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Biographie

As I Lay Dying

As I Lay Dying est un groupe de Metalcore formé en janvier 2001 autour de Tim Lambesis (chant, ex Society's Finest) et Evan White (Guitare) qui furent très vite rejoint par des musiciens talentueux. Dès mars 2001, Beneath the Encasing of Ashes avait déjà trouvé preneur chez Pluto Records qui le distribua. Ce premier opus fit un carton et il reste l'album le plus vendu du catalogue de Pluto! Après avoir écumé les Etats Unis pendant presque 1 an, As I Lay Dying enregistra des titres qui figurent sur ce split CD avec American Tragedy, sorti en juin '02. En mars '03, alors que le groupe est en plein enregistrement d'un nouvel album, il signe sur Metal Blade Records et sort donc Frail Words Collapse le 1er juillet sur le label de metal extrême. Déjà souvent en tournée auparavant, la sortie de ce CD les voit sur la route la majeure partie de l'année, notamment en compagnie de SoilworkSworn EnemyHaste, Bleeding Through, Every Time I Die ou In Flames.
En 2005, alors que le groupe renouvelle sa paire de guitariste avec les arrivées de Phil Sgrosso and Nick Hipa dans ses rang, leur 3e album sort pendant l'été. Shadows Are Security sera un succès commercial (275000 exemplaires écoulés outre-atlantique). Ils tourneront alors avec Slipknot et Unearth, et rejoindront le Ozzfest.
Fin 2006, le groupe recrutera un nouveau bassiste, Josh Gilbert.
Au cours de l'été 2007, As I Lay Dying sort An Ocean Between Us et partira en tournée avec Darkest Hour, Himsa et Maroon pour en assurer la promotion.
En mai 2010, le groupe sort son 5e album, The Powerless Rise. Maintenant tête d'affiche, ils seront accompagnés en tournée par Carnifex, All That Remains, Unearth, Demon Hunter, Heaven Shall Burn, Suicide Silence, Sylosis...
L'année suivante le groupe sortira pour fêter ses 10 ans de carrière un disque, Decas, composé de 3 nouveaux titres, de reprises et de réenregistrements d'anciens titres.
As I Lay Dying vient de sortir en septembre 2012 son dernier album, Awakened, et était en tournée en Europe avec Trivium et Caliban en octobre et novembre.

14.5 / 20
14 commentaires (16.11/20).
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Awakened ( 2012 )

Awakened est déjà le sixième album d'As I Lay Dying, mais les américains ont toujours su rester dans le haut du panier des sorties Metalcore auréolé d'une renommée grandissante depuis leurs débuts et d'une qualité constante dans la création au même titre que des formations comme Unearth ou August Burns Red par exemple.

Awakened ne changera pas cet adage, car As I Lay Dying prouvent qu'ils sont toujours là à défendre leur Metalcore avec des compositions dynamiques et plutôt inspirées. Rien n'y est réellement surprenant, mais ce n'est pas non plus là où on attend le quintet. L'album est en quelque sorte le guide du petit metalcoreux appliqué. La recette est à peu près la même partout et eux le font bien. Au moins ça change de toute la nouvelle vague qui s'essaye à imiter sans relâche les aînés sans vraiment se montrer à la hauteur. Globalement, ça tient en peu de chose : du riff rapide hyper mélodique et du refrain (en chant clair, soyez prévenus) qui restent en tête, ce qui n'est pas si évident à réaliser. Les onze morceaux reposent sur de gros riffs bien huilées, des lignes mélodiques aiguisées comme des poignards et quelques soli qui piquent leur dard ici et là. Le jeu de batterie de Jordan Mancino muscle le tout avec certain patterns agressifs et de nombreux breakdown qui varient les effets (Wanted Words). Le chant de Josh Gilbert est toujours aussi percutant et on imagine sans mal le public reprendre en sing-along (Whispering silence the subtle contradiction. Compromise creeps in forgetting who I once was) du très Hardcore mélodique Whispering Silence. Du côté des titres rapides et catchy avec des refrains imparables Overcome et Tears Out My Eyes s'en sortent également haut la main. On pourrait également parler de Defender qui sort du lot avec une basse bien mise en avant. Cependant, on sent qu'As I Lay Dying n'arrive pas à véritablement surprendre l'auditeur car le groupe a joué la carte de la facilité et réutilisé tous les éléments qu'on attend pour un groupe de Metalcore, mais sans apporter assez de variété. En effet, les morceaux sont tous composés de manière analogue (couplet / refrain / solo) et ne se distinguent pas suffisamment entre eux, exception faite des refrains comme sur Cauterize ou Whispering Silence notamment.

