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Biographie

Absurdity

Formé fin 2001 à Strasbourg et délaissant peu à peu les influences death/trash de ses débuts Absurdity incorpore aujourd’hui le sampling dans ses compositions plus orientées metal/hardcore. Le groupe vient d’enregistrer Urban Strife à l’ISR Studio, un mcd 7 titres dont la sortie est prévue courant septembre 2007.
Suite à la sortie en 2003 de la première démo Decline Of The Human Condition et malgré bien des changements de Line-up, Absurdity s’est déjà produit lors de nombreux concerts partout en France et en Europe, notamment aux côtés de Gojira, 25 Ta Life, Eyeless, Arkangel, Dew Scented, Benighted ou encore Kronos et Obscenity.
Le groupe s’est enrichi d’un nouveau guitariste depuis mars 2007 et à joué cet été lors du Red Alert Fest en Ukraine aux côtés de Vader, Suffocation et Immolation.
Il est également à l’origine du collectif associatif « A-Lärm » qui organise et produit de nombreux spectacles dans l’est de la France. Depuis la sortie de D:\evolution en Mars 2011, le groupe a signé chez Ultimhate Records, pour une réédition européenne et Japonaise du disque, participé aux plus grands festivals (Hellfest, Motocultor...) réalisera plusieurs tournées en Europe (Slovénie, République Tchèque, Hongrie, Luxembourg, Belgique, Suisse, Hollande, Italie…) dont une en ouverture de Immolation.
Après 1 mois passé à nouveau à Budapest, le groupe revient en 2014 avec un second album, Undestructible, avec la participation sur le disque de Julien Truchan, frontman de Benighted et Shawter de Dagoba.

15 / 20
1 commentaire (18/20).
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Undestructible ( 2014 )

Après un D:\Evolution dévoilant déjà un nouveau visage d’Absurdity, il était aisé de deviner et d’espérer que la mue des Strasbourgeois ne s’arrêterait pas là. Undestructible continue l’amorce ce virage vers un musique beaucoup plus chaude qu’aux débuts du combo. Pour autant, le cocktail apporté est le même : un mix entre Death et Indus, qui avait parlé aux fans de Zuul Fx ou Fear Factory.
D’entrée de jeu, l’évolution est frappante dans la prod : gros son, assurance dans les compos, chant bien plus poussé en avant que précédemment, … On est musicalement dans un registre proche de Dagoba (avec un chant toutefois plus proche des standards du Deathcore que des Marseillais) avec des rythmiques assez rapides, quelques breaks bien sentis et une volonté de tout renverser sur son passage. Pour autant, là ou la recette des derniers semble assez redondante depuis quelques temps, Absurdity a l’avantage de n’arriver qu’au début de cet aspect musical.
Mais sur Undestructible, on a droit à un léger rappel des premiers jets de Slipknot dans toute sa poésie sur « Hatred Fuel » ou « Undestructrible » grâce au jeu de batterie, ou des parties plus orchestrales au travers de « Information Killed Information ». Sur le papier, la recette de D:\Evolution est la même que sur ce nouvel album, toutefois le combo a encore poussé en avant le travail sur les ambiances / accompagnements, que ce soit au travers de samples, effets ou de titres moins directs (« Criminal »).

Pourtant, s’il devait être fait un reproche, c’est celui du « trop ». Trop produit, trop d’enchainement de coups (« And Blood Will Run ») qui fait que l’album est ultra-précis et calibré. Il manque d’un peu de breaks, d’un côté un peu sale que l’on peut attendre parfois sur ce style. Pour autant, au vu du parcours depuis les débuts très froids des premiers opus, le rendu d’Undestructible est en totale adéquation avec l’évolution d’Absurdity.
De plus, « Criminal » vient un peu casser le rythme. Les sonorités électro sont excessivement mises en avant alors que l’utilisation de samples / chants s’évertue à créer une ambiance qui se retrouve en difficulté avec le reste. Heureusement, « Anakata » qui lui succède reprend sur quelque chose de bien plus malsain / virulent.

