Câest donc un âTeeVeeBeeâ toujours aussi avenant, mais affublĂ© cette fois dâune perruque assez grotesque, qui nous accueille dans sa loge de la Maroquinerie. La date sâannonce comme lâapogĂ©e de sa tournĂ©e, ce qui nâa pas lâair dâangoisser plus que ça ce personnage Ă part, aussi intimidant que captivant. Le temps pour nous de nous installer confortablement, et lui de taper ses derniĂšres pensĂ©es sur sa machine Ă Ă©crire Mattel, lâentretien peut dĂ©marrerâŠ
Metalorgie : Avril 2005, date Ă lâAbracadabar pour la sortie du EP Ă©ponyme devant une poignĂ©e de personnes. Et presque deux ans plus tard, voilĂ la derniĂšre date de la tournĂ©e française qui aura lieu Ă la Maroquinerie. Une salle plus consĂ©quente qui tĂ©moigne de lâaccueil positif de ton premier album par les mĂ©dias, et surtout le public. Heureux ?
Troy Von Balthazar : Et ben on ne sait pas combien de personnes il y aura ce soir. Peut ĂȘtre 20 comme la derniĂšre fois, je sais pas. Comment dire, câest⊠cool je suppose, mais ma vie nâa pas changĂ© depuis la derniĂšre fois. Y a un peu plus de monde quâavant, je dĂ©pense toujours toute mon Ă©nergie, tout ce que jâai, en composant et jouant de la musique. Ca ne change rien quâil y ait 20 ou 200 personnes, ça donne juste un concert meilleur en gĂ©nĂ©ral parce quâil y a plus dâĂąmes et dâĂ©motions dans la salle. Jâavoue aimer quand il y a du monde, câest plus humain, plus chaleureux, il y a plus dâambiance et câest bon pour le show.
Metalorgie : âŠfatiguĂ© je suppose. Câest pas tous les jours que lâon voit un artiste effectuer autant de dates dans lâHexagone. Sans oublier celles en Europe. As tu arrĂȘtĂ© ton choix sur une destination pour tes futures vacances, si vacances il y aura ?
Troy Von Balthazar : Et comment! Jây pense chaque jour Ă mes vacances. Je vais aller Ă Los Angeles chez un ami mais il ne sera pas lĂ donc pendant presque 5 jours je vais ĂȘtre tout seul, pour la premiĂšre fois en quoi, plus dâun an. Je nâai jamais de temps Ă moi, seul. Donc là ça va ĂȘtre fabuleux, 5 jours, juste moi, ma guitare et ma machine Ă Ă©crire⊠pour composer.
Metalorgie : Au final câest encore pour bosser donc. Tu ne peux pas juste te relaxer ?
Troy Von Balthazar : Nan, je peux pas. Mais câest ça ma vie tu sais, le travail. Câest ce qui fait ma vie et constitue mon bonheur. Je le fais simplement parce que câest ce que jâaime faire par-dessus tout. Quand je suis en vacances jâai envie dâĂ©crire. En fait des fois jâen ai marre de tourner parce que ça ne me laisse aucune opportunitĂ© de composer. Parfois tâes trop crevĂ© et tâas pas le temps. AprĂšs 10 heures de route tu es vidĂ© de toute imagination et inspiration. Câest pour ça que jâĂ©cris quand je ne suis pas en tournĂ©e, toujours. Et puis de toute façon ma vie est merdique si je compose pas⊠Quâest ce que je fais sinon ? Rien. Tu sais câest tout ce que jâai, et câest pas grand chose. Jâai quâun tout petit quelque chose auquel je mâ accroche parce quâil nây a rien dâaussi bon que ça.
M. : Les vacances, le soleil, la plageâŠĂ§a nous amĂšne tout naturellement Ă "Son of Magnified" et son clip, que lâon croirait ĂȘtre un hommage aux vieux sketches de Benny Hill. Alors jâaurai envie de dire, mĂȘme si je sais que tu nâaimes pas ça⊠Benny Hill est-il une de tes influences ?
