Les Dossiers de Metalorgie #14 Rétrospective 2018

2018 se termine à peine et pourtant tellement de disque dont nous aurions aimé parler. Au-delà de nos chroniques habituelles et Metalorgie Monthly, nous vous proposons de revenir sur certains albums qui n’auront su se glisser dans le planning 2018 du site. Liste loin d’être exhaustive, mais qui permet d’effectuer un bon rattrapage pour les curieux. Bonne lecture !

Aborted - Terrorvision
C'est marrant, d'habitude j'aime bien Aborted mais j'ai du mal à en écouter tout un album d'une traite, ça m'éclate un moment et puis je sature. Là, non. Je veux dire, je l'aime bien et en plus j'arrive à m'enfiler les treize titres sans broncher. Du coup, c'est devenu mon Aborted favori. Simplement parce qu'il est plus accessible que les précédents. Ou alors c'est juste que j'ai fini par m'habituer. – VNA

AcoD - The Divine Triumph
AcoD n'est pas le plus connu des groupes français (en tout cas, je ne le connaissais pas avant la sortie de The Divine Triumph), pourtant dans le registre Black/Death (et un peu Thrash, pendant qu'on y est ; et avec une touche de Sympho, aussi, mais pas trop appuyée), il est responsable de l'une des sorties les plus marquantes de l'année (en ce qui me concerne, évidemment). Si vous ne connaissez pas, foncez écouter. Mais vraiment. – VNA

Amaranthe - Helix
Oui, parfaitement, on passe d'Aborted et AcoD à Amaranthe, parce qu'on n'a pas peur des mélanges chez Metalorgie. Bon, cela étant dit, concernant Helix... Déjà, le groupe a changé un chanteur, je préfère celui-là à l'ancien. Musicalement, ça reste du Metal-Electro-Pop, hein, donc si ces deux derniers qualificatifs vous filent de l'urticaire, fuyez. Mais sinon, c'est plutôt sympa, c'est accrocheur, le côté Pop est moins kitsch que sur son prédécesseur... Bon, ça ne va clairement pas finir dans mon top annuel, mais je passe un bon moment en l'écoutant, c'est l'essentiel. À part ça, y a vraiment quelqu'un qui a validé cette pochette ? – VNA

Angra - Ømni
Le départ du guitariste et membre fondateur Kiko Loureiro pour Megadeth ne laissait pas forcément présager que du bon, et d'ailleurs, au premier abord, j'ai trouvé cet Ømni très quelconque. Mais par un phénomène mystérieux, à la quatrième ou cinquième écoute, j'ai eu comme un déclic. Je n'y accordais qu'une oreille distraite quand subitement mon esprit s'est retrouvé dans le bon alignement et qu'une pensée incongrue a surgi : « Hé, mais il est vachement bien ce disque, finalement ! ». Le problème, c'est que je ne m'explique pas en quoi il est si bien. J'ai eu envie de le chroniquer, j'ai fini par abandonner l'idée à force de ne pas trouver que dire. Tout ce que je sais, c'est que plus de six mois après la sortie, j'y prends toujours autant de plaisir. Rien de très nouveau dans ce Power Prog aux influences tribales (qui se ressentent tout particulièrement dans les percussions), la contribution de Fabio Lione n'est pas une révélation puisqu'il opérait déjà sur Secret Garden, mais au final, je préfère celui-ci. Dommage toutefois que les titres Magic Mirror et Always More soient en deçà du reste. – VNA

Angra - Ømni, encore
Je n'ai pas réussi à trouver la patience de V.N.A., et me suis arrêté aux deux-trois décevantes premières écoutes. Pour avoir vu le groupe en concert au printemps dernier, j'ai trouvé que les nouveaux titres ne passaient pas si mal en live (mais loin du niveau des classiques de la fin des années 90), sans pour autant me donner envie de redonner une chance à Ømni. Tant pis pour moi, je suppose. – Zbrlah

Arsis - Visitant
Du Death/Thrash technique de bonne facture, mais pas transcendant. Je prends plaisir à l'écouter, et après coup il ne m'en reste pas grand-chose. Seuls deux titres se démarquent vraiment du lot : A Pulse Keeping Time With The Dark, pour l'ambiance qui l'imprègne, et la reprise His Eyes. Arsis a su se montrer plus convaincant par le passé. – VNA

Ashes Of Ares - Well Of Souls
J'avais un souvenir mitigé du premier opus d'Ashes Of Ares, mais bon, donnons une chance à celui-ci. Après tout, j'aime beaucoup le chant de Matt Barlow dans Iced Earth et dans Pyramaze, et le batteur Van Williams est... Ah ? Est absent de ce ne nouvel album. Bon, dommage. Mais ne nous démontons pas pour si peu et tentons l'écoute. [...] Bon, bah... Pas ouf non plus, au même titre que Ashes Of Ares. Pas nul, hein, entendons-nous, mais rien ne ressort vraiment du lot. Pire : les doublages systématiques des lignes de chant avec une partie suraiguë fini par me saouler royalement. Entre ça et le projet We Are Sentinels qui oscille entre le kitsch et le malaisant, au final, 2018 n'est pas un bon millésime pour Matt Barlow. – Zbrlah

At The Gates - To Drink From The Night Itself
Ce n'est pas donné à tout le monde de revenir quinze ou vingt ans après et d'être toujours pertinent. At The Gates est de cet acabit. J'ai davantage accroché à At War With Reality, mais celui-ci reste plus que correct. – VNA

Audiotopsy - The Real Now
Soyons honnêtes, si j'écoute Audiotopsy, c'est uniquement pour les morceaux de Mudvayne que le groupe contient (le guitariste et le batteur), et comme pour Natural Causes, ça reste correct mais la comparaison n'est pas très flatteuse. J'écoute Hellyeah exactement pour les même raisons, mais même si ces derniers n'ont pas sorti grand-chose d'intéressant au-delà des deux premiers disques qui étaient sympas, au moins ils ont développé leur propre identité. Alors que dans le cas d'Audiotopsy... bah on ne va pas dire que c'est juste une pâle copie, parce qu'il y a des différences (plus axé Rock Alternatif, notamment), mais tout de même, difficile de ne pas entendre avant tout un Mudvayne amoindri. Ou peut-être que je suis juste devenu un vieux grincheux. – VNA

Auri - Auri
Tuomas Holopainen (claviériste et tête pensante de Nightwish) a un nouveau projet, allons y jeter une oreille, après tout j'avais bien aimé son Life And Times Of Scrooge en 2014. Encore une fois, ce n'est pas du tout un Nightwish bis, on sort complètement du Metal Symphonique. Auri est un disque Folk assez planant, c'est pas mal du tout mais selon mon état d'esprit du moment, soit j'adhère, soit il m'ennuie. – VNA

