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J'ai 30 ans et plus rien de m'intéresse

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Passionné de musique vous avez écumé des styles musicaux, enchaîné les concerts, mais voilà, depuis quelques temps vous regardez les news de Metalorgie en vous disant "il y a beaucoup de groupes que je ne connais pas" ou pire "plus rien qui m'intéresse dans tout ça". Il est un fait, l’approche de la trentaine, on a parfois moins le temps d’écouter de la musique, d’aller en concert, de découvrir de nouveaux groupes. Mais on vous rassure, il vous reste encore peut-être quelques belles années devant vous, cinq ou six en étant optimiste, puis ça sera la lente descente qui vous fera tomber amoureux de Tino Rossi et de la valse. Bientôt adieu les pogos et les volumes à onze. Bon on a peut-être grossi le trait mais rassurez-vous : non vous n'êtes pas seul à ressentir cela, et on va même tenter de vous expliquer pourquoi en prenant de l'âge certaines personnes éprouvent ce sentiment !



En prenant de l’âge, nos pratiques d’écoute changent. Deux tendances se dégagent. La première si l’on en croit une étude réalisée par Deezer en 2018 c’est que, lorsque l’on approche la trentaine, nous avons moins la curiosité à découvrir de nouveaux artistes ou de nouveaux genres musicaux. Alors qualifié de paralysie musicale, le géant du streaming voit apparaître le syndrome vers 27 ans en France, alors qu’au Royaume-Uni et en Allemagne, celui-ci apparaît plutôt autour de 30 et 31 ans. Dans cette étude 65% des personnes interrogées s’estiment bloquées dans un genre et 41% ne pas être assez curieux pour découvrir de nouveaux groupes. La seconde étude réalisée par un ingénieur informaticien de Spotify dévoile notamment deux comportements intéressants mais plutôt opposés. Certain.e.s utilisateurs/trices ont tendance, au venir de la trentaine à revenir sur les amours de leur jeunesse, telle une nostalgie musicale. A l’inverse une autre pratique se dégage, celle plus axée vers la découverte, qui s’éloigne du top 50 et des artistes mainstream.

Par ailleurs, il est intéressant de constater que selon Deezer le facteur déterminant est l’âge, toutes nationalités confondues, comme si les références culturelles ou les conditions sociales n’entraient pas en compte. Ce genre d’étude suggère un peu implicitement qu’on ne peut pas faire évoluer nos goût à l’horizon de la trentaine, qu’on n’a plus de curiosité ou que l’on se retrouve juste en proie à la nostalgie à écouter les même vieux morceaux. Sami Coll, chercheur à l’université de Genève nuance ces résultats en soulignant que le cerveau se réorganise tout au long de l’existence. Il affirme même que « C’est votre trajectoire sociale, plutôt que votre âge, qui vous conduira à être enfermé dans une bulle ou à faire des découvertes. Parfois, suivant l’environnement social dans lequel vous évoluez, vous vous sentirez obligé de changer vos goûts. » Notons que dans ces études, une personne sur deux souhaite tout de même consacrer plus de temps à la découverte. Après, entre ce que les gens veulent et font en réalité, c’est une toute autre histoire.



Si ces deux études reflètent sans doute d’avantage des goûts musicaux principalement mainstream et très populaires, on peut néanmoins légitimement se poser la question vis-à-vis des genres Metal / Punk / Hardcore ou plus généralement des musiques extrêmes. On a souvent tendance à penser que comme ce sont des musiques faites par et pour des passionné.e.s, ces genres-là peuvent être exempts des fameuses statistiques dont on parlait au-dessus. Il y peut-être un peu de ça. Par exemple, en 2018, la moyenne d’âge du public du Hellfest était de 35 ans. Mais affirmer avec certitude que l’essentiel du public Metal demeure très curieux tient sans doute davantage du fantasme que de la réalité. Car pour combien de personnes qui vont découvrir Myrkur, The Ocean ou Sumac, combien vont rester bloqués sur les vieilles gloires d’antan comme AC/DC, Metallica ou Black Sabbath ou les groupes préférés de leur adolescence comme Slipknot ou Rammstein ? Sans doute beaucoup plus que l’on ne le croit.

