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Metalorgie Monthly #01 - octobre 2015

Aujourd'hui, Metalorgie vous propose un nouveau format de mini-chroniques sous la forme d'un dossier collectif. Au programme : du neuf et du vieux, des découvertes et des légendes, du Metal mais pas que... De High On Fire à Tangerine Dream en passant par Forgotten Tomb, on vous invite à découvrir ce que l'équipe Metalorgie a écouté en ce mois d'octobre.

On espère que ce format vous plaira ! N'hésitez pas à nous dire ce que vous en pensez, et profitez-en pour évoquer vos propres coups de coeur ! En tout cas, nous on s'est éclaté à rédiger ça. Certains ont donné envie à d'autres de découvrir des groupes... C'est aussi l'opportunité de se pencher sur les goûts des membres de la team qui ne sont pas chroniqueurs et que vous ne lisez donc pas souvent. On y voit aussi l'occasion de confronter des avis divergents sur un même disque.

Demain on repart sur le format de chronique habituel, mais on se retrouve pour un nouveau Metalorgie Monthly le dernier dimanche du mois prochain !



Le mois d'octobre de...

... Zbrlah (ses chroniques) :

Kamasi Washington - The Epic (2015)
J'écoute peu de Jazz, mais après plusieurs échos allant de "très bon" à "formidable" à propos de ce disque, j'ai voulu me faire mon avis sur The Epic, qui porte bien son nom puisqu'il s'agit d'un triple album bien rempli. Le saxophoniste est tellement maître de son art qu'il arrive à rendre sa musique aussi complexe qu'agréable a écouter, dans la parfaite lignée d'un John Coltrane ou d'un Albert Ayler, mais avec une production jeune et moderne. Belle découverte.

StratovariusNemesis (2013)
Chroniquer le dernier Stratovarius m'a donné envie de réécouter son prédécesseur. Paradoxalement, je le trouve vraiment très efficace, alors que je distingue moins les composantes-clés du Heavy-Speed habituel du groupe. C'est peut-être dû aux choix de production très modernes, comme si Stratovarius faisait presque du Amaranthe, mais avec bon goût.

PersefoneSpiritual Migration (2013)
J'évoque nos voisins d'Andorre ce mois-ci, mais je pourrais le faire n'importe quand : Spiritual Migration revient sur ma platine toutes les 2 ou 3 semaines. Je trouve cet album tout simplement parfait. En tout point. L'agressivité, les mélodies, les structures groovy et improbables, la virtuosité, les émotions transmises, les moments de poésie, la puissance aérienne des voix claires, la hargne du chant hurlé... Tout y est, et surtout, tout est cohérent, tout se mélange à merveille. Je n'ai pas autant accroché à aucun autre disque depuis la sortie de Spiritual Migration.


... Skaldmax (ses chroniques) :

TesseractPolaris (2015)
Les British reviennent changés de ces deux ans depuis Altered State. On les retrouve langoureux, lyriques, moins techniques de manière générale. La grosse vague Tech-Metal dans laquelle le groupe prenait sa source semble s'amenuiser, les riffs quelques peu alambiqués font maintenant partie du paysage et s'effacent pour une voix rose bonbon désormais au premier plan. Plus immédiat mais moins impressionnant.

Tangerine Dream - Stratosfear (1976)
Voilà le genre de groupe à la disco longue comme le bras pour lesquels il est parfois difficile de se lancer. Malgré tout, Stratosfear te met à l'aise et le Krautrock des Allemands te trimbale parmi ses couches de synthé planantes et minimalistes. On passe de l'ambiance château hanté option Castlevania à des envolées rétro-futuristes sans aucun accroc, il suffit de se laisser porter.


... Euka (ses chroniques) :

Lakme - Same (2013)
Un peu en retard, je (re)découvre Lakmé. Groupe de Screamo / Hardcore originaire des pays de l’Est, le combo possède malgré tout un son raw loin de la fragilité de Raein ou Saetia. Avec Same, le combo donne le ton et alterne envolées Punk / Hardcore et passages plus proches des envolées en scream. De là à dire que cet opus restera dans les annales, il y a un grand pas, mais on peut leur reconnaître une capacité à séduire sur FXX ou Potkavam Te U Dveri.

