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Biographie

Atlantis Chronicles

Atlantis Chronicles explore les grands fonds marins et joue un Death Metal progressif et technique. Anciennement connu sous le nom d'Abyss, le groupe change de nom en 2010 et se compose de Antoine Bibent (Chant), Alex Houngbo (Guitare / Chant), Mikael Rumède (Basse), Jérôme Blazquez (Guitare) et de Sydney Taieb (Batterie). Leur premier album, Ten Miles Underwater, sort en 2013 chez Coroner Records. Malheureusement, Mikael décède des suites d'un cancer foudroyant en août 2014. Simon Chartier le remplace au poste de bassiste puis Atlantis Chronicles s'attèle à la composition du deuxième album. Barton's Odyssey voit ainsi le jour en 2016 chez Apathia Records. Le groupe s'est produit de nombreuses fois sur scène avec notamment Psykup, As They BurnDecapitated et même au Japon avec Vomitory et Beyond Creation.

En juillet 2016, Jérôme quitte l'aventure suivit par Antoine en 2018. Les deux musiciens sont remplacés par Julien Rosenthal (Guitare) en 2017 et Julien Lebon (Chant - ex Deep In Hate) en 2018. Fort de ce nouveau line-up, Atlantis Chronicles travaille sur son troisième album. Nera parait en 2022 chez Metal East Productions et opère un virage musical dans la carrière du groupe.

15 / 20
1 commentaire (13/20).
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Nera ( 2022 )

Nous avions laissé Atlantis Chronicles en 2016 avec l’album Barton’s Odyssey qui montrait un sacré savoir-faire en terme de Death Metal Progressif à la fois technique, mélodique et racé. Depuis six ans, plus grand-chose hélas à sa mettre sous la dent et on apprendra par la suite les départs de deux de ses membres originels et pas des moindre à savoir Jérôme Blazquez (Guitare) et Antoine Bibent (Chant) présents depuis 2010. Ils seront remplacés en 2017 et 2018 par Julien Rosenthal comme second guitariste et Julien Lebon au micro. La renaissance d’Atlantis Chronicles peut désormais s’effectuer et prendre le nom de Nera.

Parler de renaissance n’est pas anodin, surtout si on prend en compte les difficultés de line-up que la formation a rencontré depuis son départ (l’album est dédié à leur ami et bassiste Mikael Rumebe, décédé en 2014) suivit du fait d’enregistrer un album pendant la crise du covid 19. Mais c’est surtout qu’avec Nera les musiciens prennent une tournure musicale différentes des deux précédents albums. Si Atlantis Chronicles évolue toujours un style qu’on pourrait un peu grossièrement résumer de Metal Progressif, les éléments Death Metal semblent un peu relayés au second plan, ou du moins d’avantage dilué dans leur musique qui n’a jamais sonné aussi claire, fluide et mélodique que par le passé. Le quintet semble plutôt naviguer sur les mers d’un Metalcore Progressif, à l’instar d’un August Burns Red (les nombreux arpèges disséminés ici et là) ce qui est pas mal dû au nouveau chanteur qui possède un style plus limpide et sensible que la hargne d’Antoine. Bien évident cela se transmet dans les guitares comme on précisait, davantage mélodiques (The Great Inscape) presque chantantes par instants et nourris de refrains forts et que l'on a envie de reprendre en cœur (Ruins And Memories). Un chant clair qui pourra déstabiliser voir décevoir certains fans des deux anciens albums, mais ici on apprécie cette variété de chant et cette nouvelle direction.

Ceci étant précisé, ce troisième effort est un très bon condensé de riffs véloces soutenus par une batterie qui t’en met plein la tronche, mais avec subtilité. Le jeu de batterie de Sydney Taïeb est toujours aussi magnétique car hyper fluide. C'est un régal pour les oreilles avec son approche qui mélange technicité, groove, finesse et pétage de rotules. De fait, et avec tous ces éléments prix en compte, Nera sonne comme un disque plus lumineux que par le passé, coloré serait-on tenté de dire (la pochette et les très belles illustrations peintes du disque ne vont pas nous donner tort) et le travail sur les guitares est encore une fois assez époustouflant. Les titres syncopés démontrent toute la vigueur d’Atlantis Chronicles tels qu'A New Extinction ou bien The End Is Near et dans les meilleurs titres ou du moins les plus accrocheurs on mentionnera Full Fathom Five (pour l’apport d’une guitare acoustique, son refrain imparable et l’émotion qu’il transmet) et Ruins And Memories. Comme les précédentes œuvres, Nera demeure assez homogène, mais est plus courte et les compositions sont plus facilement identifiable d’un titre à l’autre.

Atlantis Chronicles opère une mue avec Nera. Ce qui ne change pas, en revanche, c’est ce talent pour écrire d’excellents titres qui restent en tête. Le groupe ose de nouvelles choses, continue son parcours on ne peut plus recommandable et confirme son statut d’un des meilleurs groupes de Metal moderne français avec Gorod.

15.5 / 20
3 commentaires (15.83/20).
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Barton's Odyssey ( 2016 )

Trois ans après l'excellent Ten Miles Underwater, Atlantis Chronicles passe le cap supérieur. Renommée grandissante, nouveau label (Apathia Records) et surtout second effort intitulé Barton's Odyssey qui reprend là où les choses s'étaient arrêtées en 2013, en allant même un peu plus loin.

