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Roadburn 2018 : les immanquables !

Avec ses six scènes [sic], il est maintenant encore plus difficile de se retrouver dans l'affiche étourdissante du Roadburn. Regorgeant de classiques indétrônables comme de perles rares, et la téléportation n'ayant pas encore été inventée, il faudra faire beaucoup de choix cornéliens pendant ces quatre jours. C'est pourquoi Metalorgie vous a sélectionné une brochette d'artistes pour vous faciliter la tâche ou peut être faire de belles découvertes. Par ici, suivez le guide !



Jeudi 19 avril :

Waste of Space Orchestra : Oranssi Pazuzu et Dark Buddah Rising (Main stage, 15h40)

Plus qu'un concert c'est une cérémonie suave qui aura lieu. Un portail dimensionnel s'ouvrira, aspirant votre âme dans une bataille sans nom entre les dix musiciens présents sur scène. Oranssi Pazuzu et Dark Buddah Rising, les enfants fous de Tampere (Finlande) unissent leur talent pour une pièce composée spécialement pour le Roadburn, une histoire de folie, de shaman, de possession et de cerveaux cosmiques, avec trois narrateurs et un film projeté pour l'occasion. Ce concert d'ouverture fera perdre le sens des réalités et tout orientation. Attendons nous à voir errer des âmes en peine au sein de l'013 Poppodium. Vous pourrez retrouver certains musiciens d'Oranssi Pazuzu lors des concerts de Grave Pleasures et Kairon IRSE !


Toby Driver (Green Room, 16h15)

Posons ça là sans ciller : Toby Driver est un génie, et il l'a démontré dans bon nombre de ses projets, de maudlin of The Well à l'énorme discographie de Kayo Dot, en passant par Vaura ou son album (pas vraiment) solo In the L..L..Library Loft. Le voici au Roadburn pour nous jouer une sélection de son répertoire de ballades (ndlr : c'est le terme qu'il utilise) qu'on a pu entendre l'année dernière avec Madonnawhore. Depuis, Toby a déclaré avoir finalisé un deuxième album qui sortira en fin d'année chez Blood Music, et nous aurons sans doute droit à quelques extraits avec, espérons le, une ou deux chansons de maudlin of The Well. Ambiance intimiste et lacrymale assurée !


Hällas (Het Patronaat, 20h10)

Hällas, ou un voyage épique dans les 70". Créé en 2011 par 5 suèdois Hällas est un groupe de hard rock progressif teinté de heavy metal, une aventure chanté par Tommy Alexandersson avec sa voix sincère et mélancolique. Si vous aimez ces sonorités qui vous font remonter le temps c'est l'occassion de partir en voyage l'instant d'un concert.


Converge (Main stage, 19h40)

Comment faire un dossier sur le Roadburn sans évoquer la particularité de faire intervenir un curateur extérieur au festival ? Cette tâche en incombe cette année à Jacob Bannon qui, après deux sets spéciaux de Converge dont Jane Doe en entier en 2016 et un concert avec son projet Wear Your Wounds en 2017, revient non seulement pour participer à la programmation du festival, mais aussi pour se produire avec Wear Your Wounds et surtout avec Converge pour deux sets d’albums en intégralité à savoir le dernier en date The Dusk In Us le jeudi et le classique You Fail Me le vendredi. De quoi doublement retourner la Mainstage de l’013.


Ex Eye (Green Room, 20h40)

S’il fallait une nouvelle preuve du talent de programmation de ce festival, le nom Ex Eye pourrait en être une. L’hyper activité du saxophoniste avant-gardiste Colin Stetson qui, après s’être essayé à une réadaptation de la symphonie n3 de Henryk Mikołaj Górecki en 2016 et un album minimaliste mais ô combien réussi en duo avec la violoniste canadienne Sarah Neufeld en 2015, a sorti deux albums en 2017 : un très bon album solo et un autre sous le nom qui nous intéresse le plus ici, à savoir Ex Eye. Pour ce groupe fraîchement formé, Colin s’est allié à Shahzad Ismaily (Secret Chiefs 3), Greg Fox (Liturgy) et Toby Summerfield et son orientation sonore est exactement ce à quoi on pouvait s’attendre de la part de Colin à savoir un mélange de prog, de black metal et de jazz avant-gardiste, quelque part entre un Blackjazz de Shining et un Occult Rock d’Aluk Todolo.


