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Les Dossiers De Metalorgie #16 Février 2019 : "le deaf-test"

Aujourd'hui on remet le couvert avec ce petit jeu qu'on aime bien, le deaf-test. Le quoi ? "Deaf", c'est "sourd" dans la langue de Shakespeare. C'est le même principe qu'un blind-test, c'est à dire qu'il faut deviner quelque chose à partir d'une information incomplète. Quand on est aveugle, on entend la musique mais on ne "voit" pas qui la joue, et c'est ce qu'il faut trouver. Et bien quand on est sourd, c'est l'inverse. On s'est montré des noms de groupes, d'albums, et les pochettes associées, et on a déduit (ou pas) ce à quoi ressemblait la musique qui va avec...

Envie de jouer ? De proposer vos pochettes les plus improbables ? On vous attend en commentaires ou bien sur Discord


ZbrlahLorn - The Maze To Nowhere

V.N.A. : Je réfléchis à la proposition plus tard (mais vu la pochette j'ai envie de dire Noise).
Bactéries : Ça ressemble à de l'Indus super sombre, genre un truc à la Nine Inch Nails en mode limite Noise. Mais je doute que tu sois un amateur d'Indus, à moins que le Power Black Indus Metal soit un style qui existe réellement ?
SkaldMax : Ça fait un peu arrêt sur image d'une caméra de surveillance dans un monde post-apocalyptique. Du coup difficile d'imaginer autre chose que de la Noise, de l'Indus ou de la Coldwave. Mais impossible que Zbrlah écoute un truc pareil, mystère...
V.N.A. : À voir ce truc, j'ai tout de suite pensé Noise, en plus faut prendre en considération la possibilité que Zbrlah ait volontairement mis un truc qu'il n'aime pas pour nous induire en erreur... Mais après un deuxième regard, l'image est-elle vraiment fournie par un appareil défectueux, ou représente-t-elle plutôt une vision obscurcie par un voile ou un tissu noir ? Genre, le type (ou la fille) s'est fait enlever, on lui a attaché les mains dans le dos, on lui a mis un sac sur la tête et on l'a balancé dans un labyrinthe. En l'air, il distingue un semblant de lumière, mais s'il avance, c'est l'obscurité qui l'attend. Si ça tombe, c'est un concept-album ultra chiadé qui nous balade entre les pensées, les émotions de cet individu et son cheminement hasardeux dans un labyrinthe vers nulle part. D'ailleurs, The Maze To Nowhere, moi ça me fait plutôt penser à du Power-Prog. Voilà.
Ou alors si ça tombe, c'était juste une erreur d'impression et ils s'en sont rendu compte trop tard pour rectifier.
SkaldMax : Ou alors un concept album Prog sur un robot envoyé sur Mars par les humains ?

ZbrlahLorn n'est pas un groupe, c'est un producteur de musique électronique. Si aucun d'entre vous ne l'avait deviné, je pense que si vous écoutiez The Maze To Nowhere, vous ne seriez pas surpris qu'il ait choisi cette pochette. Et au fond, est-ce que sa musique ne serait pas à l'Electro ce que la Noise est au Rock ? Peut-être. Sombre, très sombre même, épurée jusqu'au minimalisme et pourtant d'une poisseur maladive, plutôt dans l'ambiance que dans la mélodie, la musique de l'Américain est la bande-son parfaite de votre film d'horreur préféré. Les travaux de Lorn ont d'ailleurs été utilisés dans nombre de films (Black Swan...), séries (Les Experts entre autres), et jeux vidéos (Furi, Sleeping Dogs...), en gros tout dès que ça implique de l'angoisse.
Quant à cet album en particulier, il s'agit en fait de trois courts EPs (The Maze To Nowhere Part IPart II, et Part III, originalité / 20) qui se retrouvent compilés ensemble pour presque 50 minutes de lourdeur électronique. Trop pesant pour que je ne le digère d'un seul coup (c'est un ami qui m'a fait découvrir ça, je sais pas comment il fait, lui), je préfère m'y pencher EP par EP, en entrecoupant mes écoutes avec un autre artiste plus "joyeux". Si je dois en recommander un, je suggérerais le premier, principalement parce qu'il est aéré par Batty's Theme, le morceau le plus upbeat ("le plus vivant" est une autre façon de le formuler) de cette compilation.
L'EP est en écoute sur bandcamp.



V.N.A.The Artifice - The Artifice

Zbrlah : Facile, c’est du Metal(i)cor(n)e !
V.N.A. : Haha, j'avais pas pensé à ça. Ça fait vraiment Metalcore, ou c'était juste pour le jeu de mots ? Perso quand j'ai vu ça, je ne savais pas à quoi m'attendre, après une brève réflexion j'ai parié sur Rock énervé (même si c'était peu probable d'après le label).
SkaldMax : J'imagine bien un truc un peu Mathcore méchant à la The Dillinger Escape Plan par exemple. Vue la gueule que tire le poney c'est un disque pas de tout repos ?