Leer - SPRINGBREAKNOPARENTS (2013)
En 7 titres, Leer rappelle ces années lycée, à profiter à chaque instant du brin de soleil naissant, entouré de quelques potes. Plus proche d’un Emo-Hardcore catchy que des gros bras though-guy, le son des musiciens donne envie de retourner en arrière, tout en gardant cette assurance acquise au fil des années. Et musicalement ? Screamo ? Emo-Hardcore ? On s’en fiche un peu au final, le résultat est là.

Violent Soho - Hungry Ghost (2013)
Il n’aura fallu que Goald Coast pour que le rock de Violent Soho m’emporte. Déjà conquis par Neighbour Neighbour, j’ai facilement fondu devant les compos accrocheuses de cet opus. La rupture est bien présente entre l’album précédent et celui-ci, le combo ayant diminué le nombre de passages criards et « Grunge » (avec de gros guillemets) au profit de quelques mélodies bien pensées.


... Raikage (ses chroniques) : 

Deftones - Deftones (2003)
En reparler avec un ami récemment m'aura en quelque sorte forcé à réécouter cette merveille. Pas vraiment une découverte donc, loin de là, mais un disque qui se dévoile toujours un peu plus au fil du temps, comme une adolescente au final. Deftones réussit à trouver un équilibre dans ses compositions sur celui-ci et il est, à mon sens, le plus maîtrisé de leur carrière. 


Alice In Chains - Dirt (1992)
Décidément, Nicolas (l'ami du dessus) aura inspiré pas mal d'écoutes ce mois-ci. Le cas est ici différent d'avec Deftones puisque je n'avais jamais accroché à Alice In Chains mais c'est désormais du passé. Immense baffe à retardement mais il semble que j'ai gagné en maturité d'auditeur (si j'ose dire) en cinq ans. Difficile d'imaginer un album plus représentatif du mouvement Grunge, tout y passe: les influences Classic Rock, Indie et Hardcore. Et surtout, la voix de Staley est le point fort du disque. Poignant. 

Chelsea Wolfe - Abyss (2015)
Metalorgie produit de bonnes chroniques et celle de mon confrère Humtaba m'a donné envie de découvrir Chelsea Wolfe, chose faite d'abord avec Abyss puis ensuite avec la grande majorité de sa discographie. C'est pourtant celui-ci qui me frappe le plus, sombre, portant à merveille son titre, intelligent et intéressant. Une excellente découverte déjà en bonne place pour le titre de meilleur album de l'année. 

High On Fire - Luminiferous (2015)
Les nouveautés de qualité se multiplient cette année et High On Fire revient pour botter le cul de la planète entière, des aliens, des Incas et de bien d'autres choses. Sur ce nouvel album, on a l'impression d'entendre Motorhead qui copulerait avec Discharge pendant qu'Eyehategod filme tout en les arrosant de whisky. L'idée d'une soirée parfaite ?


... Pentacle (ses chroniques) : 

The World Is A Beautiful Place And I Am No Longer Afraid To Die - Between Bodies (2015)
Between Bodies ou la version spoken word de The World Is A Beautiful Place And I Am No Longer Afraid To Die, somme toute assez différente de leur premier et excellent album. Un EP plus triste développant une nouvelle facette musicale parfois assez déroutante, avec plus de retenue, mais toujours aussi belle et sensible. Et surtout un point d'orgue : Autotonsorialist et sa conclusion émouvante.

Foxing - The Albatross (2013)
Découvert en première partie de Tigers Jaw en août dernier à Paris. En attendant leur nouvel album Dealer, ce premier effort témoigne d'un savoir faire déjà impressionnant dans un registre Emo / Post-Rock surtout dans sa seconde moitié. Des lignes de chant à faire frissonner, des mélodies à tomber et deux titres à écouter en boucle, la boule au ventre : Bit By A Dead Bee, Part I et Den Mother dont le final est beau à pleurer.

Ephemera - Ephemera (2015)
Projet dream team de la scène Screamo suédoise avec des membres venant entre autres de RainmakerTrembling Hands, ShirokumaSore Eyelids... Vu les groupes, la filiation avec Suis La Lune est inévitable. Ceci étant dit, tu sens que les mecs ont mis leurs tripes dans ce projet et que ces trois titres se révèlent bien plus profond qu'on aurait pu le penser.



