Metalorgie Monthly : Mai 2024

Qu'est-ce que l'équipe a écouté ces derniers temps ? Du neuf et des vieilleries, du Metal, du Punk, ou tout autre chose. C'est à découvrir dans ce nouveau numéro de Metalorgie Monthly.



Le mois de mai de...

Pentacle

Arch Enemy - Doomsday Machine (2005)
La carrière d’Arch Enemy n’est pas à sa meilleure forme actuellement. Ça enchaîne gentiment les albums avec Alissa White-Gluz, mais tout cela manque de puissance et de panache. Sur Doomsday Machine, la puissance vocale et force d’Angela Gossow est absolument ahurissante avec Nemesis par exemple dont la hargne t’expédie tout de suite au tapis. Ses lignes vocales sur My Apocalypse ou Carry The Cross sont barjo également et puis il faut souligner que tous les soli de Michael Amott sont ouf de mélodicité. Des mélodies que l’on retrouve dans pas mal de morceaux tels que Skeleton Dance et du bon gros riffs épais dans Mechanic God Creation. Il a ce savoir faire - jamais égalé sur d’autres albums - de porter quasiment un disque - avec Angela - de pur Death Metal Mélodique. Vingt ans après, cet album est une pépite du genre et rien ne le fera bouger de son piédestal.

Born Of Osiris - The New Reign (2007)
Lorsque je découvre Born Of Osiris à la fin des années 2000, la scène Metalcore bat son plein. Mais eux ont un truc en plus avec cet EP sorti de nulle part qui fracasse tout en terme de popularité. On y retrouve Sumerian Records - super label qui produit beaucoup de groupes Djent / Metalcore comme Animals As Leaders en son temps, et c’est un peu ça que l’on retrouve dans The New Reign : les prémices d’un Metalcore breaké tout le temps, de groove, de changement de tempi en permanence et d’une efficacité redoutable. Tu rajoutes à ça du synthé - affilié à la scène Nintendocore - avec la fin d’Open Arms To Damnation absolument fabuleuse et tu obtiens un truc unique, jamais effleuré à l’époque.

Deftones - Deftones (2003)
J’aime déjà Rob Zombie, Korn, System Of A Down et Slipknot à l’époque. Je demande à ma maman d’acheter ce disque en supermarché. J’y connais pas grand chose, mais Deftones je connais de précédents trucs que mon cousin m’a fait écouter. C’est la baffe ultime et en plus c’est beau. Hexagram me bute la gueule et encore aujourd’hui et Minerva est d’une beauté étincelante, tout comme les riffs de When Girls Telephone Boys qui mêlent castagne et groove imparable. On y trouve des titres qui chialent comme Battle-Axe ou le full Emo / Metal vibes qui est Bloody Cape. A mon sens c’est le meilleur album de Deftones, oui même devant White Pony, mais on y trouve quelque chose de fort, beau, émotionnel qu’on n’a pas forcément avec les autres disques.

Florian

Grade 2 - Grade 2 (2023)
Grade 2, c’est du Rancid-core venu d’Angleterre, et ce n’est pas ce quatrième album sorti chez Hellcat et produit par Tim Armstrong qui me fera dire le contraire. Du groupe californien, on retrouve bien sûr le son de P-bass qui rappelle à s’y méprendre Matt Freeman mais aussi le duo de voix, la variété de style des morceaux au fil de l’album (influences street punk, pop-punk, une petite touche de ska…), et une indéniable inspiration mélodique. Mais pour autant, Grade 2 vont un peu au-delà du simple pastiche grâce à leur énorme talent pour pondre des morceaux ultra accrocheurs et efficaces. Ça ressemble beaucoup à Rancid, donc, mais un Rancid qui serait toujours jeune et inspiré.

Kerry King - From Hell I Rise (2024)
Visiblement les gens, dont mes collègues chroniqueurs, n’aiment pas cet album pour des raisons justifiées (certains morceaux très peu inspirés, album qui n’apporte définitivement rien à rien), mais il possède à mes oreilles tout de même certaines qualités qui m’ont fait y revenir plusieurs fois. En premier, il y a évidemment la voix de Mark Osegueda qui fait rêver à un Tom Araya qui se concentrerait plus sur sa musique et moins sur son envie d’être dans sa piscine. La batterie de Paul Bostaph ensuite bien sûr, qui fait un super taff comme à son habitude et qui porte un peu l’album sur ses épaules. Mais il y a également, et c’est sûrement sa plus grande qualité si comme moi vous avez un grand terrain qui vous demande régulièrement quelques heures de rotofil : cette prod énorme même avec un casque bas de gamme qui permet de totalement couvrir le bruit du Honda GX35 (version quatre temps). 