Barren Earth - A Complex Of Cages
Pour ses deux premiers albums, Barren Earth faisait une espèce d'Amorphis en plus bourrin, et c'était bien. Depuis le changement de chanteur, on se rapprocherait plus d'Opeth (enfin, quand c'était bien l'ancien Opeth), tout particulièrement sur les parties Death. Et c'est bien aussi, mais genre encore plus. Le seul truc, c'est la voix claire : on peut adhérer (c'est mon cas), ou elle peut rebuter. En tout cas, à essayer, parce que s'il y a deux sorties Death Prog à retenir en 2018, et c'est dit de façon totalement subjective, c'est 1) Alkaloid et 2) Barren Earth. – VNA

Behemoth - I Loved You At Your Darkest
Déception. C'est le mot. J'en attendais probablement trop, mais après The Satanist (et après toute la disco des Polonais, d'ailleurs), ce nouvel opus laisse un goût amer. À la surface, tout a pourtant l'air pour le mieux, le gros Black/Death du groupe transparaît toujours, on a même droit à de petites expérimentations (ouah, ils ont mis des chœurs d'enfants ! mais bon, Giedré aussi a déjà utilisé des chœurs d'enfants, Behemoth à côté c'est des gamins). Mais alors niveau composition, c'est d'un creux ! C'est fade, c'est prévisible, ça ressemble à un gros manque d'inspiration avec un bel enrobage pour faire semblant. En fait, j'ai un peu l'impression qu'I Loved You At Your Darkest est davantage une question d'attitude que de musique. Ça s'écoute, hein, je n'irai pas jusqu'à dire que c'est complètement nase, mais voilà. En compétition avec Dimmu Borgir pour la déception de l'année. – VNA
En écoute intégrale : I Loved You(Tube) At Your Darkest

Black Bomb A - Black Bomb A
Le dernier album que j'aie apprécié de Black Bomb A, c'était From Chaos, et ça fait déjà presque dix ans. Je n'ai pas, mais alors vraiment pas accroché à Enemies Of The State, et s'il y avait du mieux avec Comfortable Hate, ce n'était toujours pas ça. Autant dire que je n'attendais pas grand-chose de cet éponyme... et finalement, je suis agréablement surpris. Moins bruitiste, on retrouve un peu le BBA de Speech Of Freedom / One Sound Bite To React. Pas de quoi se rouler par terre, mais ça fait déjà plaisir. – VNA

Bleakness - Frozen Refuge
Ah qu’il est bien bon ce nouvel EP de Bleakness, surtout après la petite claque live. Il y a un côté Old School mais le groupe sort un mix entre Post-Punk / Hardcore assez jouissif. Difficile de choisir entre Ruined Fate et ce disque, mais jetez-vous dessus - K

Bleeding Gods - Dodekathlon
Du Death Sympho, thématiquement basé sur les travaux d'Hercule, et qui musicalement évoque Septic Flesh ou Ex Deo. C'est bien exécuté, mais ça laisse une impression de déjà entendu, et ça n'a pas suffisamment de profondeur pour justifier qu'on y revienne plus de deux ou trois fois. – VNA

Bloodbath - The Arrow Of Satan Is Drawn
Un nouveau Bloodbath avec Nick Holmes au chant ? Oui ! Et encore mieux que Grand Morbid Funeral ? Deux fois oui ! – VNA

Borealis - The Offering
Quatrième offrande pour Borealis, et malgré une pochette et un titre qui évoqueraient quelque chose de plus Folk à la Elvenking, les Canadiens restent globalement sur un Power / Prog très sage, inspiré de formations plus connues (Symphony X, Kamelot, Evergrey...) en appliquant la leçon sans trop d'inventivité. Ça s'écoute bien, aucun problème de ce côté... si ce n'est qu'on n'en retient finalement pas grand-chose. Les opus précédents laissaient espérer que Borealis finirait par trouver sa propre voie, The Offering semble le démentir. Un peu d'audace, que diable ! – VNA

Borealis - The Offering, encore
Tout pareil que V.N.A. : je l'ai écouté deux fois, j'ai passé un bon moment, et pourtant je n'en ai rien retenu ni eu envie d'y revenir. – Zbrlah

Borealis (mais pas le même) - On The Verge
De façon assez amusante, en cherchant quelques infos sur le Borealis canadien sur Encyclopaedia Metallum, je suis tombé sur un autre Borealis, biélorusse celui-là, également classé dans le Metal Prog (mais sans le Power), qui a aussi sorti un album en 2018... et finalement, si ce n'était pour le nom, il n'y aurait aucun rapprochement à faire. Si le chant est ici féminin, on est sur une musique globalement plus heavy, plus brute, plus accrocheuse, et ça vaut bien plus le détour que leurs homonymes canadiens. – VNA
En écoute sur Bandcamp.

Boston ManorWelcome’s to the Neighbourhood 
J’ai failli en parler, mais cet album souffre vraiment d’un manque de cohérence pour que j’ai envie de passer plus de temps dessus. Quelques titres très cools, d’autres qui se retrouvent très rapidement dans les oubliables (parfois du fait de refrains insipides), ca passe bien mais je gardais un souvenir plus intéressant de ce que pouvait produire le combo. - K

Brainstorm - Midnight Ghost
Midnight Ghost, c'est Brainstorm qui colle à sa formule et qui semble effrayé à l'idée de s'en éloigner d'un minuscule pas. L'album est tout à fait correct mais il n'apporte rien de neuf. – VNA

Burning Witches - Hexenhammer
Du Heavy plutôt typé old school, des thématiques axées sur les sorcières (le titre étant d'ailleurs le nom allemand du Marteau des Sorcières), des compos qui ne révolutionnent rien mais qui marchent par leur efficacité... En fait, la seule originalité du groupe, c'est son line-up intégralement féminin. Hexenhammer est un bon album, c'est indéniable, mais sans cette particularité, par sûr qu'on en entendrait tellement parler. – VNA

Burn The Priest - Legion: XX
Burn The Priest, c'est Lamb Of God qui reprend son premier nom pour le vingtième anniversaire de l'album Burn The Priest (qui est sorti en 99, mais admettons). Ça a suffi pour que je me penche sur cet album de reprises sans me poser plus de questions. Premier contact avec la tracklist : d'accord, je connais (vaguement) presque tous les groupes repris, et en ce qui me concerne ils se répartissent entre l'indifférence et "j'aime pas". Aïe, j'avais pas fait gaffe que c'était globalement ciblé Punk Hardcore. Mais bon, c'est interprété par LoG, alors ça doit passer non ? ...Non ? Bon, ça me convient toujours mieux que les versions originales, y a même quelques passages que je trouve plutôt sympas, mais dans l'ensemble, ce n'est pas pour moi. – VNA

