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Biographie

Arsiesys

Arsiesys est le projet né en 2010 d'un membre de Exilym. S'orientant vers du Post-Rock / Ambient, le one-man-band sort un EP, Until The End Of The World, début 2013.
Arsiesys dépeint un monde plein de pessimisme, où le thème principal orbite autour de la fin du monde, à l’échelle de l’homme, ou même de l’univers…

Chronique

13 / 20
1 commentaire (15.5/20).
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Until The End Of The World ( 2013 )

On aura souvent eu droit, dans le milieu du Post Rock, a des albums qui sont devenus de véritables classiques (Godspeed You! Black Emperor, les premiers Pelican) et d'autres qui se sont noyés dans la suite, peinant à sortir la tête de l'eau ou attirer l'attention plus d'une dizaine de minutes. C'est souvent le cas : trop d'influences, des chemins empruntés maintes fois avec plus ou moins de succès et au final un truc qui se traîne.
Alors Arsiesys, one-man-band mais multi-instrumentaliste, s'oriente-t'il vers ce qui ne fait plus vibrer nos cordes ou tenons-nous, avec ce projet, un futur incontournable ?
Je pourrais trainer en longueur, faire durer les mots et phrases pour lâcher, telle une explosion finale prévisible, le verdict. Until the End of the World, ce disque aux ambiances tenues par "We will celebrate happiness" ou "Why do you leave me so soon ?", reflète ce que l'on connait de mieux dans cette mouvante : lentes montées en puissance, ambiances nuancées et aériennes, usage du piano sur certains passages, une absence totale de cordes vocales, …
Les ingrédient sont donc classiques, la majeure partie de la volonté de refaire tourner régulièrement Arisesys dans la platine tenant à sa capacité à charmer. Entre les mouvements d'un GY!BE et quelques airs du premier RQTNUntil the End of The World souffre toutefois d'un trop grand sentiment de déjà-vu, à la manière d'un Mono.
Heureusement, tout est parfaitement exécuté, maitrisé comme on pouvait s'y attendre et, sans grande surprise, les compos s'esquissent à l'avance. Peut être le plus cruel défaut d'un disque et plus globalement d'une scène, celui d'être prévisible, car ce qui en fera la différence se situe dans le ressenti. Et ce premier opus laissera parfois de marbre, à d'autres instants sera plus captivant ("Why do you Wake Up so Soon ?") mais ne ravira jamais complètement nos coeurs.

Arsiesys n'est pas empreint de romantisme ou d'optimisme, loin de là. Que ce soit au travers des titres comme des ambiances mises en avant par les instruments, Until the End Of The World nous noie dans son pessimisme et sa mélancolie.
Alors si ce Arsiesys souffre de quelques défauts sur certains aspects sonores, il n'en reste pas moins un disque de Post-Rock personnel, peut être pas forcément inoubliable, mais avec sa personnalité qui parlera à certains plus qu'à moi. En demeure toutefois un titre qui résume tout en à peine 5 minutes : "The last Flight of the TWA-800".

A écouter : The last Flight of the TWA-800