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L'augmentation des prix des places de concert

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52€ pour un concert de Mastodon à Paris en 2019, entre 90 et 200€ le concert de Kiss à Paris en 2020, une tournée de Ghost avec des places oscillant entre 47 et 57€ : ces dernières années vous vous êtes peut être dit "non là c'est trop cher". On s'est donc demandé si un concert de Rock / Metal c'est plus cher qu’avant ? S’il semble difficile de répondre de manière définitive et nette à ces interrogations (la notoriété des groupes évolue, le show peut lui aussi devenir plus important...), on va tout de même essayer de faire le tour de la question pour y voir un peu plus clair. Dans cet article, tous les prix sont présentés en monnaie constante, le prix est ajusté à l'inflation pour pouvoir être comparé avec les prix d'aujourd'hui (une baguette vendue en France en 1980 à 1,67FF équivaut à 1€ en 2019 par exemple).

Au préalable et sans rentrer dans les détails, ce qui pourrait constituer un autre sujet de dossier… Qui décide du prix d’une place de concert ? C’est en général l’organisateur ou le producteur de la salle de concert. Celui-ci décide du tarif en fonction de nombreux paramètres : payer l’artiste ou le groupe bien évidemment, l’équipe qui l’accompagne éventuellement lors de grosses tournées / concerts et les frais divers qui viennent s’ajouter à cela (catering, hôtel, déplacements, matériel, lumières, personnel de la salle etc…). Dans les faits, il faut donc que l’organisateur, en fixant le prix de son billet, rentre un minimum dans ses frais en pouvant payer tout le monde, et bien sûr, si ce n’est pas une activité bénévole, se dégager une marge pour engranger du bénéfice, se dégager un salaire et se payer une piscine en or comme Lars Ulrich.



La première difficulté quand on s’intéresse à la question, c’est d’obtenir des chiffres, avoir une source officielle. En France, et l’on gardera ce cadre géographique pour le reste du dossier, sinon on n’a pas fini, c’est vers le CNV (Centre National de la Chanson, des Variétés et du Jazz) qu’il faut se tourner. L’organisme perçoit une taxe fiscale sur les spectacles et la reverse via des programmes de soutien aux organisateurs de spectacles. Une sorte de SACEM pour l’organisation de concert si vous voulez. Le problème, c’est que le Rock, le Metal et affinités, ne rentrent pas dans le cadre de ce que traite cet organisme. Néanmoins un chiffre est intéressant, pour 2013, le prix moyen du billet est de 34€. Il était de 26€ en 2005, ce qui représente une hausse totale de 30,7% sans tenir compte de l’inflation. Autre chiffre intéressant venant de cet organisme, le prix moyen des festivals entre 2008 et 2016, a augmenté de 3% chaque année. L’autre difficulté à laquelle on se heurte, c’est qu’il est difficile de trouver des sources ou des archives d’anciens prix de billets de concerts. Avec les billetteries électroniques, une fois l’événement passé, les billets et les prix ne sont plus visibles. Très compliqué d’avoir du recul et d’analyser des différences de prix si on n’a pas de matière pour cela. Par ailleurs pour juger, il faudrait que les conditions des concerts soient à peu près les mêmes, c’est-à-dire sensiblement la même affiche ou le même groupe, la même salle, éventuellement le même organisateur… bref les mêmes dispositions. Si l’on va voir du côté de la Pop et même sans motif de comparaison, certains tarifs de places ont récemment fait grincer des dents. Au hasard, pour voir Mylène Farmer cet été à La Défense Arena, il fallait débourser minimum 65€, certains billets atteignant 205€. Pour voir Elton John en 2020 il faudra débourser 315€, entre 111€ et 300€ pour Mariah Carey à Bercy en 2016 et pour Beyonce en 2016 au Stade de France il fallait lâcher entre 100 et 350€. Des tarifs onéreux qui oscillent entre les places en fosse déjà assez élevées à des tarifs pour des places privilégiées avec de meilleures conditions mais tout de même assez abusifs.