V.N.A. : Il y a quelques semaines, en passant sur la boutique en ligne du label polonais Via Nocturna pour commander un CD, j'ai fini je ne sais comment par commander en plus le "pack surprise de 25 CD" pour un prix tout cassé (oui, je suis faible face à la tentation, mais pour le coup je suis content d'y avoir cédé parce j'ai fait quelques belles découvertes). Enfin bref, je me suis retrouvé à jouer au deaf-test tout seul chez moi. Dans le lot, il y avait des albums de Death ou de Black assez évidents, mais aussi quelques autres un peu plus retors, dont... The Artifice, pardi ! (Ainsi que Crystal Pyramid, on en reparle plus loin.)
Et concernant The Artifice, justement, niveau genre je dois donner un peu raison (mais pas trop) à Zbrlah, on y trouve bien quelques influences Metalcore. Mais avant tout, c'est du Thrash que pratiquent ces Suisses (avec également quelques influences Death), et c'est d'ailleurs très sympa à écouter. En revanche, pour le "pas de tout repos", on repassera. On est dans la catégorie Metal Extrême, donc dans un sens c'est vrai, mais en dehors de cela, perdu SkaldMax, rien de déstructuré Mathcore foutraque façon The Dillinger Escape Plan, au contraire, The Artifice est plutôt facile à suivre et mise surtout sur l'efficacité (difficile de ne pas se mettre à remuer la tête en l'écoutant).
L'album s'écoute sur Bandcamp.



SkaldMaxSacred Son - Sacred Son

V.N.A. : La photo de vacances au bord de mer avec le logo Black Metal, tout est normal. Là le mec prend sa pose avec le paysage, et puis le soir il va faire la fiesta en boîte de nuit sur de la Dance ou de la Techno pourrie, et puis dans dix jours il va rentrer chez lui, retrouver un boulot tellement pourri que ça l'a rendu dépressif et suicidaire et qu'il a fondé un one man band de DSBM, mais pour son nouvel album les souvenirs tout frais vont égayer ses sessions d'enregistrement et il va nous pondre un mélange BM / Dance / Techno. C'est possible, ça ?
Bon, par contre il manque le nom, parce que là je lis "Sacred" mais pas la suite.
SkaldMax : Exact. Sacred Son par Sacred Son.
V.N.A. : Ah mais ça change tout ! Si ça s'appelle Sacred Son (bon, même en le sachant, j'arrive pas à lire le "Son"), ça peut pas être du DSBM. En fait ça doit être du Black Metal chrétien, celui qui rénove les églises au lieu de les brûler.
SkaldMax : "Sacré fiston, va !"
Zbrlah : Entre le logo full Black Metal et la photo hipster pastel, je pense instinctivement à Deafheaven et leur fameuse pochette rose. Je dirais un truc du même genre, Post-Metal avec un côté edgy, voire même avec un côté ouvertement complexe, inaccessible, élitiste, exprès pour contraster avec la pochette parce que lol.

SkaldMax : « Created in the ligature of a third-life crisis sat at my dining room table in my dressing gown, the scent of the flower 'gypsophilia paniculata' in my nostrils. »
Bon, très clairement si j’ai misé sur Sacred Son c’est pour la blague évidente de la pochette, mais mes acolytes aguerris me connaissent sans doute trop bien. Oui, c’est du Black Metal, plutôt atmosphérique, mais on est tout de même largement en deçà de Deafheaven question composition. Non pas que Sacred Son soit désagréable mais il ne laisse rien de vraiment marquant à l’esprit et mériterait même une production plus alléchante. Les guitares sont en retrait, pas vraiment mises en valeur, et même si l’interlude Ethereal Light rééquilibre l’ensemble, il ne sauve pas tout. L’album a tout de même eu son petit succès à sa sortie, mais est-ce uniquement dû aux qualités intrinsèquement musicales du one-man band anglais ? Rien n’est moins sûr, surtout quand on se penche sur la quantité d’albums de la même trempe qui sortent chaque mois sans apporter grand-chose de neuf. 
L'album est en écoute sur bandcamp



V.N.A.Crystal Pyramid - Enter The Beyond

Zbrlah : Alors déjà l'image est ultra stylée. Ceci étant dit, le nom du groupe et le style de la pochette me font penser à du Prog Instrumental (à la WidekPlini, etc). Pour coller au nom et au visuel, je rajouterai bien quelques gammes orientalisantes à la Born Of Osiris par exemple.
SkaldMax : Ça m'a l'air assez zen, genre Nature et Découvertes. Je vois bien quelque chose d'instrumental, un Post-Rock peut-être plus massif que la moyenne ? Un groupe qui parle des éléments, la Terre, tout ça, comme The Ocean par exemple. 