TVB : Ah ah ah!! Ben dĂ©jĂ câest un obsĂ©dĂ© sexuel, comme moi! Quand jâĂ©tais trĂšs jeune je le regardais Ă la tĂ©lĂ© et je le trouvais vraiment marrant. Et câĂ©tait la premiĂšre fois que je voyais des filles tu sais sans⊠elles couraient partout et je mâextasiais devant ! JâĂ©tais un tout jeune garçon de 6 ans et câĂ©tait vraiment trĂšs cool pour moi. Ca mâenthousiasmait pas quâun peu tu sais. Donc ouais, ça a Ă©tĂ© une influence. On voulait juste que le clip soit fun, et on sâest bien amusĂ© Ă le faire. On lâa tournĂ© Ă Los Angeles en 2 jours et je devais courir avec un chapeau mexicain⊠on sâest bien marrĂ©. Câest Darren Ankenman qui lâa rĂ©alisĂ©, dans le passĂ© il avait dĂ©jĂ fait des clips de Chokebore et un autre pour moi. Il fait Ă©galement de trĂšs belles photos ; il a un site internetâŠ
M. : Parle nous un peu plus de ce remix de "magnified" , et donc de cette rencontre, de cette collaboration, avec Mathias Malzieu (Dionysos)âŠ
TVB : En fait Mathias et moi sommes amis depuis longtemps parce quâavec Chokebore, mon ancien groupe, on a fait quelques dates avec Dionysos. En fait la premiĂšre fois ils avaient jouĂ© en premiĂšre partie de Chokebore et quand on est revenu 2 ans plus tard ils avaient explosĂ© en France, câest dingue. Et maintenant câest moi qui ouvre pour eux ! « Câest la vie » ! Ils sont vraiment cool, des gens bien. Jâai toujours apprĂ©ciĂ© leur musique et eux la mienne, on est restĂ© amis depuis et sur mon dernier album on a enfin eu lâoccasion de travailler un peu ensemble. Ce qui mâenchante parce que câest un type bien, vraiment. Il prend le temps quâil faut pour arriver Ă quelque chose de beau. On ne se voit quâen France mais il se pourrait bien quâon travaille ensemble Ă nouveau, il sera peut ĂȘtre sur le second album.
M. : Y aura-t-il dâautres Ă©ventuelles collaborations sur ton second effort ? Dâailleurs oĂč en es-tu de ce cĂŽtĂ© ?
TVB : Comme je le disais, il y aura probablement Mathias et je vais Ă©galement bosser avec un groupe complet sur le prochain opus normalement. Pour lâalbum il y aura sĂ»rement la moitiĂ© des chansons avec le groupe et pour lâautre moitiĂ© ça sera moi tout seul. Le groupe en question sera en principe Black Pine de Los Angeles. Les chansons sont dĂ©jĂ composĂ©es. Jâen ai tout un tas, probablement prĂšs de 50 nouvelles compos, jâai choisi les meilleures, je les ai arrangĂ©s et il ne me reste plus quâĂ les enregistrer. DĂšs que cette tournĂ©e sera terminĂ©e, je pars pour Los Angeles, je me repose une journĂ©e et je dĂ©bute lâenregistrement.
M. : Revenons en Ă ton premier album solo, Ă ta tournĂ©e, bref câest lâheure du bilan. Tout dâabord, l'aspect dĂ©pouillĂ© des tes compositions est-il liĂ© Ă des circonstances matĂ©rielles, financiĂšres, ou est-ce un choix purement artistique?
