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:: TobaĂŻas ::

:: Site Officiel :: tobaias.blogspot.com/
:: Style :: Emo / Punk Hardcore

Demo 2009
Note : 3.5 / 5
Année : 2009
- 0 Commentaires -

De bonnes idĂ©es, un bon feeling pour le premier jet de ces bressans au nom mystĂ©rieux, presque messianique, tout droit Ă©chappĂ© d'une communautĂ© mennonite. Une dĂ©mo enregistrĂ©e cette annĂ©e avec les moyens du bord, une production juste, un peu sourde, mais suffisante malgrĂ© tout pour entrapercevoir son potentiel. Six titres soignĂ©s sur lesquels TobaĂŻas vomit ses tripes, dĂ©gueule sa peine, ses angoisses, agite la corde sensible d'un punk assez lĂ©chĂ© oĂą la mĂ©lancolie d'un Ekkaia ou d'un Anomie ("De la poudre aux yeux"), perceptible dans les mĂ©lodies, vient se percher sur une assise en apparence plus brute.
Ce qui n'empĂŞche pas les bressans de nous offrir des structures relativement variĂ©es, des assemblages pas mal fouillĂ©s, oĂą des parties moins soutenues viennent cisailler un beat rapide et efficace, mais peut-ĂŞtre un peu monotone et dont une attention plus poussĂ©e aurait largement bĂ©nĂ©ficiĂ© Ă  l'ensemble, lui faisant gagner intensitĂ© et rĂ©activitĂ© ("Les vautours"). Un premier travail largement encourageant nous rendant impatient d'entendre la suite.


 


Tracklist : 1. Regardes-nous, 2. Les vautours, 3. Tout soin est inutile, 4. Dur réveil, 5. De la poudre aux yeux, 6. Nos dernières minutes.

La démo est disponible en libre DL.
Fragone


Les dernières chroniques de démos, EP, ... :

:: Holding Sand ::
:: Site Officiel :: www.myspace.com/holdingsandmusic

Style : Emocore

On Spleepless Nights
Note : 3.5 / 5
Année : 2010
- 0 Commentaires -

Beau packaging, cover chiadé, grosse production, flag tourné vers le continent américain, Holding Sand n’a que 3 ans mais fait figure de groupe a la carrure solide et aux idées claires.

Ces idĂ©es en somme, c’est de faire revivre l’emocore Ă  l’ancienne et de le faire bien. On Spleepless Nights se donne ainsi 5 titres pour y parvenir. Dès la première touche ("The Future belongs to heartless whores"), un emocore/rock mother fucker Ă  la Glassjaw , le quintet lance sur la poutre ses deux guitares Ă©chevelĂ©es, les gueulantes alternĂ©es et porte direct sa musique Ă  la bonne hauteur : celle qui permet de la regarder droit dans les yeux. "On Sleepless Nights", "What Eyes Betray" et "Shooting Stars" confirment la tendance avec une impressionante puissance de feu, fĂ©roce et prodigue en Ă©nergie comme en volume sonore ; et montrent les vellĂ©itĂ©s du groupe tourangeau de se faire un nom dans la scène française par son chant conventionnel mais bien maitrisĂ©, ses mĂ©lodies – basse/guitares –coup de lattes et sa batterie musclĂ©e qui joue juste.

Mention spĂ©ciale Ă  ce titre Ă  "Black Is The New Black" qu’on croirait Ă©chapper du Hours de Funeral For A Friend avec ses lignes de chant ondulĂ© et ses toms fouettĂ©s vaporeusement. Pour le reste, oui y a du Thrice, du The Used, du Victory-core ; oui on n’échappe pas au lot de (quelques) clichĂ©s qui irriteront les rĂ©fractaires au genre, mais On Sleepless Nights est bien foutu, sincèrement bien foutu.


En écoute sur MS.
Turtle

:: Twin Pricks ::
:: Site Officiel :: www.twinpricks.com/

Style : Indie / Acoustique / Emo

Young At Heart
Note : 3 / 5
Année : 2010
- 1 Commentaires -

L’Histoire-concept de Twin Pricks (c’est bon, t’as saisi la rĂ©fĂ©rence Ă  Lynch et et t’as captĂ© le jeu de mot, donc je passe cette partie) est plutĂ´t chouette. Deux potes qui ont formĂ© et dĂ©formĂ© – ensemble ou sĂ©parĂ©ment - des dizaines de groupes dans l’Est de la France- Dead For A Minute, Pulsar 73, Orange Brown ou Meny Hellkin pour GĂ©o ; Dead For A Minute, Short Supply, Hyacinth ou Meny Hellkin pour Flo -, deux potes qui ont dĂ©cidĂ© de cĂ©lĂ©brer leur 15 ans d’amitiĂ© en mettant sur pied un petit duo Emo-Indie-Pop coolos et pas prise de tĂŞte. En corollaire donc, des concerts dans des mini-bar, dans des apparts ou mĂŞme sur des trottoirs. Like a rolling stone.

