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Roadburn 2019 : les immanquables !

Chaque année, on se dit "cette fois, c'est la dernière !". Et pourtant, à chaque fois, le Roadburn arrive à sortir une affiche éclectique et intéressante, qui a son lot de concerts qu'on ne peut voir que là-bas. Sur ces six scènes, il peut être difficile de s'y retrouver et c'est dans cette optique que Metalorgie vous propose une sélection des concerts que nous considérons comme les plus intéressants. Et n'oubliez pas non plus de faire de vraies pauses, c'est important pour mieux profiter des concerts qu'on attend le plus !




Jeudi 11 avril :

Malokarpatan - (Het Patronaat, 23h50)

 Tout droit des forêts sombres de Slovaquie, Malokarpatan défend son deuxième album sorti l’an dernier. Black Metal old school accompagné de guimbardes, riffs Heavy Metal encastré dans un rythme énervé, une plongée dans l’univers mystique et délirant. Sans tomber dans le folk à clochettes trop féerique, seules des poussées au synthé accompagnées de guitares douces permettent de se plonger au coeur de la musique sur la scène de la Patronaat qui accueille autant du Folk que du Black Metal.

Thou (Concert acoustique, Koepelhal, 18h20)

Que dire sur ces stakhanovistes de Bâton Rouge, si ce n'est qu'ils sont les portes étendards de la deuxième génération du Sludge, reprenant le flambeau de la scène New Orleans. Ils ont sorti 5 disques en 2018, et trois sont excellents. Les choisir comme artiste en résidence est une idée géniale, d'abord parce qu'ils sont incroyables sur scène (cf : notre report du Roadburn 2018) et aussi parce qu'ils ont une multitude de cordes à leur arc. Au menu donc, un set concentré sur leur dernier album Magus, un set collaboratif avec Emma Ruth Rundle, un set acoustique qui devrait consacrer l'EP Inconsolable comme un classique et un set de covers, qui sera sans doute bourré de clins d'oeils à leurs amours des 90s, d'Alice In Chains à Nirvana en passant par Nine Inch Nails et Crowbar. Franchement, allez aux quatres concerts, sauf si votre vie en dépend.

Pharmakon (Green Room, 23h40)

Il faut aller voir Pharmakon si l'on veut souffrir. Il faut aller voir Pharmakon pour l'expérience, une expérience sensorielle et physique, très probablement. Car à travers une Noise / Indus / Electro qu'on croirait tout droit sorti de l'enfer, Margaret Chardiet y hurle une bile nihiliste terriblement effrayante. Il est certain que ce type de concert n'est pas pour tout le monde, mais ceux qui s'y frotteront u trouveront sans doute quelque chose de libérateur, de primal, de bénéfique même, serait-on tenté de dire.

Vendredi 12 avril :

Triptykon & Metropole Orkest (Main Stage, 15h45)

Tom Warrior nous l'avait révélé en exclusivité avant l'annonce du festival : il avait prévu de terminer la composition du requiem de Celtic Frost, commencée sur l'album Into The Pandemonium. C'est une des trois commandes musicales du Roadburn pour 2019, et celle-ci devrait avoir quelque chose de spécial, puisque Triptykon y joueront le Requiem accompagnés d'un orchestre. Tom Warrior, à défaut d'être en toute circonstance un être humain sympathique, a rarement déçu en musique ces 15 dernières années, et tout porte à croire qu'il devrait écraser l'013.

Anna Von Hausswolff - (Mainstage, 17h50)

Parmi les excellents noms que le curateur de cette édition Tomas Lindberg a choisi d’inviter pour sa thématique The Burning Darkness comme les furieux Grails, les fraichement reformés Loop ou encore les rarissimes Gösta Berlings Saga, après longue hésitation j’ai finalement choisi de parler ici de la jeune suédoise Anna Von Hausswolff. Premier nom confirmé dans la programmation du curateur aux côtés d’At The Gates, Tomas a avoué qu’il s’agissait du « seul artiste qu’il souhaitait voir plus que tout dans sa curation. » Si sa musique est difficile à décrire, on peut déjà être sûr que l’expérience s’annonce grandiose et que la Mainstage est des plus appropriés pour ressentir le souffle de ses orgues sur scène.
Par ailleurs, si j’ai choisi de parler d’Anna Von Hausswolff plutôt que des autres noms cités au-dessus, c’est également car cette édition du festival laisse entrevoir une volonté appuyée d’une programmation plus féminine que les années précédentes (Marissa Nadler, Emma Ruth RundleLouise LemónLingua Ignota et bien d’autres). Même si l’on reste loin de la parité, il souffle sur cette scène comme un désir d’une plus grande ouverture et tolérance, s’éloignant des racines Stoner / Doom que l’on lui connait pour une programmation plus ardue à définir mais que tout spectateur familier du festival reconnait aisément comme l’esprit Roadburn. Un souffle dont on espère voir la confirmation dans les prochaines années avec, pourquoi pas, l’annonce de la première curatrice de son histoire.