C'est en tout cas l'idée principale qui filtre lors des premières écoutes de ce nouvel effort. Ten Miles Underwater était déjà un mélange savoureux et équilibré de Death Metal Progressif / Deathcore dans sa ligne directrice principale, mais ici tout semble encore plus fluide, plus juste, comme si le groupe avait trouvé la recette et l’exécution parfaite dans ses compositions entre technicité, groove, fureur et mélodies. C'est sans doute ce qui captive le plus chez Atlantis Chronicles, cette apparente facilité à construire dix pièces hyper cohérentes, d'une intensité quasi constante sur ces 40mn et qui sont capables de grosses fulgurances (le combo growl, blast, plus sweeping sur Otis Barton par exemple). Malgré tout, l'ensemble n'a jamais sonné aussi organique et propre, un peu à la manière du Process Of A New Decline de Gorod dans le même ordre d'idée. Il est évident que la production joue en ce sens, plus chaleureuse que Ten Miles Underwater.

Barton's Odyssey est d'une homogénéité sans faille, si bien qu'il devient difficile de sortir un titre plutôt qu'un autre. N'y voyez pas forcément un point faible, mais plutôt l'occasion de proposer un vrai voyage uniforme dans les abysses, à la fois complexe, mais prenant puisque l'on note de nombreux passages excellents comme Upwelling - Part I et ses riffs saccadés marquants, l'ouverture typée Black Metal de Within The Massive Stream ou les lignes mélodiques complètement folles de I, Atlas. L'autre force d'Atlantis Chronicles c'est d'aérer son propos et à ce titre, on trouve aussi plus de breaks et de passages légèrement plus posés comme sur Upwelling - Part II (cette basse!) ou le chant clair d'A Modern Sailor's Countless Stories, mais également de grosses tornades de blast et de growl (50S 100W). Même si techniquement ça reste assez fou (plaisir de gratteux avec sweep, tapping, shred... et bonne présence de basse), l'album ne se résume pas à une succession de plans et reste tout le temps lisible. Le chant d'Antoine, hargneux et énergique à souhait, plus proche d'une virulence Hardcore que Metal, ou les nombreux changements de tempi de Sydney à la batterie donnent une excellente dynamique à l'ensemble.

Complexe, pointu, et fort d'un concept toujours aussi maîtrisé, ce nouvel opus est encore une réussite pour Atlantis Chronicles, qu'il faut désormais compter aux côtés de références dans le genre en France telles que Pitbulls In The Nursery, Gorod ou Kronos en plus brutal. Si on aime le Death Metal moderne, fort techniquement, mais plus profond qu'il n'y parait, alors on doit s'intéresser à ce Barton's Odyssey.

15 / 20
7 commentaires (15.93/20).
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Ten Miles Underwater ( 2013 )

C'est sous le nom d'Atlantis Chronicles que l'on retrouve nos gaillards d'Abyss qui nous reviennent quatre ans après un ep qui dévoilait un potentiel non négligeable. Ten Miles Underwater est donc leur premier album sous ce nouveau patronyme où ils font preuve encore une fois d'une grande créativité.

Quatre ans, c'est long au vue des attentes que suscitait déjà leur premier ep de 2009. Ici, Atlantis Chronicles a poussé le bouchon encore plus loin pour ainsi dire, toujours armé de son concept de Death Metal aquatique. Le groupe s'inspire en fait des recherches de William Beebe qui créa en 1919 une bathysphère pour explorer les fonds marins et établi même un record de 923m en 1934. Des très beaux artworks et livret en passant par les thématiques des paroles aux ambiances abyssales des interludes (Enter The Bathysphere…, L'Ivresse Des Profondeurs) jusque dans les riffs ou certains passages, le groupe sait comment tenir fermement la barre de son concept. Et puisque, comme à chaque fois, il ne suffit pas d'un bon concept pour faire un album intéressant, Atlantis Chronicles a mis le maximum de convictions dans ses compositions. Sur une base Death Metal Progressif, ils s'aventurent sur plusieurs terrains modernes alliant dans leur musique des éléments Deathcore / Metalcore et Death Metal Mélodique. L'ensemble fonctionne à merveille et si la technique englobe cet album (ces plans en sweeping, un régal), la formation a eu la décence de ne pas en foutre partout. Après, il faut bien s'attendre à se faire remuer par la fureur des flots car blasts soniques, moshparts de cétacés, hurlements abyssaux et soli hystériques seront votre fardeau pendant votre voyage dans les tréfonds de ce Ten Miles Underwater.

Si la formule est relativement connue, rappelant des groupes comme The Faceless, Obscura ou Within The Ruins, le groupe s'en détache par ses atmosphères de profondeurs aquatiques. Mais, ce qui plait également dans cet album, c'est l'exécution des compositions aux petits oignons car en douze titres, il s'en passe des choses. On pense aux riffs torpilles d'Echoes Of Silence et Homocene, aux soli fulgurants de Thousands Carybdea ou de Ten Miles Underwater, à la basse slappée de Stomias Boa et aux nombreux breaks qui parsèment les compos (Tales Of Atlantis). Le quintet aime nous perdre à travers de nombreux paysages tumultueux, mais garde à chaque fois une  ligne directrice et une touche mélodique rendant ses morceaux tout à fait digestes. C'est sans doute ça la force d'Atlantis Chronicles, réussir à allier brutalité, ambiances et mélodiques avec étonnamment pas mal de finesse, comme en témoigne la très belle dernière pièce instrumentale William Beebe.

Ça se sent, Ten Miles Underwater est un album très travaillé, des morceaux jusqu'à son univers extra-musical, on ne peut que saluer l'effort fourni par le groupe. Il ne manquait vraiment pas grand-chose (quelques titres plus marquants sans doute) pour en faire un excellent disque, mais vu la qualité de celui-ci, on a déjà de quoi faire.

Atlantis Chronicles

Style : Metal Progressif / Metalcore
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Origine : France
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