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Biographie

16 Volt

16 Volt (Sixteen volt) est un groupe de métal indus américain composé de deux membres permanents : Eric Powell à la guitare et au chant et Mike Peoples à la basse. D'autres membres les accompagnent occasionnellement en concert, ou invités lors des sessions d'enregistrement des albums. Le groupe est crée en 1988 et sort leur premier album "Wisdom" en 1993, qui passera quasiment inaperçu. Suivront Skin et LetDownCrush qui feront petit à petit parler du groupe, qui commence dès lors à obtenir un brin de notoriété, seulement aux Etats Unis. Leur premier album à connaître un élan d'enthousiasme sera Supercoolnothing, sorti en 1998 et contenant plusieurs chansons cultes, qui feront parti du jeu vidéo "primal" sorti en 2003 sur playstation 2. La formation sortira d'ailleurs un ep intitulé "Primal combat" avec les meilleures compositions du groupe destinées au jeu, sorte de best of de l'époque comportant leurs chansons les plus abouties remixées pour l'occasion (Happy Pill, Suffering You, And I Go, Keep Sleeping, At The End et Alkali). Cet ep est d'ailleurs un bon moyen de découvrir le groupe, 6 chansons seulement qui vous donneront à coup sûr l'envie d'approfondir ce groupe d'indus méconnu.
Le groupe ne sortira plus d'album en presque dix ans, ses membres étant trop occupés à leur side projects, ils ne se remettront à l'écriture qu'à partir de 2007 avec les albums FullBlackHabit (2007), American Porn Songs (2009) et dernièrement Beating Dead Horses (2011).

Niveau coollaborations, outre le jeu vidéo Primal, on peut citer le fim "Carrie 2 : The rage" pour lequel ils ont sorti le single "Keep Sleeping", leur contribution à l'opéra rock (excellent d'ailleurs) "Repo! The genetic Opera" ainsi qu'au film "Wizard of Gore".
Ils sont aujourd'hui toujours en activité et viennent de démarrer une tournée avec KMFDM.

Chronique

16.5 / 20
1 commentaire (15/20).
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SuperCoolNothing V2.0 ( 2002 )

Plutôt discrets sur la scène internationale et n'ayant jamais vraiment connu son heure de gloire, 16 Volt est ce genre de groupe à ne pas démériter à la tâche, ayant toujours su proposer une alternative aux mastodontes que sont des formations comme Nin, Ministry ou encore Manson. Cette ré édition de leur premier album à avoir connu un semblant de succès bizarrement intitulé supercoolnothing v 2.0 sorti en 2002 est une occasion de découvrir ou re-découvrir leur œuvre majeure, à savoir un album sombre, éprouvant et d'une simplicité à faire pâlir nombre de groupes s'étant essayé à l'indus.

Les influences sont nombreuses sur ce supercoolnothing, et le parallèle avec Nin (Everyday everything, Don't Pray) ou Ministry (Moutheater, The Ennemy, Machine Kit) est assez évident, encore plus évident lorsqu'on s'aperçoit que Chris Vrenna (Nin, Manson) aide nos deux p'tits gars côté batterie pour cet album. Néanmoins, ce serait trop réducteur de laisser cet album de côté sous prétexte qu'il n'apporte pas grand chose au genre et qu'il a tendance à être très classique. Il serait dommage d'ignorer certaines chansons vraiment bien foutues (Keep Sleeping, Happy Pill, Moutheater, Don't Pray), qui sont toutes d'une terrible efficacité et qui donnent raison à 16 Volt de rester ancré à ce genre musical trop rare de nos jours. Même les chansons un poil commercial et facile d'accès (Keep Sleeping, Happy Pill) sont intéressantes et possèdent un je ne sais quoi de "j'y retourne au plus vite".

Niveau son, c'est de l'indus, pas de doute et Eric Powell le dit lui même : 16 Volt possède une base électro omniprésente qu'ils ont tendance à masquer par un son de gratte punchy, lourd et gras. Cette couche discrète mais bien travaillée apporte une touche non négligeable de finitions à l'ensemble de l'album, qui pourrait facilement s'en passer sur la plupart des pistes, mais ce serait alors vider ces compositions de toute leur âme. Le trio "mur de son cradingue" / "mélodies et structures simplistes" / "électro de finition" est vraiment de toute beauté, et vous vous surprendrez à monter le son devant tant de réalisme musical. Un premier point fort pour ce supercoolnothing, ce son terrible. Le deuxième point fort de l'album, c'est cette diversité dans les compositions, on ne s'ennuie jamais et il y en a pour tous les goûts : du viril (Machine Kit, Everyday Everything, The Ennemy, Dead Weight), de l'électro planante (Low, At the End), du malsain (Moutheater), du métal indus à écouter très fort (Happy Pill, Keep Sleeping, Don't Pray, And I Go), rien est à jeter et on en redemande. Ça tombe bien puisque cette ré édition de supercoolnothing nous propose six pistes supplémentaires, avec quatre remix radio de bonne facture mais qui n'apportent pas grand chose, ainsi que deux titres démo excellents (le pêchu Suffering You et le psychédélique Plastic Blue) qui feront partie intégrante d'albums suivants de leur discographie.

Au final, si vous aimez ce genre particulier qu'est l'indus ou que vous êtes curieux par nature, allez tendre une oreille sur ce supercoolnothing, vous ne serez pas déçu et finirez par y mettre les deux car c'est un excellent album à tous points de vue, tellement bon que certaines chansons (Happy pill, Keep Sleeping, Suffering You) seront choisies pour la bande son du jeu vidéo Primal sorti sur Playsation 2 en 2003.

A écouter : En boucle