Young Widows

Après Oxbow en 2017, voici un des tenanciers de ma baraque Noise Rock qui vient faire un coucou au Roadburn. Le trio originaire de Louisville est pas venu là en touriste puisqu'il s'agit de jouer en intégralité la pièce angulaire de leur discographie, Old Wounds, sorti en 2008. Plus de dix ans après, cet opus reste comme un excellent disque de Noise râpeuse, menaçante et groovy. Tout en restant efficace, ce disque prend le malin plaisir à imploser de manière carnassière et on espère bien se retrouver avec quelques balafres après ce concert de Young Widows.

Dehn Sora : Throane / Treha Sektori / Ovtrenoir (jeudi et vendredi)

Dehn Sora est définitivement une de nos fiertés françaises, s'illustrant en musique aussi bien en Dark Ambiant qu'en Black Metal, aussi bien en solo qu'en collaboration avec d'autres musiciens, tout en étant un créateur de visuels avec une patte reconnaissable entre mille. Pour le Roadburn, il prépare deux concerts spéciaux avec ses projets Treha Sektori et Throane, raison de plus s'il en fallait pour aller voir ce qu'il aura extrait des recoins les plus sombres de son psyché.

Drab Majesty (Koepelhal, 22h10)

Drab Majesty c'est un peu le projet qui monte qui monte depuis 2016, notamment grâce au très estimé et à raison The Demonstration, son dernier album. Un son quelque part entre le Shoegaze, le Post-Punk, la Coldwave... définitivement 80's donc. Ca convoque New OrderSisters Of Mercy, Bauhaus etc... Mais en dehors de toutes ces influences palpables et de cette mode du 80's, Drab Majesty c'est surtout du tube et du tube. Celui qui te fait hocher la tête sans relache, qui te fais danser de manière implacable. Impossible d'y résister, il y a un vrai talent d'écriture chez ce duo et on a super hâte de voir ce que ça donne sur scène !

Messa (Het Patronaat, 23h20)

Messa c'est un peu le phénomène Doom Metal de 2018. Et à raison car Feast For Water, leur dernier album ne date vient rabattre les cartes d'une scène Stoner / Doom qui a un peu trop tendance à se regarder le nombril à coup d'ambiance sorcières, défonce, fumée, occulte et compagnie. Il y a une vraie classe dans ce groupe, une envie de faire sonner ce Doom de manière si particulière, proche du Blues parfois, ou du Jazz, pas si éloignée d'ambiances feutrée à la Anna Von Hausswolff. Les italiens ont( déjà fait une incartade par chez nous l'année dernière et c'était d'une classe folle en live. On a toutes les raisons d'y croire que ce sera la même ici.
 
Bosse-De-Nage (Het Patronaat, 00h20)

Ces californiens exercent depuis 2006 au croisement du Hardcore, du Blackgaze et du Post-Rock. Avec des rythmiques à la Conan, une voix qui tire sur le sSreamo au grès des compositions, des paroles empruntés à Alfred Jarry et aux écrivains absurdes français ils ont su au fil des albums se renouveler. Leur dernier album Further Still, est plus rapide, plus énervé, avec des passages Ambient contemplatifs. 

Samedi 13 avril :

Wolvennest (Mainstage, 15h10)

On retrouvera la formation belge avec ShazzulaMongolito et le guitariste de La Muerte. Leur musique tout en constructions de nappes à la guitare, de beats puissants accompagnés d’une voix hypnotique soutenue par un thérémine. Un gros mix de krautrock dans la pure veine 70’s par des compos qui s’étirent, et des riffs dignes de la vague norvégienne Black Metal. Void est complexe et chaque réécoute révèle toute une palette de sonorités nouvelles. On attend de voir comment ils vont défendre cet opus massif, signé chez Vàn Records, en live !