Cult of Luna  &  Julie Christmas (Main stage, 21h30) 

Nous sommes en 2018, et il n'y a plus de doute possible: Mariner, que le groupe lui-même redoutait de voir devenir le Lulu de la scene post-whatever est un chef d'œuvre, mélangeant à merveille les influences du groupe suédois au style si original de la chanteuse de Brooklyn. Ceux qui ont fait le déplacement jusqu'en Belgique fin 2016 le savent : en live la claque qu'on se prend est décuplée grâce a l'ahurissante présence scénique des musiciens et une performance sans faute. Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin, et c'est tout naturellement au Roadburn que le groupe a choisi de donner ce qui serait d'après eux la dernière représentation de cet album en live. Autant dire que si l'on est ne serait-ce qu'un peu sensible aux sonorités "post-metal", il s'agit ici définitivement d'un rendez-vous à ne pas manquer.


Future Occultisme : Bong-Ra , PhurpaServants of the Apocalyptic Goat Rave (Green room, 22h30)

Prêt pour un "voyage artistique dans les sphères de la spiritualité future " littérallement ? C'est ce que vous propose un trouple bien étrange : Bong-RaSickboy et PhurpaPhurpa, des russes qui pratiquent le chant tibétain, entouré d'un mysticisme opaque sur scène, et Bong-Ra, le Venetian Snares hollandais, produisant un breakcore énergique en solo et avec son collègue belge Sickboy dans le projet Servants of the Apocalyptic Goat Rave. L'alliance de sons modernes et d'une pointe de technologie au service d'une imagerie ancienne, préhistorique, d'un passé oublié. 



Vendredi 20 avril :

Black metal  &  brews (V39, 15h) :

Ca vous dirait de boire une mousse en compagnie d'Austin Lunn de Panopticon ? On parie que vous ne saviez pas que sa deuxième passion après le black metal était la bière, raison pour laquelle il a créé sa brasserie Hammerheart Brewing Company. Ca sera l'occasion pour lui de vous faire une sélection des meilleures bières disponibles à Tilbourg. Attention, il vous est conseillé de réserver votre place, ça se passe par ici.


The Ruins of Beverast (Green Room, 15h)

La scène metal doit un certain nombre de choses au Roadburn, et l’une d’elles est d’avoir fait sortir Alexander von Meilenwald de sa tanière. La musique qu’il compose pour The Ruins of Beverast est si sombrement géniale dans tous ses aspects que le Diable aurait pu prendre un malin plaisir à la confiner en studio. Mais aucun choix de programmation n’est trop ambitieux pour le Roadburn, et c’est donc pour l’édition 2013 qu’Alexander a constitué une équipe de musiciens pour jouer ses compositions sur scène, que nous pouvons maintenant entendre en tournée. Cinq ans plus tard, ils reviennent pour jouer le dernier chef d’œuvre de Meilenwald en date, Exuvia, une tuerie qui a remporté de nombreux suffrages dans la rédaction de Metalorgie et chez vous, nos lecteurs adorés.


Crowbar (Main stage, 18h)

"Quoi, encore Crowbar ? On les voit tous les weekends !" a-t-on pu entendre. Fermez-la, bon sang ! Ca ne sera pas un concert de Crowbar comme les autres, d'abord et surtout parce qu'ils joueront Odd Fellows Rest en entier, qui est sans doute leur meilleur album avec Sonic Excess in Its Purest Form. Deuxièmement, ça jouera sur l'013, et tout porte à croire que le son sera si lourd et puissant qu'il aura l'effet d'un coup de pied de biche dans la face. On peut remercier Jacob Bannon de nous avoir programmé cette tartine de gras garantie 100% NOLA. Immanquable, et si vous restez sceptiques, lisez-donc ce que Colin d'Amenra a pu nous dire sur cet album.