Musicalement, c’est pas la giga-claque. Ca joue smooth, essentiellement folk/acoustique, sur des paroles pas très foulĂ©es, avec en broderie quelques fausses notes dans la voix et quelques naĂŻvetĂ©s – assumĂ©es – dans les compos. L’intro d’"A Better View" laisse prĂ©sager quelque chose d’emo-shiny mais en rĂ©alitĂ© ce Young at Heart revendique surtout une solide filiation indie. Le duo l’a joue donc Lo-Fi Ă  la Troy Von Balthazar sur "Twin Freaks", City & Colour sur "I.R.T.F" (pour "I Refuse To Follow") ou Jonah Matranga pour "Fresh Like Death". C’est plutĂ´t joli, les arrangements font leur petit effet et la douceur est au rendez-vous, mĂŞme si la rĂ©ussite est inĂ©gale selon les parties. C’est lĂ©ger, comme on dit.


EP disponible en 7’ + CD et sorti via Kito Kat Records (Dog Bless You, Komparce, Filia Motsa, Thirteen Dead Trees).
Turtle

:: Paper Monsters ::
:: Site Officiel ::

Style : punk rock / hardcore mélodique

Strong Guys EP
Note : 3.5 / 5
Année : 2010
- 0 Commentaires -

Encore un disque de "punk (hxc) mélo décomplexé" (pour les fanas de terminologie, le terme Happy Hardcore est davantage en vogue). Encore un de ces albums qui brouillent les cartes en mêlant les styles: punk hxc mélo, punk rock, pop hardcore (easycore qu'ils appellent ça maintenant)... On se retrouve avec un condensé de tubes mélodiques, une alternance de chants punk hxc et punk rock, et des rythmiques TGV entrecoupées de breakdowns. Le tout dans une ambiance joviale et amicale (s'il ne fallait retenir qu'un seul mot des lyrics, ce serait bien "friend(s)", conjugué à toutes les sauces sur ces 6 titres - dont une intro).

Un beau (et joyeux) bordel hein? Ouaip. Pas Ă©tonnant dès lors que la majoritĂ© des combos qui s'y soient essayĂ©s aient reçu un accueil mitigĂ©... Alors pourquoi ça marche plutĂ´t bien chez Paper Monsters? Peut-ĂŞtre parce qu'il y a un fil conducteur plus Ă©pais chez les gars de Knoxville. Un engagement Ă©motionnel continu qui lie les diffĂ©rents styles avec une certaine cohĂ©rence. Et puis si les  breakdowns poppy sont banals, les Strong Guys compensent avec des riffs bien sentis, des tappings pas tape-Ă -l'oeil et un chant qu'on sent sincère. Bref, plus d'idĂ©es, d'authenticitĂ©, et moins de tapinage; c'Ă©tait surement ça la recette (pas si secrète que ça).


EP en libre téléchargement ICI.
NO fun for a FX

:: Pigeon ::
:: Site Officiel :: www.myspace.com/pigeonpigeonpigeon

Style : Hardcore

Demo
Note : 3.5 / 5
Année : 2010
- 0 Commentaires -

Voici les Pigeon, ces habiles oiseaux qui viennent illuminer l'enfer de nos villes de leur belle robe grise. Avec ce doux nom, on pourrait presque s'attendre à une resucée de Pelican, Red Sparowes ou autres volatiles si bien installés dans le domaine du Post-Rock.