Cave In (Mainstage, 18h50 et Old Man Gloom le dimanche sur la Mainstage, 19h20)

L’état du Massachusetts est devenu depuis plusieurs années l’exemple ultime de la consanguinité qui règne sur la scène Hardcore aux États Unis. Pas mal aidés par leurs accointances, temporaires ou prolongées, au label Hydra Head Records, un trio s’est vite démarqué dans cet exercice du partage à savoir Converge, Cave In et Isis. Echange de membres, tournées communes et, inévitablement, formation du super groupe Old Man Gloom. Suite au décès l’an dernier du bassiste Caleb Scofield, cette coutume a pris des airs d’hommage avec le concert organisé par les quatre noms susnommés pour célébrer la carrière et la vie de leur frère d’armes. Pour que cela puisse se faire, c’est Nate Newton qui officia au poste de Caleb chez Cave In et Stephen Brodsky pour celui chez Old Man Gloom. C’est donc avec le même casting que ces deux groupes viendront se produire à Tilburg cette année et après la vive émotion suscitée pour le concert sur le pouce des deux guitaristes de Cave In au festival l’année dernière, il y a fort à parier que ces deux concerts figureront parmi les événements les plus marquants de l’édition à venir.

Glerakur (Koepelhal, 19h50)

Encore un groupe islandais, repérés par le label Prophecy productions, connu pour son éclectisme et comme catalyseur de talent. De fait, on ne vous conseillera pas d'aller écouter leurs disques, car ils n'ont pas le quart de l'ampleur que prend la musique de Glerakur sur scène. Avec deux batteries, trois guitares, deux basses et des chants polyphoniques dénués de paroles, ils continuent à explorer les territoires que Sigur Ros avait commencé à cartographier dans certains recoins de leur discographie, mais avec une intensité et une puissance de frappe nettement plus prononcée. Pour en savoir plus, lisez notre report de leur excellent concert au Prophecy Fest dans une grotte !

Orchestra Of Constant Distress (Green Room, 20h)

Orchestra Of Constant Distress, c'est un riff. Ou peut-être deux, mais ça reviendrait à compliquer la machine. Dans l'équation, des bruitages par dessus, et toujours ce même riff mécanique qui tourne en boucle comme s'il n'allait jamais s'arrêter. C'est à en devenir débile. Mais les nuances sont là, porté par une rythmique mécanique, elle aussi, et le truc qui fait que c'est vraiment captivant. On y trouve du Oranssi Pazuzu ou du Swans là dedans et nul doute qu'en live l'expérience doit être hallucinante. 

Agrimonia (Koepelhal, 21h40)
 
Même si ça commence à nous agacer sérieusement, le Roadburn ne serait pas le Roadburn sans ses clash atroces. Là, on est sur le plus terrible de l'édition 2019 et sans doute un des pires de l'histoire du festival : "Sleep plays Holy Mountain" / Agrimonia / DodecahedronAgrimonia est un de ces groupes bâtards inclassables qui mélangent sludge et crust avec d'autres ingrédients tellement habilement qu'on ne sait plus bien comment les définir. Et c'est précisément pour ça qu'ils sont importants. C'est un side project de Martin Larsson, bassiste d'At The Gates et compte tenu de leurs trop rares apparitions sur scène, c'est un véritable cadeau de la part de Thomas Lindberg de les programmer en tant que curateur de l'édition 2019.

Maalstroom (Het Patronaat, 23h)

Voici une autre des commandes musicales du Roadburn cette année, qui a pour volonté de donner un espace à la florissante scène Black Metal hollandaise pour s'exprimer et écrire une pièce collaborative. Il y a beaucoup de talents dans l'équipe, le potentiel est là. A noter qu'une bière artisanale sera spécialement brassée pour l'occasion et que plusieurs groupes de cette collaboration joueront de leur côté comme les terribles Dodecahedron et les excellents Turia.

Dimanche 14 avril :

Have A Nice Life ‘Deathconsciousness set’ (Mainstage, 13h50)


Il y a un peu plus de 10 ans, un petit duo de musiciens sans prétention enregistre avec peu de moyen et une production « lo-fi » un double album qui a eu un impact sur la scène indie-post-whatever aussi fort qu’inattendu : Deathconsciousness. Aujourd’hui encore son retentissement se fait sentir à travers les différents genres auquel il a emprunté comme le Shoegaze, le Post Punk, le Drone ou le Post Rock.
Pourtant, le groupe a toujours entretenu une certaine froideur avec l’exercice de la scène en comptant dans son histoire seulement un concert en 2010 et quatre en 2017, et évidement jamais sur le vieux continent. C’était sans compter sur le talent de programmation du Roadburn qui aura non seulement l’honneur d’héberger les premiers concerts du groupe qui s’y produira deux fois, mais surtout un set consacré à Deathconsciousness qui sera pour l’occasion interprété dans son intégralité.