Planning For Burial (Het Patronaat, 19h15)

Prenez une once de shoegaze, mélangez la à une poignée de doom, saupoudrez de quelques guitares post-rock, enveloppez le tout d'une dose généreuse de reverb, et vous obtenez Planning For Burial. Collègue de label de Have A Nice Life et acteur majeur d'une scène lo-fi américaine, ce projet solo est en soi suffisamment rare en Europe pour mériter le détour. Amateurs de mélancolie savamment dissimulée dans des couches de fuzz, ne passez pas votte chemin, et rendez-vous à la Het Patronaat le vendredi 20 avril (ou le 21 au Cul De Sac pour une séance de rattrapage).

Furia (Koepelhal, 19h50)

Parmi tous les noms de la première annonce du festival, mes yeux se sont le plus attardé sur celui de Furia. Formation polonaise qui avait fait forte impression en 2016 avec l’album Księżyc milczy luty et qui se produira vendredi dans la nouvelle salle Koepelhal du festival à quelques minutes de marche du complexe 013. Véritable OVNI de la scène black metal polonaise, s’il fallait essayer de résumer la musique du groupe, elle se trouverait sûrement non loin d’un mix entre la froideur et la virtuosité d’un Mgla et la répétitivité d’un rock expérimental dans l’esprit de Swans. Venez-donc faire un tour du côté du Koepelhal vendredi soir pour découvrir cet alliage original de sonorités.

Godflesh (Main stage, 20h)

JK Broadrick est un invité régulier du festival avec ses différents projets, que ce soit avec Jesu (édition 2008, sur l'invitation de Tom G. Warrior), JK Flesh (édition 2017). Cette année, il sera sur scène avec Zonal, mais surtout avec le groupe qui l’a fait entrer dans l’histoire : Godflesh. Cela fait maintenant des années que l’anglais déclare à qui veut l’entendre qu’il a renié la période allant de Songs of Love and Hate à Hymns, précédant la séparation du combo en 2002, et que l’essence véritable de Godflesh réside dans les trois premiers LPs. C’est pourquoi Streetcleaner et Pure ont été joués en entier au Roadburn, respectivement en 2011 et 2013. Jamais deux sans trois, c’est cette année au tour de Selfless d’être interprété dans l'écrin qu'est la Main stage de l'013, que beaucoup considèrent comme la meilleure salle d’Europe pour le rock/metal. Ca promet d'être grandiose !


Samedi 21

Bell Witch (Koepelhal, 14h)

Probablement l'un des meilleurs albums estampillés "metal" de 2017, Mirror Reaper pourrait pourtant presque mériter le label "ambient", tant l'oeuvre monolithique du duo de Seattle arrive à nous plonger dans son ambiance à la fois lourde et éthérée. Et si je me permets d'insister sur cet album, c'est parce qu'il sera joué pour la première fois en son intégralité le samedi 21 avril. Et si vous n'en avez pas assez (ou qu'un clash de planning vous empêche d'assister à ce show), le groupe rejoue un autre set special le lendemain, en compagnie d'un membre d'Aerial Ruin. Dernier point qui ravira les musiciens: le groupe étant un duo, toutes les parties mélodiques sont assurées par les habiles doigts du bassiste, jouant donc l'équivalent de deux instruments en même temps.


