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Metalorgie Monthly #13 Octobre 2016

Le 13eme dossier Metalorgie Monthly tombe au moment d'Halloween. Coïncidence ? Oui. Pas de sélection plus macabre que les fois précédente, donc. On reste fidèle à nos principes, c'est à dire écouter ce qui nous plait, ce qui nous fait envie, Metal, Rock, Punk, ou pas. De Mgla aux Pixies, le choix est vaste.

Qu'est-ce que vous préférez dans le lot ? Et vous, qu'avez-vous écouté ce mois-ci ?



Le mois d'octobre de...

... Raikage (ses chroniques) :

GoatWorld Music (2012)
Sur une plage de Suède, le vent toujours frais emporte vos cheveux qui vous fouettent le visage, le nez quelque peu rougit par la fraîcheur de ce début de soirée automnale. Au loin, quelques silhouettes s'avancent, brillantes et masquées, tandis qu'autour d'elles l'air semble se réchauffer... une caravane les suit, les voix se mélangent et forment une musique... Goat, et ce disque principalement, m'accompagnent depuis que le monde aurait du disparaître dans une apocalypse prévu par les mayas. Heureusement, les suédois ont choisi de tinter leur Rock (très) Psychédélique et groovy à une autre forme de musique traditionnelle, celle des musiques orientales et arabes. On dira ce que l'on veut mais la reprise du thème de "Diarabi" sur la dernière piste est d'une intensité rarement atteinte. 

Pixies - Live at Brixton Academy 1991 (1991)
Les pérégrinations sur internet de votre serviteur, bien qu'elles n'aient souvent aucun but et que j’atterrisse donc sur des sites tels que PetitTube, Sosies de Merde ou d'autres choses tout aussi inutiles (que je vous recommande chaudement si vous vous ennuyez au boulot), se révèlent parfois très riches en découverte. La sortie du nouveau disque du quatuor le plus bizarre du Rock Alternatif de la fin des 80's/début 90's m'avait quelque peu laissé sur ma faim. Alors lorsque je lance ce live de plus d'une heure vingt des Pixies de la grande époque devant un public déchaîné, je me dis que j'ai correctement investi mon temps de sommeil, pour une fois. Une setlist parfaitement folle aide pas mal à la réussite de la performance du groupe, il faut bien le dire, mais surtout on a l'impression de voir un groupe qui s'amuse. On passera sur les tenues très discutables, notamment des frères Santiago, pour parler notamment de la performance de Black Francis, transcendé dans son rôle de leader. C'est bien simple, plus le concert avance, plus le monsieur se lâche, jusqu'à un Tame final et explosif qui prouve bien que, non, il n'était pas possible de le dresser. Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, vous allez vous aussi pouvoir regarder cette petite merveille par ici

The CurePornography (1982)
Quel élément chimique fait passer le bon disque au classique intemporel, celui qui marquera les esprits et se retrouvera cité depuis les bars rongés par les coudes des habitués aux colloques internationaux où chercheurs, fans et détracteurs, musiciens et simple suiveur de mode décortiqueront chaque note, chaque parole, chaque variation de couleur du livret afin de livrer leur analyse ? À cette question, point de réponse, tout au moins pas aujourd'hui. La logique qui accompagne musique doit parfois rester insaisissable. Pourtant, lorsqu'on écoute Pornography, il est évident qu'il s'agit d'un classique et de l'un des dix meilleurs albums des années 1980. Évident également que chacun des huit titres qui le compose possède son identité propre, tels huit pêchés capitaux pour une époque plus vile et sombre qu'aucune autre. La dépression, la tristesse, la mélancolie, l'angoisse, l'addiction, la violence, le suicide, la luxure... 
Vous trouverez tout ça ici et bien plus. Comme Zola avant lui, Robert Smith et sa bande ont peint un portrait réaliste de leur époque, usant des plus belles des métaphores et figures de style afin d'imprimer cette vision dans l'esprit des générations futures.