... LeLag (ses chroniques) : 

Wo Fat - The Conjuring (2014)
Fans de Stoner grassouillet à tendance psychédélique ? Le dernier album en date des Texans, derrière un artwork incroyable et un track-listing minimaliste, est une pure merveille ; dans la lignée d'un The Machine, ou d'un Hermano. Energique et sans concession dans les (très) longues escapades psychés, je ne peux que trop conseiller cette mini bûche aux relents hallucinogènes.


Hardcore Anal Hydrogen - The Talas of Satan (2014)
Sans conteste un des meilleurs foutraque épileptique de l'année 2014 : décibels subversifs, samples incongrus et trublionades en la mineur; les Monégasques confirment avec ce troisième album excentrique qu'on peut sans problème mélanger contes asiatiques, Noise fécal et Hardcore bontempi. Avec des nouilles. Preuve, s'il en faut, qu'on peut toujours expérimenter avec grand talent de nos jours. Yabon !

Iwrestledabearonce - Hail Mary (2015)
Si Late for Nothing ne m'avait pas vraiment convaincu, faute en grande partie au départ de Krysta Cameron et l'arrivée de Courtney LaPlante, que je n'arrive pas à apprécier autant que sa prédécesseure, ainsi qu'à des titres beaucoup moins accrocheurs et délirants qu'auparavant, ce nouveau cru 2015 possède des arguments intéressants. Plus rentre dedans, un son très "djentisé", assez loin de leurs deux derniers opus qui sentaient un peu la fatigue. Toujours pas complètement convaincu, mais le groupe a au moins le mérite d'essayer d'évoluer. Rendez-nous Kevin Bacon !

MiseryWe Will be Brave (2015)
A ne surtout pas confondre avec le groupe de Crust américain homonyme, puisqu'ici il est question de Modern Metal Djentisé en provenance de Lille. Un song writing bien foutu et une section rythmique de haute volée, pour une vingtaine de minutes de chaos maîtrisé, voilà ce qu'on peut retrouver sur ce premier EP d'un groupe qu'il va falloir suivre de près, tant leur son n'a pas grand chose à envier à la scène anglo-saxonne...

Void Paradigm - Earth's Disease (2015)
Avec des membres d'Ataraxie et de Pin Up Went Down, la dernière trouvaille d'Apathia Records s'écoute vraiment très bien. Un Black Metal alambiqué, d'avant-garde diront certains, parfois raffiné, parfois groovy, aux ambiances travaillées et dégageant une certaine sensibilité, à fleur de peau ou sans retenue aucune. En pratique, ça veut dire que l'alternance rentre dedans spontané / développement onirique force le respect. Pas évident mais sacrément bien foutu.


... Shades of God (ses chroniques) :

VI - De Prästigiis Angelorum (2015) 
Ce projet regroupant des membres de Aosoth et Antaeus offre ici son premier LP après un EP et un split. Black Metal de tradition, franc et direct, VI délivre une performance bâtit sur la violence avec des riffs et une batterie rapides nuancés par des passages plus mi-tempo écrasants. Une œuvre noire comme l’ébène qui ne pourra que ravir les fans de Black Metal proche de sa source originelle. 

King ParrotDead Set (2015) 
En voilà un album qui ne fait pas dans le détail. Les Australiens aiment brouiller les pistes et mélanger les influences, on passe du Grind, au Death, au Punk et parfois même au Black, sans pour autant que cela tourne à la cacophonie. Ce cocktail détonnant n’a pas laissé un certain Phil Anselmo (Down, ex-Pantera) de marbre puisqu’il a lui même produit la galette, une écoute vaut le détour. 

Forgotten TombHurt Yourself And The Ones You Love (2015)
Il est loin le temps ou Herr Morbid était seul et proposait un Black Metal réellement orienté DSBM, je pense directement au sublissime Springtime Depression, véritable hymne de tristesse et désespoir. Pour autant, la cuvée 2015 bien qu’étant totalement différente est loin d’être mauvaise, un Black proche du Heavy et plus groovy de bonne facture. L’ambiance générale reste assez malsaine, les compositions sont accrocheuses et l’artwork génial, quoiqu’un peu racoleur. Un disque à écouter sans hésiter.