V.N.A. : Pour le coup, à voir la pochette, j'aurais plutôt été de l'avis de Zbrlah. Et comme lui, je me plantais dans les grandes largeurs. 1) C'est pas du Prog, 2) c'est pas instrumental, 3) c'est même pas orientalisant... Ce n'est pas non plus du Post-Rock, ni zen, ni ne parle des éléments (pour donner une petite idée, parmi les titres on trouve Voluntary Extinction Center ou Across The Battlefield's Ruins Of The Ethereal Desert), mais SkaldMax marque un point, ça a bien un aspect massif puisqu'on tape dans du... Doom. Enfin, on tape dans le Doom surtout à partir de la deuxième piste, parce que Shattered Reminiscence (la première, donc) est un poil trop rapide pour ça et s'apparente davantage à du Heavy. En dehors de ça, Enter The Beyond possède un côté plus planant, atmosphérique, par moments ça me fait très vaguement penser au Elder qu'on m'a forcé à écouter pour un précédent dossier, et parfois on a aussi droit à de petites incursions Doom-Death. Dans l'ensemble, ça se laisse écouter mais ça ne me branche pas plus que ça (après, je ne suis pas tellement amateur du genre, donc je suis sûr que je passe à côté de plein de qualités) ; le gros point noir du disque pour moi, c'est la voix, trop distante, autant parlée que chantée, vraiment pas accrocheuse.
En écoute sur Bandcamp, si vous voulez vous faire votre propre idée.



SkaldMaxThe Haxan Cloak - Excavation

PentacleThe Haxan Cloak c'est du Dark Ambient et c'est vachement bien ! Comment ça j'ai tué le jeu ahah.
V.N.A. : (Avant de faire défiler et de lire la réponse, que dis-je, le spoil éhonté de Pentacle) : euh... à l'image, Comment réussir ses nœuds coulants, le guide en version livre audio ? (Non, d'ailleurs, ce serait plutôt "comment réussir son nœud coulant", parce que quand c'est bien fait, un seul suffit). Mais je vois pas bien le rapport avec l'excavation...(Et après avoir lu plus bas) : à tout hasard, Dark Ambient ?
Zbrlah : Avant de scroller plus bas que la pochette, et de voir comment Pentacle a nonchalamment ruiné le jeu, j'avais pas du tout en tête que ça pouvait être du Dark Ambiant. Peut-être du Black tordu, distant, à la Mgla un peu. Mais j'ai pas eu le temps d'étoffer la réflexion, je m'étais déjà fait spoiler...

SkaldMax : Je vois que Monsieur le Pentagramme a semé sa petite pagaille, pas très gentil tout ça. Alors oui The Haxan Cloak c’est effectivement du Dark Ambient, et j’ajouterais de la Techno, du Drone, de la Noise à certains moments...Comme l’a dit Pentacle, c’est un très bon disque mais que je n’écoute que rarement. Déjà parce que c’est relativement exigeant (ça a beau être de la musique électronique, on n’est pas sur des hits radiophoniques de 3 minutes) et puis parce que ça pue la poix. Une écoute au casque de ce machin vous garantit une claustrophobie accrue, par moments des sensations d’étouffement (V.N.A., même pas besoin d’un manuel pour les nœuds coulants tu vois), de tournis, avec ce mélange de beats et de basses qui s’enfoncent au fond des entrailles. Dans une sphère complètement autre, The Haxan Cloak (littéralement « le cloaque des sorcières » hein) atteint les bas fonds côtoyés par Sunn O))) et son Black One ou encore Portal, Grave Upheaval, et autres saloperies de pure négativité qui ne sortent jamais des ténèbres. Amusez-vous bien.