Pas du tout. Pigeon fait complètement l'inverse et tape plutôt dans le Funeral Hardcore. C'est cela même, et il faut bien dire que le terme n'est pas du tout usurpé. Sainte lenteur portée en étendard à la manière du Paranoid Illusions - Paranoid Delusions de Pulling Teeth, plombage au mazout comme le font les Black Sheep Wall, avec une bonne dose noirceur et de violence auditive que ne renierait un III - Architects Of Troubled Sleep de Cursed... Voilà un bref tour d'horizon des influences du combo rennais qui lâche avec cette démo deux titres d'un gros Hardcore dégueulasse qui tâche telle une grosse fiente gluante sur une vitre.
Un premier jet qui se veut dĂ©goulinant, glauque et surtout sacrĂ©ment mĂ©chant avec un univers plombant dont les ralentissements ne font rien pour rendre la chose plus confortable. Un vice et une violence qui s'insinue lentement en nous sur deux titres dont le premier, "Birth Control Manifesto", contraste par ses passages Postcore et la tension entre les atmosphères presque planantes ou arpèges mĂ©lancoliques et la furie dans les riffs aussi lourds que du plomb. Le second, "Anchorite", nous plonge dans des bas-fonds sales et malsains, fournis de nombreux breaks avec un final chaotique Ă  se faire broyer de toute part. De toute manière une fois l'Ă©coute de ces deux titres entamĂ©s, tu comprends aisĂ©ment pourquoi on les retrouve chez Throatruiner Records label d'un fin goĂ»t et de quelques joyeusetĂ©s calĂ© entre le s/t de Nesseria et How Hate Is Hard To Define de Plebeian Grandstand.

En bref, cette première démo de Pigeon expose déjà un style qu'on espère encore plus affirmé sur une prochaine sortie allongée dans la durée, histoire d'en prendre encore plus dans les dents.


La dĂ©mo DIY est disponible chez Throatruiner Records, ou en libre tĂ©lĂ©chargement sur le myspace.
Pentacle

:: Hospise ::
:: Site Officiel :: www.myspace.com/hospise Second Site :: www.myspace.com/chuckytheratrecords

Style : Crust/D-Beat

s/t
Note : 3.5 / 5
Année : 2010
- 0 Commentaires -

Etre punk en Russie est loin d'être une sinécure. Entre le marteau gouvernemental et l'enclume formé par les groupuscules néo-nazis, l'espace vital n'est pas des plus salubres et le tribut payé par les libertaires russes s'alourdit de jour en jour. C'est peut-être pour cette raison que les oeuvres qui franchissent les barrières orientales nous parviennent surchargées d'émotion et de colère.
Dans le sillage de Minuala et I. Witness, Hospise taillade ses chairs pour nous offrir trois titres Ă  la production assez brute mais aux contours acĂ©rĂ©s, d'oĂą surnage une souffrance palpable prenant dĂ©jĂ  corps dans l'artwork macabre - le clichĂ© de Birkenau fait froid dans le dos - se poursuivant dans des mĂ©lodies dĂ©chirantes jusque dans le chant de lamentations qui nous saisit dès les premières notes de "Hell Is Near". On pense bien Ă©videmment Ă  Ekkaia pour cette surenchère mĂ©lodique oĂą se superposent, s'entrecroisent frĂ©quemment les crin-crins mais aussi Tragedy pour l'assise solide car Hospise ne se contente pas que d'une vision rĂ©signĂ©e du dĂ©sastre environnant mĂŞme si les textes n'autorisent pas la moindre once d'espoir.

Malgré quelques approximations et un son par trop rustique, un ep largement encourageant qui confirme la fraîcheur et la touche particulière apportée dans le genre par le contingent crusty russe depuis le début de l'année.


Tracklist : 1. Hell Is Near, 2. Contaminated Pavement, 3. Shackles of Selfishness

Fragone

:: Aradia ::
:: Site Officiel :: www.myspace.com/aradiaqueenofthewitches

Style : Dark Crust

Demo
Note : 4 / 5
Année : 2009
- 0 Commentaires -

Ce n'est pas parce qu'Aradia dispose parmi ses membres du batteur de feu Fall Of Efrafa qu'il faut les prendre pour des avatars transparents du groupe de Brighton. Certes l'Ă©pilogue long et ambient de "Hable Voz Silencio" Ă©voquerait un certain cousinage mais c'est Ă  peu près la seule analogie qu'on pourrait leur accorder. Musicalement, l'inspiration est plutĂ´t Ă  chercher du cotĂ© du chaos mĂ©lancolique et maĂ®trisĂ© de Madame Germen ou de Garmonbozia, mĂ©lange de hargne et de tristesse oĂą deux voix en perdition, celles de Fox et de Rhi, s'entrecroisent pour former un ocĂ©an de plaintes, pendant que les couches tectoniques souterraines sèment la mort et la destruction ("Fallow Eon").
Philosophiquement et littérairement on suppose que ces deux émanations devaient prendre place dans une allégorie plus fouillée de la légende d'Aradia, fille de Diane et de Lucifer envoyée sur Terre pour sauver les pauvres des prétentions des riches. Objectif prometteur et empli de bons sentiments, n'était la décision d'Aradia de ne pas poursuivre l'aventure. Même si les deux titres de la démo présentaient quelques défauts, ils possédaient la puissance et la profondeur faisant défaut à bon nombre de formations du genre aujourd'hui. Une symphonie inachevée laissant pas mal d'éternels regrets.


