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Biographie

Asian Kung-Fu Generation

Masafumi Gotoh : Chant&Guitare
Kensuke Kita : Guitare&Chant
Takahiro Yamada : Basse&Chant
Kiyoshi Ijichi : Batterie, Percussions, Piano

1996: Masafumi Gotoh, Kensuke Kita et Takahiro Yamada se rencontrent au club de musique de leur université à Yokohama (Japon). Kiyoshi Ijichi rejoint le même club et le groupe fraîchement baptisé Asian Kung-Fu Generation (Ajikan en version abrégée) peu de temps après. Les premières années sont consacrées à l'écriture de morceaux chantés en anglais qui figureront sur le EP autoproduit The Time Past and I Couldn't See You Again. Un deuxième EP autoproduit introduisant des chansons en japonais sort l'année suivante: I'm Standing Here. Le titre "Honayuki" est diffusé sur quelques stations locales et régionales, leur permettant d'être présents sur des compilations et de tourner un peu partout au Japon.

En sortant en 2002 Houkai Amplifier, un autre EP qui se place en haut des charts indés japonais (et qui marque le début de leur collaboration avec l'artiste Yusuke Nakamura qui réalisera l'artwork de toutes leurs sorties suivantes), ils finissent par attirer l'attention d'un label (Kyuun Records qui réédite Houkai Amplifier) puis finalement de Sony Music Japon. La chanson "Haruka Kanata" est utilisée comme morceau d'ouverture numéro 2 du très populaire anime Naruto, ce qui leur ouvre les portes internationales.

Le premier album Kimi Tsunagi Five M se classe à sa sortie à la 5ème place du top Oricon (charts japonais) et le quatuor en écoule plus de 250 000 exemplaires. Début 2004, les tournées nationales se jouent à guichets fermés et ils remportent leur premier 'trophée' pour le clip de "Kimi to Iu Hana". Le single "Rewrite" apparait comme morceau d'ouverture numéro 4 de l'anime (aussi très populaire) Fullmetal Alchemist, renforçant leur popularité au Japon et à l'étranger.
Ils organisent également en 2004 la première édition de leur propre festival, le Nano Mugen festival, permettant à d'autres artistes de se faire connaître.

La même année, leur second opus Sol-Fa est dans les bacs, il restera pendant 2 semaines à la première place du top Oricon et plus de 700 000 exemplaires en seront vendus. Juste après parait le DVD Eizosakuhinsyuu ikkann, présentant les clips du combo. Il est suivi l'année suivante du second DVD, live cette fois ci.

2005 est l'année des tournées "Re:Re" (48 dates au Japon) et de la participation aux plus gros festivals rock japonais. Pour les 10 ans du groupe, AKFG sort son troisième album full length intitulé Fan Club en mars 2006. Fin avril débute une nouvelle tournée nationale d'environ 40 dates. En juillet ils éditent la compilation du festival itinérant qu'il organisent: Nano Mugen Compilation 2006, présentant des titres des acteurs de l'évènement.

Le 25 octobre sort au japon Feedbackfile, un CD / DVD 16 titres regroupant des faces B (9) ainsi que des titres en live (5) et 2 inédits. Ils se préparent également à lancer le 29 novembre un single intitulé "Aru Machi no Gonjou" qui servira de chanson principale (theme song) pour le film d'animation Tekkon Kinkreet (dans les salles japonaises le 23 décembre).

En 2007, après la sortie d'un 3ème volume des Eizō Sakuhinshū, le groupe prend progressivement ses distances avec la scène et ne fera que peu d'apparitions, allant même jusqu'à ne pas organiser leur annuel Nano Mugen Festival. Ils s'attelleront tout de même à l'écriture d'un opus, World World World, qui paraît en Mars 2008, suivi en Juin d'un EP de chutes de WWW, Mada Minu Ashita ni. Sans trop de promo, le quatuor se faisant de plus en plus discret, la galette se hisse sans peine en tête des charts Oricon. La même année, ils ouvrent pour Third Eye Blind et Weezer au Japon avant de faire paraitre un cinquième album par Sony: Surf Bungaku Kamakura.
Après deux nouveaux DVDs (et une première édition en Blu-Ray), ils s'embarquent sur une tournée d'été avec une section cuivres et d'autres musiciens.

Poursuivant sur leur rythme de croisière, ils sortent en Juin 2010 une nouvelle production: Magic Disk.

Chronique

14.5 / 20
5 commentaires (16.4/20).

Fan Club ( 2006 )

Forts de leur succès, nippon dans un premier temps puis plus international (voir la biographie), les coqueluches du J. rock sortent déjà leur troisième album full length. Et ce Fan Club, c'est un peu la nouvelle peau du serpent après la mue: c'est pas la même que les précédentes, mais ça y ressemble plus qu'un peu.

Dans le sillage d'un Sol-fa légèrement plus calme que ces prédecesseurs, le nouveau 11 titres fait la part belle au rock en écartant les petites touches punk rock des débuts. On retrouve donc ces ambiances à tendance mélancolique mais à la fois assez entrainantes (peut être leur côté Weezer qu'ils revendiquent), leur style personnel et leur touche mélodique inimitable.
Gotoh Masafumi fait une nouvelle fois preuve du caractère unique de ses approches vocaliques qui déroutent rarement mais restent étrangement personnelles et inventives; accompagné par les autres instruments, il nous gratifie également de quelques montées prenantes désormais typiques du quatuor ("World Apart", "Sakurasou", "Angou no Waltz"...): la machine accélère, puis s'emballe et Masafumi dévoile pleinement son charisme, haussant la voix et finissant parfois sur des notes quelque peu éraillées. Même s'il manque peut être désormais ce brin supplémentaire de fougue incontrôlée, cette goutte d'eau qui faisait subitement déborder le vase, ces moments demeurrent des points d'orgue riches en émotion.

Celà dit Asian Kung-Fu Generation mise de moins en moins sur ces montées et l'ensemble parait plus stable et relâché, si bien que la section rythmique s'emploie avec ingénuité (sans pour autant virer dans la démonstration technique) à maintenir l'intérêt des compos ("Blue Train"). Les multiples effets/sons de guitare aboutissent au même résultat tout en servant les mélodies toujours aussi fines des Nippons.

Même si AKFG ne livrent peut être pas ici leur meilleure galette, leur rock japonais reste à part et conserve ses atouts autant que ses spécifités, à commencer bien entendu par la langue natale qui leur sied tant : au moins aussi fluide et passe partout que l'anglais, elle est bien loin des stéréotypes et des clichés dont on l'affuble généralement. Un disque sans trop de surprises pour ceux qui les connaissent et les suivent déjà (si ce n'est un essai rock 'n roll sur "Senseless" à moitié transformé), mais qui devrait toutefois titiller comme il se doit les sens des autres amateurs de rock mélodique.

Ecouter l'intégralité de l'album ici (merci à akfg.new.fr).

A écouter : "Rojiura no Usagi", "World Apart", "Butterly", "Tightrope"