Candlemass - House Of Doom
Bienvenue dans la maison du Doom, faites comme chez vous, vous connaissez déjà les lieux. La disposition des meubles a peut-être un tout petit peu changé, histoire qu'on ne s'ennuie pas, mais vous devriez très vite vous y repérer.  – VNA

Chthe’ilistPassage Into The Xexanotth
Sale, puissant, technique, sale, oppressant, sale, excellent. Et sale, aussi. – Zbrlah

Circles - The Last One
Ils sont australiens, ils font du Rock / Metal Progressif djenty, ils ont tourné avec Caligula's Horse, et on en viendrait franchement à se demander comment Zbrlah a fait pour ne pas les chroniquer. C'est bien foutu, et d'un point de vue purement subjectif (mais vous pouvez quand même m'insulter si vous n'êtes pas d'accord), je place The Last One au-dessus d'autres sorties du genre cette année (Tesseract ou Distorted Harmony, pour ne pas les nommer). – VNA
En écoute sur Bandcamp ou Youtube.

Cor Scorpii - Ruin
Beaucoup moins actif que Vreid (l'autre groupe fondé à la suite de Windir), il aura fallu attendre dix ans pour que Cor Scorpii donne un successeur à Monument. Et si une longue attente n'est pas souvent garante d'un bon album, ici elle en valait la peine. Ruin est l'une des meilleures sorties Black Mélodique de l'année. (Note après relecture de la phrase précédente : comme si j'avais écouté des dizaines de disque Black Mélo en 2018... Subjectivité, quand tu nous tiens... Mais je maintiens que Ruin vaut le détour.) – VNA
En écoute sur Bandcamp.

Dead Alone - Serum
Dead Alone, ce sont des Allemands qui font du Death / Black à tendance mélodique, Serum est leur cinquième album mais je n'en avais jamais entendu parler auparavant. Je suis tombé là-dessus, j'ai écouté à tout hasard, j'ai été convaincu. D'ailleurs, avec Elvellon, ça me fait deux bons disques qui paraissent sur le tout jeune label Reaper Entertainment, ça me donne envie de me pencher sur leurs autres sorties (trois, pour l'instant). – VNA

Deicide - Overtures Of Blasphemy
Attention scoop : Deicide fait du Deicide. Et c'est bien. – VNA

Disturbed - Evolution
Donc c'est ça le "Black Album" de Disturbed ? D'accord... Vous avez entendu le premier titre, Are You Ready (mais si, celui qui commence par « Are you ready ? Get up get up, get up get up, get up get up, get up get up, get up get up, get up get up ») ? Bah c'est triste à dire, mais c'est le plus efficace du lot. L'album se veut plus mélodique, probablement plus grand public aussi, il arrive surtout à être plus insipide. Ne pas stagner à faire encore et toujours le même album, c'est bien, mais manque de pot, l'évolution, ça n'apporte pas toujours que du bon. – VNA

Doro - Forever Warriors, Forever United
Depuis 2012 que Doro n'avait rien sorti de vraiment nouveau (de la compile et du live), il fallait pas moins d'un double album pour fêter son retour (enfin, je dis ça mais elle n'a jamais quitté le paysage). Je ne suis pas non plus un très grand fan, mais comme d'habitude, ça s'écoute bien et les amateurs s'y retrouveront sans problème. On notera diverses apparitions, que ce soit groupées pour faire les chœurs sur All For Metal, ou de vraies collaborations plus intéressantes comme celle avec Johan Hegg (d'Amon Amarth, faut-il le préciser ?) sur la fausse ballade If I Can't Have You - No One Will. – VNA

Drug ChurchCheer
Là, c’est tout l’inverse de Boston Manor. Le disque est vraiment tubesque jusqu’aux derniers instants, un cran au-dessus de Swell et Paul Walker, et confirme qu’il y a vraiment du potentiel chez les Américains si l’aime le Rock / Post Hardcore / Indie / Le seul soucis ? Il aura mis 3 ans à sortir. Si ca peut rassurer beaucoup de monde, le disque se retrouve dans pas mal de tops de sites&blogs du genre. - K

Engel - Abandon All Hope
Engel, ou comment sonner Pop en partant d'un Melodeath Electronisé. Ça s'écoute bien, y a un côté tubesque sur une partie des titres, mais ce n'est pas non plus ultra-mémorable. – VNA

Entering PolarisGodseed
Le premier album d’Entering Polaris m’a été recommandé par l’estimé V.N.A., qui sait que j’adore Ayreon. En effet, le concept est similaire : un one-man-band avec plein d’invités, notamment au chant, pour dérouler un concept-album de SF. Même si j’ai beaucoup d’admiration pour les protagonistes (Henrik Fevre d’Anubis Gate, Georg Neuhauser de Serenity, Fabio Lione d’Angra (et ex Rhapsody Of Fire), Bjorn « Speed » Strid de Soilwork…), l’ensemble laisse une impression un peu… un peu « meh. », en fait. Les chansons ont toutes de bonnes idées (aussi saugrenu que ça puisse paraître, une des meilleures initiatives de Godseed est le solo de saxophone dans Flightless, couplé à une ligne de basse très Prog), mais tout tombe à plat, rien n’est complètement accrocheur, aucune chanson n’est entièrement un tube. Sympa, sans plus. – Zbrlah

Entering Polaris - Godseed aussi
Pour ma défense, j'avais prévenu : ce n'est pas un chef-d’œuvre, mais c'est sympa. Godseed a tourné un petit moment chez moi, parce qu'au fond la formule marche plutôt bien et les interprètes sont talentueux, mais le disque manque effectivement de vraies bonnes idées qui lui permettraient de marquer les esprits. – VNA

Epica vs. Attack On Titan Songs
Quatre chansons d'Attack On Titan reprises à la sauce Epica ? Je ne connais pas les originales (jamais regardé l'anime – ni lu le manga, d'ailleurs), mais j'aime la musique des Néerlandais, alors pourquoi pas. Ça aurait probablement plus d'impact sur un connaisseur d'AOT, mais ça reste sympa à écouter. – VNA

EthernityThe Human Race Extinction
Tout ce que j’aime : du chant féminin, des solos techniques, un son résolument moderne dans sa production, un Metal rapide aux rythmes syncopés… Sauf qu’ici ça ne prend pas. Tout tombe à plat. C’est juste nul. – Zbrlah