Damo Suzuki & Minami Deutsch (Green Room, 16h40)

Faut-il encore présenter Damo Suzuki ? Détiquettons-le du groupe de krautrock CAN pour se focaliser sur ses productions personnelles et prolifiques en collaboration avec son groupe. Un véritable génie des arts psychédélique et de l'improvisation. Mais un concert simple de Damo Suzuki serait trop bateau pour le Roadburn...et on le retrouvera deux fois sur scène : Le japonais ira unir sa voix avec les ricains stonés de Earthless pour une performance spéciale : le chill distordu californien fera face aux chants hallucinés du japonnais haut en couleur. Le lendemain, il partagera la scène avec Minami Deutsch, un quatuor japonais dans la pure lignée du krautrock


Forgotten Tomb (Het Patronaat, 17h20)

Forgotten Tomb se détache nettement du reste de l'affiche car il est le seul groupe de DSBM (ndlr : depressive suicidal black metal, pour les deux du fond qui ne suivaient pas !), et sauf erreur, le premier groupe du genre à avoir été invité au Roadburn. Rien que pour ça, leur performance aura une saveur toute particulière, d'autant que cela impliquera un choix douloureux entre eux, Mizmor et Panopticon. Mais les vrais fans de DSBM sont loyaux et feront leur choix sans hésiter, il y a donc fort à parier que le public du concert sera possédé et dérangé. Ce sera l'occasion d'entendre des titres de leur dernier album We Owe You Nothing, alors que leur dernier passage en France commence à dater.


The Body & Thou (Koepelhal, 23h20) 

La collaboration entre Thou et The Body est assurément une des choses les plus dangereuses et dérangées issue de la musique amplifiée ces dernières années. L'album et EP qu'ils ont enfanté sont lourds et sales au possible et promettent un moment particulièrement intense sur scène. Ce sera la première fois que les deux formations se produiront ensemble en Europe, il serait donc vraiment dommage de manquer ça, surtout s'ils jouent leur reprise de "Terrible Lie" de Nine Inch Nails. Et si le concert se révèle trop plombé pour vous, vous pourrez toujours aller faire un tour au Hall of Fame (situé dans le même complexe que le Koepelhal) au concert d'Old Tower, pour écouter un des meilleurs artistes de dungeon synth actifs de nos jours. Attention, les costumes, D20 et manuels de Donjons&Dragons ne seront pas fournis ! 


Dimanche 22

Godspeed You! Black Emperor (Main stage, 20h50)

Après des années de négociations et une envie jamais dissimulée de chercher à les programmer à l’affiche de leur festival, l'équipe du Roadburn a finalement atteint un but non négligeable. Godspeed You! Black Emperor est à l’affiche de l’édition 2018 pour deux concerts le samedi et le dimanche. Il y a fort à parier que les fans du groupes qui seront au festival, et ils sont nombreux, auront de quoi se délecter de pouvoir ainsi assister à deux setlist complètement différentes pour rendre ce rendez-vous vraiment unique.

Zuriaake (Main stage, 23h30)

Oubliez les forêts enneigés de Norvège, les paysages désolés de Finlande, direction la Chine pour du black metal contemplatif de l'Empire du milieu. Pour la première fois un collaboration sino-hollandaise aura lieu avec Zuriaake (ou "lac de cadavres enterrés") offira pour ce dernier jour de festival une ambiance mélancolique, correspondant à une fin de fest bien méritée.


V.M.O / Violent Magic Orchestra (Het Patronaat, 00h10) 

Judicieusement placé au dernier créneau par les programmateurs du Roadburn, le set de Violent Magic Orchestra incarnera sans doute les trente minutes les plus intenses de ces quatre jours. Il faut voir ces japonais habités par le démon sur scène pour le croire. Leur black metal infusé à la noise concoctée avec attention par notre Mondkopf national est une décharge d'adrénaline surpuissante, dopée par leur jeu de scène sans limites et leurs projections épileptiques. Il est normalement interdit de slammer au Roadburn, mais tout porte à croire que la règle sera abolie le temps d'un set. 

Metalorgie Team (Avril 2018)

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Commentaires

NeredudeLe Dimanche 15 avril 2018 à 19H00

@guikeenan :

Bien vu, je viens de découvrir Spotlights, et c'est vrai que ça a l'air bien cool !

guikeenanLe Mercredi 11 avril 2018 à 02H06

J'attends aussi beaucoup de Spotlights le dimanche.