TVB : Ah ah ah, bonne question. Câest un choix purement artistique. Jâaime ce son. Je voulais que lâalbum sonne comme un squelette et pas un corps entier incarnĂ©, juste le squelette dâune personne. Je voulais que le tout sonne comme une personne franche et honnĂȘte en train de se dĂ©voiler dans une piĂšce confine, tu vois ? Je ne sais pas si jây suis parvenu mais câest ce que jâai essayĂ© de faire du moins. Et jâaime le son lo-fi, il sonne authentique, câest ce que je prĂ©fĂšre. Jâaime utiliser des micros de piĂštre qualitĂ©, des vieux, et puis jâaime les enregistreurs cassette, les vieux claviers de mauvaise facture et les guitares bas de gamme. Vraiment, câest ce que je prĂ©fĂšre, ça sonne plus humain pour moi. Quand le son est trop gros et bien produit ça perd quelque chose Ă mes yeux. Jâaurais pu faire ça mais ce nâest pas ce que je dĂ©sirais.
M. : Tu as fait appel à Adeline Fargier pour participer à cet album. Comment s'est passée votre premiÚre rencontre? Faisait elle encore partie des Black Pine ?
TVB : La premiĂšre fois quâon sâest rencontrĂ©, câĂ©tait il y a des annĂ©es, elle Ă©tait fan de Chokebore. On est devenus amis, puis plus quâamis puisquâon a Ă©tĂ© ensemble pendant 2 ans. Et puis elle mâa quittĂ© et maintenant on est juste amis. Au dĂ©but je lâai haĂŻe pour cette sĂ©paration mais plus tard jâai rĂ©alisĂ© que je lâapprĂ©ciais en tant que personne et on est redevenu amis, comme au dĂ©part. AprĂšs tout ça je me suis rendu compte quâelle Ă©tait trĂšs bonne guitariste et quâelle savait Ă©galement trĂšs bien chanter. Donc un jour on a essayĂ© de jouer quelque chose Ă deux et jâai vraiment Ă©tĂ© enchantĂ© par le rĂ©sultat, donc je lâai mis sur lâalbum. Jâaime sa voix, câest tout lâopposĂ© de la mienne. Elle dĂ©croche toujours la note juste et elle est trĂšs ronde, alors que la mienne « tourne autour du pot ». Je nâarrive jamais Ă atteindre la note et le ton justes, je ne peux que mâen approcher et faire avec. Mais elle est tombe pile dessus Ă tous les coups. Donc quand on chante ensemble ça rend pas mal je trouve. Je nâai aucun contrĂŽle sur ma voix de toute façon.
M. : Du coup, pourquoi avoir pris quelqu'un avec toi alors que tu tâĂ©tais dĂ©tachĂ© de Chokebore pour poursuivre une carriĂšre solo? Et finalement, te sens tu plus libre quâĂ cette Ă©poque ?
TVB : Je pars du principe quâil ne faut pas regretter ses choix, et Ă partir du moment oĂč tu sens que ce que tu fais nâest pas le bon choix, que tu ne vas pas dans la bonne direction, tu dois arrĂȘter ; et câest ce qui sâest produit avec Chokebore. Pendant des annĂ©es câĂ©tait le pied, et puis vers la fin je me sentais de moins en moins bien dans le groupe, voire malheureux, donc jâai arrĂȘtĂ©. Et maintenant je suis libre de faire tout ce que je veux⊠LĂ il y a une batterie, peut ĂȘtre que sur la prochaine tournĂ©e je serai tout seul sur scĂšne, ou avec 10 personnes. Jâai le choix. Ca nâest plus une dĂ©mocratie, maintenant je suis un dictateur, ce qui est bien mieux, ah ah.
M. : Auparavant, le seul autre artiste que j'ai vu sur scÚne créer ses morceaux avec des samples c'est Joseph Arthur, on a déjà dû te le dire. Tu as connu la scÚne avec un groupe et puis seul, quelle est pour toi la différence majeure?