Si l’on compare Urban Strife à ce Undestructible, la marche est haute. En sept ans, les strasbourgeois ont évolué, passant d’un death indus froid et urbain à un death(core) puissant et massif (pensez à un mix entre Aborted, Fear Factory, …) qui s’inscrit totalement dans ce que l’on peut attendre actuellement du style.

A écouter : Hatred Fuel - And Blood Will Run
15 / 20
2 commentaires (16/20).
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D:\Evolution ( 2011 )

Depuis Industreatment, Absurdity a parcouru l'Europe, signé avec Believe Digital, été finaliste du Contest organisé par Metallian et enregistré à Budapest. C'est donc en ce début de Mars 2011 que les Strasbourgeois sortent leur premier véritable opus, Urban Strife et Industreatment occupant les places respectives de EP et de Maxi au sein de leur discographie. Sur ces faits que vous pouvez déjà lire ça et là sur les dernières activités d'Absurdity, il reste la musique : un Deathcore Urbain, pimenté par des relents Indus ou Death, qui compose les 11 titres de D:\Evolution.
Sur ce nouvel opus, Absurdity évolue, au sens primaire, puisque le son du groupe n'amène plus cette sensation de paysages désaffectés, de ruines ou de nuage de cendres. Bien au contraire, les sonorités sont plus actuelles, s'approchant de quelques relents de Fear Factory pour les claquements de cervicales. Le côté Death donne l'impression d'être beaucoup plus présent (Logical War Process), délaissant parfois ce "Core" ou "Mélodique" pour s'orienter vers des sphères plus abruptes et morbides (notamment sur le chant et le jeu de batterie).
Un regret, celui de ne pas avoir accès aux lyrics du disque dans le packaging léché de D:\Evolution. Cela aurait permis de rentrer encore plus en profondeur dans l'univers dont les appendices de l'artwork nous happent : Des titres comme Death. Kult. Paranoia ou Logical War Process font vraiment preuve de créativité sur les ambiances, notamment au niveau des Samples qui résonnent, discrètement mais renforçant pourtant le chant brutal. C'est d'ailleurs ce qui ressort quasiment dès les premières compositions : un timbre rauque, à l'apparence uniforme mais possédant au final quelques variations allégeant les morceaux (Logical War Process, Rewind). 
Si l'on prend l'opus dans sa globalité, il est dur de dégager un ou plusieurs titres : l'ensemble est dense, homogène et même le tempo est stable jusqu'au dernières secondes de D:\Evolution. De ce fait, certains qualifieront cet opus de linéaire, malgré les petites escapades bien placées abordées plus haut, tandis que d'autres assimileront ceci à une capacité à maintenir une qualité d'écriture sans forcément tomber dans la monotonie. Les conditions d'écoute joueront énormément sur ce sentiment et associer paysages urbains et musique semble le meilleur parti pris pour tirer le meilleur de D:\Evolution.

Ce nouveau cru Absurdity aurait pu me faire l'effet d'un disque de Zuul FX s'il n'avait eu des compos intelligentes et des excursions intra-genres malgré son ambiance directe et froide, même si moins glaciale qu'Industreatment ou Urban Strife. Le combo délaisse peu à peu ce côté délabré qui frappait sur ses précédentes sorties pour se tourner vers la chaleur d'un Deathcore Industriel tout aussi chirurgical, agrémenté de sonorités diverses. Un premier album réussi.

Industreatment ( 2009 )

On avait laissé Absurdity avec un album dévoilant un avenir ensoleillé dans leur univers dévasté, et les strasbourgeois reviennent en ce début d'année avec Industreatment sous le coude, 3 titres de Deathcore Urbain. Toujours dans cette optique dénonciatrice, Absurdity se lève à nouveau avec pour symbole ce visage de poupée posé sur l'artwork, brandit comme le symbole d’une ère révolue.