S’il semble difficile de définir clairement pourquoi d’une personne à une autre, celle-ci a plus de curiosité ou d’envie de découvertes qu’une autre, même si les facteurs sociaux et culturels jouent certainement un rôle très important là-dedans, on peut tout de même trouver plusieurs éléments concrets qui font qu’autour de la trentaine, on écoute moins de groupes nouveaux, on prend moins le temps de s’intéresser à d’autres styles différents. Et bien entendu, cela s’applique aussi au Metal et dérivés. La raison principale évoquée dans ces études est le manque de temps. Plus d’un quart des sondé.e.s donnent cette raison qui peut s’expliquer entre autre par l’entrée dans la vie active avec des emplois parfois très prenants ou usants. Difficile quand on fait 40 heures / semaine d’un travail aliénant, d’avoir la motivation pour se plonger dans l’écoute de nouveaux albums et la découverte du Grindcore de Réplique Tchèque, surtout si l’on écoute des musiques extrêmes qui demandent un minimum d’implication. Forcément si l’on compare à des jeunes années d’insouciance et d’adolescence, on avait beaucoup moins de responsabilités et plus de temps libre pour nous plonger corps et âme dans nos passions et loisirs. De même, pour les jeunes adultes où les études à la fac laissent malgré tout du temps libre pour profiter de sortir et de faire des concerts notamment.



Mais la musique ne reste qu’un loisir parmi tant d’autres. On pourrait cumuler à cela le cinéma, la lecture ou le sport, mais encore faut-il trouver du temps dans sa journée pour jongler et s’impliquer dans ces loisirs. Les personnes interrogées disent également que c’est la faute des enfants, à 14%. On comprend facilement que plus on avance dans la vie, le fait d’être en couple, se mettre en ménage et avoir des enfants ont aussi un impact sur notre manière et notre temps d’apprécier la musique. Les événements que l’on a cités, de manière assez logique, ont tendance à arriver autour des 30 ans. D’une manière plus générale, d’autres choses font que l’on peut vite se retrouver à se focaliser sur les groupes / morceaux / styles que l’on connait déjà. Selon le billboard plus de 75000 albums sont sortis en 2010 aux Etats-Unis, uniquement. Même si l’on restreints aux musiques Metal / Hardcore / Rock, il est évident qu’on est submergé d’albums qui sortent chaque année, de nouvelles formations qui se créent. Rien que sur Metalorgie, pour 2018, on recense sur le site plus de 750 sorties (comprenant aussi des eps, lives, splits etc) et nous sommes loin d’être exhaustifs. On publie environ une vingtaine de news par jour, également parfois avec des groupes très peu connus. Au Hellfest c’est 167 groupes qui se partagent l’affiche sur trois jours en 2019. En somme, il est très facile d’être dépassé par tout cela, car s’informer, se tenir au courant des nouvelles sorties, faire un tri, écouter les groupes, toutes ces étapes demandent une certaine implication, du temps et de l’envie.

Même si on a le temps et l’envie d’écouter de la musique, il existe un autre point qui ne pousse pas forcément à tendre vers une curiosité étendue des genres musicaux, c’est la manière dont fonctionnent les plateformes de streaming. En effet, les algorithmes chez Spotify / Deezer / Youtube etc, font des recommandations basées sur nos goûts, sur les écoutes récentes etc. Ceux-ci fonctionnent de manière à recommander des artistes similaires à celles et ceux qu’on écoute déjà qui ne sont pas éloignés musicalement et stylistiquement. Si l’on écoute Rammstein sur ces plateformes, il y a plus de chance qu’on aie une recommandation comme Oomph ou Marilyn Manson, mais peu sur Kill The Thrill ou Killing Joke alors qu’il y a des racines Indus et encore moins dans des genres complètement différents. Quelque part, cela fait sens. Mais on pourra regretter que ces algorithmes ne poussent pas vraiment à la découverte et encore mois à la découverte de choses vraiment nouvelles.



