Biographie

As Cities Burn

As Cities Burn se forme à Mandeville (Louisiane) en 2002 autour de Colin Kimble et Cody Bonnette (alors dans le groupe de ska punk Alliance 103). Après quelques concerts, le groupe est repéré par Solid State Records, qui les signe en 2004. A peine un an plus tard, le premier album Son, I Loved You At Your Darkest voit le jour, entre plusieurs séries de concerts avec Showbread, The Chariot, The Bled ou Protest The Hero. Orienté Metalcore, le disque se révèle assez classique, alliant le chant hurlé de TJ Bonette et les choeurs de Cody Bonette.
Début juin 2010, As Cities Burn annonce son split après une dernière tournée. Le bassiste Pascal Barone jette l'éponge peu après que le groupe ait déclaré rester actif.  Les musiciens en profitent pour investir les studios début 2007, lachant un extrait en avant-première sur leur myspace. TJ Bonette quitte le groupe à cette période, laissant son frère Cody prendre le micro. En résulte Come Now, Sleep en aout 2007. Moins agressif, plus tourné vers l'indie rock, As Cities Burn s'oriente vers un son plus posé.

En 2008, As Cities Burn annonce son retour en studio avec un son dans la lignée de Come Now, Sleep. Les morceaux filtrent sur le myspace, ainsi que le nom du disque : Hell Or High Water. Celui-ci arrive dans les bacs en avril 2009 mais les concerts ne suivent pas. En juillet, un message sur le myspace annonce que le groupe s'est à nouveau séparé.
Cody Bonette a lancé, peu après, son nouveau projet, Hellohighwater.

Chronique

14.5 / 20
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Hell Or High Water ( 2009 )

As Cities Burn tire sa révérence une seconde fois. Hell Or High Water, dernier bébé des Américains, sort à peine 3 mois avant l'annonce officielle. Pour ceux ayant manqué la case Come Now, Sleep, le groupe a laissé tomber le Metalcore des premiers albums depuis le départ de T.J. Bonnette (en «vocal-guest» malgré tout), le combo officiant désormais dans un rock indé relativement classique, mais fortement empreint de poésie.

A l'instar du précédent album, on retrouve quelques passages influencés par l'indie rock de MewithoutYou ou The Polyphonic Spree ("Errand Rum") ainsi que de nombreuses références à Radiohead ("Into The Sea", "Lady Blue"). En effet ce Hell Or High Water s’inspire beaucoup des mélodies des Anglais : sonorités très proches, timbre de voix quasi similaire sur certaines parties, même manière d’agencer les notes et une douceur palpable sur quelques passages. Mais l'affiliation n’est heureusement pas ici un simple plagiat. As Cities Burn sait aussi suivre ses propres idées sur la plupart des compos ; les instruments y fusionnent sans transition maladroite, et s'entremêlent tout en débordant de passion ("Pirate Blues", "Capo"). Et même s'il reste parsemé de quelques riffs vrombissant, l'album se fait au final bien plus sensuel qu'explosif. Jamais trop complexes, jamais trop faciles, les notes induisent un sentiment de bienveillance tout au long de ces 9 pistes.

Forcément, lors des premières écoutes, le doute s’installe, mais celui-ci se voit balayé par des compositions enjôleuses, recelant une secrète mélancolie. De la même manière, les paroles ne sont jamais niaises mais aussi bien fluides que sincères ("Lady Blue", "Daughter"). A tel point que les mots semblent couler le plus naturellement possible entre les lèvres de Cody Bonette. En effet, même si l’on peut regretter le manque d’entrain par rapport à Come Now Sleep ("New Sun", "Tides"), ce disque apparait comme bien plus raisonné, même si peut être moins spontané.

Il faudra donc définitivement cumuler les écoutes pour se laisser séduire par Hell Or High Water. Une écoute successive des deux opus permet également de sentir une réelle différence de qualité, le dernier ne sonnant au final que comme l’aboutissement du premier, plus homogène, et clôturant la carrière d'As Cities Burn avec panache.

"We are so young.
We are so young now.
Hold your head up for the world to spin around.
"

A écouter : Into The Sea - Lady Blue - Capo