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Biographie

Aevlord

AevLord est créé en 2003 par Julien, qui sort en autoproduction une démo, Welcome To My Kingdom, de Black Metal Ambiant. Le line-up se compète en 2004 avec une guitare, une batterie et un chant féminin. En 2007 sort chez Très-Gore Records le premier album du groupe, History Of A New Mankind. Après la décision de se séparer du chant féminin, le groupe subit un changement de line-up et intègre une seconde guitare ainsi qu'un nouveau batteur. Aevlord met également à jour son identité visuelle. En 2011 le groupe enchaîne les concerts puis se concentre sur la composition de son nouvel album, The Nomad's Path, qui sort en 2012. Un album qui hisse sans peine le groupe au rang d'espoir fort du Black Metal Symphonique en France.

Chronique

The Nomad's Path ( 2012 )

Dans la famille « la France n’est pas en reste en ce qui concerne le metal », je voudrais AevLord. Bonne pioche ! Amateurs de black symphonique, gardez un œil sur ce combo créé en 2003 par sa tête pensante Julien (clavier / chant). A l’époque le jeunot composait du black metal tourné vers l’ambiant. Depuis, le line-up s’est étoffé et après un album chez Très Gore Records en 2007, revoilà un des nouveaux espoirs de la scène black sympho sur le devant de la scène.

Pour son second album, AevLord s’est assurément creusé les méninges pour nous offrir une musique mature, convaincante et inspirée. Comment ne pas penser aux Hollandais de Carach Angren en écoutant The Nomad’s Path ! Et AevLord n’a pas à rougir de la comparaison. On y retrouve la même symbiose entre les instruments, le même soin apporté aux mélodies, qu’elles soient menées par le clavier ("Wandering", "Lost In Despair", "Purple Haze") ou les guitares ("Northern Lights", "Soldier’s Willpower"), la rythmique variée qui va du mid tempo au blast beat rageur, le chant criard encore une fois convaincant et au grain de qualité. Ne manque que le corpse paint des revenants hollandais pour achever la comparaison.

Mais malgré les similitudes somme toutes liées aux canons du style, AevLord nous prouve qu’il a malgré tout su définir sa propre identité. On note notamment la piste "His Majesty Pharaoh" et ses phrasés typés orientaux, les chœurs en chant clair ou encore les parties acoustiques que n’hésitent pas à distiller les guitaristes. Le groupe se permet aussi de faire s’envoler les guitares en solo mélodiques bien ficelés ("Purple Haz"e, "Northern Lights"), ou au contraire en gros riffs appuyés par la double pédale de la batterie ("Soldier’s Willpower","Northern Lights").

Quand Carach Angren s’attelle à nous faire vivre la bande originale d’un film d’horreur et Dimmu Borgir une pièce de théâtre grandiloquente et blasphématoire, AevLord lui se concentre sur le côté « spirituel » de la chose. The Nomad’s Path ne semble pas comporter de thématique particulière si ce n’est celle du voyage, de la découverte ; peut-être la redécouverte du groupe par lui-même, « c’est donc ce dont nous sommes capables ». De fait, l’album manque quelque peu de structure, de rebondissements. Même si pris individuellement les titres sont riches et rythmiquement variés, on n’a pas la sensation de vivre un voyage comportant un début et une fin. Peut-être pour le prochain album, maintenant qu’AevLord semble s’être trouvé.

Que dire de plus sur cet album qui semble dénué de défaut majeur pouvant plomber sa notation ? Malgré l’auto-production, le mixage est de qualité et m’empêche de descendre la note (quel ignoble personnage). En bref, The Nomad’s Path mérite largement le temps que vous passerez à l’écouter.

A écouter : Wanderings, His Majesty Pharaoh, Norhtern Lights, The Temple
Aevlord

Style : Black Metal Symphonique
Tags : -
Origine : France
Site Officiel : aevlord.com
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