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Biographie

Antimaster

Ivan - guitare
Mastur - batterie
Tio - basse
Vikingo - chant
Roger - guitare

Formé à Mexico en 2004, Antimaster est le projet de deux gars, Roger (ex-Hog) et Ivan (Despuès Del Odio). Les premières compositions en poche, le duo recrute Marco (Despuès Del Odio) à la basse et Mastur à la batterie qui profite de son inactivité après le split d'Absolucion.
Un an après, Marco est remplacé par Tio (Insolentes) et Vikingo (Insolentes), devient chanteur du groupe.
Antimaster a enregistré un 7", deux splits avec Give Up All Hope et Disnight Bastards, et vient tout juste de sortir son premier album pour sa gigantesque tournée européenne de 2009.

Chronique

15 / 20
1 commentaire (15/20).

s/t ( 2009 )

Antimaster a tout de la machine de guerre à la Hellshock, Morne ou Filth Of Mankind. Un son surpuissant et une posture en faisant un des plus dignes représentants de cet early crust qui à le vent en poupe en ce moment (les reformations d'Amebix et le retour de Hellbastard sur la scène sont assez révélateurs). Coléreux donc mais avec circonstances atténuantes. Jouxtés par un voisin aussi puissant que les USA, les mexicains ont peut-être plus de raisons que d'autres de voir s'effondrer un système réduisant l'homme à l'état de cadavre vivant. Rien d'étonnant donc à ce coup de sang, ce cri de détresse. Antimaster remue la merde, donne des coups de pieds dans les ruines et les caillasses qui parsèment le chemin, n'espérant plus rien de bon.
Même s'il reste un chouia en deçà de formations telles que Morne ou Agrimonia, ce premier album éponyme représente un gros pas en avant pour un groupe affichant un potentiel loin d'être négligeable. Assez inspiré, évitant le plus souvent les riffs éculés (excepté sur "Jodidos Facistos" où le final rachète malgré tout le côté un peu faible de la compo), Antimaster ne propose pas un alliage spectaculaire mais en tout cas assez efficace pour marquer les esprits. Entre la force du crust US de Behind Enemy Lines ou Tragedy, et son homologue suédois teinté de death, les mexicains dressent un tir de barrage, des salves débordant de rage pour exorciser les troubles et la vague d'inhumanité qui nous submergent, passer à l'offensive pour ne pas avoir à pleurer. Ce qui n'empêche pas Antimaster de nous offrir parfois un profil plus ténébreux illustré de poignantes mélodies ("Para ti solo hay muerte", "Reviviran sus gritos") faisant de ce premier album une oeuvre loin d'être passe-partout.

Tracklist : 1. Ciudad Cadaver*, 2. Para ti solo hay muerte, 3. Bandera de humo*, 4. Fieras, Fieras, Fieras, 5. Reviviran sus gritos, 6. La caida de las piedras*, 7. Jodidos facistas, 8. Ninguna historia, 9. Al borde del abismo la esperanza es buena espada, 10. No hay luz al final del tunel, 11. Outro

A écouter : Para ti solo hay muerte, Ciudad Cadaver