Depuis Urban Strife, la musique du groupe a peu changé : toujours un deathcore froid, avec quelques sonorités industrielles notamment grâce aux samples. Pourtant, un énorme pas en avant est fait au niveau de la qualité des compositions qui dégagent un feeling trop peu présent sur Urban Strife. On retrouve la voix grasse, mixée à une batterie très électronique sur certains sons et des riffs hachés, le tout agrémenté de quelques breaks accusateurs (celui de Consumer Society reste le meilleur exemple), sans oublier bien entendu la basse lourde et trainante. L'aspect dépouillé, semblable à une zone abandonnée où flottent les fantômes d'hommes disparus, est abordé différemment. En effet, la musique ne laisse pas l'impression de vide lors de l'écoute mais on retrouve ce sentiment épuré au travers des sentiments transmis par Absurdity dans sa vision décharnée. Même si Absurdity ne livre ici que 3 titres, l’un se démarque en particulier : Funeral Future. Tout semble mis en place pour faire exploser ce morceau : des ralentissements pour prendre une ampleur presque lumineuse comme si l’espoir n’était pas perdu, des samples développant une ambiance apocalyptique, un chant pourtant funeste… L’univers de Fallout semble être mis en musique par Absurdity.

La musique d'Absurdity a gagné en ampleur et le côté parfois un peu light d'Urban Strife semble bien avoir disparu. Néanmoins, Absurdity garde toujours ce côté froid, post-apocalyptique qui faisait mouche sur l'opus précédent. Industreatment est au final à l'image de son artwork, empli d'un arrière goût de bonheur disparu, cendres d'un monde disparu de leur musique. Bien en marge du deathcore classique (certaines mauvaises langues diront "à mèches") se trouve Absurdity, jouant dans les ruines d'une cité fantomatique.

A écouter : Oui.

Urban Strife ( 2007 )

Premier album pour les strasbourgeois d’Absurdity, et sous cet artwork désolé se cache une musique froide, presque industrielle. Le groupe livre toujours son deathcore glacial et épuré le long de ces 8 pistes avoisinant les 3 minutes qui constituent ce Urban Strife.

Les instruments, à l’image de ce design urbain, influent sur ce sentiment de désolation présent lors de l’ouverture du disque. Un intro progressive, simulant l’arrivée de l’auditeur dans ce complexe abandonné. Puis les instruments résonnent pour livrer ce son à la fois distant et gelé. La batterie, usant de la double pédale par moments, garde cependant un tempo relativement lent, accessible, résonnant entre les murs vides de l’univers esquissé par la pochette. La basse, bien que présente, n’est que très peu audible, et aurait sans doute mérité d’être au même niveau des autres instruments, pour renforcer ce sentiment de lourdeur, d’oppression angoissante. La guitare n’est pas en reste puisqu’elle forme à elle seul un mur musical, mais par moments ébréché du a ce sentiment de manque sonore. La voix, très rauque, empli, lorsqu’elle est éructée, la quasi-totalité de l’espace sonore, supplantant presque les cordes à l’oreille de l’auditeur. Elle reste le principal élément d’Absurdity tout au long de Urban Strife. L’apport de samples permet au groupe de varier sa musique, d’offrir une contribution musicale non négligeable. Parfois discrets et en retrait, ils sont néanmoins présents et mis en avant des autres instruments sur Bagga, donnant un mélange assez difficile à appréhender mais, une fois la surprise passée, ne choquant pas tant que ca.

A noter la piste bonus, s’ouvrant sur des extraits de la star academy, beaucoup plus industrielle et électronique que le reste de l’album. La guitare disparait même sous le flot incessant de notes produites par les samples, offrant une autre image d’Absurdity.

On peut regretter la batterie qui, en voulant se faire froide, garde un son trop digital, numérique, presque distant. La conséquence première en est un vide sonore par moment, principalement comblé par la voix. Les compos, bien qu’efficaces, manquent par moment d’un feeling pouvant faire apprécier Urban Strife à sa juste mesure.

Au final, ce premier disque d’Absurdity se révèle prometteur, le groupe arrivant à faire coller l’imagerie de ce Urban Strife et la musique délivrée par le quintet. Hormis les quelques défauts de ce disque, Absurdity livre un album énergique et intéressant, qui plaira sans doute aux fanatiques du genre…

A écouter : Payback - Bagga