Lagwagon - Railer (2019)
Parmi les groupes de punk californiens des années 90 de l’écurie Fat Wreck, Lagwagon est étrangement l’un des plus injustement sous-estimés. Et pourtant, c’est certainement l’un des plus intéressants en grande partie grâce au talent de songwriter inépuisable de son chanteur Joey Cape, au style immédiatement reconnaissable aussi bien dans ses mélodies que ses paroles. Leur dernier album en date, Railer, est passé relativement inaperçu à sa sortie alors qu’il s’agit indéniablement de l’un de leurs meilleurs albums. Riffs nerveux qui défoncent (Surviving California), mélodies qui restent dans la tête pendant des jours (Parable, Dark Matter) ou encore chansons qui arrachent les tripes par leur intensité (The Suffering)… Que ce soit à la basse, la batterie ou les guitares, le groupe est en feu et la prod digne de l’âge d’or du style. C’est un album qui tourne en boucle chez moi depuis cinq ans. 

OonaInked

Earthside - Let The Truth Speak (2023)
Encore une pépite qui a échappé à ma sélection de l’an passé ! J’ai dû être tellement focalisée sur les singles sortis quelques mois auparavant que j’en ai loupé le reste de l’opus. Et quel opus ! Un effort réfléchi dans les moindres aspects, tant visuels que musicaux, avec des guests de qualité : AJ Channer de Fire From The Gods, Keturah de The Heavy Medecine Band, et le talentueux Daniel Tompkins qu’on ne présente plus. De la conception à l’exécution, cet album-concept dégage une ambiance presque onirique, des émotions brutes, intenses, telles les complaintes des éléments de la Terre.

Eivør - Slør (2015) (et ses autres sorties plus récentes)
À l’approche de l’été, il est l’heure d’entamer les révisions des partiels pour certains, les running orders des festivals pour d’autres. C’est donc en tête d’affiche du samedi soir que la chanteuse féroïenne va s’imposer pour son premier Hellfest, dans un registre singulier : un mélange tantôt Electro-Pop façon Robyn tantôt Folk mêlé d’une ambiance sombre qu’on retrouverait chez Heilung ou Lili Refrain. Je vous propose d’écouter Silvitni et Trøllabundin pour vous faire une idée… et si ça ne suffit pas, écoutez ses nouveaux singles Hugsi Bert Um Teg et Jardarta :)

The Hardkiss - Жива I Hе залізна (2021)
N’en déplaise aux gatekeepers qui estimeraient qu’on n’écoute pas assez de vrai Metal, voici un album par un groupe ukrainien de Pop-Rock alternatif  qui, fut-il sorti dix-quinze ans plus tôt, n’aurait choqué absolument personne. On apprécie le potentiel Eurovisionesque et les évocations à la Måneskin et un soupçon de Skynd. Gros coup de cœur pour les titres Гора, 7 вітрів, et Сестра.

Maxwell

SlayerSouth Of Heaven (1988)
Classique de chez classiques, c’est après avoir écouté le dernier Kerry King que je me suis senti le besoin de me remettre un bon vieux Slayer. Et il est toujours aussi plaisant de se replonger dans le quatrième opus de ceux qui viennent de finir leur carrière (choisissez le ton sur lequel vous voulez lire cette phrase, ça marche dans beaucoup de sens). Des titres bien évidemment cultes, comme South Of Heaven et Mandatory Suicide, mais je trouve qu’il s’agit de l’une des meilleures fins d’album de toute la discographie de Slayer et des plus sous-cotées.