C'est sûr, Awakened ne bouleverse rien du tout, que se soit pour la scène Metalcore dans sa globalité ou pris à part dans la discographie d'As I Lay Dying dont Shadows Are Security reste indétrônable. Il est d'ailleurs étonnant que Bill Stevenson (Black Flag, Nofx, Rise Against) se soit occupé de la production, plutôt bonne - ou du moins classique - mais qui n'apporte rien de différent en terme de son par rapport à un disque du genre. On boucle ces 40 minutes sans avoir été surpris, mais en ayant pris une bonne fessée parce que les californiens font le taff, n'ont rien perdu de leur fougue et de leur efficacité qui fera encore remuer des têtes pendant longtemps.

A écouter : Cauterize, Whispering Silence

Split avec American Tragedy ( 2002 )

Voilà un split CD qui ne donne pas dans le mielleux et doucereux! Evoluant dans un style assez proche, les deux combos délivrent un metalcore lourd et empreint de noirceur.

As I Lay Dying commence fort la première partie du Split avec "Illusion", son morceau le moins mélodique et le plus lourd. Les mosh parts, la double pédale, les gros riffs de guitare saturés et graves sont de rigueur et la brutalité est bien présente malgré une rapidité qui pourrait être bien plus excessive. Ce morceau est surement le moins intéressant des 5 présentés par As I Lay Dying car malgré son efficacité il reste commun.
N'importe qui connaissant un peu le metal extrême ou la frange "extrême" du Victory Records circa 2000 aura déjà entendu ça.

En revanche, dès la deuxième plage du disque, on découvre une facette bien plus mélodique et raffinée d'As I Lay Dying. Les cris gutturaux venus d'on ne sait où sont bien là et on reconnait encore le son lourd propre aux groupes de death metal mélodique... mais la guitare est subitement plus aigüe et moins sombre! Le tout s'en trouve moins noir.

Le niveau technique est évidemment de mise tout au long des 5 titres mais avec le dernier morceau("forever"), AILD semblent vouloir démontrer qu'en plus de celà, ils peuvent également faire preuve d'une grande finesse. Rapide, mélodique à souhait et rappellant lointainement Dark Tranquillity, il nous plonge dans un refrain où un chant clair somptueux et une grosse voix se donnent majestueusement le change; terminant ainsi cette première moitié de CD sur un ton bien plus mélancolique et triste qu'on aurait pu le penser au vu des premiers morceaux très noirs et virils!


Après une intro glauque et morbide, American Tragedy lance ses assauts à coups de gros riffs saturés. Là encore, AT débute sa partie avec son morceau le plus rentre dedans! Ca n'a plus grand chose à voir avec du hardcore: chanson étrange, destrucutrée au possible qui ne laisse pas le temps de souffler une seule seconde. Un son moins lourd qu'As I Lay Dying, une voix plus hardcore que death metal mais on retrouve quand même cette atmosphère pesante!

Cependant, tout comme pour AILD, dès le début du deuxième morceau entamé par le combo californien, American Tragedy se montre plus docile sans pour autant tomber dans la tendresse.
Versatile également: d'une seconde à l'autre on peut passer de l'agressivité metalcore à la douceur d'une somptueuse mélodie à la guitare acoustique ("Choking on a Dream").

On ne peut pas dire pour autant qu'American Tragedy se radoucisse au fur et à mesure de ses 5 titres présents sur le Split. Car même si les 5 californiens font quelques concessions de temps en temps, la majeure partie du temps ils présentent une musique technique, instable et morbide, à l'atmosphère sombre.

Ce Split CD est donc à réserver aux amateurs de metalcore (Darkest Hour, Dead To Fall, etc.) ou carrément aux fans de death mélodique (At The Gates, In Flames, Dissection etc.).

A écouter : As I Lay Dying: Forever ; Reinvention - American Tragedy: Choking on a dream