TVB : Etre seul ça fout plus le trac et câest bien entendu plus difficile Ă gĂ©rer parce que le cĂŽtĂ© positif quand tu joues dans un groupe complet câest que tâas 3 autres personnes pour tâaider, tu sais, pour te soutenir. Si y a un soir oĂč tâes fatiguĂ©, ou que tu te sens pas bien, ou que tu joues pas bien, les autres peuvent endosser ta part de pression et compenser. Mais quand tâes tout seul, et bien il nây a que toi forcĂ©ment. Tout le monde peut entendre la moindre fausse note. Si je fais un pain, ça sâentend vraiment, et je ne peux le reprocher quâĂ moi-mĂȘme. AprĂšs les concerts de Chokebore je gueulais souvent sur le bassiste en lui disant « Putain mec tâes bourrĂ©, tâas jouĂ© comme une merde ce soir ». Mais maintenant je ne peux plus faire ce genre de choses, parfois jâaimerais pouvoir encore le faire, parce que câest bien poilant. Mais lĂ tout ce que je peux faire câest mâen vouloir. Donc câest tendu et aussi plus intense parce que je dois tout avoir sous contrĂŽle sans me relĂącher une seule seconde vu que je fais pleins de trucs avec les pĂ©dales dâeffets, les samples que jâenregistre en live etc. Et en mĂȘme temps je me laisse complĂštement aller, je nâai plus vraiment le contrĂŽle, parce que câest prĂ©cisĂ©ment le but, ça fait du bien de se perdre dans la musique, en composant ou en jouant. En quelque sorte je perds pied, je me noie, du moins mon esprit, pas ma personnalitĂ©. Transcender cet aspect physique du monde le temps dâun instant. Tout contrĂŽler et tout laisser aller en mĂȘme temps. Câest le but, donner un concert plus intense, plus fragile et tendu, et câest exaltant.
M. : Mais dâun autre cĂŽtĂ© tu ne peux partager ça avec personne dâautre sur scĂšne. Ca nâest pas frustrant ?
TVB : Je le partage avec les gens qui me regardent. Je pense que la vie est une expĂ©rience individuelle avant tout, et mĂȘme si je me sens « connectĂ© » Ă quelquâun dâautre, ça nâa pas dâimportance que cette personne ne soit pas « connectĂ©e » Ă moi Ă ce moment prĂ©cis. Bien sĂ»r parfois 2 personnes ressentent les mĂȘmes choses au mĂȘme moment et câest parfait, enivrant, mais au final ça nâa pas dâimportance pour moi. Tout ce qui compte câest que je puisse Ă©crire des choses qui soient aussi belles et fortes que ça. Je nâai rien dâautre tu sais. Je nâai pas dâargent, pas dâancrage ou de filet de sĂ©curitĂ©, pas de copine ni de maison, rien. Mais par contre jâai toute cette musique au fond de moi, tous ces mots. Et ça me suffit, câest tout ce que je dĂ©sire donc câest cool.
M. : En quelque sorte tu rĂ©inventes tes chansons sur scĂšne, donc câest un peu diffĂ©rent Ă chaque fois.
TVB : Câest le cĂŽtĂ© positif du truc ouais. Câest diffĂ©rent Ă chaque fois. En plus jâenregistre les samples live avant de les passer en boucle et de jouer par-dessus donc câest sympa et intĂ©ressant mais comme je le disais, câest fragile, ça tient Ă peu de choses parce quâaprĂšs tu peux vite ĂȘtre dĂ©calĂ© par rapport au rythme initial de la chanson, et ça arrive dâailleurs souvent donc câest jamais exactement pareil. Mais câest motivant. Au dĂ©but ça me faisait flipper mais maintenant je mây suis habituĂ© dâune certaine façon. Tu dois te faire Ă lâidĂ©e que quand tu vas donner les premiĂšres mesures en tapant du pied pour imprimer le rythme, ça sera enregistrĂ©, et ensuite il faut avoir le bon timing pour arrĂȘter lâenregistrement au bon moment pour que les transitions sonnent bien quand le sample se rĂ©pĂšte. Si tu foires quelque chose les gens lâentendent et tu ne peux pas retourner en arriĂšre pour le refaire, ce qui pimente le truc. Mais jâaime me planter, foirer des trucs, et de toute façon il nây a pas moyen dây Ă©chapper en procĂ©dant comme je le fais. InĂ©vitablement, je me plante et câest de ma musique que jâapprĂ©cie. On parlait de lo-fi tout Ă lâheure, et ben câest prĂ©cisĂ©ment ça que jâaime dedans, tu peux entendre tous les petits sons imparfaits qui techniquement parlant, sont des erreurs. Jâaime ça, câest fragile. Ca peut ĂȘtre bon ou dĂ©fectueux, et ça peut ĂȘtre bon quand câest dĂ©fectueux.