En dehors de ces prix impressionnants et pour en revenir à des comparaisons Rock / Metal, par exemple une place pour Bruce Springteen en 1999 à la Halle Tony Garnier à Lyon se vendait 242F (47€ en euro constant), en 2012 à l’Arena de Montpellier coûtait 79€, soit une augmentation de 53% en l’espace de 13 ans. Les deux dates étaient produites par Gérard Drouot Production. En 2001 le concert d’AC/DC au Stade France se vendait à 392FF soit 55€ alors qu’en 2015, la place se vendait à 91€, soit une augmentation de 65%. En 1999, le concert d’Iron Maiden avec Megadeth à Bercy était à 216FF (41€) alors qu’en 2013 au même endroit il était à 51€ avec Voodoo Six, soit une augmentation de 24%. Fred de Garmonbozia nous l’évoque dans notre interview. Il y a 20 ans, il payait 150FF (29€) pour aller à un concert d’Iron Maiden en France. Il se rappelle également qu’il y a dix ans, un concert de Behemoth / Mayhem se chiffrait autour de 22€ alors que désormais, les prix tournent davantage autour de 26€ / 30€. En 2000 le concert de Kreator avec Moonspell et Katatonia à l‘Elysée Montmartre se vendait à 110FF (21€), alors qu’en 2014, Moonspell et Arch Enemy au Bataclan se chiffrait à 34€ donc 61% d’augmentation. Fred de Garmonbozia nous le précise, qu’il y a dix ans, les cachets pour un plateau Kreator / Dimmu Borgir s’élevaient à 15 000F (2860€) alors que désormais les montants pour ce type de plateau sont bien plus élevés.
 


Nous avons comparé l'évolution des prix des billets de quatre gros groupes à travers les années : Metallica, Iron Maiden, Kiss et AC/DC. Ce sont des prix de billets de concerts en salle réalisés en France, pratiquement tous à Paris au début des années 80 jusqu'à maintenant. Dans les années 80, le prix des billets pour tous ces groupes ne dépassait pas la trentaine d'euros (en réalité moins de 200FF) et c'est assez fou de se dire qu'on pouvait voir Kiss en 76 pour 26FF ou Iron Maiden en 1981 pour 45FF. On s'aperçoit que dans les années 90, les prix ont tendance à augmenter jusque dans les années 2000 avec des tarifs qui avoisinent plutôt autour des 50€. Dans les années 2000, les tarifs augmentent aussi mais deviennent de plus en plus éclatés pour se rapprocher des 80/90€ dans les années 2010. Les concerts d'Iron Maiden, augmentent à travers les années, comme les autres groupes, mais ont une évolution plus douce, à l'inverse d'AC/DC pour qui les tarifs grimpent considérablement dans les années 2000. Si ces courbes montrent une augmentation du prix des billets, celle-ci peut être relativisée ou s'expliquer car ces prix dépendent aussi de la notoriété des groupes qui a augmenté. Elle dépend aussi des organisateurs, des premières parties, des salles et si les tarifs ont bien augmenté dans les années 2000 / 2010 c'est aussi parce que les ventes de disques ont commencé à sérieusement décroître à partir des années 2000 et qu'il fallait bien trouver une autre source de revenus pour ces gros groupes. Néanmoins, il semble assez logique qu'on pouvait voir Metallica ou Kiss dans les années 80 et 90 pour une somme moindre à celle des années 2000 / 2010.



Par ailleurs si on s’attarde sur les festivals, l’augmentation des billets n’est pas en reste. En 2017, un pass une journée pour le Hellfest coûtait 90€ et était fixé à 200€ pour les trois jours pour 160 groupes avec par exemple Linkin ParkAerosmith, Slayer ou Deep Purple alors qu’en 2009 le pass un jour était à 59€ (63€ constant) et celui trois jours à 119€ (127€ constant) pour 107 groupes à l’affiche avec notamment en haut de la programmation Marilyn Manson, Manowar, Motley Crue ou encore Gojira (même si c'est à relativiser car le festival s'est agrandi, de nouvelles scènes et infrastructures ont vu le jour, etc). En 2017 Paris accueillait le festival itinérant Lollapalooza : 79€ la journée, 150€ le pass deux jours pour voir Red Hot Chili PeppersLana Del Rey ou The Hives. En 2011, le pass trois jours du Motocultor était à 68€ avec Hatebreed, Marduk ou Decapitated, en 2020 le pass trois jours se vend à 107€ avec Powerwolf, Heilung ou Insomnium. Bien évidemment, les programmations ne sont pas les mêmes, les cachets de certains artistes plus élevés que d’autres, le cadre ou les conditions techniques pour l’organisation des festivals pas tout le temps comparables. Il n’empêche que la tendance est là, l’augmentation du prix du billet en festival ou en concert est palpable. L’étude du CNV réalisée sur 80 événements nous le précise d’ailleurs. Entre 2008 et 2016, elle observe une hausse du prix moyen du billet de festival de 3% chaque année.