DeftonesWhite Pony (2000)
Je suis, et serai toujours fan d’Abe Cunningham pour ce qu’il a su faire sur White Pony. La batterie est une référence absolue et totale, aussi bien sur la composition, la prise de son et la post prod. Mettez vous avec un bon casque sur Feiticeira ou Elite et essayez d’apprécier toutes les nuances de jeu et les effets rajoutés sur les cymbales, les toms et la caisse claire. Les contre temps extrêmement bien sentis et les roulements tout en finesse réalisés par une main de maître. Le reste n’est pas mal non plus, on ne va pas se mentir, mais si j’aime cet opus, c’est avant tout grâce à la batterie.

Hero DestroyedThroes (2010)
Au détour d’une conversation avec un pote qui me parle d’un album de Coalesce, je lui dit que ça me fait quand même grave penser à Hero Destroyed, ce à quoi il répond « A quoi ? ». Après bien évidemment pris soin de lui faire écouter, depuis je me suis remis l’opus deux ou trois fois dans la margoulette, histoire de bien me rappeler ses riffs sauvages et déstructurés. Que font tous les groupes de ce style maintenant ? Est-ce une époque datée et qui n’est plus à la mode ? Y a-t-il d’autres courants musicaux qui ont supplantés cette ère où les groupes parvenaient à allier puissance et intelligence ? Si vous avez des sorties similaires récentes à me conseiller, surtout n’hésitez pas !

OrphantwinFuture Classic (2022)
Quelques temps après l'avoir découvert et chroniqué, c’est toujours un des albums qui tournent  régulièrement dans ma playlist. En même temps, il s'écoute vite. Et c’est toujours un vrai moment de plaisir à chaque fois. Que ce soit en bossant, en conduisant, en faisant un peu de gaming, ça passe avec tout.

Rillettes

Target - Deep Water Flames (2018)
Découvert complètement au pif à sa sortie, j’ai eu envie de me remettre ce petit bijou de death technique étonnamment accessible. On lui trouve de grosses vibes Gojira, un groove efficace et tout un tas d’influences prog hyper variées que le combo chilien mélange comme savent le faire peu de groupes. C’est un peu ce qu’aurait aimé être Decapitated après Organic Hallucinosis, sans avoir jamais réussi.

Givre - Le Cloître (2024)
Pas banal, un album de Metal Noir qui parle de six femmes saintes ayant marqué leur époque ! On est habitués à avoir des petites dingueries de la part de la scène québécoise, mais là les bonhommes se sont surpassés. Six morceaux pour six saintes donc, qui transpirent le désespoir grâce à ce chant très typé DSBM. Côté instru, y’a quelques incursions post-black mais aussi pas mal de fulgurances propres à la seconde vague norvégienne (l’intro de Louise du Néant déchausse pas mal les dents dans son genre). 

Valdrin - Effigy Of Nightmares (2020)
Que la vie est injuste. J’ai du mal à trouver un groupe plus sous-estimé que Valdrin. Pour vous en parler correctement, je dirais qu’on a mélangé du Dissection avec du Moonlight Sorcery, avec un peu moins de claviers. Une bonne base black mélodique avec des leads très épiques, et pas mal de passages qui se prennent bien la tête, on pourrait presque parler de black technique ? Tous leurs albums sont exceptionnels, mais j’ai eu envie de me refaire celui qui m’a fait découvrir le groupe. Si vous n’y trouvez pas au moins 15 bons riffs par compo, je ne peux rien faire pour vous.

Marine

Landmvrks - Fantasy (2018)
Un gros besoin de punk rock en ce moment, c’est généralement ce qu’il se passe avec l’arrivée des beaux jours (même si le soleil fut de courte apparition). Parce que oui, cet album de Landmvrks est teinté de quelques touches Punk Rock agrémentées d’un Metalcore US ce qui donne un parfait mélange entre Sum 41 et Parkway Drive. Je recommande surtout deux titres : Fantasy et Dead Inside, et si vous avez la chance de pouvoir les écouter avec un rayon de soleil sur vos p’tites frimousses, vous verrez que ça change tout ! Même si on n’est pas sur des paroles hyper positives, je vous l’accorde…

Bad Omens - The Death Of Peace Of Mind (2022)
Bon là non plus, on n'est pas sur un album avec des textes très joyeux. Mais, j’avais très envie de me refaire cet opus, surtout avec l’approche du Hellfest et donc de leur passage à Clisson, avant d’apprendre l’annulation de leur concert il y a quelques jours. Malgré ça, The Death Of Peace Of Mind dégage une atmosphère très particulière, avec des mélanges subtils de rétro Synthwave, Electro-dark Pop et Metalcore très énervé. Sans oublier la voix claire de Noah Sebastian bien plus présente et mise en avant dans cet album que dans les précédents. Une voix claire d’ailleurs qui brille par son interprétation, et je pense surtout à The Death Of Peace Of Mind avec son approche digne de la BO de Sin City qui amène clairement un côté sensuel au titre. Cet album compte beaucoup trop de très bons titres, avec une esthétique tantôt mélancolique, tantôt rebelle. 