Ethernity - The Human Race Extinction bis
C'est en tombant sur la chanson The Prototype, relativement efficace mais très (très très très) inspirée de Symphony X, que j'ai eu envie de poser une oreille sur ce que donnait Ethernity sur un album complet. L'inspiration est moins flagrante sur le reste, c'est toujours ça. Et contrairement à Zbrlah, je ne vais pas dire que c'est nul, parce que l'écoute de The Human Race Extinction ne me procure aucun déplaisir. Mais je ne vais pas mentir, elle ne me procure pas de plaisir non plus. Sans être complètement mauvais, c'est beaucoup trop fade pour justifier d'y revenir. S'il fallait faire un top des albums oubliables de l'année, celui-ci se retrouverait en bonne position malgré une rude concurrence. – VNA

Faanefjell - Dovrefall
Parfois, quand j'ai envie de découvertes, je regarde tout bêtement les dernières ou prochaines sorties, et je me laisse guider par les pochettes ou les noms qui m'inspirent, partant du principe que je trouverai au moins un truc qui me plaît. Je me suis arrêté sur la pochette de Dovrefall parce qu'à première vue, j'ai cru qu'elle représentait une créature avec une boule de verre à la place de la tête (comme Mysterio, le vilain de Spider-Man). En y regardant de plus près, j'ai réalisé qu'il s'agissait en fait d'une espèce de troll (celui du folklore, hein, pas ceux d'internet) et qu'en guise de boule de verre, c'était simplement la Lune qui se trouvait dans l'axe. Mais j'ai écouté quand même. Et puis après, j'ai commandé le CD. C'est Pagan. C'est Black. C'est un peu Folk. C'est un peu Death Mélo. C'est épique. C'est en norvégien, donc je ne comprends rien aux paroles. Mais surtout, c'est vachement bien. Vivement recommandé. – VNA
En écoute sur Bandcamp.

Fractal Gates - The Light That Shines
Ayant apprécié les deux premiers opus de Fractal Gates, j'ai gardé un œil distrait sur leur activité. J'ai écouté The Light That Shines peu après sa sortie, mais sur le coup, il m'a laissé de marbre et je l'ai plus ou moins oublié pendant quelques mois. Et puis je l'ai réécouté il n'y a pas très longtemps. Bien m'en a pris, j'ai beaucoup plus accroché cette fois. Leur Death Mélodique n'est pas le plus original qui soit, mais c'est bien construit et bien interprété. – VNA
En écoute sur Bandcamp ou Youtube.

Gorod - Aethra
Wow, euh, c'est... Différent. (Bon faut dire que j'ai pas écouté le précédent, y a peut-être une transition qui m'échappe.) Mais pour moi, Gorod, c'était du Death Technique groovy qui bastonne ; et là je ressens beaucoup d'influences presque Black Metal par-ci, presque Hardcore par-là, avec des dissonances qui remplissent les mélodies d'habitude si léchées, avec du chant plutôt hurlé en mode "HxC vénère" que vraiment caverneux et growlé... Alors ça groove toujours, ça bastonne encore, mais ça surprend. Il faut quelques écoutes pour vraiment accepter la démarche, et malgré les tours de platines je n'arrive toujours pas à aimer Aethra autant que ces grands frères. N'empêche, on saluera l'audace du groupe, qui refuse de la jouer statique et choisi d'explorer une direction ambitieuse avec brio. Je pense que je vais continuer à écouter ce Gorod en 2019 pour voir si la démarche fait sa place dans ma tête et dans mon cœur. – Zbrlah

Grave Digger - The Living Dead
Ça y est, l'apocalypse zombie tant attendue est enfin arrivée, mais le Fossoyeur, à force de côtoyer les morts, s'est imprégné de leur odeur et a survécu. Il continue même de jouer du Heavy Metal pour les hordes d'amateurs de chair fraîche. Ce n'est pas un public trop regardant, alors tant que c'est bien fait, tant pis si ça manque d'originalité. Mais après tout, puisque c'est la fin du monde, on peut bien péter un plomb, juste un seul. C'est arrivé comme ça, sans prévenir. Aussi rapidement qu'il est tombé sur les survivants plus festifs de Russkaja, il s'est retrouvé mélangé à du Folk Metal, le temps d'une chanson à en faire danser les zombies (Zombie Dance, littéralement), et qui est sans doute le passage le plus mémorable de cet épisode mort-vivantesque. – VNA

Halestorm - Vicious
La machine Halestorm est bien rôdée, reste à espérer qu'elle ne déraillera pas de sitôt. En attendant, leurs albums me font toujours le même effet. Je me jette dessus dès que je les ai, je les écoute beaucoup pendant un moment, et puis je finis par passer à autre chose, parce que je frôle l'indigestion. Après ça, un moment sans, avant de les réécouter une fois de temps en temps, pas trop souvent si je veux continuer à y prendre du plaisir. – VNA

HUNGSerendipity
J’aime le Prog / Djent déstructuré et instrumental, mais là, après 1h20 à ce régime avec des influences bien débiles dans les sons utilisés (Snarkysnoop), j’étais content de revenir sur autre chose. C’est musicalement très bien foutu, mais bordel, c’est pas franchement reposant. A écouter en trois ou quatre fois ! – Zbrlah

Judas Priest - Firepower
Tous aux abris, Judas Priest a retrouvé toute sa puissance de feu ! Bon, le jeu de mots évident sur le titre de l'album, c'est fait, maintenant qu'en est-il vraiment ? Après tout, on peut lire à droite à gauche que Firepower est rien moins que le meilleur depuis Painkiller... Pas d'accord. Alors l'album est bon, c'est indéniable, et oui, quelque part il s'inscrit dans la lignée de l'Analgésique là où Redeemer Of Souls semblait s'éparpiller dans toute la discographie, mais le meilleur depuis plus vingt-cinq ans, même si les sorties ne sont pas fréquentes, faut pas exagérer. Parce que bon, il y a quand même eu l'excellente surprise Nostradamus en 2008, qui reste pour moi clairement au-dessus. Et en ce qui me concerne, Angel Of Retribution aussi reste au-dessus. Voilà, en fait Firepower est juste meilleur que son prédécesseur. Il est bon, oui (n'allez pas penser le contraire, j'aime beaucoup ce disque), de là à s'extasier, non. – VNA

Kambrium - Dawn Of The Five Suns
Là, on part sur du Melodeath Sympho-Épique allemand, qui évoque un peu un Wintersun qui s'intéresserait aux Aztèques. Pas prenant au point de nous faire tout quitter pour aller chercher des temples perdus au cœur de la jungle, mais c'est plutôt bien fichu. – VNA

Kamelot - The Shadow Theory
Haven marquait un mieux après une période creuse pour Kamelot. The Shadow Theory continue dans cette voie. On ne touche pas des sommets, mais ça permet d'attendre de nouveau quelque chose du groupe. – VNA