Comme il serait dommage de vous laisser là-dessus, et comme c’est un peu notre boulot chez Metalorgie de parler et de défendre les groupes qu’on aime, on vous a fait une petite sélection de groupes Metal et d’autres un peu éloigné du genre mais avec des esthétiques proches.

Vous en avez probablement déjà entendu parler, vous connaissez sans doute déjà, mais pour les autres, il ne coûte rien d’avoir une petite session de rattrapage. Car s’il y a bien un groupe de Metal qui a raflé le jackpot ces dernières années ce sont les suédois de Ghost. La fulgurance de leur renommée depuis leur premier album en 2010 est hallucinante. Des débuts Heavy / Psyché Rock de bonne facture, une signature sur un label un peu connu pour les amateurs du genre, Rise Above Records, puis ensuite le déferlement, la signature chez Nuclear Blast Records, un des plus gros labels Metal, des têtes d’affiches de concerts à travers le monde, et même des mainstage sur les plus gros festivals mondiaux, placés à des horaires équivalents de groupes comme Slayer, Gojira ou Machine Head. L’album Meliora sorti en 2015, possède un son plus Metal, plus rentre dedans, les compos sont plus musclées. Depuis Ghost poursuit son chemin, enchaînant les albums et les festivals avec un rythme soutenu. Le fait que le groupe ait gardé l’anonymat auprès de ses musiciens, dont notamment son leader Papa Emeritus, et le côté accessible, presque Pop de leur musique, explique en partie leur succès. Mais il est aussi une bonne manière de réécouter du Metal un peu tubesque et abordable.

Un autre groupe qui monte depuis deux ans c’est Brutus, le trio belge qui mélange avec facilité Rock, Hardcore, Metal influences Post tout en étant super équilibré, bien dosé et diablement efficacement ! Et la chanteuse / batteuse Stefanie Mannaerts est vraiment bluffante vocalement et derrière les fûts. Une vraie torpille. Le genre de projet qui peut parler à la fois aux fans de Metal de Punk que de Rock ou de Hardcore. Si vous souhaitez remettre le pied  l’étrier ou découvrir un groupe nouveau un peu à la fusion de pas mal de genre avec une patate folle, l’écoute de l’album Burst est chaudement conseillée.

Dans les artistes qui savent mélanger bon nombre d’influences musicales tout en restant très crédible et avec une véritable esthétique derrière tout cela, Chelsea Wolfe est un nom à retenir. La musicienne a su mélanger avec ses premiers albums les styles Folk, Doom Metal et Darkwave avec beaucoup de cohérence, des atmosphères sombres, religieuses presque. Et puis il y a sa voix, lancinante, éthérée, d’une classe folle. Pain Is Beauty est un album à conseiller pour découvrir la musicienne, avec des aspects plus Electro, mais pour leur lourdeur et leur noirceur, les deux disques suivants intitulés Abyss et Hiss Spun, sont vivement conseillés également !



Précédemment on a parlé de groupes plutôt affiliés Rock/Metal, mais certains groupes très éloignés de ces sonorités, plaisent à ce type de public. On pense par exemple à Drab Majesty qui était cette année au Roadburn officiant néanmoins à la croisée du Post-Punk, de la Coldwave et du Rock Gothique. Le duo originaire de Los Angeles a su pourtant convaincre un public en dehors des scènes Goth / Cold. Ecoutez The Demonstration sorti en 2016 pour vous en convaincre, même si vous n’êtes pas nécessairement à la recherche de sonorités froides et sombres. Cet album possède un côté très dansant, immédiat et addictif, parce que chaque titre est un tube. Le premier morceau, Dot In The Sky, en est un exemple très parlant vous verrez.

