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Biographie

Akimbo

Akimbo c'est d'abord un noyau dur d'au moins deux personnes : le bassiste / chanteur Jon Wesnewski et le batteur Nat Damm. Depuis 2006 ces deux là semblent avoir trouvé leur guitariste en la personne de Aaron Walters. Le groupe se fait vite remarquer un peu partout dans le monde avec des concerts explosifs.

Après un passage chez Seventh Rule Recordings puis chez Alternative Tentacles, le groupe sort en 2008 Jersey Shores sur Neurot Recordings.

Chronique

15 / 20
4 commentaires (15/20).
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Jersey Shores ( 2007 )

Parce que Akimbo avait sorti en 2006 LA bombe noise de ces dernières années, parce que cette nouvelle sortie sur Neurot (Neurosis et consorts) a de quoi étonner et surtout parce qu’Akimbo avait quelque peu déçu une bonne partie de ses plus fervents admirateurs avec Navigating the Bronze en 2006, Jersey Shores était attendu de pied ferme.

Ils nous avaient prévenus les gaillards, à l’annonce de leur album et de son fameux concept « sharks will fuck you up ». Tout en finesse. Mais on en attendait pas moins. J’exagère. Jersey Shores a cela d’ambitieux qu’il relate un fait divers en date de 1916 sur la côte du New-Jersey. Une histoire qui pourrait se résumer à l’équation : été + plage + baigneurs + requins = peur + mort. Les plus anglophones d’entre vous pourront suivre la chronique des événements pour le moins malheureux sur chaque page droite du livret, la page gauche étant consacrée aux paroles.

En plus de tout cela, le groupe - décidemment motivé pour nous en mettre plein la vue - s’est amusé à lier les morceaux, les six n’en formant en fait qu’un seul. Pas véritablement car chaque morceau conserve largement son truc à lui, mais ce liant entre les morceaux décuple l’aspect coup de poing du disque. Une idée intéressante et plutôt pas mal exploitée donc.

Du coup sur ces 45 minutes tout n’est pas que craquage noise’n’roll, l’intensité est remarquablement bien gérée durant tout le disque. Akimbo s’octroie des plages plus calmes et mélodiques par ci par là, entre deux riffs durs et lourds. Mais il est fort dommage que le groupe semble petit à petit abandonner ce petit côté zeppelinien qu’il pouvait avoir auparavant dans le groove, qu’il semble aussi être un peu moins doué dans l’art du riff qui tue, encore qu’un morceau comme "Great White Bull" me ferait presque mentir sur ce point. Un disque montagne russe, avec ce qu’il faut de violence jubilatoire, de passages sludge à larsens douloureux, le tout accompagné d’une soupape mélodique fort appréciable.

En somme, Jersey Shores n’est peut-être pas du niveau de City of the Stars ou Forging Steel and Laying Stone mais il a le mérite de proposer un peu autre chose qu’une vulgaire redite. Peut-être est-ce la volonté de faire un peu plus avec ce disque qui les a menés à donner un peu moins. Mais seulement un peu, car Jersey Shores est tout de même une petite bombe dans son genre.

A écouter : Oui