Kataklysm - Meditations
Il y a des albums pas forcément géniaux qu'on écoute parce qu'on a envie de quelque chose de nouveau et qu'on n'a rien d'autre sous la main à ce moment-là. Meditations, c'est plutôt le contraire : c'est un bon album, et que j'avais envie d'écouter, mais qui s'est fait éclipser parce que j'avais d'autres choses à me mettre entre les oreilles au même moment. Déjà, je l'ai reçu en même temps que le dernier Atrocity, qui s'est montré du genre prédominant. Puis quand j'ai voulu m'y mettre plus sérieusement une fois le Atrocity digéré, j'ai découvert Alkaloid... Meditations reste un bon album (même si quitte à entendre ces Canadiens-là, j'ai une préférence pour Ex Deo), mais au final je ne l'ai pas beaucoup écouté parce que j'avais encore mieux pour me fournir ma dose de Death. – VNA

Kissin' Dynamite - Ecstasy
Avant Communio Luporum (la compilation de reprises de Powerwolf par dix groupes d'horizons différents), je ne connaissais Kissin' Dynamite que de nom. Mais leur version de Let There Be Night était tellement réussie (à mon sens, la seule des reprises à vraiment sortir du lot) que j'ai eu envie de m'y pencher davantage. Et voilà, ça correspond globalement à ce que j'en attendais. Du Hard Rock moderne qui a la pêche, sans être indispensable c'est très sympa. – VNA
En écoute sur Youtube.

Korpiklaani - Kulkija
J'ai écouté Kulkija au moment de sa sortie. Ça ne fait pas si longtemps, c'était en septembre. Mais j'ai dû le réécouter pour ce dossier, parce que je n'en gardais absolument aucun souvenir. Mais même après ça, la seule chose qui me marque avec cet album, c'est qu'il n'y a pas de vieux sur la pochette. Dommage, c'est mystérieux les vieux. – VNA

Lione/Conti - Lione/Conti
Quoi, Russell Allen et Jorn Lande n'étaient pas disponibles pour un cinquième round, pour que Frontiers Records fomente une nouvelle collaboration / confrontation ? Cette fois, on est sur du 100% italien, avec l'ex-chanteur de Rhapsody (Of Fire) et son homologue de Luca Turilli's Rhapsody, le tout sur une musique d'un DGM. Niveau musique justement, ça glisse tout seul, mais ça paraît malheureusement un peu trop formaté (les opus de DGM sont autrement plus inventifs). Et niveau voix, l'interprétation est irréprochable, mais il faut dire ce qui est : les timbres des deux protagonistes ne sont pas suffisamment éloignés l'un de l'autre pour que leur association soit vraiment intéressante. Au final, l'album s'écoute bien, mais n'offre rien d'inoubliable. Et puisque Luca Turilli's Rhapsody est à l'arrêt, espérons entendre Alessandro Conti ailleurs que sur ce genre de projet. – VNA

Magnum - Lost On The Road To Eternity
En 2017, Magnum a changé de claviériste et de batteur. Alors je ne sais pas si c'est ce sang neuf qui leur a donné un coup de fouet, mais Lost On The Road To Eternity est sacrément réussi. Qu'on s'entende, les Anglais n'ont rien sorti de mauvais (loin de là) depuis leur retour au début des années 2000, mais celui-là a vraiment un truc en plus. Le meilleur Magnum depuis Princess Alice And The Broken Arrow, probablement même depuis les années 80. Et en prime, Tobias Sammet est invité sur le morceau titre, espérons qu'il en a pris de la graine pour le prochain Avantasia. – VNA

Marduk - Viktoria
Je crois que la pochette de Viktoria me perturbe. Je n'arrive pas à me dire qu'elle cache un disque de Marduk. Mais quand je le mets, c'est bizarre, ça ressemble quand même à Marduk. Un coup je l'aime, un coup j'ai envie d'arrêter pour revenir à d'anciens albums. Je suis perdu. – VNA


Megaherz - Komet

Le jour où j'l'ai rencontré
Dans une de ces travées
Où s'empilaient les CDs
Je n'ai pu que le r'marquer

Alors j'l'ai pris dans mes mains,
Emm'né chez moi par le train
Il me dit : « Écoute-moi bien »
Je lui dis : « Oui sans problème »

Dans ma chambre on est allés
Dans l'lecteur je l'ai glissé
Pas besoin de m'ranimer
Pas bien dûr de s'y r'trouver

On en connaît des meilleurs,
Oomph!, Rammstein ou Eisbrecher
C'est un album bien sympa
Mais pas si foufou que ça

(Refrain)
J'ai perdu la tête
Depuis que j'ai vu Komet
Je perds la raison
Chaque fois que j'monte le son

(...En fait je vais m'arrêter là, et essayer d'oublier) – VNA

Metal Allegiance - Volume II: Power Drunk Majesty
La formule reste la même que sur le premier opus : un noyau dur de musiciens (Alex Skolnick (Testament), David Ellefson (Megadeth), Mike Portnoy (ex-Dream Theater, entre autres) et Mark Menghi (illustre inconnu)), avec de temps en temps un invité à la guitare (ici Andreas Kisser (Sepultura) ou Joe Satriani), et des chanteurs qui varient au gré des morceaux. Du point de vue du chant, ce disque me semblait d'ailleurs plus alléchant que le précédent (parce que oui, Johan Hegg, Mark Tornillo et Floor Jansen, ça m'inspire beaucoup plus que Jamey Jasta, Philip Anselmo et Cristina Scabbia), mais finalement il souffre des mêmes défauts. Il manque un véritable fil conducteur pour ressembler à autre chose qu'une simple compilation, et surtout les morceaux s'enchaînent sans marquer les esprits. S'éclater à jouer ensemble, c'est bien, travailler davantage la composition, ce serait mieux. – VNA

Metal Allegiance - Volume II: Power Drunk Majesty, encore
Je trouve que ce disque ressemble à la chambre d'un enfant qui ne sait plus où ranger ses jouets. Il y a de tout partout, des poupées, des p'tites voitures, des Legos... du Thrash, du Heavy... Au final, on s'en fout de la cohérence. Par contre on n'oublie pas d'inviter des copains le mercredi aprèm', parce que c'est toujours plus mieux quand on joue avec eux. Y a pas de vraie logique dans cette chambre d'enfant (dans cet album), on a qu'à jouer à marier Barbie et la peluche de Pikachu (on a qu'à jouer du Power Prog, tiens, j'ai envie), mais on s'en fout tant qu'on rigole avec les copains (mais on s'en fout tant qu'on rigole avec les copains). – Zbrlah

Nothgard - Malady X
Je découvre Nothgard avec cet album, et je dois dire que je suis pleinement convaincu. Leur Death Mélo n'est peut-être pas follement original, mais il est bougrement bien ficelé. Un peu d'Arch Enemy des meilleurs jours, une dose d'In Flames en plus burné, une petite touche d'Insomnium, et on ne doit pas tomber loin. À écouter. – VNA
En écoute sur Bandcamp ou Youtube.

