Titre : Devisager Dieu Année : 2014
Nombre de titres : 9

Tracklist
01. Avant Le Jour
02. Enfants De Dieu
03. Au-delà De L'Ombre
04. Ce Que Nous Sommes
05. Un Appel
06. Entre Louanges Et Regrets
07. L'Homme Et Le Sablier
08. Pour Le Meilleur, Le Pire
09. Les Abysses
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Label : At(h)ome
Collection : 7 membres possèdent cet album.
Moyenne lecteurs : 14.93/20 (15 avis dont 6 avec commentaire)


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Commentaires

Matt Hooper 16 / 20 Le 27/08/2017 à 11H16

Apparue au début des années 2000 dans le giron des groupes de Neo-metal, Aqme a toujours su resté en marge de cette scène. Il faut dire qu’à leur début beaucoup d’amateurs de musique dîte extrême leur ont reproché ce côté groupe émo pour adolescents torturés. Le quatuor a heureusement su faire évoluer leur musique et chaque album a su franchir un pallier vers un son plus lourd, plus violent, tout en conservant leur identité.

Après 6 albums au compteur on aurait pu croire le groupe soudé jusqu’à la fin des temps et pourtant « Epithète, Dominition, Epitaphe » (oui c’est bien le nom du 6ème album!) sera la dernière participation de Thomas Thirrion au sein de son groupe. L’ancien chanteur serait à priori toujours dans le domaine artistique puisqu’il évoluerait maintenant en tant que tatoueur (ndlr : si quelqu’un dispose de source fiable pour affirmer mes propos je suis preneur). Mais revenons en à nos 3 musiciens aphone. Un changement de line up est toujours difficile pour un groupe, qui plus est lorsqu’il s’agit du chanteur, mais après l’écoute de ce nouvel opus, le nouveau prétendant au titre semble bel et bien avoir trouvé sa place…

artwork aqmeL’artwork du 7ème album “Dévisager Dieu” nous plonge dans un visuel tout droit sorti d’un album de Nirvana. Peut être est-ce dû à mes goûts personnels… Quoi qu’il en soit, ce corps humain à la chair à vif me fait intuitivement penser à l’ange de l’album In Utero du célèbre groupe de grunge. L’influence est palpable, ce qui n’enlève rien à la force de l’image.

Au niveau du son nous sommes rassuré dès la première piste, la puissance est présente. Pour la petite anecdote, c’est Etienne Sarthou (batteur et membre fondateur du groupe) qui a réalisé l’album. Pour une première expérience le résultat est très positif puisque l’album forme un tout parfaitement homogène. Les trois premiers morceaux ont suffisamment d’impacts pour retenir notre attention immédiate. Le plus frappant sur ce disque est la douceur de la voie claire de Vincent Peignart-Mancini. Sa voix si pure nous apporte une véritable sensation d’explosion lorsque le garçon se met à « growler ». Aussi à l’aise dans les deux styles, la douceur de ses cordes vocales n’a d’égal que la fureur de ses cris écorchés vifs. Ses textes sont, bien entendu, teintés de noirceur, tel “Au delà des ombres” avec son « Je ne veux pas vivre dans ton ombre encore brûlante » répété en ad libitum par Vincent, pendant plus d’une minute, qui nous prend au tripes. On appréciera au passage la polyvalence du chanteur puisque les curieux pourront le retrouver dans “The Butcher Rodeo” où il y déverse ses hurlements dans la langue de Shakespeare. Instrumentalement Aqme sort l’artillerie lourde : La guitare de Julien Hekking est plus tranchante que jamais sur les neuf morceaux de “Dévisager Dieu”. Elle parvient toutefois à s’échapper par moment… l’intro grunge de “Ce que nous somme” ou encore les effets de guitares Gojiresque au milieu de “Un appel” en sont quelques exemples. Mais pour moi, le gros plus du groupe tient à sa section rythmique. Charlotte Poiget à la basse et bien sûr Etienne Sarthou à la batterie sont la pierre angulaire de toute cette fureur parfaitement calibrée. Car si les guitares sont si massives et les chants si bestiaux, le tout ne pourrait se prêter à headbanger dignement sans une section rythmique au poil.
La basse groove et la batterie, toujours inspirée, nous tiens au corps et au cœur comme sur le refrain particulièrement accrocheur de “Enfants de Dieu”.

Vous l’aurez deviné, Aqme ne fait pas dans la finesse. Si les parties de chant clair sont nombreuses, elles s’intègrent de façon harmonieuse pour former un tout avec cette rage omniprésente. Un cohabitation si évidente que l’un ne pourrait exister sans l’autre. Les morceaux sont écorchés, explosifs et à la puissance souvent exponentielle.

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EpidemicN0rm 14.5 / 20 Le 27/02/2015 à 15H34

Etant trop jeune pour avoir écouter AqME à son moment de gloire médiatique (aux environs de 2005), j'ai longtemps connu le groupe que de nom et quelques chansons ("A Chaque Seconde", "Pas Assez Loin") pas représentative du AqME d'aujourd'hui. Puis un jour, je suis tombé sur le clip d' "Avant le jour". Et je me suis pris une grosse claque dans la gueule (et j'ai donc décidé d'acheter tous les albums d'une traite).

