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Biographie

Acid Mammoth

Acid Mammoth est formé en 2015 à Athènes par Chris Babalis junior (Guitare / Chant) et Dimosthenis Varikos (Basse), amis depuis le collège. Ils sont rapidement rejoins par Chris Bablis senior (Guitare) et Marios Louvaris (Batterie). Fin 2016, le quatuor enregistre son premier album éponyme qui sortira sur bandcamp en octobre 2017. Après à peine la première écoute de leur second disque, Under Acid Hoof, le label Heavy Psych Sounds Records décide de les signer, ce qui permet au groupe de sortir le disque sous format physique. Le groupe met à profit les différents confinements de 2020 en Grèce pour enregistrer un split avec 1782 et travailler sur son troisième album, Caravan, qui sort en mars 2021. Acid Mammoth propose un Stoner Doom inspiré à la fois des précurseurs du genre (Black Sabbath, Led Zeppelin, Deep Purple) et des grands noms actuels de cette scène (Windhand, Monolord, Cough...).

Chronique

Caravan ( 2021 )

Acid Mammoth. Tout un programme, rien qu’avec ce nom. Au cas où les choses ne seraient pas suffisamment explicites, les grecs ont préféré assurer le coup avec leurs artworks afin de faire économiser à Heavy Psych Sounds le coût de stickers « STONER – DOOM ». Bien entendu, tout cela est d’autant plus inutile si le groupe ne vous est pas inconnu. En effet, en l’espace de trois ans, depuis la sortie de leur premier album éponyme en 2017, Acid Mammoth est l’une des valeurs montantes de cette scène, en témoigne leur participation au Desertfest à Anvers l’année dernière.

Pour dire les choses simplement, Caravan est construit sur la base des trois pierres angulaires qui font le Stoner Doom : une basse grasse à souhait, de la fuzz, des solos inspirés et psychédéliques et un chant clair plutôt haut perché. A tout cela il faudrait également ajouter la batterie, forcément globalement nonchalante mais qui jour un rôle primordial à des moments clés et en particulier dans les intro bien lourdes de Berserker et Pyschedelic Wasteland, les deux premiers morceaux. Caravan est mené à un train qu’on pourrait, si on l’osait, qualifier de pachydermique magistralement compensé, ou plutôt complété par les soli aériens et inspirés des Babalis père et fils qui officient tous deux à la guitare. Pour être tout à fait complet, parmi les cinq titres, Ivory Towers est clairement un ton en-dessous, avec son chant trop présent, répétitif et sa trop grande linéarité globale.

S’inscrivant dans la grande tradition Sabbathienne, Caravan ne propose ni plus ni moins ce que l’est en droit d’attendre d’un disque de Doom mais le fait tellement bien que, sans se rendre compte, on se laisse prendre au piège. Au premier abord, on se dit que tout cela est sympathique sans n’avoir rien de particulier puis, au bout de quelques semaines on se rend compte qu’on y revient régulièrement, en y prenant un réel plaisir. Le piège s’est refermé pourtant, on ne peut pas dire qu’on ne savait pas dans quoi on mettait le pied. 

Caravan s'écoute en intégralité sur bandcamp.

A écouter : Berserker, Caravan