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Biographie

Atrocia

C’est au début des années 2000 que se forme Atrocia dans la région de la Loire-Atlantique. Fortement influencé par la scène Old School avec des groupes tels que SuffocationMalevolent Creation ou encore Death et Cannibal Corpse la formation se lance dans sa première démo Mental Obliteration en 2004 et en autoproduction, suivront deux autres démos, Surgical Atrocity et Gambling With The Reaper en 2005 et 2006 avant que Atrocia se lance dans la réalisation de son premier LP Inward Chaos en 2012. Après de nombreux concerts et quelques ajustements de line-up le groupe se stabilise, trouve son rythme et sort en 2015 son deuxième album Dystopia : The Machine Murders sur le label Believe Digital et distribué par M&O Music. 

Chronique

Dystopia : The Machine Murders ( 2015 )

La Loire-Atlantique, en plus de ses paysages sublimes, possède également une scène Metal des plus intéressantes. C’est du côté de Saint-Nazaire que les gars de Atrocia ont concocté leur deuxième album, Dystopia : The Machine Murders, un pur Brutal Death de tradition comme jadis on savait le faire. 

Il suffit de jeter un œil à la pochette de Dystopia : The Machine Murders pour deviner son contenu : un bon vieux Death Metal bien brutal qui prend sa source dans le Old School. Mais vous en conviendrez, il faut plus qu’un réglage d’ampli, il faut que ça vienne de l’intérieur, il faut être solidement enraciné dans le style et connaître ses classiques. Atrocia l’a bien compris et distille au travers de ce deuxième LP un Brutal Death des familles légèrement teinté Thrash par moment. Techniquement en place les gaillards envoient un bois monumental sur les 8 titres de Dystopia, fréquent changements de rythmes, grosses guitares, chant on ne peut plus guttural, et bien-sur ce son si particulier qui rappel le doux parfum de la fin des 80s et début 90s.
Pendant presque 40 minutes c’est un matraquage dans les règles que nous offre Atrocia, Mass Lobotomy, Brain Destroyer ou encore Sentinels of Enslavement font l’effet d’un train lancé à pleine vitesse qui parfois ralentit pour mieux repartir et rendre l’impact encore plus fort. Juger Dystopia sur ces seuls critères serait un peu réducteur tout de même, effectivement ça tabasse mais avec « élégance » et surtout dans le respect de la tradition. Que ce soit dans la rythmique ou durant les nombreux leads guitares et soli Atrocia reste toujours droit dans ses bottes pour toujours proposer une musique violente mais maîtrisée. Il suffit d’écouter Laboratory Chronicles pour en être convaincu, le riffing qui paraît simple possède un groove terrible, on adore le mini-break avec son lead basse et ce solo directement venu des années 80. 

L’aspect moins réjouissant c’est que pour apprécier pleinement Dystopia : The Machine Murders il faut vraiment être fan de la vieille école, Atrocia joue sur ce terrain et ne propose aucune innovation. Très ancré dans les premières productions de l’époque comme Death, Cannibal Corpse, Napalm Death, voire les premiers Sepultura par moment, les Français susciteront un intérêt relatif pour les fans des productions actuelles. Pour les autres en revanche, c’est sensations fortes garanties.

Dans la catégorie Brutal Death sauce vieille école Atrocia réussit son coup avec un opus carré et solide techniquement, assurément l’une des claques de cette fin d’année dans le style.

A écouter : Tout et très fort