KickbackLes 150 Passions Meurtrières (2000)
Cela n'aura échappé à personne, je suis un fan devant l'éternel du meilleur/pire groupe de Hardcore de l'hexagone. Pourtant, malgré ses immenses qualités, je ne reviens que rarement sur Les 150 Passions Meurtrières. Peut être est ce le fait que Kickback s'essaye à un autre genre que celui qu'il maîtrise le mieux ? Ou peut être est ce le fait que Forever War et No Surrender dominent de tout leur poids la discographie des parisiens... Quoi qu'il en soit, la même phrase se répète inlassablement à chaque fois que la conclusion de ce disque résonne dans les enceintes "Tu es drôlement con" parce que cet EP est très bon, original et qu'il ne laisse pas le temps de s'ennuyer. Mais bon, combien d'entre nous connaissent cette situation ? Tout le monde, non ?

Alan McGee - Creation Stories (2014)
Vous avez toujours voulu savoir comment le mec derrière le label de My Bloody ValentinePrimal Scream et Oasis a réussi à marquer la musique, tout en consommant assez de drogue pour assommer un troupeau de hippies, le tout en se faisant inviter à la soirée fêtant l'élection de Tony Blair, par le premier ministre lui même ? Ne cherchez pas plus loin, dans cette autobiographie, Alan McGee vous raconte tout, de sa jeunesse malheureuse en Ecosse à son rôle de manager de Pete Doherty, en passant par les excès, les douleurs et les joies de la vie de manager et de patron de label. Le livre n'est pas traduit en Français mais bon, que voulez vous...



... Zbrlah (ses chroniques) :

GhostPopestar (2016)
J'ai découvert Ghost avec Meliora, et je crois même en avoir parlé dans un des premiers Monthly. Maintenant habitué à l'univers si particulier des goules et de leur pape, je suis avec attention leur actualité et n'ai donc pas pu passer à côté de leur dernier EP. Si la nouvelle compo, Square Hammer, m'a enchanté à la première écoute, les quatre reprises n'ont pas eu le même impact immédiat sur moi. Après plusieurs tentatives, néanmoins, j'ai fini par leur trouver un certain charme, voire un vrai attrait, à chacune pour une raison particulière. En effet, toutes les pistes explorent des univers différents, tantôt éthéré, tantôt musclé.
Un bien bel objet, qui donne envie de la suite.

AlcestKodama (2016)
A nouveau un groupe que j'ai découvert sur le tard et que j'ai déjà mentionné dans un dossier mensuel. Je ne suis sûrement pas le mieux placé pour parler d'Alcest, étant tout à fait novice et candide en terme de Post-Trucs. Et pourtant, comme pour Les Voyages De L'âme, ce nouveau disque me touche. L'émotion, présente de bout en bout, transporte l'auditeur au delà du temps et de l'espace, vers une sorte de bulle de volupté où les notions comme la beauté ou les couleurs sont décrites avec des arpèges plutôt qu'avec des images.
En revanche, je n'ai que peu adhéré aux growls sur cet opus. Heureusement, il y en a peu. Sans ce point faible, Kodama aurait pu prétendre au podium des albums de l'année, en ce qui me concerne.

The AgonistFive (2016)
J'aime The Agonist. C'est pour ça que je préfère évoquer Five ici plutôt que d'en faire une vraie chronique et leur foutre un vieux 9/20.
Où sont passés les riffs rapides et techniques harmonisés en tierces ? Et l'équilibre Death-Mélo / Deathcore savament pensé ? En tout cas, pas sur Five. Mais rendons à Céline ce qui appartient à Céline (oui, ils sont canadiens ; et non, j'ai pas honte de moi), la vocaliste qui faisait ses premières armes sur Eye Of Providence a désormais pris plus de confiance en elle, et propose un chant excellent. Au final, la chronique du précédent album reste d'actualité : le changement de line-up a impliqué une évolution qui m'a déçu, mais pas là où je l'aurais cru, pas au niveau du chant. Bizarre, mais surtout dommage.



