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Biographie

Anna Sage

Né à Paris en 2012, Anna Sage pratique un hardcore chaotique et viscéral proche des éternels Converge, Botch ou Norma Jean. Deux ans après ses débuts le quartet sort The Fourth Wall, premier EP qui lui permettra de tourner aux cotés de 68 (ex-The Chariot), Direwolves, Death Engine, Tesa ou encore Plèvre. En 2017 le groupe bouleverse son line-up, fait évoluer sa musique via l'écriture de nouveaux titres qui se retrouveront sur un deuxième EP, Downward Motion, qui débarque en fin d'année 2018. Un disque tout de même enregistré par Francis Caste (Kickback, Cowards, Comity) et abrité simultanément par Dingleberry Records, En Veux Tu ? En V'là, Itawak et Vox Project.

Chronique

15.5 / 20
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Downward Motion ( 2018 )

Empruntant son nom à Anna Sage, alias Anna Cumpănaș, prostituée roumaine d’origine austro-hongroise, tenancière d’un bordel à Chicago et Gary aux USA, et connue pour avoir aidé le FBI dans l’arrestation de John Dillinger, le quartet parisien donne dans le hardcore nouvelle école « à la Converge ». Mais le spectre de leur créativité ne se limite pas à une repompe du gang de Salem, qui s’élargit autant pour titiller la fibre noise d’un KEN mode que pour chatouiller les intonations emo d’un Birds In Row ou l’épaisseur furibarde d’un Nails. C’est ce qui ressort en tout cas de ce deuxième EP, là où le premier s’accoquinait davantage avec The Dillinger Escape Plan ou Botch.

Downward Motion, dont on peut d’emblée souligner la qualité et le soin qu’il affiche malgré sa courte durée, s’impose comme un amuse-gueule foutrement efficace en attendant un album véritable. Rares sont les formations faisant preuve d’autant d’assurance dès leurs débuts, The Fourth Wall étant déjà loin d’être dégueulasse, Downward Motion complète idéalement le merdier. Brutale, ultra sensible, torturée, constamment en proie à la démence, l’écriture d’Anna Sage est sauvage, dissonante, mélancolique, portée par une forme d’énergie du désespoir, parfois à couper le souffle. Effectivement Goddess impressionne par son chant scandé, doublé ou carnassier, sa souplesse rythmique et ses guitares aussi plombées que subtiles, When Prophecy Fails réduit nos certitudes en poussière via une basse éloquente qui mène la danse, le concassé Missing One alterne destruction de cervicales et précipice émotionnel, tandis que Rope achève de briser nos rêves sous les assauts unifiés d’une violence débridée, nécessairement libératrice.

Seulement deux petits EP pour Anna Sage et pourtant à l’écoute on pourrait penser que le groupe est sur la place depuis des lustres, témoignant d’une écriture organique, très soignée et d’une brillante sincérité. Les parisiens ne s’éparpillent pas et sont absolument sûrs de leur sujet, en tout cas ils ont tout ce qu’il faut en magasin pour nous gratifier d’un long format consistant, et c’est tout le mal qu’on leur souhaite.

A écouter : sagement.
Anna Sage

Style : Hardcore / Noise / Screamo
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Origine : France
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