Motionless In White - Scoring The End Of The World (2022)
Et c’est en parlant pour la troisième fois d’un groupe de Metalcore que je me rends compte que j’écoute presque plus de Power ou de Symphonique alors que je ne jurais que par ces styles il y a encore deux ans… Comme quoi, l’évolution c’est pas mal non plus ! (mais ne vous en faites pas, je pense que très bientôt, je vais revenir à des classiques du genre). En tout cas, c’est Motionless In White qui nous intéresse dans l’immédiat, pour une bonne raison : ma dose de “blegh” mensuelle, et le chant saturé de Chris Motionless pour lequel je ne me lasserais jamais. Ce qui fait que sur cet album, Meltdown, Cyberhex et Slaughterhouse (surtout quand je suis très énervée) tournent en boucle. Avec ces titres, Werewolf revient aussi beaucoup dans mes écoutes avec son approche très rétro synthwave qui pourrait bien figurer dans Stranger Things. Sans oublier non plus We Become The Night, Timebomb et Scoring The End Of The World. Bon en fait, tout l’album peut vite tourner en boucle, surtout que je me prends vite au jeu de l’ambiance industrielle-gothique qui s’en dégage, d’autant plus quand tombe BFBTG: Corpse Nation.

Skaldmax

Morbid Angel - Illud Divinum Insanus (2011)
La faute à une réputation catastrophique, j'avais vraiment survolé Illud Divinum Insanus jusqu'alors. Il faut dire que ce disque arrive après une série d'albums majeurs pour le Death Metal et des mutations stylistiques jusque là toujours réussies pour Morbid Angel. Alors oui, le recours à des kicks électroniques (Too Extreme!) et à des surcouches de guitares peuvent rebuter. Oui, le riffing est moins inspiré que par le passé. Mais une fois cela mis de côté, il serait dommage de bouder Blades For Baal, I Am Morbid ou 10 More Dead qui font clairement le café (et compensent par exemple Radikult et son rythme...sautillant). Même s’il côtoie parfois le mauvais goût, Illud Divinum Insanus témoigne de la créativité qui anime Morbid Angel depuis ses débuts et mérite une seconde chance.

Massive Attack - Blue Lines (1991)
Tout le monde le sait : LA bande-son pour faire du skate, c’est Sum 41, Green Day, Bad Religion et tous leurs cousins. C’est juvénile, ensoleillé, on se croit invincible comme dans Jackass, aucun doute là-dessus. Mais lors de mes sessions, j’ai souvent une préférence pour des musiques au rythme très prévisible et plutôt pesant, qui laissent de l’espace au groove. J’aime m’adapter à ce côté métronomique, comme une sorte de danse. Alors quand ce n’est pas A Tribe Called Quest ou DJ Shadow, j’écoute Blue Lines de Massive Attack. Sur ce premier album, le groupe est encore très Hip-Hop, le Jazz et la Soul ne sont pas loin non plus, le tout plombé par les couplets monocordes de  Tricky, Daddy G et 3D. Entre autres merveilles, on trouve sur cet album des lignes de basse incroyables : comment ne pas se faire happer par Safe From Harm ? Comment résister au Dub envoûtant et dangereux de Five Man Army ? Blue Lines est un classique du Trip-Hop qui vieillit sacrément bien, une valeur sûre. 