Si l’augmentation des prix des billets de concerts et de festivals est palpable et visible comme on a pu le voir, il convient aussi de se demander pourquoi. Les raisons sont multiples et la plupart se cumulent entre elles. La première, et la plus évidente reste l’augmentation des cachets des artistes. In Flames ne demandait certainement pas autant à la fin des années 90 dans des concerts chez eux à Göteborg qu’en tête d’affiche de festival Metal à renommée internationale.  Les cachets des groupes étant souvent confidentiels, il reste difficile d’en faire des comparaisons. Fred de Garmonbozia évoque néanmoins qu’un plateau avec Deicide, Immortal, Cannibal Corpse, Marduk, Hate Eternal, Vomitory et Dark Funeral coûtait dans les 20000FF (3815€) dans les années 2000 alors qu’on imagine très mal ce genre de plateau à ce tarif-là de nos jours. On se rappelle également que la venue de Bruce Springsteen aux Vieilles Charrues en 2009, son cachet était équivalent à 1 million d’euros. En dehors du fait que les cachets des groupes sont très rarement communiqués, ceux-ci sont fluctuants pour de nombreuses raisons : les dates uniques coûtent plus cher que les tournées, les dates en salle sont également plus chères que les festivals, et il se peut que des clauses d’exclusivité se rajoutent par-dessus (Emperor au Hellfest 2014 par exemple). La notoriété du groupe peut jouer, certaines formations sont très connues dans leur pays par exemple, mais inconnues sur notre territoire, et inversement. S’ajoutent à cela divers frais pour le groupe comme le défraiement des transports, des équipes qui accompagnent les musiciens comme les managers, roadies, les merchandiser ect, notamment chez certains managers qui se montrent très gourmand… Si les cachets des artistes ont augmenté ces dernières années, c’est évidemment en lien avec la chute des ventes d’albums. Même si le public Metal reste très attaché au support CD / LP, peut-être plus que dans d’autres styles de musique, il n’empêche que cela ne suffit pas à rémunérer les groupes et ce ne sont pas les très faibles rémunérations qu'offrent Spotify, Deezer ou Youtube sur le streaming - ce que la plupart des consommateurs font pour écouter de la musique - qui va aider à rémunérer les groupes. En 2013 Spotify déclarait verser entre 0,006$ et 0,008$ par morceau écouté, une somme dérisoire, surtout si on est un petit groupe. En 2009 en tout cas, la courbe des revenus générés par la vente des disques et celle du prix des concerts se sont croisées, la seconde dépassant maintenant depuis dix ans la première.



On parle du cachet des artistes, mais l’autre élément très important dans le prix d’un billet est la location de la salle. Plus la salle est grande, mieux équipée en matériel sonore ou de lumières, mieux desservie, avec des services annexes, plus elle est chère, c’est logique. Et les tarifs, varient de la capitale aux salles de provinces. Par exemple, il faut débourser 600 000€ pour louer le Stade de France, ce qui en fait la deuxième plus chère salle d’Europe. Avec les taxes, elle peut représenter 17% du prix d’un billet. En comparaison, le Liberté de Rennes ou le Zénith de Nantes offrent des places en première catégorie au meilleur marché que les places en fosse de certaines salles parisiennes. Les frais de production ont augmenté depuis les attentats du Bataclan en 2015 principalement en ce qui concerne les assurances et surtout la sécurité. Selon le CNV, les frais liés à la sécurité pour les festivals ont augmenté de 7% chaque année et depuis 2015, les surcoûts liés à la sécurité montent à 3,7 millions d’euros pour les 87 festivals étudiés. En 2018, le directeur des Eurockéennes, Jean-Paul Roland annonçait que son budget sécurité était passé de 30 000€ à 254 000€. Policiers et gendarmes présents sur le site, portiques de sécurités, caméras de surveillances, bloc de bétons, filtrages en amont et augmentation des effectifs… bref, tout cela coûte de l’argent, et même si un fond d’urgence a été mis en place pour aider les festivals à hauteur de 15 millions d’euros, les caisses sont vides et en 2019, les aides ont été supprimées. On comprend ainsi l’indignation des organisateurs des festivals, surtout que les aides publiques d’ordre général ont très largement diminué ces dernières années, le Hellfest est financé par les collectivités locales à hauteur de moins de 0,1% de leur budget. Une goutte d’eau donc, alors que de plus en plus de festivals sont financés en partie grâce à du mécénat ou des sponsors privés (le Motocultor ou le Xtrem Fest sont sponsorisés par 8.6 par exemple). Néanmoins tout récemment, le conseil d'état a annulé une partie de la circulaire du ministère de l'intérieur qui imputait aux organisateurs de festivals le paiement de frais de sécurité liés aux événements, notamment en ce qui concernait le paiement de la police et de la gendarmerie. A voir dans un futur proche si cela s’améliore pour les organisateurs. Dans un prix d’un concert il faut également compter les taxes et assurances qui constituent entre 15 et 20% du prix. En cause la TVA de 5,5%, la SACEM à hauteur de 8,3% et le CNV à 3,5%. Ajoutons à cela la location de matériel, les exigences de certains artistes, la marge du producteur on comprend que ça monte très vite. Fred de Garmonbozia, nous précise que sur une place en moyenne, 25% revient aux groupes et leurs agents, 25% pour la salle, et le reste est partagé entre les frais de réception, l'hôtel, la promotion, le personnel technique, et de sécurité... Il y a aussi plus d’intermédiaires à rémunérer que par le passé. Fred nous indique qu’il y a vingt ans, il n’était pas rare de traiter directement avec le groupe pour faire jouer les musiciens. Désormais il y a plus d’agents, de promoteurs, de managers, de tourneurs à rémunérer et cela a un coût entre 10 et 15% dans l’organisation d’une date. En général, cela est plus confortable en termes d’organisation pour les groupes, puisque ça leur fait pas mal de choses à gérer en moins (trouver des dates, s’assurer des conditions techniques sur place, promotions des concerts ect), mais cela a un coût supplémentaire pour les organisateurs et ces intermédiaires sont pas tout le temps dignes de confiance et peuvent profiter de leur statut pour se faire de l’argent sur le dos des groupes.