Daughters (Mainstage, 16h10)


Vous n’avez surement pas raté ça l’année dernière, la terreur de Providence Daughters a annoncé sa reformation avec la sortie d’un nouvel album chez Ipecac. Reprenant le versant le plus sombre et tempéré de l’incroyable album éponyme de 2010 tout en conservant ses racines Noise-Post-Hardcore pour les emmener vers des sommets plus ambitieux, You Won’t Get What You Want réussi l’exploit non seulement de surpasser son prédécesseur discographique mais aussi de se placer parmi les plus importants albums de la décennie en cours. Rien que ça.
L’équipe du Roadburn elle-même, pourtant toujours en avance lorsqu’il s’agit de prédire une hype, a sous-estimé l’importance de ce retour, les programmant initialement dans l’intimiste salle Green Room pour finalement retourner sa veste à quelques semaines du festival en les annonçant sur la Mainstage. Un choix préférable en effet quand on voit les Sold-Out qui ne font que tomber à chacun de leurs concerts depuis la sortie de l’album.



Stuck In Motion (Green Room, 17h)

Avis aux fans, récents ou d'époque, des 70's. Stuck In Motion emmène dans un trip psyché pur, dont seule une production propre trahie la date de sortie. Encore jeunes et avec très peu d’expérience en live, ces Suédois vont peut-être réussir à faire vibrer la Green Room avec cette ambiance classique à souhait.

Bossk (Green Room, 20h30)

Tu es déçu que le Roadburn 2019 n'annonce toujours pas une reformation de tes chéris, Isis ? Sèche tes larmes, Bossk est présent à l'affiche pour tous les amateurs de Post-Metal qui se respectent. En plus, les anglais joueront en intégralité leur dernier album, Audio Noir, qui est sans doute un des albums les plus exaltant sorti dans le genre depuis quelques années. Si tu aimes être chahuté par les déflagrations sonores et bercés par de douces brises mélodieuses, c'est le groupe à ne pas manquer.

Sleep (Mainstage, samedi et dimanche)

Beaucoup se plaignent que le Roadburn ait perdu sa programmation orientée Doom / Sludge / Crust au profit de groupes plus à la mode et mieux peignés. Il semble qu'avec Sleep, l'equipe ait voulu rappeler qu'elle n'avait pas oublié d'où elle vient. The Holy Mountain a beau être un album culte, il reste un disque inégal (même Mike Scheidt de Yob est d'accord !), mais il comporte tout de même son lot de classiques et le petit dernier The Sciences est un superbe manifeste Stoner / Doom, pour ne pas dire un mètre étalon sonore. Avec le son de l'013, si le trio ne s’étouffe pas dans des nuages de THC, le Riff devrait être au rendez vous.

Birds In Row (Het Patronaat, 22h)

Voir nos frenchies de Birds In Row sur une affiche aussi prestigieuse que celle du Roadburn à ce quelque chose de très particulier. C'est vrai qu'on les as déjà vu pleins de fois par chez nous, mais tout de même, leur dernier album We Already Lost The World est une des pépites Hardcore de 2018, leurs concerts sont toujours d'une intensité, d'une franchise et d'une émotion rare, alors pourquoi se priver d'aller les revoir sur scène ? Et puis leur place sur cette affiche du Roadburn 2019 est totalement méritée, qu'on se le dise.

Imperial Triumphant (Het Patronaat, 23h30)

Il n'y a rien de plus horripilant que d'entendre qu'un groupe a un son "jazz" ou des compos "jazzy" quand dans 95% des cas, ils n'ont absolument rien à voir avec ce style. Mais Imperial Triumphant fait partie des rares formations Metal à pouvoir légitimement se revendiquer comme telle, avec des cuivres qui se mêlent avec goûts à des riffs chaotiques façon Deathspell Omega. Le tout est maintenant de savoir s'ils arriveront à faire sonner ces ambitieuses chansons sur scène, tirée d'un des meilleurs albums de 2018. Si c'est le cas, ça sera sans doute un des concerts de l'année. De quoi terminer son Roadburn comme il se doit !




Metalorgie Team (Avril 2019)

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