.: Think Different : Think :.
:: Album du Moment ::
Ceremony - Rohnert Park
Ceremony - Rohnert Park
(Punk Hardcore)Grown Ups - More Songs
Grown Ups - More Songs
(Emo Punk)
:: Concours ::
Concours Glassjaw


:: Chronique Découverte ::
Holding Sand - On Spleepless Nights
Holding Sand - On Spleepless Nights
(Emocore)
:: Partenaire ::
Vozik - La radio de vos musiques
:: Dernières News sur P.O.BOX ::

- 24/07/2010 -
Les concerts du jour :Festival Art Sonic avec Olivia Ruiz, Babylon Circus, Le Bal Des Enragés,Chinese Man Skip The Use, The Wankin'noodles, [...]

- 10/07/2010 -
Les concerts du jour : Tol EressĂ«a,Toujours Rien, Killjoy, Fatal Nunchaku, Primates, Face Up To It, Telecommande - Oiartzun (Espagne), [...]

- 26/06/2010 -
Les concerts du jour :P.o.box - Rachecourt-sur-MarneTim Vantol, Laura Stevenson, Batbat, Flow, Fanny Dx - Paris (Le Rigoletto)Barricata Festival [...]

- 19/06/2010 -
Les concerts du jour :Magrudergrind, Whoresnation, Shaid, Tanker Chaos, Exutoire, District - Hennecourt (Salles des FĂŞtes)No More Silence, [...]


Toutes les news sur P.O.BOX
facebook logo last.fm logo myspace logo twitter logo rss logo
:: Connexion ::
Login
Password


- Inscription
- Mot de passe oublié
:: Recherche ::
Pub

logo P.O.BOX

Seb : Chant
Jay : Guitare/backing
Oliv : Basse/backing
Yul : Trompette/backing
Julien: Trombone
Willy : Batterie

P.O.Box voit le jour en 2001 et tourne dès lors de manière intensive (450 concerts) Ă  travers toute l'Europe (Benelux, UK, Allemagne, Suède, Pays Baltes, Russie, Croatie, Italie, etc.) jusqu'au Canada, Ă  l'affiche de festivals tels que Dour (2004), Groezrock (2009), Wasted (2005), ou Tabuns (2004), et jouant aussi bien aux cĂ´tĂ©s d'Anti-FlagMad Caddies, Streetlight Manifesto, que de The Slackers, The Locos, Superbus ou bienAgainst Me! , Big D & the Kids Table, Les CamĂ©lĂ©ons, Mad Sin, The Flatliners et bien d'autres encore (Burning Heads, La Ruda, Guerilla Poubelle, The Skatalites...)

Riche expĂ©rience live qui les conduit Ă  Ă©diter une première dĂ©mo, Fartcore, puis un split CD intitulĂ© We Are All in the Gutter, But Some of Us Are Looking at the Stars, le tout en autoprod'. Le combo ska-punk signe alors chez WingedSkull Records en juin 2004, et sort son premier EP, Rock My Reality. Finalement, les 'Pio', pour les intimes, mais aussi pour les autres, enregistrent leur premier album, …And the Lipstick Traces, au Loko Studio; disque sortie en octobre 2006 sur Crazecords, puis repressĂ© via Guerilla Asso (France) / LongBeach Records Europe / Unattractive Records (Japon) en octobre 2007. Ils rentrent en studio en fĂ©vrier 2009 pour enregistrer la suite des Ă©vĂ©nements, un album intitulĂ© InBetweenTheLines.



:: Site Officiel :: www.pobox-band.com

photo P.O.BOX


:: Chroniques ::

InBetweenTheLines
Note : 15 / 20
Année : 2009
A Ecouter : "I Refuse All Qualms", "The Legacy Of The Lie"
- 0 Commentaires -

P.O. Box est un groupe chouette. Les voir sortir un nouvel album, c’est donc l’agréable occasion de retrouver la bonne bouille de ses protagonistes, la gouaille de ses cuivres, le skank de ses compositions ; bref tout l’artillerie punkska-stellaire de la constellation Pio qu’on apprécie tant.

L’intro dĂ©note pourtant. Les murmures, le souffle sombre, la rĂ©pĂ©tition chuchotĂ©e de "Everything’s so wrong", c’est pas le registre habituel de la maison. Mais "So Milgram Knew It" (du nom du psychologue amĂ©ricain Stanley Milgram) remet les cadrans Ă  l’endroit. La cohorte de cuivres emboite le pas Ă  des guitares aux sourcils froncĂ©s, appuyĂ© par une basse sans filtre et le titre bascule d’un ska cloche-pied Ă  un punk rugueux. Alright. Constat : Seb a bouffĂ© du lion et/ou du Flatliners (Chris Cresswell est d’ailleurs prĂ©sent sur "Going To The Court"). Le timbre est plus Ă©corchĂ©, le larynx de sorti ; "I Refuse All Qualms" (I.R.A.Q.) en atteste. C’est LE tube de la galette. Ca va vite, trèèès vite ; explorant tempo variĂ©s, alternance cuivres hauts/basse basse pour un finish en apothĂ©ose gueulĂ© Ă  l’unisson : "There is no happy end". P.O Box a son meilleur. Les lorrains rejouent donc une partition qu’ils ont su rendre bien identifiable avec le fil des annĂ©es. Suicide Machines dans le giron comme de coutume, toujours Punk/Ska plus que Ska/Punk, comme l’atteste "We, The People" ou "Mezmerize The Masses", le rocksteady jamais loin ("Skinocracy" et ses keyboards ondoyants avec Victor Ruggiero des Slackers) et beaucoup d’idĂ©es, d’applications et de tentatives de variĂ©tĂ©s/variations.

