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:: Arch Enemy ::


Groupe de death-metal suédois formé en 1996 par Michael Amott, un des anciens guitaristes de Carcass, entouré de son frère Christopher (guitare), Daniel Erlandsonn (batterie) et Joaan Liiva (chant). Sans même passer par la case « demo » ils sortent un 1er album la même année. En 1999 pour leur 3e album, ils sont rejoints par Sharlee D’Angelo (bassiste de Mercyful Fate). S’ensuit une tournée marathon à travers les Etats-Unis, l’Europe et le Japon en compagnie deChildren Of Bodom, In Flames, Nevermore et Dark Tranquility.
Cependant 2001 marque le vrai tournant pour Arch Enemy, avec le remplacement de son chanteur par la belle et inconnue à l’époque, Angela Gossow. Pari réussi, Wages Of Sin, le premier album avec mademoiselle au chant est une tuerie dans son genre, et cartonne un peu partout. En 2003 le groupe revient avec Anthems Of Rebellion, lui aussi un succès (pour ceux ayant voulu suivre le groupe dans ses nouvelles orientation tout du moins) puis en 2005 Doomsday Machine plus controversé.

:: Site Officiel :: www.archenemy.net

photo Arch Enemy


:: Chroniques ::

Anthems Of Rebellion
Note : 17 / 20
Année : 2003
A Ecouter : tout
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- 35 Commentaires (Moyenne : 16.6/20) -

5e album pour Arch Enemy et 2e album avec Angela Gossow au chant, et un seul mot vient aux lèvres à la première écoute de ce disque : « waow » !
Arch Enemy donne dans ce qu’on pourrait qualifier de crossover thrash / death / black metal, et avec Anthems of Rebellion le groupe poursuit son chemin, marquant encore plus l’évolution entamée avec leur précédent opus, Wages Of Sin, tout du moins en faisant une musique plus accessible, lorgnant parfois vers le neo-métal pour certains plans (Leader Of The Rats, We Will Rise). Le CD commence par une intro chaotique qui annonce qu’on va s’en prendre plein la gueule et dès les premières notes de Silent Wars c’est le cas. Pas de fioritures ici dans les compos, on va à l’essentiel : on abandonne les riffs de malade à 300 notes à la minutes à la Children Of Bodom, pour préférer plus sobrement des riffs qui tuent (Silent Wars, Instinct, Despicable Heroes, End Of The Line). Ce n’est pas pour autant que le groupe perd en puissance, au contraire. Simplicité rime avec efficacité. La section rythmique est impressionnante, et notamment le batteur, bien inspiré, qui place judicieusement sa double pédales (Silent Wars, Despicable Heroes). Sans oublier les solos guitares, qui semblent parfois fortement inspirés de Megadeth période Marty Friedman (Dead Eyes See No Future, Saints And Sinners). Et le groupe sait aussi lever le pied comme sur (Dehumanization, Saints And Sinners) pour créer des ambiances un peu plus pesante (en rajoutant quelques notes de piano sur Dehumanization)
Mais la palme revient sans conteste à Angela Bossow. Son chant est absolument incroyable et peu de monde peut rivaliser avec elle. A ce niveau, un fossé sépare Anthems Of Rebellion de Wages Of Sin, on est passé d’un chant brut à un chant posé et maitrisé, aucune comparaison n’est possible, et on ne peut que saluer le travail effectué. Autant qu’il faut le voir pour le croire qu’il s’agit bien d’une fille qui chante : elle serait parfaite en doublure vocale dans un improbable remake de l’Exorciste. Les textes quant à eux parlent principalement du cynisme et de l’hypocrisie qui règnent dans la société actuelle et contre lesquels ils ne faut pas se résigner. Ce qui change des thématiques habituelles abordées par les groupes de ce genre.
Voila donc un album quasiment parfait, avec une prod irréprochable et un son énorme. Déjà qu’avec leur précédent album, ils avaient placé la barre assez haut, là on est déjà en train d’espérer une merveille pour leur prochain disque.