Évoquer cette augmentation du prix des billets de concerts sans mentionner un des plus gros acteurs du milieu serait passer à côté d’un fragment très important lié à ce questionnement. Live Nation est la plus grande multinationale au monde dans l’organisation de concerts et de festivals. En quelques chiffres Live Nation possède plus de 3300 artistes sous contrats à travers le monde, de Red Hot Chili Peppers à Coldplay en passant par Dead Can Dance ou Meshuggah, emploie plus de 6600 salariés et organise plus de 25 000 concerts par an. Son chiffre d’affaire en 2016 était de 7,5 milliards d’euros et le groupe possède 255 Salles et 75 festivals à travers le monde (dont le Download Festival ou le Lollapalooza par exemple). 69 % de son chiffre d’affaire vient de l’organisation de concerts et de festivals, mais ça serait également oublier que Live Nation possède la billetterie en ligne Ticketmaster qui à elle seule génère 21% de leurs revenus. Ajoutons à cela tous les intermédiaires dont nous parlions précédemment comme les managers, les promoteurs, les tourneurs etc, et la machine est parfaitement huilée pour fonctionner à tous les étages de la production de concerts et dégager un maximum de revenus. Michael Rapino, directeur général de Live Nation confie dans Les Échos de 2016 : « Nous voulons consolider le secteur au niveau mondial. Il y a des tonnes de super festivals et des tonnes de villes où nous pourrions élargir notre portefeuille ». Evidemment Live Nation est une multinationale, son but est de réaliser du profit à tous les niveaux. L’hégémonie de ce genre de structure est dangereuse pour la diversité, la création, mais aussi d’un point de vue monétaire. Si Live Nation rassemble de gros noms de stades, il produit aussi des concerts de groupes plus modestes comme Converge, Mastodon, GloryhammerRide ou Testament et forcément, vu ce type de structure cela a un impact sur les prix des billets et ceux-ci se retrouve souvent gonflés par rapport à d’autres structures associatives. Plusieurs affaires peu élogieuses commencent à leur tourner autour comme celle de Metallica en 2017 où le groupe aurait demandé à la multinationale de revendre des billets (vendus sur Ticketmaster bien entendu) sur des sites de revente permettant aux spéculateurs d’influer sur la hausse des prix des tickets, mais aussi à Ticketmaster, donc Live Nation, de bénéficier d’un pourcentage sur ces transactions. Metallica aurait touché 40% du produit de cette opération et Live Nation également 40%. La pratique reste légale aux Etats-Unis, mais difficile de savoir si ce genre d’affaire vient de la multinationale, du management ou du groupe lui-même, toujours est-il qu’elle amène à des affaires de gros-sous et qu’au final c’est le public qui est floué. Lors de la dernière tournée de Ghost en France avec All Them Witches et Tribulation, une date produite par Live Nation les prix allaient de 47 à 57€ en moyenne, ce qui fait déjà une certaine somme, de même que pour Iron Maiden avec Airbourne et Avatar à Paris en juillet 2020 à Paris les premiers prix commencent à partir de 57€, mais vont jusqu'à 90€ en carré or.

