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Biographie

Attila

Chris Fronzak (Chant), Sean Heenan (Batterie), Sam Halcomb (Basse), Matt Booth (Guitare) et Kris Wilson (Guitare) fondent leur propre groupe de Deathcore en 2005 à Atlanta nommé Attila. Ils sortent un premier album Fallacy chez Statik Factory avant un changement de line-up. Nate Salameh (Guitare), Chris Linck (Guitare) et Paul Ollinger (Basse) sont recrutés pour l'enregistrement de Soundtrack To The Party, toujours signé sur le même label. Attila tourne alors avec des groupes comme Arsonists Get All The Girls, See You Next Tuesday ou Chelsea Grin avant de signer chez Artery Recordings. En 2010, un troisième album voit le jour nommé Rage, Chris Comrie prend le poste de bassiste et une tournée avec (Hed) P.E et Threat Signal est organisée. L'année suivant c'est Outlawed qui sort dans les bacs avec une tournée en compagnie d'Asking Alexandria, Memphis May Fire, Suicide Silence et As I Lay Dying. Kalan Blehm (Basse - ex-We Were Gentlemen, ex-For The Fallen Dreams) arrive en 2012 pour l'enregistrement de About That Life qui parait en 2013 toujours chez Artery Recordings. Cette fois-ci, Attila accompagne I See Stars, Capture The Crown et Ice Nine Kills sur les routes.

Chronique

11 / 20
2 commentaires (7.75/20).
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About That Life ( 2013 )

Pour beaucoup, Emmure fait partie des fonds de cuvette du genre Deathcore / Hardcore Beatdown déjà pas bien reluisant à la base. Un peu moins connus, mais pas pour autant meilleur qualitativement, les branleurs d'Attila en sont déjà à leur cinquième album, toujours signés chez Artery Recordings chez qui on ne trouve pas non plus grand chose de bon à se mettre sous la dent à part éventuellement Chelsea Grin.

About That Life est donc la cinquième chiée des américains d'Attila toujours plus grosse et malodorante que ses précédentes productions. C'est simple, ce disque est l'exemple parfait de tout ce qu'il faut faire pour être détesté dans le milieu. La liste est longue, mais le côté instrumental est sans doute le moins pire avec au premier abord un Deathcore / Metalcore brutal trois neurones relativement classique, mais misant tout sur l'efficacité et les breakdowns. Bien loin d'être un monstre de technicité, les deux guitaristes d'Attila savent néanmoins, à contrario d'Emmure, utiliser au moins deux cordes sur leurs instruments. On apprécie la prouesse. Rythmiquement c'est en place pour faire jumper les moins réfractaires et ça se permet des références au feu-Néo Metal sur quelques plans. On vous épargnera bien volontiers le côté boom boom de Middle Fingers Up ou Callout pour s'attaquer tout de suite au plus gros morceau qui font toute la saveur de cette ouvrage : les paroles. Quelles soient misogynes, homophobes et plus simplement complètement dégueulasses et stupides, elles auront tôt fait de vous faire rendre votre dernier repas. On appréciera les talents hors norme du parolier Chris Fronzak avec son tristement célèbre : « I like a bad bitch, she fucks me all night, then she counts my money while I'm on my playstation » sur le morceau éponyme. Et c'est comme ça tout du long de ces quatorze titres.

Malgré tous ces points négatifs, About That Life peut se montrer étonnamment fun comme disque, à condition de détruire la moindre parcelle de cellules grises, l'espace d'une demi-heure. Si l'on arrive à occulter les paroles, l'attitude exécrable de ses créateurs et qu'on n'est pas trop réfractaire au Deathcore débile, ce qui fait déjà beaucoup je vous l'accorde, on peut passez un moment sympathique. Attila a fait quand même pas mal d'efforts pour rendre la galette assez différente de ce que font ¾ des groupes dans le genre avec un côté Rock'n roll à leurs compos comme sur Hellraiser ou sur Thug Life. Du coup, on y trouve pas mal de groove, de passages pour faire jumper et quelques lignes mélodiques (Backtalk) jouissives. On imagine sans mal certains titres (Rageaholics) comme des tubes en puissance et l'attitude Hip-Hop bling bling dont se revendique Chris Fronzak (look, phases rappées avec par exemple The New King au flow à la Eminem) participe à l'aspect décomplexé et je-m’en-foutiste du disque. Tout bien considéré, dans l'absolu, les lyrics ne sont pas plus crétines que celles de Limp Bizkit.

About That Life est donc à prendre pour ce qu'il est. Un disque idiot, immature et pourtant défoulant si l'on arrive à passer outre son aversion pour son aura de débilité. Dans tous les cas, haters gonna hate, comme on dit.