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Biographie

A Day in Black & White

Après quelques démos remarquées et un split album avec Black Castle paru sur State of Mind Recordings, les américains de A Day in Black & White se sont tournés en 2004 vers Level-Plane pour leur premier album, My Heroes Have Always Killed Cowboys, naviguant entre emo hardcore et post rock. L'année suivante, le trio change son fusil d'épaule et s'oriente vers un emo rock au tempo ralenti avec Notes.

13 / 20
2 commentaires (12.5/20).

Notes ( 2005 )

Comment ne pas faire partie de ceux qui ont érigé A Day In Black And White au rang de groupe phare avec la sortie de l'excellent My Heroes Have Always Killed Cowboys ? Ces escapades dans des terrains depressifs et opressants ont fait parler la poudre et ont dépassés le stade de simple mélange emo / post rock. A peine un an plus tard, les gaziers remettent le couvert avec Notes. Changement de décors.

Une introduction curieuse (inutile ?) entame la danse sur un ton noise-expérimental sans lien aucun avec ce qui fait suite. Remplissage ? Non, mais un avertissement. "Attention, nous ne sommes plus les mêmes ?" Le trio change complétement de registre et laisse derrière la mixture novatrice et inspirée de leur premier album. A Day In Black And White renoue avec les bases ; des bases très post punk dans le fond, teintées d'emo primitif. Le groupe se taille une place entre At The Drive In (la folie en moins) et les partitions les plus enjouées de Fugazi. Toutes les compositions sont forgées avec la même esthétique : temporisation et accelération nonchalente,  batterie tout en roulements, riffs clairs et limpides colorés par un chant typée emo rock. Du classique de chez classique sauvé par une voix qui évite les clichés plaintifs et aigus du genre en usant de spoken words et de tirades désabusées, durant lesquelles ressurgissent les spectres de My Heroes Have Always Killed Cowboys.

A Day In Black & White se fait clairement plaisir, mais ça n'empêche pas à Notes d'arriver avec 10 ans de retard et d'avoir une portée véritablement dépassée. Le manque de moments marquants et/ou de vrais tubes emo old school fera que l'on se tournera inévitablement vers les feu-originaux du genre. Echec (et mat ?). Quoi qu'il en soit, la déception est de mise.

A écouter : Less Is More - Lame Duck - Ronald Right
17 / 20
3 commentaires (17.5/20).
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My Heroes Have Always Killed Cowboys ( 2004 )

Après un split album dantesque avec Black Castle, A Day In Black And White a vu les choses en grand pour ce premier sur Level-Plane. Les gaziers ont fait appel à Kurt Ballou (Converge) pour la mise en boite. Son énorme. Initiative gagnante. Le hardcore foudroyant souffle sur les braises post-rock. My Heroes Have Always Killed Cowboys est la retranscription explosive de 5 morceaux long-formats, intenses et hauts en couleurs.

A Day in Black & White, c'est avant toute chose l'Art et la Manière de maintenir en vie la mélodie au sein d'une rudesse et d'une tension permanentes. Le point de rupture atteint, la mèche totalement consumée, A Day In Black And White se jette de la falaise avec pertes et fracas. Se déverse alors un flot continu d'émotions vives colorées en filigrane par une mélancolie et un désespoir latents. Un désespoir tressé par une manière bien particulière de balancer les vocaux et les notes en patûre dans un bouillon rythmique bruitiste et désabusé.
Au delà de cet aspect obscur et dépressif, A Day in Black & White montre des allures conquérantes et littéralement épiques, la faute à ces passages mélodiques imparables à la rythmique cinglante et au tempo allant crescendo ("Forward / Backward", "Storming the Bastille"). On pense alors inexorablement aux longues tirades émotionnelles de City of Caterpillar et dans une moindre mesure aux injections d'adrenaline inoculées par Envy. Les ambiances et les atmosphères se suivent et ne ressemblent pas. Sinueuses, les compositions s'immergent dans l'obscurité, jaillissent toujours plus puissantes, puis reprennent du souffle en jouant sur les silences.

A Day in Black & White possède ce grain de folie qui leur permet d'intégrer sans complexe des passages instrumentaux à un free-core à la fois mélodique et noisy. Cette tendance audacieuse fait toute la personnalité du combo, et ce, même si des morceaux comme "The Gaze" ou "The Illusion of the End" viennent de temps à autre jouxter abusivement les frasques progressives de Godpspeed You ! Black Emperor. My Heroes Have Always Killed Cowboy galope à tout vitesse sur d'abruptes montagnes russes tant musicales qu'émotionnelles, autant vous dire qu'on descend du wagon l'estomac en vrac. A n'en pas douter, une des meilleures surprises hardcore de cette année.

En Ecoute : The Gaze

A écouter : Les jours brumeux
A Day in Black & White

Style : Hardcore / Post-Rock
Tags : -
Origine : USA
Site Officiel : dayinblackandwhite.com
Site Officiel : level-plane.com
Amateurs : 21 amateurs Facebook :