Derrière ce constat un peu amer il ne faut pas oublier qu’il existe d’autres alternatives à ces concerts parfois hors de prix (ou du moins que l’on juge trop chers), même s’il est tentant de lâcher un rein pour voir des groupes dont on est super fan ou pour voir les idoles de notre jeunesse. Ca semble tomber sous le sens, mais le prix des concerts ne reflète pas la qualité de ceux-ci. Un concert à 50€ ne sera pas forcément meilleur que celui à 5€. Même si en théorie on peut s’attendre à un meilleur son, à une meilleure prestation visuelle, un show, des costumes, des projections etc, un concert dans un café-concert d’un groupe plus modeste peu dégager autant d’énergie, d’émotion et autant nous faire vibrer qu’un concert dans un stade avec des milliers d’autres personnes. Si l’on paye un festival 200 €, il ne faut pas oublier que l’on ne paie pas que les groupes et ce n’est pas pour ça que l’on profitera autant d’un concert à 20€ on l’on pourra voir pleinement trois groupes sur scène. Il existe d’autres choses, d’autres alternatives, d’autres personnes qui se bougent pour faire vivre la scène Rock / Metal / Punk. Des concerts à prix raisonnables il y en a toute l’année, dans toutes les grandes ou petites villes de France, les associations sont nombreuses et ont des programmations de qualité. Ce sont elles qu’il faut soutenir, en se déplaçant, en allant remplir ces concerts de groupes que l’on pourra voir en festival, certes, mais souvent dans de meilleures conditions en salle, avec des sets plus longs et un meilleur son. Et puis il y a beaucoup de café-concerts différents, avec des concerts variés aux prix plus que raisonnables qui dépassent rarement les 10€, moins cher que de se faire un ciné, avec beaucoup de groupes talentueux, des découvertes, sans compter les concerts à prix libre qui pour le coup sont disponibles pour toutes les bourses avec une vraie volonté d’être disponibles pour tout le monde, sans forcément faire une croix sur la qualité musicale. C'est aussi tout cela qu'il faut continuer de défendre.

On espère que vous avez apprécier la lecture de cet article, de nouveaux sujets arrivent prochainement, et n'oubliez pas : on a besoin de votre aide financière pour réaliser cela, rendez vous sur Tipeee pour les détails.

Pentacle (Janvier 2020)


Les prix étudiés dans cet articles (sauf stats CNV) tiennent compte de l'inflation et ont été réalisé via le convertiseur l'INSEE. Plusieurs articles nous ont aidé à rédiger ce dossier comme Bretagne Actuelle, BFM Business, Sound Of Brit, Courrier International, CMC Studio, Killerontheloose, FNCF, Ici, Radio Metal, Libération, Télérama, La Voix du Nord et Le Parisien.

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Commentaires

fedaykynLe Mercredi 22 janvier 2020 à 13H17

Article très intéressant. J'aurai du garder mes vieux billets de la fin des 90's/début 2000 pour comparer. Mais oui je pense que les prix ont augmenté beaucoup plus que l'inflation. Satriani à l'Olympia c'est 67 euros minimum. Heureusement je l'ai eu en cadeau et que je suis sur de passer un super moment. Aujourd'hui, à part quelques concerts de petits groupes ou de trucs vraiment indé, c'est devenu très onéreux de se faire plaisir en concert. C'est tout de suite 25 30 balles sur Paris, du coup il faut sélectionner.

BacteriesLe Mercredi 22 janvier 2020 à 11H23

Oui beau boulot de Pentacle, chapeau pour ce premier article de fond !

Et n'oubliez pas : on pourra continuer à faire ça grâce à vos donc sur le Tipeee ;)

iam_trying_to_beliveLe Mercredi 22 janvier 2020 à 10H30

Très intéressant! Merci pour la lecture! Bravo pour ce taff de fou!

scandiskLe Mercredi 22 janvier 2020 à 10H13

j'en profite aussi pour remercier Métalorgie pour ces concours!

scandiskLe Mercredi 22 janvier 2020 à 10H09

très instructif, merci