M. : En ce qui me concerne, j'ai eu la chance de voir 2 concerts de Chokebore et Ă©galement deux des tiens en solo. Et sur scĂšne, seul, je tâai senti beaucoup plus proche du public. J'ai eu l'impression de voir un enfant devant un nouveau jouet.
TVB : Exactement! Les personnes en face de moi sont mes seuls amis en quelque sorte. Câest le seul moment dans la journĂ©e oĂč je peux parler Ă quelquâun.
M. : Et les membres de ton staff ?
TVB : Oui bien sĂ»r je parle avec eux des fois, mais ils discutent en français et entre eux donc je ne comprends rien. Du coup je regarde par la fenĂȘtre⊠mais ils sont vraiment cool !!
Je me sens dans mon Ă©lĂ©ment quand je suis sur scĂšne; quand jâĂ©cris une bonne chanson, de bonnes paroles ou juste une belle phrase, quand je joue. Mais le reste du temps jâai le moral Ă zĂ©ro. Je dĂ©teste le reste de la journĂ©e quand je suis en tournĂ©e. Je ne fais absolument rien, le degrĂ© zĂ©ro de la crĂ©ativitĂ©. Je suis assis dans un train pendant 5 heures, câest chiant, trop chiant. AprĂšs je mâassois Ă une table de la salle de concert pendant 5 heures ou plus, câest chiant. Et les gens parlent de rock ân roll et je hais ça, si chiant. JâĂ©coute pas de musique parce que la plupart des trucs sont chiants ; jâaime pas trop ça en fait. Et ensuite pendant une heure câest le moment le plus exaltant de ta vie ; si tâes normalement constituĂ©, tu tâĂ©clates et tu passes un des meilleurs moments, sinon le meilleur moment, de ta vie. Câest comme ça tous les soirs mais juste pour une heure, et le reste de la journĂ©e constitue le jour le plus chiant de ta vie. Tu es juste⊠assis dans ce putain de train. Tâes fatiguĂ©, rien nâest agrĂ©able, tâas pas de nourriture. Tâes au plus bas et puis dâun coup tu passes une heure de rĂȘve, comme un feu dâartifice, et puis aprĂšs tout retombe. Avant jâessayais de dormir entre les concerts.
M. : Dâailleurs as-tu appris de nouvelles phrases en Français en dehors de «jâai faim » et « donne moi ta nourriture »?
TVB : Je sais dire âjâai une jambe de boisâ et « jâai construit un race de robots gĂ©ants fous », câest tout. Ce sont les 2 phrases les plus importantes de la langue française.
Câest le moins que lâon puisse dire, quoiqu'il en soit, de fil en aiguille, la discussion dĂ©rivera vers des choses plus privĂ©es, voire futiles comme la sortie prochaine du film des Transformers (robot gĂ©ant oblige), ou bien encore sa derniĂšre interview, trĂšs intĂ©ressante, rĂ©alisĂ©e par une universitĂ© allemande (lire ici)
Finalement lâentretien sâachĂšvera en abordant un projet de court mĂ©trage auquel Troy participa, et ce malgrĂ© une certaine aversion pour le mĂ©tier dâacteur ; lui prĂ©fĂ©rant une Ă©nergie bien rĂ©elle, pleine dâhonnĂȘtetĂ©, comme en jugeront les prĂšs de 500 personnes prĂ©sentes le soir du concert. Un chiffre insoupçonnĂ© et gage de la qualitĂ© du spectacle. Tout simplement grandiose.
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