.: Think Different : Think :.
:: Album du Moment ::
Lucertulas - The Brawl
Lucertulas - The Brawl
(Noise Rock / Post Punk)Dolcim - We Carry the Fire
Dolcim - We Carry the Fire
(Screamo/Postcore)
:: Concours ::
Concours Circa Survive
Concours Melt Banana
:: Dernières Chroniques ::
Burning Heads - Spread the fire
Burning Heads - Spread the fire
(Punk Rock) Child Abuse - Cut And Run
Child Abuse - Cut And Run
(Grindcore / No-Wave / Punk / Metal / Noise) Anchorless - s/t
Anchorless - s/t
(Indie Rock / Pop) Unhaim - Dr Tobehoktr 7
Unhaim - Dr Tobehoktr 7"
(Crust/Black Metal) Vegas! - Midnight Machine
Vegas! - Midnight Machine
(Noise Rock / Post Hardcore)

Finisterre - Bitter Songs (Emo Crust)
Sofy Major - Five Years Of Freaks (Noise / Post Hardcore)
Power Is Poison - Religious Child Molesters 7" / Split w/ Totalickers (Punk Hardcore)
Integrity - The Blackest Curse (Hardcore Metal)
TV Ghost - Cold Fish (Post-Punk / Synth-Punk / Noise Rock)


:: Chronique Découverte ::
Holding Sand - On Spleepless Nights
Holding Sand - On Spleepless Nights
(Emocore)
:: Partenaire ::
Rock's My Ass Records -
:: Dernières News sur My Own Private Alaska ::

- 19/08/2010 -
Rappel : le concert ajoutĂ© au dernier moment de My Own Private Alaska avec en première partie Robot Orchestra a lieu le 22 aoĂ»t au Klub [...]

- 13/08/2010 -
My Own Private Alaska sera à Paris (Le Klub) le 22 août avant d'entamer leur tournée anglaise. [...]

- 02/06/2010 -
Concours : 2x2 places pour Les Eurockéennes de Belfort sont à gagner ici.Pour rappel aux eurocks cette année (entre autres) : Converge, Airbourne, [...]

- 15/05/2010 -
Le Motocultor Fest ajoute 6 nouveaux groupes Ă  sa prog : Kruger, Dagoba, My Own Private Alaska, Nesseria et Hand Of Blood. 200 nouveaux pass Ă  [...]


Toutes les news sur My Own Private Alaska
facebook logo last.fm logo myspace logo twitter logo rss logo
:: Connexion ::
Login
Password


- Inscription
- Mot de passe oublié
:: Recherche ::
Pub

logo My Own Private Alaska

My Own Private Alaska aime à se présenter comme la réunion de "Trois musiciens assis.
Un pianiste. Et des notes qui amènent loin. Loin d’ici, de tous ces paysages sacrifiés.
Un batteur. Frappant comme si aujourd’hui était le dernier jour à vivre.
Et un chanteur. Condamné à hurler sans répit un romantisme exacerbé,
une violence sournoise, un nihilisme désespéré...
Trois musiciens assis sur une bombe
"

Se réclamant d'influences aussi diverses que Danny Elfman (compositeur de BO de films, ayant notamment fréquemment collaboré avec Tim Burton), Will Haven, Chopin et Helmet, le trio toulousain dépose en 2007 sur la banquise son premier EP, Selt Titled, en autoproduction.



:: Site Officiel :: mopa.dream-it.org/

photo My Own Private Alaska


:: Chroniques ::

Amen
Note : 10 / 20
Année : 2010
A Ecouter : "Anchorage", "Broken Army"
:: Acheter sur Amazon ::
- 8 Commentaires (Moyenne : 12.25/20) -

Rares sont les groupes dans la micro-sphère des musiques dites extrêmes qui ont suscité pareilles polémiques. D’abord inconnu et anonyme (une simple lettre par membre, sorti de nulle part etc), puis sur-médiatisé (le concept, l’épisode Ross Robinson, le sujet de débats rabâché partout) ; adulés par un petit nombre, honnis par les autres ; MOPA fut tantôt trop ci, tantôt trop ça. A la hype succéda la contre-hype. Cycle naturel classique. MOPA voulait qu’on parle de lui, qu’importe la manière. La chose fut réussie…