Strynn - Alienation (2015) 
Formation française, de Bordeaux précisément, Strynn propose avec ce second album un Black Metal froid et nihiliste. Les compositions sont accrocheuses, bien structurées et puissantes. Alienation prouve l’évolution du groupe après un premier effort, Décadence, paru en 2013 et qui avait laissé entrevoir de belles choses, tout en se laissant encore une marge de progression. Strynn c’est avant tout un Black direct, proche de sa source, pour les amateurs mais aussi pour les curieux. 

Parkway DriveIRE (2015) 
Plus le temps passe et plus les Australiens se ramollissent. Après un premier EP génial, qui avait un goût d’innovation et une approche différente du Metalcore, Don’t Close Your Eyes, dont le titre éponyme qui traite de l’amitié est sublime, Parkway Drive n’a eu de cesse de ralentir le tempo et se laisser aller à plus de mélodies. Ennuyeux, pas franchement inspiré, IRE transpire le marketing à outrance, les titres sont formatés et pas franchement taillés pour le live. À écouter au coin du feu avec son amoureuse.


... Chris (ses chroniques) :

Battles - La Di Da Di (2015)
Dalida ? Lady Di ?…le titre du nouveau Battles me perturbe. Mais le plus perturbant c’est tout même l’ennui que je ressens à l’écoute de ce disque. L’impression que trop de morceaux se ressemblent, que rien ne sort vraiment du lot et que l’ensemble est fade. Je vais le réécouter quelques fois histoire de ne pas passer à côté faute d’avoir essayé, mais c’est pour l’instant la grosse déception de la rentrée.

It It Anita - Recorded by John Agnello (2015)
J’aime décidément beaucoup ce que fait ce groupe belge, certainement bercé au son de Fugazi (et des groupes de chez Dischord) et de Shellac. Délaissant le format LP, ils privilégient des enregistrements plus courts, mais sans cependant s’interdire la prise de risques et l’expérimentation. Une vraie réussite.


Genesis - Selling England By The Pound (1973)
Si j’en écoute moins qu’à une époque, il y a des phases lors desquelles je me gave de Rock Progressif des années 70. Et lorsque c’est le cas, je tape notamment chez Genesis. S’il n’est pas forcément mon album préféré (oui je pense à toi, Foxtrot), Selling England By The Pound reste celui par lequel je suis entré dans la période « Peter Gabriel&Steve Hackett » du groupe. Et puis quand même, Firth of Fifth bordel !

Kamasi Washington - The Epic (2015)
Comme mon collègue Zbrlah, je m’attaque régulièrement au gros morceau de l’année 2015 au rayon Jazz. Un triple album de trois heures qui n’est pas évident à aborder mais qui a l’avantage d’offrir de nombreuses portes d’entrées. Pas besoin de poser de RTT, il suffit de prendre un morceau au hasard sur l’un des des trois disques et de se laisser emporter par la flamboyance et l’ambition du projet du saxophoniste américain.

Metalorgie Team (Octobre 2015)

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Commentaires

Baptiste08Le Lundi 26 octobre 2015 à 09H02

Bonne idée effectivement, ça offre des compléments aux chroniques habituelles. Approuvé ;-)

devidoffLe Dimanche 25 octobre 2015 à 21H14

C'est top !
merci ;-)

RagnarLe Dimanche 25 octobre 2015 à 21H05

Cool comme news, moi en octobre j'ai écouté Mustasch "Testosterone", My Dying Bride "Feel The Misery", Seasick Steve " Sonic Soul Surfer ", The Bones " Flash The Leather ", Anathema " Universal ", Lucifer " Lucifer ", Tau Cross " Tau Cross " voilà.

BataklouLe Dimanche 25 octobre 2015 à 10H26

Sympa cette nouvelle chronique, merci à la crew et je vais de ce pas jeter une oreille sur Kamasi Washington.

bing666Le Dimanche 25 octobre 2015 à 01H07

Excellent! Bonne idée, le format est bon et donne une bonne petite liste de trucs à écouter car comme d'hab avec vos chroniqueurs, je connais que dalle des groupes que vous parlez! :)Mais bon, moi j'espère toujours un petit truc sur Cattle Decapitation, c'est quand même autre chose que le dernier Forgotten Tomb...bon désolé , j'aurais du me taire, j'ai pas pu résister, d'ailleurs je le laisse :)