Dans un registre plus électronique, l’arrivée de la Synthwave a aussi permis au public Metal de renouveler les goûts et aussi à pas mal de personnes de s’intéresser peut-être d’un peu plus près aux musiques électroniques. Deux artistes français comme Perturbator ou Carpenter Brut ont su, grâce à des esthétiques qui parlent au public Metal, les symboles ésotériques, les références à la science-fiction de manière générale, les films de série B, les jeux vidéo en font un background propice à développer leur art. On ajoute à cela des beats lourds, des ambiances étranges ou sombres, parfois des riffs de guitare metallisés et l’on comprend que ça parle à une certaine population Metal. Sur scène, les deux formations usent d’ailleurs d’une batterie (et d’une guitare pour Carpenter Brut) pour donner plus d’impact et de vie à leur prestation, enlevant le côté déshumanisé d’un simple concert d’Electro avec une personne mixant derrière sa platine. D'ailleurs les deux groupes concluent souvent des festivals Metal comme le Hellfest ou le Motocultor pour leur énergie, l’aspect dansant de leur musique et leur côté fédérateur.

Grace notamment à la série Vikings, une partie du public Metal s’est intéressée à la formation norvégienne Wardruna. La différence avec les groupes Folk Metal, c’est que leur musique est uniquement Folk, sans instruments électriques, et beaucoup plus intimiste et ancrée dans une véritable dimension païenne. C’est une musique apaisante, tantôt fragile, tantôt puissante, qui évoque la nature, les rudes climats nordiques. Des paysages sonores sculptés par des percussions et autre instruments traditionnels. A la même enseigne, les danois de Heilung qui se sont fait remarquer sur Youtube grâce à leur prestation live intitulée Lifa en 2017. A travers des textes historiques, le trio (bien plus nombreux sur scène) parle de l’âge viking et de celui du fer en utilisant des instruments traditionnels, des ossements ou des peaux, des lances ainsi que des percussions. Les costumes faits d’ossements, de plumes de tissus et de peau font aussi pour beaucoup quant à ce que le groupe essaye de transmettre. Leur musique est sombre, ritualiste, tribale par moment quand les armes s’entrechoquent avec les boucliers. A l’inverse de Wardruna, Heilung est plus viscéral et inquiétant et l’on comprend que ces esthétiques plaisent au public Metal.



Donc que faire ? Apprécier ses disques préférés n'est pas un problème en soi, tout comme être hyper ouvert sur quarante styles différents ne fait pas de vous quelqu'un de meilleur, surtout si vous commencez à écouter du Reggae. Autant le vieil adage "c'était mieux avant" est complètement fortuit, car il fait souvent preuve d’une méconnaissance des sorties actuelles, autant l’étalage de culture de culture indé / underground / expérimentale, ne fait pas de vous un puits de science et quelqu'un de plus respectable pour autant. Mais si vous traînez sur ce site, on imagine que vous êtes un peu curieux / curieuse de nature, avides de découvertes et de connaissances. Pour autant, avez-vous déjà ressenti cette lassitude devant cette multitude de groupes / concerts / découvertes ? Quels groupes un peu annexes écoutez-vous en dehors des sentiers Metal / Hardcore / Punk ? Ou quelles sont les découvertes que vous pourriez conseiller pour des personnes qui ne suivent pas forcément l’actualité musicale avec assiduité ?

Pentacle (Février 2020)

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Sources : Le Temps, Femme Actuelle, Skynet&Ebert.

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Commentaires

Cal3bLe Mercredi 19 février 2020 à 17H59

Le temps le temps le temps mon ami. Avec deux enfants ( qui sont eux la vraie merveille de ce monde ) et un boulot qui prend lui aussi bcp de temps et que l'on doit combler à coté car on gagne pas assez et bien la musique passe un peu après.
Alors on a toujours ses madeleines de proust classiques de chez classiques ( les gros groupes que tout le monde connait en général + un ou deux petit groupes ou groupe qui n’existe plus.. ) mais on ne découvre plus grand chose et comme on voit moins de monde on entend aussi moins parler de nouveaux groupes à écouter.
On s'aperçoit aussi qu'on peut être éclectique sans trahir alors on écoute du rap, du RnB, des musiques populaires, religieuses etc.. et y'a du bon partout et on se rend compte que les grands groupes que l'on aime ont eux aussi d'autres influences que le métal ou d'autres spectres auditifs que celui du métal.

math-badLe Mardi 11 février 2020 à 08H25

J'ajoute ma pierre à l'édifice et comme bcp d'entre vous, je me reconnais dans l'article. Le couple (ma femme n'écoute pas du tout de métal), le boulot et un enfant, ça calme quand même un peu... Le manque de temps est criant. J'aimerai faire beaucoup de choses (écrire, faire du sport, ...) mais bon notre vie est centrée sur le boulot et ce n'est pas là que je m'épanouie.