Après avoir écouté toute la discographie du groupe, je m'attaque donc à Dévisager Dieu, le premier album sans Thomas, le premier aussi donc avec Vincent Peignart-Mancini (à qui j'ai déjà pu parler et qui est quelqu'un de très sympa).
Et même après avoir écouté tout AqME, je considère toujours "Avant le jour" comme la meilleur chanson qu'ils aient fait. Le scream de Vincent ne change pas trop de celui de Thomas, mais son chant clair est au-dessus, plus juste. Ce chant clair justement reprend un peu plus de place que sur l'album précédant, comme les chansons "Au-delà de l'ombre" et "Un appel". Au niveau des paroles, AqME n'a pas perdu en qualité malgré le départ de Thomas ("Pourquoi nier ? Nier à jamais à Dieu, et dire adieu." dans "Pour le meilleur, le pire"). Les chansons se veulent moins rentre-dedans, plus lourd tout en gardant la violence qui caractérise dorénavant AqME ("Enfants de Dieu", "Entre louanges et regrets"), avec quelques moments plus aérien ("Un appel", "L'homme et le sablier").

Moins agressif, un accent mit sur l'ambiance (intro de "Pour le meilleur, le pire"), Devisager Dieu se trouve être plus sobre à mon goût, plus timide et moins direct. Pour le premier album sans Thomas, le groupe s'en sort parfaitement, mais attention à ne pas tomber dans les clichés d'un metal trop mielleux ("L'homme et le sablier").

+++
Avant le jour
Enfants de Dieu
Ce que nous sommes

++
Pour le meilleur, le pire
Un appel
Au-delà de l'ombre
Entre louanges et regrets

+
Les abysses

-
L'homme et le sablier

hellspawn 18 / 20 Le 15/01/2015 à 12H59

album trés attendu avec le nouveau chanteuret quelle surprise de voir que sa voix et trés similaire de thomas et l'esprit du groupe reste entier donc un bon aldum dans la ligné des autres .

chino7 13 / 20 Le 21/12/2014 à 22H23

Voilà maintenant presque 13 ans que ce groupe fait partie de ma "zicothèque", chaque sortie d'un nouvel album est donc un événement, d'autant plus qu'il s'agit du premier sans Thomas.De plus, le dernier album en date m'avait quand même bien scotché. Alors allons y...
Premier contact avec l'album, le visuel. Plutôt propre sans atteindre celui d'Hérésie. Le tracklisting, on est dans la lignée du dernier album, des titres sobres, énigmatiques.
La première écoute : d'abord les deux premiers titres mis en ligne avant la sortie, annonçaient du bon. Pour le reste, l'ensemble parait brouillon, toutes les pistes semblent se ressembler. Pourtant plusieurs choses sautent aux oreilles : d'abord, le nouveau chanteur fait mieux que s'en sortir, il est très convaincant aussi bien dans les passages chantés que les passages hurlés. On est vraiment pas loin de Thomas. Sa voix passe même mieux sur certaines notes et ses hurlements sont vraiment jouissifs. Donc lassant et anarchique à la première écoute. Mais comme souvent, cet album est riche de réécoutes... Et après plusieurs dizaines d'écoutes, le résultat bien que mitigé n'est pas si négatif loin de là...
avant le jour : entêtant et plein de pêche, un bon titre
enfants de dieu : bof, mais ça s'écoute quand même
au delà de l'ombre :une de mes préférées, couplets tops ou alternent chant clair et hurlement, bien bandant
ce que nous sommes : les deux premiers tiers sont décevants, trop brouillons mais la fin est tonitruante, ça doit le faire en live
un appel :intermède calme (ou presque), c'est bien écrit musicalement, je reste sur ma faim quand même
entre louanges et regrets : surement la meilleure piste de l'album, autant au niveau du chant que de la rythmique
l'homme et le sablier : moyen, ça se fond dans la masse
pour le meilleur le pire : assez bonne mais il manque un truc
les abysses : pas mal mais ça ressemble trop à ce qui précède

En bref, l'album est assez bon dans l'ensemble. Aqme fait du Aqme et le fait bien. Le changement de chanteur n'a pas affaibli le groupe, au contraire. Paradoxalement, on est dans la suite du dernier effort mais certains passages n'ont pas été sans me rappeler certaines ambiances de "sombres efforts". Et je trouve ça assez fort : aqme a une vraie identité et ne se renie même s'il y bien une évolution.

++++ : piste 6
+++ : pistes 1 - 3 - 4
++ : pistes 5 - 8 - 9
+ : pistes 2 - 7

stomac 18 / 20 Le 12/11/2014 à 08H55

Tres bon retour d'Aqme ! A mon avis le meilleur depuis Sombre effort.
Les passages entre chant clair et hurlé sont bien dosés, par rapport aux derniers albums ou ca semblait plus etre du cri pour crier (ou pouvoir rentrer dans une autre catégorie que néo, désuette) et non pour donner un interet supplementaire a la chanson.

Je recommende vraiment !

[email protected] 13 / 20 Le 03/11/2014 à 22H19

WooooW --> 'Enfants De Dieu' ,une tuerie à tout point de vue (à part l'originalité pas exceptionnelle, mais on s'en fout, elle claque de trop;) on dirait du Unfold puissance2 (pour un groupe qui à la base fait du 'rock lourd' ,quelle baffe)!
Ce gratteux booste à donf, Etienne aussi comme d'hab', la basse est toujours aussi sympa (une merveille sur la n°2), et le nouveau chanteur est... très bien trouvé ! similaire à Thomas, peut-être un poil plus 'direct' ou 'extrême', j'adore son chant hurlé.
Perso, l'évolution foudroyante aurait été des ziks à chant énervé et d'autres à chant calme, pas le mélange.. (sympa quand même sur 'Avant Le Jour', sauf la fin), mais pour un skeud d' Aqme, classé "néo", il est vraiment complet, violent, calme, ambiant, varié.. avec une très bonne prod'

ps : réédit le 09/03/15 : fun comparaison, je préfère ce skeud au tout frais 'La Ira' de Hamlet, alors que globalement je préfère Hamlet..