plus tard, Wyb, Patrick, Frank et Richard enregistrent leur premier rehearsal. Backfire est né. Quelques temps plus tard est enregistrée la première démo, The Last Time. Les réactions sont positives et le label allemand Lost & Found (Sick Of It All, Emils, Prong...) propose un deal à Backfire. Après quelques retards à l'allumage, Who Told You Life is Easy ?, premier ep, voit le jour et la formation enchaîne les concerts aux côtés de Warzone, Madball et 25 Ta Life. Moins de six mois plus tard, Backfire signe son premier album, Rebel 4 Life. Impressionné par la qualité, Warzone lui offre la première partie d'une tournée européenne durant six semaines. A l'issue de cette tournée, un désaccord avec Lost & Found provoque le départ de Backfire vers Kingfisher Records. Deux mois plus tard, All Bets Are Off voit le jour et la formation de Maastricht enchaîne une tournée avec 25 Ta Life. Richard profite d'un temps d'arrêt pour donner un coup de main à Commin' Correct et enregistrer un album avec son side-project, Determined.
Le ciel tombe sur la tête du groupe en 1999. Richard se suicide et Backfire se pose pas mal de questions sur son avenir. Après quelques temps de réflexion, les néerlandais décident tout de même de poursuivre et enregistrent Still Dedicated avec un nouveau batteur, Igor Wouters (Angel Crew). Le groupe part ensuite en tournée avec Madball, apparaît ensuite à l'affiche du Eastpack Resistance Tour et réalise un nouvel album, Change the Game. il faut attendre cinq années pour que son successeur voit le jour chez GSR Music.

Chronique

14.5 / 20
1 commentaire (18/20).

In Harm's Way ( 2008 )

Repousser l'échec. Renoncer aux habitudes et chasser les déceptions. "Always Keep the Face Toward the Sun and Shadows Will Fall Behind you" comme disait Whitman. Coûte que coûte. Après une absence de cinq années on peut constater que Backfire s'est mis dans la tête d'appliquer ce précepte à la lettre sur In Harm's Way, dernier album en date. Sans introduction, les néerlandais affichent d'entrée la couleur et montrent que cette période de doute, d'incertitude, n'a en rien affecté leur ténacité. Un soupçon de NYHC façon Warzone, 25 Ta Life, un zeste de Boston Scene genre Blood For Blood ou Slapshot, Backfire relance la machine en mode extrême, sans prendre garde à d'éventuels dégâts collatéraux. Dans une période où tout le monde semble s'être donné le mot en matière de tempo (bas?), Backfire passe la seconde et renoue avec les poussées véloces, les rythmiques pulsées, pondérées seulement de quelques breaks régénérateurs (il en faut bien), afin de ne pas finir sur les rotules.
Le résultat est à la hauteur des ambitions. Si dans le genre il devient de plus en plus difficile de surprendre, d'intéresser, d'attirer l'attention plus de cinq minutes, Backfire démontre qu'il reste encore de la place pour les formations qui ont encore quelque chose à dire, à prouver. Tout juste pourra t-on reprocher cette cover de "System Overload" d'Integrity, bien exécutée, mais d'un intérêt limitée. Sobre dans la production, le travail d'Igor Wouters ajouté au mastering de Tue Madsen (Sick Of It All, Knuckledust...) permet aux néerlandais de conserver un juste équilibre entre un son brut rappelant certaines oeuvres des années 90, et la qualité des plus récentes. Sobre également dans ses guests où seuls Dries Oleman (The Setup) et Stephen Bessac (Kickback) viennent pousser la chansonnette aux côtés de Pat, toujours très impressionnant lorsqu'il s'agit d'afficher son courroux.

Bref, retour prometteur de Backfire qui ne pouvait pas fournir meilleure entrée en matière à GSR Music. Traditionnel et puissant, In Harm's Way pourrait largement permettre aux néerlandais de se refaire une place de choix au sein de la scène européenne si tant est qu'il l'avait perdue. 

Tracklist : 1. "Pushing my Failures Away"; 2. "Nothing is Forgiven"; 3. "When all Hopes End"; 4. "Sam's Song"; 5. "Screaming for Silence"; 6. "This Things we Have"; 7. "Brother's Keeper"; 8. "How Do you Like me Now"; 9. "Push the Limit"; 10. "Purify"; 11. "Hey Joe"; 12."You Can Make It"; Hidden Track : "System Overload".

A écouter : Pushing my Failures Away, This Things we Have