Oceanpath - Elementi
Non, pas d'erreur, malgré ce que peut laisser penser la disposition des noms sur la pochette, Oceanpath désigne bien le groupe, et Elementi le titre de l'EP, pas l'inverse. Question line-up, on a l'habitude des groupes qui comptent une fille au milieu de quatre ou cinq mecs (en général chanteuse ou bassiste, d'ailleurs), ici c'est le contraire, on a un guitariste (et growleur à ses heures perdues) tout seul au milieu d'une formation autrement féminine. Cela étant dit, passons à l'essentiel : Oceanpath fait du Metal Symphonique avec un chant typé opéra (et, sur un des titres, du growl), incluant pas mal d'éléments Folk (la formation, originaire de Lettonie, s'inspire notamment du Folklore local et use de sa langue natale), et le résultat est tout à fait convaincant. Elementi étant un premier EP, j'attends la suite. – VNA
En écoute sur Bandcamp.

Omnium Gatherum - The Burning Cold
Je dois avouer que je ne connais pas tout Omnium Gatherum, mais de ce que j'en ai écouté auparavant, c'était du Death Mélodique de qualité. Et de ce point de vue pourtant assez limité, The Burning Cold est décevant. Pas mauvais, mais assez quelconque. Je vais plutôt essayer de revenir sur les albums que j'ai manqués que de rester sur celui-là. – VNA

Paul WardinghamElectromancer
Le Prog instrumental basé sur le travail guitaristique du sus-nommé Paul Wardingham fait pas mal penser à du Widek en un peu moins atmosphérique et en un poil plus bourrin. Le style est par essence assez virtuose, et pourtant l’Australien ne tombe pas dans l’exercice de style (l’écoute est biiieeen plus confortable que celle de l’album de HUNG évoqué dans ces lignes). Un album agréable, sur lequel je suis revenu plusieurs fois depuis sa découverte. – Zbrlah

Primal Fear - Apocalypse
Apocalypse, c'est Primal Fear qui colle à sa formule et qui – attendez, j'ai l'impression d'avoir déjà écrit ça quelque part... Ah oui, en parlant de Brainstorm. Eh bien c'est un peu la même chose ici. Primal Fear est terriblement prévisible, mais à la différence de ses confrères il parvient à rester suffisamment efficace pour qu'on ait envie de l'écouter plus de deux fois. – VNA

Pryapisme - Epic Loon: The Original Soundtrack
S'il faut retenir une chose de ce double-album, c'est sa tracklist. Non, plus sérieusement, c'est bien, mais conçu comme une bande originale (d'Epic Loon, le jeu, donc ; non, je n'y ai pas joué) plus que comme un album à part entière, et ça se ressent. La folie de Pryapisme semble moins concentrée, plus étalée, un peu diluée. Chouette(s) ambiance(s), mais clairement, j'ai plus envie de revenir à Diabolicus Felinae Pandemonium. – VNA
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Rebellion - A Tragedy In Steel Part II: Shakespeare's King Lear
On les croyait voués à retracer l'histoire des vikings ou des peuples germaniques, mais les voilà de retour à leurs premières amours : seize ans après MacBeth, voici le Roi Lear. Plus difficile d'accès que ses prédécesseurs, on ne retrouve plus le même souffle épique, à la place on a affaire à quelque chose d'un peu plus sombre, plus heavy, plus granuleux tout en s'accordant une dimension plus théâtrale. Plusieurs écoutes sont nécessaires pour l'apprivoiser, mais s'il peut laisser dubitatif à première vue, avec le temps il se révèle sous un bien meilleur jour. – VNA

Refuge - Solitary Men
Alors Refuge, c'est le retour d'une ancienne version de Rage, mais sous un autre nom. En gros, on reprend le Rage avant que Victor Smolski ne passe par là (cela dit, le Rage actuel aussi s'émancipe des évolutions apportées par le guitariste, mais là n'est pas le sujet). Et il faut dire, le trio fonctionne à nouveau bien, malgré la vingtaine d'années écoulée. Ça n'égale pas Black In Mind, n'exagérons rien, mais pour les amateurs, ça vaut le détour. – VNA

Revocation - The Outer Ones
À l'heure actuelle, The Outer Ones me laisse complètement indifférent. Je dû l'écouter quatre ou cinq fois, je n'ai accroché à rien, je n'en garde absolument aucun souvenir, rien ne m'a donné envie d'y revenir pour creuser davantage, et si c'était mon premier Revocation, j'aurais déjà lâché l'affaire. Mais comme c'est Revocation justement, il aura droit à une chance supplémentaire, ou quelques unes. En espérant que le déclic survienne. – VNA
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Satan - Cruel Magic
Je ne connaissais Satan que de très loin jusqu'à ce que, me voyant lancé dans la création de pages de groupes, Pentacle me suggère celui-ci (houlà, Satan, Pentacle, dans quoi je me suis engagé moi ?). C'était l'occasion de m'y mettre (et puis un groupe de la New Wave Of British Heavy Metal sur lequel je ne m'étais jamais penché, honte sur moi), avec le classique Court In The Act, puis avec le récent, Cruel Magic donc. Je ne dirais pas forcément ça dans un autre contexte, mais Satan, c'est bien. – VNA
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Saxon - Thunderbolt
Déjà le... pfiou, vingt-deuxième album pour Saxon et bientôt quarante ans pour le tout premier, qu'est-ce que ça passe vite (non, je plaisante, je n'étais même pas né quand le groupe a sorti ses disques les plus réputés, le premier à atterrir entre mes mains a été Unleash The Beast, et encore, quatre ou cinq ans après sa sortie). J'avais été quelque peu déçu par Battering Ram (qui souffrait surtout, je crois, de passer après le très bon Sacrifice), et celui-ci me plaît davantage. Pas de surprise, à l'exception notable de l'apparition de Johan Hegg sur Predator (Doro, Metal Allegiance, Saxon, il est décidément partout cette année), mais c'est du Saxon pur jus, et ça fait très bien l'affaire. – VNA

Shylmagoghnar - Transience
Tous les ans, j'ai un album comme ça. Un disque qui a l'air bien, mais dans lequel je n'arrive pas rentrer aux premières écoutes. Alors je le délaisse, parce qu'il y a toujours autre chose à écouter, et puis deux semaines ou un mois plus tard, je le reprends parce qu'au fond je sais qu'il va finir par me plaire. Si les écoutes suivantes ne sont pas beaucoup moins hermétiques, je peux reporter un paquet de fois supplémentaire. Et puis à un moment, il y a le truc qui m'accroche, et qui me permet de commencer à m'y repérer. À partir de là, il tourne beaucoup plus souvent, jusqu'à ce que j'adhère complètement. D'ailleurs, Transience va finir en bonne place dans mon top annuel. Pour parler un peu de l'album, Shylmagoghnar fait du Black / Death Mélodique Progressif très recherché, qui prend son temps (8 titres pour 72 minutes) sans jamais traîner en longueur, qui s'aventure ici et là dans l'instrumental ou l'atmosphérique, et qui est en permanence prenant dès qu'on a réussi à rentrer dedans. Une réussite. – VNA
En écoute sur Youtube.