Par contre, j'ai eu une phase (entre 28 et 32 ans quelque chose comme ça) où je n'écoutais rien de nouveau. Là ça revient depuis 3 ans, un peu grace à Metalorgie que je consulte tous les jours.

Je rajouterai 2 facteurs qui font qu'on découvre moins de groupes.

Le 1er c'est que nos "anciens" groupes, ceux que l'on écoutait étant ado, continuent leur route. Pour moi, il s'agit par exemple de Slipknot, Korn, Sepultura, Cradle Of Filth, ... que des têtes de gondole mais que j'apprécie encore. Du coup ça prend du temps d'écouter leurs dernières sorties, et quand on en a peu du temps, ...

La 2ème, c'est que je n'achète plus du tout de magasine (Rock Hard, Metallian, Rock Sound à l'époque, ...) et dans ces magasines il y avait (il y a toujours d'ailleurs) ---> des cds ! Pratique pour découvrir pas mal de groupes (j'ai découvert pêle-mêle des groupes comme Evergrey, Six Feet Under, Prong, ... de cette manière). Je me souviens d'insérer la galette dans le lecteur cd et d’écouter religieusement l'intégralité du cd (il était rare que je zappe une musique). Et puis 5/6 titres ressortaient et j'étais content d'acheter le cd de ces groupes par la suite.

Maintenant je zappe davantage même si je me force à écouter des nouveautés au casque (mais j'écoute l'album et non plus un seul titre). Comme cela j'ai découvert par exemple Archspire, Cattle Décapitation, Killing Joke, Sikth, Bolzer ... mais j'ai aussi redécouvert des groupes que j'avais lâché (Killswitch Engage, Dimmu Borgir, Sepultuira (Machine Messiah) ...)

Mais comme le dit Scandisk, ceux qui viennent sur Metalorgie sont peut-être parmi les plus passionnés (en tout cas ils se donnent du mal) et donc parmi les plus aventuriers dans la découverte de groupes.

Pour finir, dès fois je me surprend à regarder le nombre de "fans" d'un groupe que j'écoute. Bolzer n'a pas exemple que 580 fans sur Deezer ... Pourtant quelle claque ils m'ont mis ! C'est peut-être ça aussi la découverte.

LandrailleLe Samedi 08 février 2020 à 12H16

Je ne me reconnais pas dans cet article.
C'est justement depuis que j'ai passé les 35 ans que je fais énormément de veille musicale (ah que le vendredi est bien, écouter les sorties de la semaine pour se préparer au week end !!)
Je n'écoute presque plus de vieux groupes tellement je trouve de merveilleuses choses !
Après j'ai un boulot qui me permet de faire ma veille (développeur : assis toute la journée derrière son ordi avec écouteurs et musique en fond).
Merci bcp pour cet intéressant article !

cowboyfromeilLe Samedi 08 février 2020 à 08H19

41 ans et c'est pareil de mon côté, les classiques côtoient les nouveautés et les vieilleries loupées à l'époque. Hier soir j'ai alterné entre Léonard Cohen, Pantera, le nouveau titre de Sepultura et Brutus. Quand on avance il y a différentes phases, parfois des besoins de nouveautés puis des retours aux sources.
En revanche au plus notre culture musicale s'étoffe au plus il est compliqué d'être "surpris". Ce qui n'empêche pas d'apprécier un groupe, mais la surprise peut faciliter l'écoute d'un groupe.
Super article merci. Par contre je ne range pas l'écoute de musique dans la même catégorie que d'autres loisirs car j'écoute de la musique facilement, en fond musical ! Je trouve qu'il est de plus en plus simple d'accéder aux nouveautés. Si on se replonge 20 ou 30 ans en arrière, nous avions les K7 piratées des copains mais à l'époque du vinyle c'était dur de découvrir un nouveau groupe au hasard... A part les concerts et les copains, dur d'aller dénicher les nouveaux Led Zep... La presse spécialisée s'est grandement développée et Internet, bien sûr, a facilité la tâche ! Bref chaque époque à ses avantages, c'était bien avant, mais c'est bien maintenant... Allez je file écouter vos conseils ...