SkaldMaxLaboratorium Pieśni - Rosna

V.N.A. : Alors au premier coup d’œil, j'y ai vu un vieil indien (ou comment faut dire maintenant ? natif américain, c'est ça ?), donc j'allais dire un truc plutôt ethnique, tribal, mais à mieux regarder, je me dis que finalement c'est peut-être juste une vieille femme avec la peau distendue... Mais pourquoi ce piaf ? Pourquoi cette fleur ? Un portrait pris en pleine nature ? Mouais... Vu la façon dont c'est fait, les couleurs, ça doit cacher un truc assez psychédélique. À tous les coups, l'artiste planait complètement au moment de faire ça. D'ailleurs, "Laboratorium", je suppose que ça a un rapport avec un laboratoire (et Pieśni, j'en sais rien, sûrement juste le nom du labo et Rosna celui de la dame), donc ça devait être des essais sur une nouvelle drogue, et le cobaye, en transe, a vu sa défunte maman ou grand-maman (voire arrière-grand-maman, pourquoi pas), qui le berçait quand il était enfant, qui lui donnait des bonbons quand il était sage et des taloches quand il ne l'était pas, et qui aujourd'hui lui manque terriblement. Allez, va pour Psyché avec un côté mélancolique.
Zbrlah : Alors là... Est-ce qu'on est bien sur un album d'un genre qui pourrait être chroniqué sur Metalorgie ? Parce que là instinctivement j'ai l'impression de voir les pochettes de CDs de musique du monde qu'écoute ma mère dans sa cuisine. Allez, je vais dire (au pif) du Doom-Death. Avec Césaria Evora en guest.

SkaldMax : Ah ! Je ne suis pas le seul à voir un indien, ça me rassure. Mais pas de bol, on est à mille lieues du Doom Death ou d’un labo secret. Zbrlah en revanche est dans le vrai, j’ai rendu visite à sa maman récemment et elle m’a conseillé cet album de musique d’Europe de l’Est ma foi très accrocheur. Laboratorium Pieśni, c’est huit femmes polonaises qui te font du chant polyphonique quasiment tout le temps a capella, ou accompagnées de percussions, vielle, et autres instruments traditionnels. En résultent des morceaux aux couleurs chamaniques, ritualistes, sans le côté pipeau-plastique des groupes de Jean-Drakkar et sa corne à boire. Les titres sont souvent très beaux, émouvants (U Lisi, Oj U Poli), parfois hallucinés, et transportent sans forcer dans des décors sauvages avec très peu d’artifice. Etant donné que c’est un genre où je suis complètement ignorant, difficile de dire si Laboratorium Pieśni fait partie du haut du panier ou de la moyenne molle, mais toujours est-il que ces treize titres me hérissent le poil à chaque écoute. 
L'album s'écoute sur bandcamp.


Pentacle (a.k.a. l'infâme spoiler) : Chapel Of Disease.​.​.​And As We Have Seen The Storm, We Have Embraced The Eye

V.N.A. : C'est quoi, les éléments qui s'apprêtent à déverser leur fureur sur le paysage ? Vu que le titre fait référence à la tempête, oui, mais ils ont vu la tempête, et ils n'en ont étreint que l’œil. Autrement dit, là où c'est calme, où il ne se passe pas grand-chose même si tout autour ça a tendance à se déchaîner. Tiens, ça me fait penser à du Post-Rock, ça, tu sais que ça pourrait éclater à tout moment, t'en es vraiment pas loin, mais au final tu t'ennuies à rester là où il ne se passe rien. 
Zbrlah : J'adore la pochette. Je la trouve vraiment magique, pour de vrai. Si tu en sais plus sur son histoire, Pentacle, je suis preneur. Est-ce une image d'un vrai tableau impressionniste ? Ou est-ce que Chapel Of Disease a fait faire ça pour l'occasion a un graphiste inspiré ? Sinon, quant au genre pratiqué, l'illustration et le nom de l'album m'emmènent vers du Doom / Psyché...
SkaldMax : Je connais un peu le Chapel Of Disease d'avant, mais je n'ai aucun avantage sur mes collègues, car si je ne me trompe pas ce disque est justement en totale rupture avec le passé du groupe. La pochette m'évoque quelque chose d'acoustique, un peu Bluesy/Doom/Grunge dans les guitares, avec une voix éraillée et une ambiance de fin du monde (à cause du titre très résigné voire complètement pessimiste). C'est visuellement superbe en tout cas.

Pentacle : Perdu, zéro pointé à tout le monde et surtout à V.N.A. et son hypothèse Post-Rock. Les Allemands de Chapel Of Disease viennent à la base du Death Metal et ont muté sur cet album pour un patchwork sonore assez surprenant. Les racines Death n’ont pas complètement disparu mais sont noyées sous des influences Hard Rock 70’s à la Opeth, des harmonies très Rock n’ Roll que ne renierait pas le Kvelertak des débuts, un peu de Heavy aussi...Le plus dingue c’est que le pari marche à fond, car la maîtrise de ces nouveaux horizons est très crédible et établit un challenge encore plus élevé pour le prochain disque. Et pour te répondre Zbrlah, derrière cette jolie pochette se cache le coup de crayon de Timo Ketola qui a entre autres illustré le sublime Casus Luciferi de Watain.
L'album s'écoute sur bandcamp

Metalorgie Team (Février 2019)

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