Et c’est peut-ĂŞtre lĂ  le problème. A force de vouloir ĂŞtre autre chose qu’un "album de punk rock de plus", In Between The Lines s’égare un peu, traine lĂ©gèrement en longueur sur la seconde partie et accuse un certain manque d’homogĂ©nĂ©itĂ©. Mue par un dĂ©sir plus ample que dans les efforts prĂ©cĂ©dents (le groupe veut aller plus loin, se renouveller, explorer davantage), PO Box perd un peu de ce qui faisait son Ă©nergie brute, enthousiasmante, non polie et disons le, de son efficacitĂ©. Certaines choses paraissent dès lors plus poussive que dans And The Lipstick Traces : le fader peu inspirĂ© qui conclut "And The World Collapses", la Silent Track ("14") Ă  l’idĂ©e honorable  (i.e, une seconde pour chaque Ă©tat dans lequel la peine de mort est encore en vigueur) mais qui casse dramatiquement le rythme de la fin de l’opus, le chant pas tout Ă  fait naturel de "I Want A Steady Revolution", la conclusion de l’opus ("D/E/A/D", autrement dit les accords de la ballade) en acoustique un peu trop prĂ©visible.

In Between The Lines est donc paradoxalement plus abouti que And The Lipstick Traces, plus travaillĂ©, plus mature aussi, mais probablement moins efficient. Il offre une richesse du dĂ©tail qu’on savoure avec plus de raffinements esthĂ©tiques mais moins de hochement de tĂŞtes. Singulier sentiment que cette apprĂ©ciation de la raison plus que celle des sens… Reste que dans le sillage des influents Anti-Flag (lignes de basse, utilisation du "We", vision sociale, documentation du livret), P.O. Box perpĂ©tue l’art du punk rock conscient (H.D. Thoreau citĂ© dans une Ĺ“uvre, le panopticon de J.Bentham reprĂ©sentĂ© sur la pochette, Ă§a n'a pas de prix) jouĂ© avec cĹ“ur et ardeur. C’est (l’)essentiel.


En Ă©coute sur myspace et en clip pour "So Milgram Knew it" ici.

…And the Lipstick Traces
Note : 15.5 / 20
Année : 2006
A Ecouter : "Death Promises Me A Better Place", "God Blasts America", "Music Has Taken A Backseat To Haircuts", "Make Up/Wake Up!"
:: Acheter sur Amazon ::
- 2 Commentaires (Moyenne : 13.75/20) -
A été album du moment

Catch 22 peinant à se relever de sa scission, Less Than Jake englué dans la Warner attitude, Mad Caddies ne retrouvant pas le niveau de ses deux premiers opus, les amateurs de skapunk faisaient quelques peu grise mine ces derniers temps. Qu’on se rassure, les trompettes vont à nouveau retentir : PO Box is coming.

Torpillage des cuivres en règle, brides des guitares lâchées, rythmes ska qui déboulent sur les pistes en tout schuss, l’auditeur reçoit un timbre poste sur le front d’emblée. Les paroles de Noam Chomsky hurlées en ouverture pour réveiller (les consciences), entames façon "Point The Blame" de Catch 22 pour "Chalk It Up To To Experience" ou "Stick in My eyes" version Rancid pour "Make Up/Wake Up" (qui est en fait la reprise de la ligne de basse du premier morceau en plus rapide), les nancéens connaissent leurs classiques. Ca tape vite, ça joue à l’envie, au cœur et ça fleure bon la route, la scène et la communion avec le public (On imagine le rendu en live du tube imparable « Look What You Have Done »). L’entité P.O Box (car le groupe comprend dans son appellation aussi bien les musiciens que les roadies ou l’ingé son) revisite donc le genre, avec les tripes comme métronome pour un résultat proche des Flatliners mêlé à du Capdown.
Vous l’aurez compris, on retrouve beaucoup de choses qu’on aime ou qu’on a aimé dans le passé. Les « pio » le savent, et ne rechignent pas sur leurs influences en invitant par exemple Big D pour un featuring sur « Music as taken a backseat to Haircuts » et son reggae suave et ennivrant. Mais quelque chose d’éminemment autre émane de ce …And The Lipsticks Traces (référence à l’essai du même nom du philosophe et critique musical Greil Marcus). D’abord, parce que sous des allures de grandes festivités propres au style, le groupe diffuse en réalité à travers des paroles soignées un vrai message sociolo-politique, mais aussi parce qu’il sait faire émerger une partie plus sombre et mélancolique (l’excellente chanson cachée, version piano/violoncelle de « Diving ») avec quelques poussées colériques saisissantes et une manière de faire innovante qui consiste à jalonner ses morceaux avec un temps répété suivi d’un ralentissement/contre temps dans la même phrase musicale, ou encore l’utilisation d’une double pédale pour durcir le ton.

Servi par une production métamorphosée par rapport à Rock My Reality (la justesse des cuivres, les chœurs, le mixage pour la superposition des instruments, les différentes tonalité du chant), enchaînant avec brio les différentes facettes du genre tout en préservant un aspect unitaire, les P.O Box, 5 ans après leurs débuts, livrent leur œuvre la plus aboutie. En voilà une boîte à lettre qu'on ouvrira souvent.


A écouter sur la page myspace.