Biographie

Aerial

Joakim : Basse/Guitare/Casio
Victor : Guitare/Chant
Sebastian : Guitare/Chant
Markus : Batterie/Guitare/Juno
Niklas : Basse/Guitare/Korg

Aerial, formé aux alentours de 2004/2005, nous arrive tout droit de Sandviken (Suède). Ces dernières années, la formation suédoise aura pu partager la scène avec des artistes tels Arab Strap, Bell Orchestre avant de participer au Umea Open Festival sur leur terre natale. En 2006, plus précisément le 31 janvier, Aerial signe son premier album, Black Rain From The Bombing, paru chez Nomethod Records (Mixtapes & Cellmates, Matts Katt), auquel fera suite, un an plus tard jour pour jour, leur second effort : The Sentinel.

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1 commentaire (17/20).
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The Sentinel ( 2007 )

Une année pleine distance la sortie de Black Rain From The Bombing de celle de son successeur : The Sentinel. En réalité, et d’après les propres dires des Suédois, la composition des premiers titres de ce second effort s’est faite «directement après l’enregistrement de son aîné ; bien évidemment, les pistes furent réécrites, réarrangées durant l’année suivante, pour une mise en boîte effective de deux semaines».

Ainsi que le déclarait, là encore, Aerial, le but avoué de The Sentinel était de traduire en musique quelque chose «de plus intense et direct» à la fois. Et de ce point de vue, le pari est réussi ; tout d’abord au niveau du séquençage de l’album qui compte désormais neuf pistes dont les durées varient entre 1’30 et 7’48, là où la piste la plus ‘brève’ de Black Rain From The Bombing durait 5’00. Des morceaux plus courts donc, plus directs aussi, mais malheureusement aussi moins de folie, moins de variations en leur sein, et en définitive moins d’inattendu pour l’auditeur. Chose inexistante sur le précédent opus, quelques décrochages peuvent d'ailleurs poindre, que ce soit sur "You Will All Die, All Things Will" ou sur "The Dark Star Deleters". Et puis, soyons honnêtes, il aurait peut être été judicieux de faire abstraction de l’intermède "Youth And Student Travel", et plus encore de l’intro’ de "Spark-Lit Stairs", reprenant façon diffusion-radio "46th Street".   

Néanmoins la musique d’Aerial en ressort embellie, certes plus classique, mais toujours aussi attractive, ne serait-ce que sur son intro’ Loghienne, sur l’étincelante "My God, It´s Full Of Stars", ou bien encore sur "46th Street" justement, surtout dès l’apparition, toujours impromptue, de cette voix solennelle à la Paul Banks (Interpol) …brrrrr des frissons. Sans oublier, bien sûr, ce travail  complexe effectué au niveau des lignes de guitares qui s’enchevêtrent à n’en plus finir...

Donc oui Aerial se veut plus accessible sur The Sentinel, ce qui devrait fortement plaire aux amateurs d’Explosions In The Sky, d’On Fire, la section corde en moins, et s’il y en a (des amateurs…) et, dans une moindre mesure, de leurs compatriotes de Jeniferever. En définitive, ne reste plus qu’à trouver un juste milieu entre ces deux oeuvres aussi prometteuses l’une que l’autre, à peu de choses près.

A écouter : "46th Street"; "My God, Its Full Of Stars"; "Heads Gone"
15.5 / 20
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Black Rain From The Bombing ( 2006 )

Souvent assimilé à un «mélange parfait entre Sonic Youth et Mono», Aerial en revendique pleinement les influences, notamment des seconds, au même titre que son goût prononcé pour d’autres formations telles Mogwai, Tortoise ou…le Wu-Tang Clan. Alors même si cette dernière n’est pas directement perceptible sur Black Rain From The Bombing, les autres le sont en revanche bel et bien.

Et à trop vite vouloir cataloguer les groupes, il serait bien mal venu de placer ces Suédois au rang d’énième formation post-rock. Ces derniers déclaraient eux-mêmes «ne pas en jouer,  et lui préférer le terme de noise pour ses structures totalement libres». Dans tous les cas, ces deux styles se font plutôt discrets sur les cinq minutes très rock de "Black Rain From The Bombing" : rythmique répétitive, riffs incisifs, cymbales en suspension, en toute nonchalance malgré une certaine inquiétude. Aerial ouvre donc sur un morceau d’une simplicité redoutable; petit clin d’œil au passage à leurs amis de Mono avec cette voix enfantine en provenance du pays du Soleil Levant. Puis, dès la seconde piste ("Time Is On Fire"), leur musique se fait encore plus racée; une des voix, non sans rappeler au passage celle de Paul Banks (Interpol), fait d’ailleurs irruption et réapparaîtra de façon impromptue au fil des pistes. Apparaissent ensuite quelques envolées post-rock cette-fois ci bien notables avant d’être mises à mal par une redirection musicale plus…post-punk (!?).

Quant aux deux autres pistes qui concluent l’album, leurs similitudes, leur structure ainsi que leur durée confortent les diverses appartenances précitées, en mariant les genres avec doigté, tout en bousculant les codes avec une certaine folie. Ainsi, "A Limbless Stare" implose avec fracas à mi-chemin, balançant sonorités braillardes et cataclysme vocal qui n’a alors pas à rougir de la comparaison avec l’interprétation tout aussi dingue de Tim Harrington (Les Savy Fav). Vraiment étonnant vis-à-vis des deux premiers titres, sachant que la fermeture se fait de la même manière avec "...Yet Recalls Nothing Save That It Once Had A Message To Convey".

Aisément compréhensible, la musique de Aerial est donc là pour briser ces codes, se jouant des règles et se dirigeant là où bon lui semble. Celle-ci devrait séduire un public de connaisseurs, tout en introduisant les novices à de multiples genres de part sa courte durée (36 minutes) et son rock pour ainsi dire déboulonnant.

Ecouter quelques titres sur MySpace ou l'album dans son intégralité.
Télécharger : "Time Is On Fire"

A écouter : dans son intgralit pour en capter l'essence-mme.
Aerial

Style : Post Rock
Tags :
Origine : Suède
Site Officiel : aerial.se
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