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Biographie

Aabsinthe

C'est sous forme de trio que Aabsinthe (dont le nom était alors Advent) voit le jour en 2001. Alors très influencé par le death mélodique à la Suédoise, le groupe décide d'enrichir sa musique et recrute deux autres membres, dont Romain au clavier. Les Stéphanois décrochent alors un certain nombre de premières parties (Winds Of Torment, Destinity, etc.) et décident de s'atteler à la composition d'un premier véritable album, The Loss Of Illusions, qui sera disponible courant 2005. Ce dernier permet au groupe d'une part de tourner avec des groupes comme Gojira, Dew Scented ou encore Manimal et d'autre part, de signer sur Rupture Records. En mai 2006, le label sort une nouvelle version de The Loss Of Illusions, plus axée sur les aspects progressifs et acoustiques développés désormais par Aabsinthe. Un an seulement après la sortie de ce premier  opus, le groupe récidive avec In Search Of Light.

12 / 20
1 commentaire (16.5/20).
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In Search Of Light ( 2007 )

Un an seulement après la sortie de The Loss Of Illusions, Aabsinthe nous propose son deuxième effort In Search Of Light, composé de sept titres. Enregistré par Sylvan Biguet, ce nouvel album continue à explorer la voie death metal mélodique et progressive, revendiquée par le combo.


Si l'influence d'Opeth transparaissait à l'écoute du précédent disque du combo stéphanois, il semble désormais que Aabsinthe se soit Gojiraifié, notamment dans le chant et dans quelques attaques de riffs (Dead Leaves) ; Aabsinthe a d'ailleurs ouvert pour les Basques, ce qui pourrait appuyer notre impression. Toujours est-il que Aabsinthe peine à dépasser ses influences et qu'il est difficile de passer outre ce fait.

Le titre A Long Walk To Touch The Sun est à ce titre très illustratif. L'intro de la chanson (grosso modo les trois premières minutes) sonne à si méprendre pour du Neurosis, sombre et inquiétant. Puis l'accélération nous rappelle Gojira. Le reste du titre, long de 18 minutes ( !!), développe heureusement des ambiances propres et très prenantes.

Certains morceaux, particulièrement brutaux se rapprochent clairement du death pur et dur (Fragments), même si l'on reste relativement éloigné du death primaire et dévastateur de Cannibal Corpse par exemple. 

Un ensemble d'arrangements fouillés, des légères touches symphoniques et des aérations atmosphériques laissent le tout respirer. Il y a certes la violence du death mais en même temps, cette violence se mêle à une certaine subtilité cachée. Une subtilité qui n'est pas forcément évidente de prime abord : il faut la chercher, la découvrir petit à petit.

Petite nouveauté de ce nouveau disque : on note même quelques touches post-hardcore dans le coté barré et répétitif de certaines entrées de morceaux (Gravity Leads To Dark Places).


Si l'influence d'Opeth se fait peut être moins présente que sur le premier disque des français, d'autres pointent le bout de leur nez. Ceci laisse logiquement que Aabsinthe n'a encore pas complètement fini son apprentissage et se nourrit encore de références extérieures. Dans l'absolu, ce coté éponge (on absorbe puis on recrache) s'avère primordial pour un artiste quelle qu'il soit (musicien, peintre, écrivain, sculpteur, metteur en scène, ...). Mais ces influences doivent permettre de proposer une nouvelle proposition artistique. Le style d'Aabsinthe reste en développement. Pourtant, comme sur le précédent disque, le potentiel et la touche personnel restent là... à portée de main...

Dead Leaves et A darkened Sky en écoute ici

A écouter : Fragments, A Long Walk To Touch The Sun
14 / 20
5 commentaires (17.5/20).
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The Loss Of Illusions ( 2006 )

Premier disque pour les Stéphanois d'Aabsinthe qui évoluent dans un style proche du death mélodique " Made in Sweden " (Dark Tranquillity et consorts), auquel s'ajoute quelques réminiscences de rock atmosphérique et progressif. Sans même avoir pausé une oreille sur le disque, l'association avec Opeth se fait donc quasi-automatiquement.

Et il est vrai que l'ombre d'Opeth plane parfois sur le disque. Mais on sent néanmoins que le groupe commence à se construire un univers musical propre, ce qui pour un premier jet est suffisamment rare pour être souligné.

Cet album alterne des titres épiques dépassant en moyenne les 6 minutes (Near Death Experience, The Great Escape, Absent) et des titres au format plus classique. Mais ce sont indéniablement les titres épiques qui tirent l'album vers le haut et que l'on retient au final. Car ce sont eux qui laissent réellement entrevoir le potentiel du groupe. Et le potentiel est élévé...

Des titres épiques passant par des passages atmosphériques très réussis (Near Death Experience), des mid-tempos très efficaces (The Silent Agony), des moments presque black (Bleeding Faith), etc.

Bledding Faith est d'ailleurs un des meilleurs titres du disque avec ses accélérations, ses superbes mélodies de guitare, son break acoustique accompagné d'un sample cosmique, le tout emprunt d'une mélancolie ambiante et presque palpable ; ce qui rejoint l'un de nos premiers constats, à savoir que le groupe possède déjà une personnalité musicale affirmée. Une personnalité qui se trouve renforcée par une utilisation souvent judicieuse des claviers et samples mais qui, à l'inverse, se trouve parfois mise à mal par un chant encore trop frileux. En effet, sans être foncièrement mauvais, les vocaux qui oscillent entre grognements gutturaux et quelques lignes de chants clairs, manquent encore de caractère. Un manque de caractère l'on peut attribuer sans doute à la jeunesse du combo, et qui sera probablement affiner avec l'expérience.

La marche menant au premier disque a été franchie allègrement et avec succès par Aabsinthe. Il convient désormais de ne pas trébucher sur la seconde marche, celle du cap fatidique de la confirmation. Et je ne sais plus c'est Jean-Paul Sartre ou Jean-Luc Reichmann qui a prononcé cette phrase philosophique à la portée universelle " Attention à la marche "...

A écouter : Bleeding Faith, Near Death Experience, The Silent Agony
Aabsinthe

Style : Death progressif
Tags :
Origine : France
Site Officiel : aabsinthe.com
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