Fragone

:: Matier ::
:: Site Officiel :: www.myspace.com/matierband

Style : Emo Rock

Make Me Shine
Note : 2 / 5
Année : 0
- 1 Commentaires (Moyenne : 6.5/20) -

En s’emparant de l’emocore grand public au dĂ©but des annĂ©es 2000 Victory Records l’a lestĂ© d’un horrible poids. La consĂ©quence fĂ»t de constater une aseptisation quasi-gĂ©nĂ©rale et un brutal ralentissement dans le tempo (si on compare la chose aux premiers Thrice par exemple), comme si le genre devait dĂ©sormais traĂ®ner des boulets. Silverstein, Hawthorne Heights, Bayside, Amber Pacific reprĂ©sente cette f(r)ange. Ils sont les fossoyeurs de l'idĂ©e. Et la France en porte le deuil.

Il faut donc dire que Matier se rapproche bien plus d'un Bayside sous tranxene que d'un Boysetsfire bourrĂ© d'Ă©nergie (ou bourrĂ© tout court, on connaĂ®t l'historique). Mid-tempo permanent, guitares polies, batterie sage, chant linĂ©aire. Rien dans le coloriage de Matier ne dĂ©borde. Et c’est bien lĂ  le problème. Au risque de se rĂ©pĂ©ter, il faut rappeler que l’emotional music n’est pas une Ă©tiquette qu'on usurpe, c’est une manière d’apprĂ©hender l'art. C’est prĂ©fĂ©rer la fièvre Ă  la santĂ©, la voltige Ă  la justesse, le transport Ă  l’établissement. OĂą est ici la commotion, le dĂ©lire, l’explosion ? Alors oui, "Make Me Shine" est correctement composĂ© et ses notes dissonnantes de fin interpellent positivement. Mais que diable ! un EP peut-il se composer de 5 titres bâtis sur la mĂŞme rythmique ? Peut-on rĂ©pĂ©ter jusqu’à l’écĹ“urement le mĂŞme enchaĂ®nement aux fĂ»ts, les mĂŞmes lignes de chant, les mĂŞmes effets aux grattes ("All I want") sans y placer un seul soubresaut, une sortie de piste, un coup de colère? Comment dans ces conditions ne pas voir la gueule bĂ©ante de l’ennui et de la lassitude qui ouvre grand ses mâchoires ?

Borderline n’était pas un exemple Ă  suivre. Stetson, Ravi, Welcome To Miami ont prouvĂ© qu’on pouvait avoir les burnes bleu-blanc-rouge et taper un rock emo Ă  se luxer les hanches. Car avant de mourir, il faut vivre. Rappelons Ă  ce titre le principe de toute bonne dĂ©marche rĂ©volutionnaire - politique ou artistique - : "De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace". Souhaitons Ă  Matier d’entendre Danton pour le prochain effort, le punk est une affaire trop sĂ©rieuse pour qu’on le laisse ainsi dĂ©pĂ©rir.


En écoute sur MS.

PS: Pas bien compris le dĂ©lire du clip, avec les musiciens qui jouent entre un sommier et une table de nuit dans une pièce oĂą sur les murs sont accrochĂ©s des fusils et des tĂŞtes de cerfs.

Turtle

:: Lokha ::
:: Site Officiel :: www.myspace.com/lokhasband

Style : Rockin' Harcore / Emocore

EP
Note : 3 / 5
Année : 2009
- 0 Commentaires -

Avant de tomber dans ce flĂ©au contemporain qu’on pourrait nommer par un piquant nĂ©ologisme "la blasitude", il arrive que la jeunesse fasse parfois Ĺ“uvre de crĂ©ation. Avant la peur du jugement, avant le reflexe de la critique systĂ©matique. Dans cet heureux moment, pensĂ©es et actes se confondent. La distance s’abolit. Il en ressort ce qu'on pourrait appeler la "voix des tripes", "le discours des entrailles". Et si un borborygme ne sonne pas toujours Ă©lĂ©gamment, il manifeste un mouvement ; il dit "je suis lĂ ". C’est avant tout ce qui compte.