... Euka (ses chroniques) :

Lingua Nada - The もしもしSupermagic Compilation (2015)
Autant dire que vivre l’expérience « Lingua Nada » en live pour ensuite se tourner vers la version studio ramène l’expérience folle à un melting pot complète barré malheureusement entouré de barrières invisibles. Pour autant, The もしもしSupermagic Compilation part dans tous les sens, posant une multitude d’effets tout au long du parcours jalonné par Lingua Nada. Et il faut reconnaître que l’espère de Surf Rock sous hallucinogènes n’aura aucune difficulté à s’accaparer les canaux auditifs pendant de longs mois. A découvrir ici.

Eat My Fear - S/T (2016)
Depuis la fin prématurée de G.L.O.S.S., il fallait trouver le combo qui prendrait la relève. Avec Eat My Fear, qui joue dans un registre un brin plus classique, on tape dans Punch ou Minor Threat, une suite de titres ne dépassant jamais les deux minutes pour lâcher un Hardcore engagé qui utilisera majoritairement la langue de Goethe. Oh et puis m*rde, écoutez le morceau-titre, ce sera plus simple.

MicrofilmStereodrama (2007)
Quasiment 10 ans et pas une ride pour Stereodrama, qui suivait la volonté du groupe d’allier Cinéma et Musique. La Fille qui en savait trop, Death Race 68, autant de titres qui se sont installés dans les esprits, d’images sonores qui s’envolaient dans un Post-Rock très accessible car évitant les longues montées en puissance de ses congénères, mais révélant pourtant une richesse artistique au travers des couches d’instruments. Mon préféré.



... theunknownskater (ses chroniques) :

Air - Talkie Walkie (2004)
Véritables princes de la musique progressive et électronique française, ambassadeurs de la french touch musicale, le duo Air est à l’origine d’albums monumentaux tels que l’ultra-classique Moon Safari, ou le plus discret mais non moins qualitatif Pocket SymphonyTalkie Walkie lui, reste plus ou moins inconnu du grand public, malgré la présence de mélodies attractives et entêtantes. L’album résulte d’une délicate alchimie entre pop, rock progressif et électronique mais aussi d’un bel équilibre entre synthés, guitares et voix retouchées. A écouter les yeux fermés. 

Big L - Lifestylez Ov Da Poor&Dangerous (1995)
Véritable incontournable de la scène hip-hop est-américaine des années 90, Lifestylez Ov Da Poor&Dangerous paru en 1995, disposait de tous les ingrédients pouvant le hisser au rang d’ultra-classique de la musique urbaine. Premier et unique album publié du vivant de celui que l’on appelait Lamont Coleman a.k.a. Big L, le disque dévoile un hip-hop sombre mais groovy, dont les instrus laissent la part belle aux lignes de basse et aux paroles presque dansantes du rappeur new-yorkais. Quatre ans plus tard, Big L était assassiné à l’issue d’un drive-by shooting dans les rues d’Harlem : TRVE.

MglaExercises in Futility (2015)
Récemment chroniqué dans nos pages par le chevalier Raikage, c’est avec une douce brutalité que le mélange aux influences Post-Black et Raw Black Metal des années 90 s’est calmement imposé dans mes oreilles tourmentées. Bestiale et sophistiquée, la musique des polonais construit doucement mais salement son idéologie, à mi-chemin entre les sonorités de Watain, de Deafheaven ou encore d’Inquisition.



... rwn (ses chroniques) :

Xerxes - Collision Blonde (2014) :
Après un début de carrière fougueux (Our Home Is A Deathbed) et musicalement très proche de Touché Amoré période To The Beat Of A Dead Horse, c’est complètement métamorphosés que Xerxes revinrent sur le devant de la scène en 2014 avec Collision Blonde
Hommage monumental aux sonorités Rock / Cold Wave des années 80 (Use As Directed, Collision Blonde…), la partie instrumentale de ce troisième album des américains est d’une pureté cristalline et offre un joli contraste avec la rage contenue du chant de Calvin Philley qui se mue parfois en Spoken Word comme sur (but here we are). Porté par une basse nonchalante et omniprésente, Collision Blonde est un modèle de maîtrise et de variation des tempos, souvent lent mais capable de montées en tension progressives comme avec les magistraux Chestnut Street et Nosedive et leurs finaux en forme d’anaphore. Vivement la suite ! A écouter ici.

