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Biographie

Algernon Cadwallader

Algernon Cadwallader est un enfant du printemps, un groupe qui inspire la lumière par sa seule sonorité. Formé en 2006 par les bonheurs des concerts à plusieurs, Peter - qui jouait habituellement de la batterie dans Peter & Craig ou dans Velouria – prend à ce moment la basse et le chant dans Algernon Cadwallader (dans lequel évolue Craig de Towers avec qui il partage la scène). Le résultat est un mélange punk/pop/emo scintillant au possible, qui tout en prenant la roue des travaux des frères Kinsella (Cap’n’Jazz, Joan Of Arc) arrive à imposer sa griffe et son tempérament. Une démo sort alors en 2006, suivi de l’effort Some Kind Of Cadwallader – d’abord en cd – et récemment en LP via une collaboration entre différents labels. Pour l’Europe, il est disponible chez Chupacabra.

Chronique

16 / 20
5 commentaires (16.9/20).
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Some Kind Of Cadwallader ( 2008 )

En une intro – une seule – Algernon Cadwallader fait agenouiller l’auditeur et lui placarde sur le visage un indéfinissable sourire. Ce n’est que le début.

"Imagination". Le mot est prononcé. Il n’y a qu’à suivre… Algernon Cadwallader possède ce profil à la Jack Kerouac ; ce goût du mélange entre haïkus, départs imprévus et instants hédonistes. Some Kind Of Cadwallader respire ainsi de cette exaltation fébrile propre aux personnes pour qui tout semble possible. D’une fraîcheur déconcertante, du début jusqu’à la fin, AC reprend l’héritage emo 90’s way pour faire ressurgir la lumière d’antan. On retrouve donc un peu de Cap’n’jazz, de American football ou même de Owls dans ces voix qui décrochent et s’envolent sans filet. Mais qu’on se rassure la filiation n’est pas du genre à faire pâlir le combo de Philadelphie, elle lui donne au contraire des ailes.

Algernon nous avait joliment séduits avec sa Demo, ici il ensorcelle. En s’appuyant sur une pléiade de mélodies fines, raffinées et géniales, le trio manipule les cordes dans tous les sens, visitant toutes les parties du manche pour installer une romance musicale irrésistible. Frisant les aspects mathy de la discipline, sans jamais verser dans la démonstration, l’opus utilise les contre-temps, les instruments atypiques et les noises cartoonesques ("I’ve Got Piano") pour ne jamais perdre son inspiration. "Some Kind Of Cadwallader" au refrain, "The Stars" par sa mélancolie, "Motivational Song" et son "Shoo Bop Bop Bop", l’assaut initial de "Yo Soy Milk", "Katie’s Conscious" et sa suite d’accords complètement renversante, AC trouve partout et tout le temps le moyen de faire dans l’étincelant. Merveilleuse sensation que de contempler le talent.

Alors il est probable que, pour certains, ça coince au niveau de la voix. Peter est l’incarnation de la tradition emo qui plante ses cris écorchés au milieu de titres délicats, sans se soucier de la justesse, avec toujours ce timbre vacillant qui fait fi des barrières classiques. Pour les autres, ce sera tout simplement l’un des atouts les plus addictifs du projet, de par cette conception du chant dénudée de tout fard et livrée dans toute sa douleur et sa pureté ("Serial Killer Status"). Algernon Cadwallader est une fièvre.
"This is how you achieve".

En écoute sur myspace.

A écouter : avec fivre