… et la sortie d’Amen ne dĂ©roge pas Ă  ce dĂ©sir initial. En s’entichant de Ross Robinson (Korn, Limp Bizkit, Glassjaw), en abreuvant internet de vidĂ©os des enregistrements studios et d’interviews tapageurs,  le trio n’a pas baissĂ© pavillon en la matière. Mais après tout, qu’importe. La musique doit se suffire Ă  elle-mĂŞme. Et c’est bien ici de cela qu’il s’agit. Amen donne donc la nouvelle version de My Own Private Alaska, en 11 titres, dont 4 figuraient dĂ©jĂ  sur le Ep. Et comme on pouvait le pressentir, l’affaire n’a plus grand-chose Ă  voir avec la prĂ©cĂ©dente. Le son bĂ©nĂ©ficie d’une production grande facture, ce qui sied plutĂ´t bien au piano et la qualitĂ© acoustique global de l’ensemble. Quelques nouveaux titres font alors leur effet ("Anchorage", "Broken Army", "Just Like You and I") et on se dit que MOPA a un truc dans l'impĂ©tuositĂ© qu'on ne peut lui enlever.

Pourtant rapidement – instantanément ? –, la surenchère d’effets, le gonflement trop artificiel des pistes/voix et autres bidouillages techniques dérangent. Pourquoi ? Parce que MOPA se présentait à la base comme un groupe extrêmement épuré, qui jouait nu, les pieds sur la banquise. Le concept exigeait de facto une atmosphère du bout du monde, un épuisement des moyens d’expression, pas un étalage de moyens modernes d’enregistrement. Et c’est là que le bât blesse. En passant par la Robinson touch’, MOPA ressemble à un corps déformé par la créatine. Le contraste est encore plus saisissant lorsque viennent les tracks déjà connues. La rage animale et primaire du chant a disparu. Le côté cru, froid et nihiliste des mélodies n’est plus, l’émotion épidermique est comme enfouie. Ce qui touchait juste se perd, ce qui faisait mal toussote, ce qui semblait à-propos sonne brouillon ("Ode To Silence").

Au final, quand on a connu MOPA Ă  ses dĂ©buts, on serait presque tentĂ© de dire qu’Amen est un contresens. Dans le concept MOPA, forme et fond devaient s’entre-nourrir. Amen dĂ©nature l’expĂ©rience. Il fait d’un scĂ©nario pour film d’auteur un blockbuster. Dans la perspective de grandir (au sens de la notoriĂ©tĂ© ; et il apportera effectivement une plus grande audience), on peut comprendre ce choix ; artistiquement, beaucoup moins.


En écoute sur myspace.

My Own Private Alaska
Note : 15.5 / 20
Année : 2007
A Ecouter : "Die For Me", "Kill Me Twice", "I Am An Island"
- 11 Commentaires (Moyenne : 18.41/20) -

"Would you die for me ? If I say please. Would you sacrifice?"
En textes, en douleur, projeté avec férocité et fracas, My Own Private Alaska transperce la logique de l’œuvre éthérée et se donne à son art comme à la mort, faisant appel à sa partie sombre ("I lie. I cheat. I break") pour défier ses démons.

Hurlement proche de l’étranglement, gorgĂ© de douleur et d’hĂ©moglobine ( l’époustouflant final de "Die For Me" et ces mots rĂ©pĂ©tĂ©s "My hand… Your blood") ; calcinĂ©e de bout en bout, MOPA fait le pari d’asseoir Takaru et Chopin Ă  la mĂŞme table, et de concert donne au mouvement Screamo un nouvel horizon d’expression. CalĂ© sur un duo batterie/piano brut, le groupe toulousain alterne les meurtres et les baisers sonores dans une succession de noir et blanc tĂ©nĂ©breux. S’appuyant sur la mĂ©lancolie de l’instrument massif, MOPA s’échappe de l’(as)ile, exhume ses souffrances et les jettent en pâture ("I Am An Island"). Assez inouĂŻ de violence, l'EP organise une Ă©popĂ©e musicale profondĂ©ment audacieuse, embrassant le sublime le poignard Ă  la main ("Kill Me Twice"), le regard sur le monde acĂ©rĂ©, tout en faisant dĂ©filĂ©s un cortège de cris (screamĂ© voire en growl) au milieu des sonates d’inspirations classico-romantiques.

Potentiellement affilié de par sa conception tripartite (chant/batterie/piano) à de l’expérimental, My Own Private Alaska a puisé au delà, pour trouver le point de jonction unissant les sentiments propres aux deux disciplines (Screamo/Classique). Il en résulte une homogénéité poignante, mariant la beauté à l’horreur, l’amour au crime et la contemplation à la passion.
"It’s not a song, it’s just fucking reality..."


En écoute sur Myspace.