Sinsaenum - Repulsion For Humanity
Seulement deux ans après les Échos du Torturé, le supergroupe de Mort Metal nous revient dans la joie et la bonne humeur avec un Répulsion Pour l'Humanité (pas le journal hein... enfin, je crois) à la hauteur de ce qu'on pouvait en attendre. La grande différence, c'est que tous les interludes sont passés à la trappe. Certains les trouvaient de trop sur le premier opus, moi j'aimais bien, ça aérait. Sans, ça marche aussi, si ce n'est que les titres ne se différencient plus aussi bien les uns des autres si l'on n'y prête pas suffisamment attention. – VNA

Sirenia - Arcane Astral Aeons
Un bon Sirenia, qui semble avoir repris du poil de la bête depuis l'arrivée de la nouvelle chanteuse. – VNA

Sky EmpireThe Dark Tower
Ce jeune combo britannique propose un Heavy Progressif vraiment excellent, une fois qu’on fait l’effort d’accepter la tessiture du vocaliste. On peut mettre ce disque plus ou moins dans le même wagon que Six Degrees Of Inner Turbulence de Dream Theater, en plus frais. Mention spéciale pour le titre éponyme, 26 minutes folles basées sur le poème narratif de Robert Browning qui inspira à Stephen King sa saga La Tour Sombre, œuvre dont je deviens de plus en plus fanboy avec le temps et les relectures. Forcément, ça joue. – Zbrlah

Soulfly - Ritual
En 2017, c'était Sepultura, cette fois c'est Soulfly dont j'entends beaucoup de bien alors que je n'en attends plus grand-chose (pour ne pas dire rien). Allons-y pour l'écoute de Ritual, alors. Et... ouais, c'est pas mal. C'est même ce que Soulfly a sorti de mieux depuis un bon moment (probablement depuis le très bon Dark Ages). Mais voilà, ça ne m'emballe pas non plus outre mesure. J'avais été plus convaincu par le Sepultura, et pourtant même là j'avais trouvé les avis exagérément enthousiastes. – VNA

Summoning - With Doom We Come
Je ne suis ni un grand adepte, ni vraiment connaisseur de Summoning, mais une fois de temps en temps, j'aime bien leur Black atmosphérique tolkienien (tolkienesque ? je ne saurais dire). Concernant With Doom We Come, je pourrais juste répéter que j'aime bien une fois de temps en temps, mais pour comparer un minimum, j'avais préféré Minas Morgul, qui me paraissait plus brut, moins éthéré. – VNA

Super Unison - Stella
J’en ai parlé rapidement lorsque j’évoquais le Gouge Away, mais Super Unison réitère l’exploit du disque précédent. Il y a toujours une certaine hargne (« Parts Unknown ») mais un gros côté Rock assez lourd enveloppe l’ensemble. Malgré cela, mon coeur balance toujours pour Auto, mais il n’y a pas grand chose à dire de plus si l’on aime le groupe / style. - K

TaotopiaNightfall
Premier effort pour les compatriotes toulousains (putaing, cong !) de Taotopia. Comme évoqué à l’occasion du live-report du Very Prog Festival, si les parties instrumentales et la production n’ont rien à envier à d’autres groupes de leur niveau, en revanche le chant est un énorme frein pour moi. Heureusement, la jeune formation réussi à atténuer le problème en live, mais sur Nightfall, j’ai complètement l’impression d’entendre le chant d’un enfant mal assuré, à la justesse parfois approximative. Dur. Dommage. – Zbrlah

The Fever 333Made An America
Je ne sais plus comment je suis tombé sur The Fever 333, ce n’est pas un groupe que j’aurais pu aimer dans la plupart des univers possibles. Ce combo propose en effet une sorte de Punk-Fusion bien vénère, loin de mes goûts habituels. Je n’aurais pas accroché si je n’avais pas découvert grâce à une vidéo live : c’est l’énergie du groupe, un trio de cinglés qui transforment le concert en émeute, qui rend The Fever 333 incroyable. Je suis content qu’ils soient annoncés au prochain Hellfest, il me tarde de voir comment et à quel point ils vont foutre la guerre.
Ah oui, et j’ai écouté Made An American, aussi. Mais bon, le son sans l’image, ça me parle déjà beaucoup moins. – Zbrlah

The Loudest Silence - Aesthetic Illusion
En plus d'être (à l'heure actuelle) le seul groupe référencé sur Metalorgie qui soit originaire de Bosnie-Herzégovine, la jeune formation donne dans le Metal Symphonique inspiré entre autres par Nightwish, Delain, Epica, Within Temptation, avec des influences parfois plus Gothic (ils citent notamment Evanescence parmi les groupes qui les ont inspirés). Ça rend plutôt bien, et ça a même été adoubé par Mark Jansen d'Epica qui apparaît sur Gallery Of Wonders. – VNA

The Sea WithinThe Sea Within
Peut-être est-ce la frustration de Daniel Gildenlöw (Pain Of Salvation) de n’être impliqué qu’en live avec Transatlantic qui a abouti à la formation de The Sea Within ? En effet, le guitariste et chanteur propose un album de Transatlantic-like en termes de sonorités, avec la longueur des morceaux en moins. Un Rock trèèèès Progressif d’excellente facture, donc. Et comme pour le groupe évoqué, The Sea Within aussi capitalise sur un line-up de rêve pour tout bon prog-snob : Marco Minnemann (batteur de Joe Satriani, de Steven Wilson…), Roine Stolt (The Flower Kings, Transatlantic (tiens donc !)), j’en passe et des meilleurs. Vraiment cool ! – Zbrlah

