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Biographie

Antigama

Antigama est un groupe polonais formé en 2000, et comptant quand même un ex-Reinfection dans ses rangs. Le groupe se fera connaitre en tournant avec des combos tels que Brainwash, et en sortant des splits avec des groupes réputés comme Jan Ag (projet d'un membre d'Agathocles) ou Elysium. Antigama est surtout connu pour jouer un Grindcore hybride, intelligent (pas de paroles gores ou autres), parsemé de nombreuses influences comme le Mathcore ou le Brutal Death Metal.

Chronique

16 / 20
1 commentaire (16/20).
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Zeroland ( 2005 )

Antigama est un groupe polonais qui selon son label, joue de "l'avantgrind", autrement dit du grind avant-garde. Si Antigama joue un très bon grind, le terme est peut être un peu exagéré.
A l'inverse des groupes puristes du grindcore, Antigama parsème sa musique d'influences diverses et variées. La base est un grind des plus brutal, truffé de blast-beats et dispersant un chaos qui va ravir les fans. Attention cependant : le grind d'Antigama est bien loin du grind old school d'un Terrorizer ou d'un Blockheads, c'est une musique très moderne que nous réserve le combo polonais. On ira donc chercher dans les derniers méfaits de Napalm Death, si l'on veut absolument comparer.
Mais il n'y a pas de comparaison à faire. Antigama possède son identité propre. Sa force vient surtout de toutes les influences qu'il ajoute à sa musique : on trouve beaucoup de riffs très mathcore, rappellant très fortement The Dillinger Escape Plan (écoutez Seed), des voix claires (!! écoutez The View), quelques riffs encore punkisants, ou encore des syncopes très Meshuggah (Wounded Butterfly). De gros passages brutal death presques épiques (dans un style très Nile) viennent également assommer un auditeur déjà surpris. Et malgré toutes ces comparaisons, Antigama garde une identité propre, indéfinissable, qui le rendrait reconnaissable très facilement par un habitué. Egalement original dans ce disque, quelques samples et/ou grésillements viennent s'ajouter au chaos, donnant un effet lobotomisant à la longue.
Nous avons donc affaire un étrange mélange de mathcore (influence Dillinger très présente) et de grind moderne. Malgré cela, l'album est étrangement très accessible, aidé par (Pologne oblige) une excellente production. Les puristes de l'old-school peuvent à mon avis passer leur chemin. En revanche, les fans de grind moderne ou même de mathcore à la Dillinger Escape Plan, Ion Dissonance... devraient trouver leur bonheur dans ce Zeroland.

MP3 : Izaak

A écouter : The View, Sorry, Seed