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Biographie

3

3 voit le jour au milieu des années 1990 du coté de New York autour de deux frères: Joey et Josh Eppard, respectivement guitariste et batteur. Rapidement repérés par Universal, ce n'est pourtant pas chez la major que le groupe se fait finalement remarquer mais bien quelques années plus tard alors qu'il est signé par Planet Noise Records pour la sortie de son premier album: Paint by Number. C'est aussi à cette période que Josh quitte le groupe pour s'embarquer l'aventure Coheed and Cambria - avec qui les New Yorkais entretiennent de nombreuses affinités et partageront souvent la scène - sonnant par la même occasion le début des mouvements incessants de lineup autour de la personne de son fère, aujourd'hui unique membre d'origine et tête pensante du projet. Malgré une instabilité récurente, 3 continue son parcours, bouclant deux autres albums dont un live (Half Life), et finit par signer un deal avec Metal Blade Records (Disilusion, The Ocean, Bison B.C., Eryn Non Dae., Amon Amarth...) suite à la sortie de Wake Pig. Les américains, qui ont accompagné des groupes comme Opeth, Dream Theater ou Between the Buried and Me et voyagé jusqu'en Australie sortent Revisions, leur sixième album, en Octobre 2009, toujours chez Metal Blade Records.

Chronique

15.5 / 20
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Wake Pig ( 2004 )

3 est un groupe un peu étrange, qui mériterait cent fois plus de couverture médiatique que celle qui leur est accordée actuellement. Oui, rien que ça. Enfin, soyons honnêtes, je ne connaissais pas réellement 3 moi même au moment de m'attaquer à ce disque pour la première fois. Tout juste puis-je donc vous parler de Wake Pig. Et Wake Pig est un album fameux ce qui est déjà pas mal. Le reste de leur discographie pourrait être le premier sous-sous-U2 (période récente) venu que cela n'aurait aucune espèce d'importance - ou presque. Wake Pig se suffit à lui même pour apporter la preuve du talent singulier des américains.

Wake Pig ratisse large. De la Pop Progressive au Metal... ou pas loin. Wake Pig est un aussi et surtout un disque hors des clous (vous vous en doutiez sûrement un peu du coup), exubérant et donc forcément démonstratif, logiquement un brin too much. Ce qui va le différencier d'un autre sur ce créneau c'est tout d'abord que ce n'est pas parce que les New Yorkais font plutôt méchamment mumuse avec leurs instruments (Where's Max) et les mélodies - omniprésentes - qu'ils semblent ressentir ce besoin irréfrénable et généralement à la limite du supportable qu'ont d'autres de prendre la Terre entière pour témoin de leur génie supposé, et ensuite parce que ce disque est beaucoup, mais alors beaucoup trop ouvertement easy listening pour vouloir se la jouer exclusivement tripotage de nouille.
Coté ingrédients, prenez un gros bout de Coheed and Cambria en moins horripilant et Hard à papa, réservez le style vocal, ajoutez y du The Dear Hunter et une bonne rasade de tendance à faire fusionner les genres dans tous les sens (indie grandiloquent, une poignée de riffs metal tranchants, claviers, rock alternatif, folk, percussions, rock prog, touches électro, plans de basse pleins de groove...). Une fois les ingrédients bien mélangés, répandez le tout dans un moule Pop biscornu et gardez le surplus de Trust pour le dessert: Amaze disgrace. Un titre ébouriffant d'un quart d'heure en reprenant pour partie un autre déjà bien frappé, riche en sucre, qui déséquilibre complètement Wake Pig mais se consomme sans modération. Explosif.
Si vous surpassez l'obstacle de la voix très maniérée de Joey Eppard, c'est un véritable petit festin qui s'ouvre à vous. Wake Pig regorge de détails qui, cumulés, lui donnent une saveur toute particulière pour peu que l'on aime un petit peu l'aventure. De ces disques comme on en entend finalement assez rarement. Ou alors pas forcément à ce niveau. 3 ne recule devant rien et cultive crânement son coin de singularité musicale. Et ça fait quand même un bien fou. Merci Planet Noise records et bien joué Metal Blade.

A voir: le clip de Alien angel.

A écouter : Assurment.