Depths. - We Love, We Lose, We Break (2013) :
J’étais sur le point d’écrire qu’il n’était pas certain que l’on entende un jour à nouveau parler des Belges Depths., ceux-ci n’ayant rien écrit depuis ce 7" sorti en 2013 et surtout n’ayant pas donné signe de vie depuis des mois. En témoigne de récents post sur leur page Facebook, la formation d’Eeklo est belle et bien en vie et toujours en phase d’écriture de leur premier LP. Car en effet, pour le moment, Depths. se montre plutôt frugal.
Deux titres, ça ne fait jamais beaucoup et pourtant c’est ce qu’il aura suffi aux Belges pour produire un petit bijou d’Hardcore émotionnel. Comme souvent pour cette scène, la qualité de l’ensemble repose beaucoup sur le chant et sa capacité à se charger d’émotions sans pourtant paraître larmoyant, ce qui est ici parfaitement réussi. Les amateurs de The Saddest Landscape devraient y trouver leur compte.

ElizabethInsomnia (2013) :
Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je me suis rendu compte qu’Elizabeth n’avait encore jamais été chroniqué sur le site. Bénissons donc les Monthly de nous offrir l’occasion de corriger cela !
Boxant (la métaphore n’est pas de trop) dans la catégorie Hardcore chaotique, sombre et aux relents Crust (et oui ça fait beaucoup d’un coup), les Suisses creusent leur sillon à coup d’uppercuts depuis 2009. Autant vous prévenir, ce n’est pas avec Insomnia que la formation Helvète compte y changer quoi que ce soit. Cet EP relève en effet avant tout de l’enfonçage de clou. Au final, les discrets arpèges du morceau d’ouverture, Ravens (qui, de façon anachronique, sonne comme du Riwen) sont les uniques moments de répit de ce matraquage en règle, que vous pouvez vous infliger ici.



... SkaldMax (ses chroniques) :

DecapitatedOrganic Hallucinosis (2006)
Alors que The Negation était un brûlot Death Metal somme toute assez classique (et oubliable), le petit frère qui arrivera deux ans après a de quoi franchement voler la vedette. Tu veux du technique ? Tu seras comblé(e) par un batteur complètement fou. Tu veux du rythmique ? Les grattes se chargeront de te faire bouger dans tous les sens comme le ferait un bon MeshuggahOrganic Hallucinosis figure parmi les pièces les plus impressionnantes de la carrière des Polonais et ne décevra pas les amoureux de groove ravageur.

War On Women - War On Women (2015)
Parmi les pépites de Bridge 9 Records on retrouve notamment ce premier opus de War On Women mêlant habilement Punk Rock et Hardcore au service de textes résolument féministes. Sans tomber dans un moralisme trop lourd, le combo use intelligemment de sarcasme et d'humour pour aborder le viol, la réification de la gente féminine, les différences de salaire, tout en déballant une musique assez surprenante et se permettant pas mal d'écarts stylistiques appréciables. 

Alice Coltrane - Journey In Satchinadanda (1971)
Pas besoin d'être un énorme féru de Jazz pour apprécier cet ouvrage dominé par des tons orientalistes et une harpe enivrante. Très influencée par la culture hindoue à l'époque, Coltrane offre un album apaisant qui pourra séduire les amateurs d'ambiances psychés à la Om, Sleep, Earth ou tout ce qui a trait au désert et à l'immensité. Et c'est au passage l'occasion de se repasser Alice, morceau hommage de Sunn O))) sur Monoliths&Dimensions.