ThricePalms
Incompréhension totale. Difficile de capter l’essence du disque, Palms est bien composé, donne du Thrice sans surprise, mais rien ne se détache. Et pourtant, malgré le temps d’écoute qui s’allonge à chaque fois pour tenter à nouveau l’expérience, seules des bribes de cet opus semblent émerger de l’ensemble, sans jamais se hisser jusqu’aux tripes. Un peu comme sur To Be Everywhere Is To Be Nowhere au final … - K

Trust - Dans Le Même Sang
Coïncidence, je décide plus ou moins par hasard de me lancer dans l'écoute de Trust au-delà de la seule chanson que j'en connais (est-ce utile de préciser laquelle ?), et une semaine après j'apprends que le groupe est sorti des limbes et s'apprête à sortir son premier album depuis dix piges. Conquis par le vieux Trust, je me laisse tenter par le nouveau, sans forcément entretenir grand espoir (c'est que je n'ai pas entendu beaucoup de bien sur la discographie à partir du cinquième album, et depuis j'ai même eu l'occasion d'écouter Ni Dieu Ni Maître...). Et finalement, la surprise est bonne. L'énergie est présente, les dissensions internes semblent enterrées (donner au titre d'ouverture le même nom que l'album de la discorde, fallait le faire), et... bon, je ne suis pas toujours certain de tout piger aux paroles, mais pour parler comme une enquête de satisfaction, oui, je recommanderais cet album à un ami. – VNA

Uada - Cult Of A Dying Sun
J'ai écouté Cult Of A Dying Sun plusieurs fois. J'ai bien aimé. Mais je n'en garde pas un souvenir impérissable. Dans le registre Black Mélodique, Cor Scorpii m'a davantage marqué. – VNA
En écoute sur Bandcamp ou Youtube.

U.D.O. - Steelfactory
En voilà un qui porte bien son nom. U.D.O. sort ses disques à la chaîne, forgés dans un moule qui a fait ses preuves, mais qui aurait peut-être besoin de se renouveler un peu pour qu'on y accorde davantage d'attention. Steelfactory est un bon album, mais il n'apporte absolument rien de plus que ce qu'on en attend. – VNA

Unleashed - The Hunt For White Christ
The Hunt For White Christ reprend là où son prédécesseur s'était arrêté. Au bout de treize albums, on sait globablement à quoi s'attendre de la part d'Unleashed. Histoire de comparer, Dawn Of The Nine était un peu moins bon qu'Odalheim, eh bien The Hunt For White Christ est un peu meilleur que Dawn Of The Nine. Les amateurs du groupe aimeront sans problème. – VNA

Voïvod - The Wake
Tiens, un nouveau Voïvod... Je ne sais même pas pourquoi j'écoute ça, moi... Et... mais quelle est donc cette sensation ? Est-ce possible ? J'aimerais The Wake ? Le premier album du groupe à m'être tombé entre les mains, à une époque où je piochais les CDs un peu au hasard dans les rayonnages de la médiathèque municipale, c'était Negatron, et si par la suite je me suis peu à peu penché sur le reste de la discographie, je n'ai jamais réussi à accrocher à un opus qui lui soit postérieur. Qu'est-ce que j'attendais de Voïvod en 2018 ? Absolument rien. Et pourtant, le miracle s'accomplit. The Wake est un vrai bon crû. Il ne figurera pas dans mon top annuel, parce qu'avec la quantité de sorties écoutées il y en a trop que je lui préfère (ce qui est positif, d'un certain point de vue), en revanche il figurerait sans aucun doute dans un top des bonnes surprises, si j'en faisais un.

We Are Sentinels - We Are Sentinels
Putain mais c'est pas possible ! Deux mecs que j'aime bien, qui font chacun de leur côté de la musique que j'aime bien, qui réussissent à faire un ratage pareil ? Putain mais niquez-vous ! Donc toi aux claviers, tu vas vite aller retourner te concentrer sur Pyramaze dont tu n'aurais jamais du te détourner, et toi le père Barlow tu vas essayer de faire mieux que ça sur le prochain Ashes Of Ares parce que c'est clairement pas ton année. Et vous deux VOUS ARRÊTEZ D’ÉCOUTER TWO STEPS FROM HELL PUTAIN !!! Et je vous confisque cette OST du Seigneur Des Anneaux, ça vous réussi vraiment pas. Allez, filez dans vos chambres, et plus vite que ça. – Zbrlah

Wolfheart - Constellation Of The Black Light
J'en ai écrit beaucoup, de ces petits commentaires, et les mots commencent à s'embrouiller sur l'écran, alors je vais faire simple : Wolfheart est encore une fois en grande forme. Non, attendez. En fait, Wolfheart est plus en forme que jamais. Voilà, c'est mieux. Allez écouter Constellation Of The Black Light, si ce n'est pas déjà fait. – VNA


HORS-SUJET (autrement dit, si vous considérez que Metalorgie doit se restreindre à ne parler QUE de Metal, Punk et affiliés, faites comme si la suite n'était pas là)

Bigflo&Oli - La Vie De Rêve
La suite de La Vraie Vie, qui m'avait bien plu l'an passé. Plus Pop par moments, plus axé "vrai Rap" à d'autres, mais finalement, qualitativement parlant, je le trouve plus lisse là où les deux premiers opus étaient parfois inégaux (des titres que j'adorais, d'autres que je trouvais complètement inutiles). Ici, rien que j'aie envie de passer à l'écoute (à part peut-être Demain et son Electro de supermarché), mais pas non plus de morceaux qui me donnent envie d'y revenir encore et encore, notamment à cause de petits défauts émaillés ici et là : la répétition quatre ou cinq fois de suite d'une phrase ou d'un bout de phrase dans un refrain (parce que non, ça ne donne pas plus d'impact à ces quelques mots, ça casse juste le rythme) dans Maman ou Ferme Les Yeux (dommage, à part ça le feat avec Tryo est très cool) ; une ambiance qui peine un peu à s'installer dans Rendez-Vous Là-Haut (qui souffre en plus du symptôme précédent) ; les "okay" dans Florian ; le passage de Black M (!) dans C'est Que Du Rap, qui n'est même pas désagréable à l'oreille mais qui enchaîne surtout des paroles sans queue ni tête... Bref, l'album a toujours des atouts, je l'aime plutôt bien dans l'ensemble, mais je reste moins emballé que par le précédent. – VNA

Oldelaf - Goliath
Non, Oldelaf ce n'est pas que La Tristitude, et c'est tant mieux. Un album musicalement plus riche que ses prédécesseurs, des textes savoureux servis par des mélodies au poil, c'est du tout bon. Et en plus il gagne le prix du disque que j'ai le plus chantonné cette année. – VNA
(Pour L'Amour À l'Hôtel Ibis, c'est par là.)

Metalorgie Team (Décembre 2018)

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