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Biographie

Atomic Garden

Arnaud : Chant/Guitare
Matthieu : Basse/Chant
Loic: Batterie

Début des hostilités en 2000 pour Atomic Garden qui, malgré les changements de line-up subis durant ces six dernières années, n'aura de cesse de multiplier les initiatives musicales. Concerts, démos, EPs, split CDs, compilations et bien évidemment albums. Un premier en 2004 avec la sortie de Hellheaven, suivi un an plus tard du split Clumsy/Powell/Atomic Garden/Down to Earth, chroniqué ici-même par l'ami Senti. Et puis la scène, ou plutôt les scènes, partagées avec Burning Heads, Second Rate, Statistics, Ravi, Aghast, Federal, Twisted Minds, One Step Out, Lost Cowboy Heroes, Seanews, Electric Vein etc etc. Une mutltitude de projets qui amène AG à sortir tout naturellement un second effort cette année (2006) : Reversing the Curse.

Little Stories About Potential Events ( 2009 )

Le trio clermontois a mis les petits plats dans les grands pour concocter ce troisième album : enregistré au studio de la Souleuvre (Ravi, 64 dollar question, Amanda woodward, ...), mixé par Chris Sheldon (ayant déjà bossé avec les PixiesFoo fighters, Biffy Clyro et même Radiohead), et masterisé par Alan Douches, qui a pu se faire un nom en travaillant avec Converge, Mastodon, the Dillinger Escape Plan, ...
L’artwork, quand à lui, a été confié à l’artiste australien Ken Taylor.

Le son et la qualité sont donc au rendez-vous et ils rentrent tout de suite dans le vif du sujet : guitares bien présentes et basse/batterie percutantes. L’objet contient 11 morceaux à mi chemin entre Foo fighters, China Drum, Mega City Four et Therapy?, non sans rappeler l’univers des camarades de jeux français de Dead pop club ou Sexypop.

Le dernier opus en date avait confirmé leur talent pour composer de gros refrains, on retrouve ici la même recette sur des titres comme « Divide & Conquer » ou « Demacratic Maze ». Ils ont, en plus de cela, élargi un peu plus leurs influences, lorgnant parfois vers l’indie pop dansant (« Step 3 : Sonar system overloaded ») ou bien le stoner rock à la Queens of the Stone Age.
Les arrangements sont très soignés : piano, chœurs, guitare acoustique, voix féminine, et globalement, cet album est plus travaillé et fin que le précédent, plus calme également. A mon grand regret, puisque je trouve le groupe beaucoup plus efficace sur des titres rageurs et nerveux et quand le tempo s’emballe un peu. La voix, qui souffre parfois d’un manque de justesse, pénalise également les morceaux et se montre bien plus efficace quand elle ne prend pas de détours.

En résumé, Atomic Garden montrent une grosse évolution depuis leurs premiers maxis, tout en gardant une bonne marge de manœuvre pour la suite. Malheureusement pour eux, ils sont sûrement nés du mauvais côté de la Manche ou de l’Atlantique…

A écouter : Divide & Conquer, Demacratic Maze, Helter Shelter

Reversing the Curse ( 2006 )

Pas d’entrée en matière soft pour ce Reversing the Curse qui, d’emblée, repose les bases de ce qu’Atomic Garden sait faire le mieux : un punk rock couillu, modulé, émotionnel.

Même si la ligne conductrice reste la même depuis Hellheaven, dont les fans ne seront sûrement pas déçus par la relève, n’en demeure pas moins qu’AG a évolué, et en bien. Leurs influences/amitiés se font toujours présentes, qu’elles soient états-uniennes (Samiam, Jawbreaker, HWM), ou hexagonales (Dead Pop Club, Ravi, Hashkina et autres piliers-regrettés du genre). Mais d’un autre côté le combo a clairement durci le ton ; on les sent de plus en plus proche des ante-Draft, et plus encore, à l’instar de 9mm, de Glasseater. Une ressemblance surtout notable au niveau du chant, bien plus percutant, rageur, voire violent comme en témoigne "Skeleton Key", "Bitter Sweet Revenge" ou "Scorpion’s Tale". Et parfois même déchirant de sincérité avec le ‘…Be the Same’ de "Hundred Illusions". Exemple, parmi d’autres, qui prouve que l’atout émotion du groupe n’a pas disparu ; un break basse par-ci, suivi d’un break plus dissonant par-là, sans oublier le chant clair, ou bien encore ce titre noisy-acoustic d’1’30 qu’est "One World Stops Where Another Starts".Ce dernier qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler le "Drowning" de Mister Carraba. Bref, un atout cœur qui offre une comble une certaine linéarité sous-jacente au disque, forçant ainsi le groupe à alterner les cadences, façon Four Minute Miles (GUK).

Reversing the Curse pèche donc parfois par manque de…renouvellement. Disons plus simplement que certains morceaux ne disposent pas de cette étincelle qui fait briller leurs voisins (voir. paragraphe précédent). Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à écouter "Extended Network" et ses guitares gonflées à bloc, à l’accent Metal très prononcé (Glasseater bis), soufflant brutalement les autres mélodies.

La musique des Clermontois ne faiblit pas, suscite le respect et surtout, attise notre curiosité car doucement mais sûrement, le combo s’approche de ce qui risque d’être sa pièce maîtresse.

Télécharger : "Universal Vendetta"
Ecouter sur MySpace : "Extended network"; "Universal Vendetta"; "Negative Part"

A écouter : Extended Network; Bitter Sweet Revenge; Hundred Illusions; Skeleton Key