... Neredude (ses chroniques) :

SmohallaRésilience (2011)
L'humble rédacteur de ces lignes est convaincu que la scène Metal française fait partie des meilleures au monde, à la fois pour sa qualité et la variété des styles abordés. Smohalla, groupe seulement connu des zélotes fouineurs de pépites enfouies dans les méandres d'internet, en est un exemple supplémentaire. Que jouent-ils ? On ne sait pas trop. En tout cas, le travail sur l'atmosphère de Résilience est remarquable. On devine une certaine influence de Garm sur leur musique, particulièrement au travers de son travail avec Arcturus. Les riffs de guitare, les sons de clavier, le chant, les arrangements : tout est déroutant dans Smohalla, et pourtant terriblement addictif. Ce Résilience donne l'impression d'avoir absorbé une dose massive de l'épice d'Arrakis, suite à quoi vous voyagez dans l'univers, chaque chanson de l'album étant un nouveau saut dans l'hyperespace. Cette musique a une sorte de beauté glaciale, un peu comme la peinture du regretté H.R Giger. Avec un album d'une telle qualité, on ne peut qu'espérer deux choses : que ce disque de 2011 aura un petit frère, et que Smohalla se décidera un jour à faire des concerts. Et pour les fans de synthwave à la Perturbator / Carpenter Brut / Dan Terminus, écoutez donc le projet Synthwave d’un des membres : Fixions. Foncez, c'est de la bonne !

maudlin of the WellMy Fruit Psychobells...A Seed Combustible (1999)
Vous connaissez ce moment où vous tombez sur un groupe absolument génial, mais virtuellement inconnu ? Malheureusement pour eux, maudlin of the Well fait partie de ce clan. La formation américaine a déployé tout au long de sa carrière une musique tortueuse, jouant en permanence avec les formats standards de composition du Rock / Metal. Et ce caractère s'est affirmé chez eux dès leur premier album sorti en 1999, avec une maturité étonnante étant donné l'âge des musiciens. Des riffs Death / Doom dissonants à la musique de chambre sans oublier des parties acoustiques délicates, la bande menée par Toby Driver fait feu de tout bois, pour un résultat qui surprend toujours, à chaque chanson. Cette diversité musicale se retrouve aussi dans la voix, qui peut être growlée, hurlée, chantée, féminine, masculine... Avec le recul, il saute aux yeux que maudlin of the Well était en avance sur son temps, emboîtant le pas sur les pionniers de l'expérimentation dans le Metal comme M. Bungle, Celtic Frost ou Gorguts, en apportant cette démarche dans les retranchements les plus extrêmes du Metal. C'est tout simplement un des tout meilleurs groupes de ce mouvement et leur musique parle pour eux. Malheureusement, cet éclectisme qui donnait tout son sel à la formation est sans doute aussi ce qui l'a amené en 2003. Toby Driver continuera ses expérimentations, en les poussant même encore plus loin avec Kayo Dot, avec quelques fulgurances remarquables là aussi, mais plus rarement avec la brillance qui caractérisait maudlin of the Well.

Peste NoireL’Ordure à L’Etat Pur (2011)
Si le discours extrémiste de Famine est souvent sujet à débats, les discussions sur sa musique en elle-même s’en retrouvent souvent éclipsées ou mises en retrait de ce fait. Pourtant, Peste Noire a fait d’importantes contributions au Black Metal, et son quatrième album l’Ordure à L’Etat Pur en fait partie. Encore une fois complètement différent de ses prédécesseurs, ce LP révèle de longues compositions tortueuses, avec un mélange des genres d’une créativité qui force le respect. Ska, Indus, Hip Hop, musique médiévale ou encore, bien évidemment, Black Metal : vous trouverez un peu de tout ça dans l’Ordure à L’Etat Pur, sans que ce grand écart de styles ne nuise à la cohérence du tout. D’autant plus que Famine sait s’entourer de musiciens talentueux, faisant que l’album est très bien exécuté, mention spéciale à la basse et à la batterie. Le chant est à l’image des paroles, crasseux et plein de haine, et si on peut regretter la forme qu’il prenait sur les deux premiers albums, force est de constater que les cris de Famine s’accordent bien avec la musique. Avec ses chansons qui affichent entre neuf et vingt minutes au compteur, l’Ordure à l’Etat Pur est un album qui prend beaucoup de virages inattendus, mais qui fait aussi entendre des riffs qui sont à classer parmi les meilleurs qu'on puisse entendre dans le Black Metal. Une écoute recommandée à tout amateur du genre précité et/ou d’Avantgarde Metal. 

Metalorgie Team (Octobre 2016)

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