Zbrlah

Teramaze - Eli : A Wonderful Fall From Grace (2024)
Depuis 2019, Teramaze c’est vraiment pile ou face. A cette date, la formation s’est mise à enchaîner les productions, proposant au moins un (mais régulièrement deux !) album(s) par an, et on parle d’albums de prog qui durent une heure, le genre de truc pour lequel c’est compliqué de se dire “on jamme en enregistrant lessgo”. Et fatalement, au vu de ce rythme effréné, la qualité n’est plus toujours autant présente. Alors, rassurons-nous, l’opus qui vient de sortir fait partie des réussites. Ça n’égale pas Her Halo ou Are We Soldiers, mais on renoue avec un peu moins de facilité sur les structures (c’est le retour des titres à rallonge) et les compos gagnent en énergie grâce à l’alchimie des deux chanteurs (depuis peu, l’ancien vocaliste a réintégré le groupe sans que le guitariste Dean Wells ne lâche le micro). Si vous nous lisez, Teramaze : on est ok pour attendre deux ans si vous faites des albums de cette qualité-là.

Altesia - Embryo (2021)
Le second album de ces “Haken français” est une pépite sur laquelle je reviens souvent. Si vous aimez le Metal moderne mais mélodique, recherché, progressif ; que vous aimez Dream TheaterIhlo, ou Soulsplitter, il faut vous pencher sur les deux opus sortis par le quintet bordelais. Sur cet album-ci, en plus du conclusif pavé de 21 minutes Exit Inertia, c’est la courte A Liar’s Oath qui a mes faveurs. Et si vous avez l’occasion de les voir faire les grenouilles sur scène (si si), ne manquez pas ça. On attend le troisième album de pied très très très ferme.

Opeth - In Cauda Venenum (2019)
J’étais un peu passé à côté de cette sortie à l’époque, mais j’ai récemment déniché la “connoisseur edition” en vinyl pour douze balles et je me suis laissé faire. L’album est sorti en deux langues, chanté en anglais d’une part, mais aussi en suédois et c’est la version que j’ai. Pour être franc, sans que je sois complètement perturbé, ça demande un temps d’adaptation, et il y a sûrement des subtilités dans les compositions qui me passent au-dessus parce que je consacre encore trop d’attention au chant qui est si inhabituel. Cela dit, Charlatan (que je connaissais déjà, merci les concerts) fonctionne très bien et le final Allting Tar Slut est poignant. Le disque vaut le coup, surtout pour douze euros, même s’il me faudra encore quelques écoutes pour finir de m’en faire une idée.

Tang

Life's Question - Life's Question (2024)
Petite bombe Hardcore mélo qui m’avait déjà bien secoué en 2022 avec son premier album World Full Of…Life's Question amène d’autre réponses avec cet EP sans titre mais enrichi d’une souplesse échappée des 90’s, aussi influencé par le Heavy via des solos dosément disposés. On y retrouve les deux voix, rageuse pour l’un et vaporeuse pour l’autre, dans un mouvement Pop audacieux, tout en alignant les riffs massues. Il y a définitivement quelque chose de multiple et d’accrocheur chez Life's Question, que l’on peut retrouver chez un paquet de groupes d’une scène qui n’en finit plus de se renouveler. GG aussi Flatspot Records (parmi d’autres), une fois de plus.

Leeway - Born To Expire (réédition 2015)
En parlant de Hardcore, il était temps que je me mette à jour sur Leeway, entité sans qui toute cette jolie scène actuelle ne serait qu’un terrain vague sans âme (comment ça j’exagère ?). Son album culte étant de toute évidence ce Born To Expire, pondu à l’origine en 1989, réédité en 2015, gorgé d’environ tous les éléments qui nous enjaillent aujourd’hui, en ce qui concerne le versant Thrashisant du bordel, mais pas que. Ce groupe a largement contribué à poser les bases d’un édifice désormais flamboyant. Merci Leeway et son fantastique chanteur Eddie Sutton, décédé cette année.

Worst Doubt - Immortal Pain (2024)
Tant qu’à faire on reste dans le Hardcore jeu, cette fois plus près de nous physiquement avec les Parisiens de Worst Doubt, qui nous font l’honneur de nous ratatiner la goule via un ep très gras et très méchant, plus que d’habitude. Production à l’ancienne, excroissances Death Metal vénères comme jamais, les riffs et le groove nous chient dessus de manière ininterrompue et l’on peut quasiment sentir le goût des glaviots du chanteur. Une démarche haineuse mais pas stupide qui évoque la compil d’anciens titres que le groupe a sorti avant l’Immortelle Souffrance, en fait un plaisir de chaque instant.

Metalorgie Team (Juin 2024)

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