parkLe Samedi 08 février 2020 à 00H52

Je me retrouve pas mal dans ce que dit Baptiste08.
Je me tape pas mal de tops annuels à droite à gauche pour voir si j'ai raté des pépites (selon mes critères) ou pour constater qu'en fait les nouveautés ne sont pas si nouvelles ou originales que ça (je pense au dernier Cult Of Luna personnellement par exemple pour illustrer, qui est en haut de pas mal de classements et que j'ai l'impression d'avoir déjà entendu plein de fois dans un passé plus ou moins proche) ou que les nouvelles mouvances actuelles ne me font rien ressentir, ne me touchent pas.
De mon côté, j'ajouterais que les styles et groupes que j'approfondissais encore récemment semblent désormais présentement tourner en rond. Peut-être que ces styles sont arrivés au bout de leur inventivité ou originalité. De ce qu'ils avaient à "dire", à faire ressentir. Car j'ai l'impression d'avoir vieilli en même temps que ces styles s'épanouissaient et se développaient. Ou qu'il m'a fallu le temps d'en faire le tour peut-être.
Malgré tout, en fouillant bien, on trouve encore des pépites d'originalité, ou qui font plus mouche par rapport à notre sensibilité. J'en trouve moins qu'avant mais j'en trouve encore.
A chaque époque ses styles.
J'espère que 2020 redonnera des couleurs au traqueur de pépites que je suis (que j'étais ?).
Merci pour cet article. Ça permet de prendre un peu de recul sur soi-même pour savoir où on se situe sur l'échelle du vieux con.

Baptiste08Le Vendredi 07 février 2020 à 21H28

Perso je me reconnais assez bien dans l'article : j'ai 32 ans, je ne me sens pas complètement largué mais c'est clair que depuis que je travaille et que j'ai des enfants, ce n'est plus tout à fait pareil. J'écoute tjs beaucoup de musique mais j'ai moins de temps pour aller à des concerts, lire des interviews, lire des articles comme celui-ci (pour le coup je l'ai fait cette fois)... J'ai parfois l'impression de ne plus suivre, de n'écouter que des "vieux" groupes mais quand je prends un peu de recul, je me rends compte que je fais tjs aussi régulièrement des découvertes.
Là-dedans, Metalorgie joue un certain rôle. Dans les très nombreuses chroniques, on trouve tjs bien une petite nouveauté, ou un groupe pas forcément récent mais dont on n'a jamais entendu parlé ou alors qu'on connait de nom/réputation mais qu'on n'a jamais testé. Le top de l'année est tjs utile, aussi. Plusieurs autres personnes l'ont d'ailleurs déjà dit : ça permet de "se mettre à jour". Pour moi, sur l'année écoulée, Metalorgie m'a poussé à me (re)mettre sur les grosses cylindrées dont je m'étais un peu éloigné - le dernier Rammstein, ça m'a bien plu ; le dernier Slipknot, ça m'a plutôt ennuyé - que dans l'underground - le black metal de Misþyrming ou encore le hardcore rageur de Amygdala.

scandiskLe Vendredi 07 février 2020 à 20H36

Idem 46 ans, près de 2000 cds, concerts régulièrement, hellfest tous les ans, je dois faire parti des exceptions…

Mais sans doute que bcps de lecteurs de metalorgie font partis des exceptions, le site regroupant des passionnés…

Dr MabouleLe Vendredi 07 février 2020 à 18H55

Pas vraiment d'accord, j'ai 41 ans et chaque jour qui passe, je découvre de nouveau groupe. Les derniers en date DodSfall, Numenorean, Urfaust et blood incantation. Malgré que je suis fan des premiers Slayer, Celtic Frost, Venom, Black sabbath etc...Il y a tant de groupe créative. J'ai à peu près 3000 cds et une centaine de vinyle. Et Ghost BC, Chelsea Wolve, Pertubator etc... je connais