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Biographie

Arrach

Max - batterie
Steph - basse
Phil - guitare
Wahib - guitare
Frag - chant

Fondé à Toulouse en 2002 suite à la réunion de membres d'Anarkotic, Arrach' Moumoutt et des Brutes, Arrach enregistre sa première démo N.F.S. la même année avant d'intégrer un deuxième guitariste début 2003.
Après s'être fait les dents sur un split en compagnie de Drielagen, la formation toulousaine enregistre son premier album en 2004. Intitulé Alternatives, celui-ci les conduit à partager l'affiche avec des groupes confirmés tels que Human Alert, Oberkampf ou Lower Class Brats
L'année 2005 porte un coup à la bonne marche d'Arrach suite au décès de son percussionniste Toto. Le groupe décide toutefois de continuer et engage un nouveau batteur en 2005.
Avec ce nouveau line up, les toulousains enchaînent sur une série de cinquante dates dont une tournée en France, Allemagne et Belgique immortalisée sur le Live 2006.
En mars 2007 Arrach participe à la compilation Tribute to Hardcore Punk 80's avec le titre "Banned in DC" des Bad Brains et enregistre son deuxième album studio.

Chroniques

Artisans du chaos Live
13.5 / 20
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Artisans du chaos ( 2008 )

Même si Arrach déploie sans relâche son énergie sur les scènes européennes, il aura fallu attendre quatre années pour que surgisse le successeur de Alternatives. Un accouchement au forceps donc, nécessitant une collaboration entre plusieurs labels estampillés DIY tels que La Sauce aux gravos, L'univers Sale, Opposite Prod, Karameikos et Trauma Records.

Produit par Manu Cabrol, Artisans du chaos nous plonge dans la sauce hardcore des années 80, quelque part entre New York et Washington. Onze titres épais, rapides comme il se doit et à la réactivité débordante autant influencés par Sick Of It All, Minor Threat que les Bad Brains, de qui est repris "Banned in D.C.". Pas que du neuf donc puisqu'en plus on y retrouve les classiques "Need for Speed" ou "Ni dieu ni maître" ainsi que le très bon "Artisan du chaos", inédit, mais largement rôdé sur les routes depuis 2006 sur lequel Arrach intègre des éléments mélodiques plus modern old school assez inspirés.
L'ensemble tient relativement bien la route, les toulousains jonglant avec un certain talent autour de sing-alongs revendicatifs sans surprise (à l'image de l'actualité finalement) mais toujours efficaces qu'ils soient scandés en français, en espagnol ou en anglais même si, pour ce dernier, l'accent de Frag accroche un peu. On appréciera également la volonté d'inclure des éléments plus métal évoquant davantage la scène crossover des DRI, Cro-Mags ou le Agnostic Front de Cause for Alarm ("Fatal Fate", "Do it Yourself"). Toutefois, Arrach n'évite pas l'écueil usant et abusant un peu trop de soli notamment sur l'intrumental "Mental Objection" qui freine quelque peu une très bonne dynamique.

Bref, un retour vinylique assez concluant pour les méridionaux qui, malgré quelques réflexes quasi-pavloviens, parviennent toujours à offrir un punk frais et catchy.     

Tracklist : 1. DIY; 2. Artisans du chaos; 3. Need for Speed; 4. Loads of Scum; 5. Ni Dieu ni maître; 6. Fatal Fate; 7. Mental Objection; 8. Amazonia; 9. A l'arrache; 10. Wild Child; 11. Banned in D.C..

A écouter : Artisans du chaos, Amazonia

Live ( 2006 )

On pourra toujours s'étonner de la survenue d'un album live après seulement quatre années d'existence ponctuées d'une démo, d'un split, d'un album et de quelques apparitions sur des compils. On le sera moins lorsqu'on saura que, durant ce laps de temps, Arrach aura enchaîné pas loin de 70 concerts en France, en Espagne et récemment en Allemagne, accumulant une expérience qui en fait, malgré sa jeunesse, un des groupes les plus aguerris de la scène toulousaine à ce type d'exercice.

Adeptes du DIY, ce n'est peut-être pas uniquement le pragmatisme inhérent - mais légitime - à ce type de philosophie qui aura poussé Arrach à sortir ce Live. C'est aussi l'occasion de montrer que, finalement, en hardcore plus qu'en tout autre type de musique, la scène est le révélateur, le lieu où se concentrent toutes les énergies. Dans ce cas,c'est réussi. Capté à Toulouse en avril 2006, le live bénéficie d'un son plus que correct, sans aucun artifice, permettant de retranscrire assez fidèlement l'esprit d'un concert d'Arrach. Les toulousains balancent un hardcore old school brut de décoffrage, alimenté de nombreux breaks et stop-and-go où perce l'influence de SOIA, mais qui n'en est pas dénué pour autant de petites effluves cross-over de type Cro-Mags ou D.R.I., notamment dans l'utilisation fréquente de la double-pédale. Enthousiaste du début à la fin, Arrach enchaîne les morceaux - extraits pour la plupart d'Alternatives - sans trop de temps morts, atteignant même des sommets avec "Nuclear Factory" qui introduit le skeud, "Die Hard For Them" et surtout l'inévitable cover de Sick of it All, "Injustice System". Toutefois, on notera une baisse d'intensité sur les soli de Wahib où la rythmique manque quelque peu de jus.
Bien que s'inscrivant clairement dans la grande tradition anarcho-punk, Arrach ne s'embarasse pas pour autant de longs discours. Optant pour la demi-mesure, les interventions de Frag se bornent à décrire de manière sommaire des morceaux qui n'en sont pas moins contestataires, où perce la haine de tous les totalitarismes, qu'ils soient politiques ou religieux.

Oeuvre sincère et véritable, ce live d'Arrach, sans être transcendant, a le mérite de montrer qu'il existe une alternative plus que vivace aux circuits balisés, non dénuée de qualité et qu'il serait temps d'en prendre acte. Il permet également de montrer la détermination d'un groupe qui a fait de la scène son principal modus operandi et qu'à ce titre il mérite toute notre attention.

Télécharger : "Need For Speed"

 

Le skeud est disponible chez Moumoutt Prod.

A écouter : Nuclear Factory, The Hand on my Mind, Die Hard for Them.