Lokha appartient Ă  cette catĂ©gorie qui a combattu la timiditĂ© du dĂ©butant et la paralysie du novice. Faire pour tracer une croix, et ensuite l’avoir en repère, en rĂ©fĂ©rent du chemin parcouru, voilĂ  l'idĂ©e de ce jeune groupe formĂ© en juin 2007. A ce point P., il y a beaucoup d’imperfection: le chant rockin’ screamo annihile ses effets lorsqu’il ne bĂ©nĂ©ficie pas de variations, le propos n’est pas nouveau, la production un peu lĂ©gère, certains gimmicks font trop clichĂ©s, les 5 titres manquent un peu d’homogĂ©nĂ©itĂ© et tirent dans tous les sens (on connait la justification "on a tous des influences diverses") etc. Ok, soit. N’empĂŞche. N’empĂŞche que "Kick You" et "The Rage comes from Blood" ne mettent pas les gants et dĂ©gueulent sans glosse un rockin’ hardcore avec chant screamĂ© qui mĂ©nage pas ses efforts et qui fait clairement lever l’œil de son journal : Qu’ouĂŻs-je ? On notera bien dans la noirceur des riffs et les durcissements des tonalitĂ©s ce quelque chose d’un metalcore rĂ©cemment Ă©coutĂ© en masse (Norma Jean, Every Time I Die), metalcore qui vire Ă  l’emocore en clin d’œil (la très Funeral For A Friendienne "How To Be") quand le quintet recherche l’introspection plutĂ´t que la dĂ©monstration.

Un peu de disto, de la pĂ©dale Ă©crasĂ©e, du hurlement qui chevauche rockin’ hardcore, metalcore et emocore et de l’envie visible comme une lune un soir d’étĂ©, c’est ainsi qu’on pourrait rĂ©sumer ce premier Ep des lorrains. La suite Ă  souhaiter ? Prendre de l’amplitude, gagner en identitĂ©, dĂ©laisser un peu le bancal rockin’ hardcore qui ne rĂ©ussit Ă  aucune formation hexagonale, et ce, sans perdre la relation immĂ©diate cĹ“ur/instrument, surtout sans perdre cette relation.


En écoute sur MS.
Turtle

:: Take Off the Halter ::
:: Site Officiel :: www.myspace.com/takeoffthehalter

Style : Skatecore

We Took Off EP
Note : 3.5 / 5
Année : 2009
- 0 Commentaires -

Il en arrive désormais tous les mois et de toutes parts. Ces dernières semaines, la communauté a les yeux tournés vers le Brésil où de jeunes ouailles ne jurant que par la Sainte Trinité du Technique, du Mélodique et du Rapide ont décidé d'afficher clairement leurs ambitions, jusque dans leur nom.
Avec We Took Off, Take Off the Halter zappe l'étape préliminaire de la communion pour enregistrer sa profession de foi.

Les bases du dogme, le quintet les connaît par cœur; et s'il ne se contente pas de les recracher machinalement, il ne s'en éloigne jamais trop. Après le 'tututa tututa' rodé des fûts vient le grondement chirurgical du roulement, lequel devra céder sa précision au groove pas toujours flamboyant d'un break calculé. Et ainsi de suite.
Peu d'incertitudes donc, mais quelques francs coups d'éclat délectables. De sa tessiture plutôt passe-partout, Victor arrache son quota de lignes marquantes (sur les refrains notamment) et les guitares boostent la machine d'une volée de décharges mélo affûtées.
En définitive, même si les fondamentaux techniques ont tendance à prendre le pas sur la spontanéité, Take Off the Halter ont de quoi être fiers de ce premier jet remarquable (et remarqué).

Reste que le microcosme du skatecore moderne évolue, impitoyable. Fût un temps (pas si lointain) où la maîtrise technique assortie de quelques gimmicks vaguement metal suffisaient à s'assurer une place de meneur de meute. Mais les règles ont changé; et les Brésiliens s'en trouvent relégués au second plan pour une paire d'insignifiantes erreurs de jeunesse.


A écouter : "Injection" ; "Seconds"
NO fun for a FX


- Les chroniques de cette page ne concernent que des démos, EP ou Compilations sans inédit.
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