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logo Almond's Drive

La formation d'Almond's Drive (autour de KĂ©vin et Arnaud) remonte Ă  septembre 2002. GĂ©rald fait un court passage dans le groupe et Ă  son dĂ©part le duo restant stoppe ses activitĂ©s pendant un an. L'intĂ©gration de Romain Ă  la basse et son frère Vincent Ă  la deuxième guitare relancera la machine. Marie s'ajoutera Ă©galement au line-up en tant que chanteuse mais dĂ©missionne rapidement si bien que c'est Elisa qui lui succède. Cette dernière ne restera guère plus longtemps car elle et Vincent quittent le navire durant l'Ă©tĂ© 2004.

Désormais stabilisé autour du trio actuel, le combo sort une première démo 4 titres (Rockstar) et réoriente la musique du groupe vers le punk rock après de petites escapades neo metal amenées par les anciens membres.
Une quinzaine de dates plus tard, Almond's Drive investit le NSR Studio et enregistre Get Your Pogo Shoes On qui sort le 07 mai 2006.



:: Site Officiel :: www.almondsdrive.com

photo Almond's Drive


:: Chroniques ::

Anger & Grace
Note : 11 / 20
Année : 2009
A Ecouter : The Leaving
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Fin 2009, le combo de Villefranche-sur-Saône nous pond un nouvel album intitulé Anger & Grace, slalomant entre sa période punk-rock nineties ("Count Down of my life" avec son intro à la mode "Emission Punk-Rock Show ricain" assez désopilante), sa frange métal refoulée ("RockSide-The Brawl") et son sens de la mélodie power rock ("I was a punk-rocker before I met Your mother" avec son intro faussement noir désiresque et sa référence à la geekissime série tv).

Le groupe semble voir les choses en grand, Sacem, gros son, gros look.

11 titres pour 35 minutes, des arrangements sympathiques, mais assez répétitifs en définitif, deux voix qui se partagent le travail, sans jamais convaincre sérieusement l’auditoire. L’un possède une voix claire et surproduite (ce type de problème survient souvent quand on a abusé d’auto-tune), donnant une texture synthétique à l’ensemble de sa participation. L’autre chant, plus rauque, est quant à lui poussif et loin très loin derrière le peloton de groupes qui usent et abusent de cette pratique.
Quand Rock One vous dit que "C’est probablement la prochaine tuerie du Punk Rock français", c’est souvent plus compliqué que cela. Des tonnes de groupes sont passés à la trappe, explosé en plein vol, pétard mouillé, feu d’artifice annulé, gaules repliées, sauce aigre-douce descendue cul-sec, souvenez-vous de "nos" Fickle et autre Minimum Serious "in french".

L’album de Almond’s Drive ressemble Ă  du punk-rock ricain en bouteille percĂ©e de Canada Dry Californien. Un comble pour des buveurs de bières comme eux. C’est certain, l’album prĂ©sente bien, le CommuniquĂ© du groupe est tout bien imprimĂ© sur du papier glacĂ© couleur recto-verso, très bien le cĂ´tĂ© "nichon tatouĂ©" dans le livret, mais la bière ne mousse pas. Quand on tend l’oreille (mixage des voix limite, chant en anglais trĂ©buchant), quand on s’approche de la pochette (c’est fait exprès ces retouches fluos dĂ©gueulasses ou c'est l'effet sunny de Paint ? Et la bouteille de whisky posĂ©e nĂ©gligemment par terre, elle est tombĂ©e lĂ  comme ça ?), que l’on relit les paroles ("you’re ready, you’re pretty, you wanna suck my billy"), qu’on regarde sĂ©rieusement leur site ou leur clip, ça joue du clichĂ© et ça cloche. Sur "The Leaving", le groupe trouve peut-ĂŞtre lĂ , le meilleur timing puissance/mĂ©lodie, nous rappelant, malgrĂ© tout, aux doux souvenirs de One Step Out, groupe talentueux qui explosa lui aussi, mais pour d’autres raisons.
On a juste l’impression qu’Almond’s Drive a tentĂ© une percĂ© pop-punk, pour toucher un plus grand nombre de rocker, mais que les gimmicks ne suffisent pas. Il faut percer l’abcès maintenant, porter un t-shirt RAMONES, c’est ringard, surtout aujourd’hui.

Probablement que cette galette plaira Ă  ceux qui Ă©coutent peu de pop punk, Ă  ceux qui aiment bien qu’on leur rĂ©pète 3 ou 4 fois un refrain, parce que c’est tellement bien de rĂ©pĂ©ter 3 fois un refrain, ça plaira aussi Ă  ceux qui aiment bien qu’on leur rĂ©pète 3 ou 4 fois un refrain, parce que c’est tellement bien de rĂ©pĂ©ter 3 ou 4 fois un refrain et ça plaira Ă©galement Ă  ceux qui aiment bien qu’on leur rĂ©pète 3 fois le mĂŞme refrain, parce que c’est tellement bien de rĂ©pĂ©ter 3 ou 4 fois le mĂŞme refrain…



Get Your Pogo Shoes On
Note : 12.5 / 20
Année : 2006
A Ecouter : "Fire", "Straight Out", "Gonna Break"
- 0 Commentaires -

Get Your Pogo Shoes On, un titre qui n'est bien entendu pas innocemment évocateur, et qui révèle donc rapidement les intentions du trio. Almond's Drive allume avec hâte le pétard sur "Fire", compo punk rock carrée avec un soupçon d'influences metal qui contribuent à cette impression immédiate de "gros son" ("Staright Out"). Et l'impression perdure puis se matérialise puisque sur la totalité du disque les gars de l'Est balancent avec pêche et motivation leurs couplets entrainants et leurs refrains fédérateurs.

Les deux chants (une voix claire et une autre nettement plus grave et musclée) qui se renvoient la balle contribuent d'autant au dynamisme de l'ensemble.
Le problème c'est qu'à quelques exceptions près (un couplet au phrasé 'rapisant' sur "Gonna Break", un petit break sympa à la basse pas vraiment bien inséré dans "Nobody", un "Rocket" légèrement plus pop à rapprocher d'Uncommonmenfrommars ou Sons of Buddha, un petit solo rock 'n roll sur "Goddamn"), à ces quelques exceptions près donc, ils enchainent ces couplets et ces refrains punk rock pas identiques mais semblables, répétant presque invariablement le même schéma de morceau, abusant parfois un peu des refrains ("Fire", "Goddamn"...).

Bref, sur la longueur le tout parait au final un poil rigide (y compris dans le son) et automatisé... Dommage, car il y a chez le trio des qualités techniques et de l'idée (le double chant, des refrains efficaces, et quelques petites influences metal intéressantes). A étoffer peut être davantage sur une future production...


Ecouter "Fire" et "Goddamn" sur Myspace.