5e album pour
Arch Enemy et 2e album avec Angela Gossow au chant, et un seul mot vient aux lèvres à la première écoute de ce disque : « waow » !
Arch Enemy donne dans ce qu’on pourrait qualifier de crossover thrash / death / black metal, et avec
Anthems of Rebellion le groupe poursuit son chemin, marquant encore plus l’évolution entamée avec leur précédent opus,
Wages Of Sin, tout du moins en faisant une musique plus accessible, lorgnant parfois vers le neo-métal pour certains plans (
Leader Of The Rats,
We Will Rise). Le CD commence par une intro chaotique qui annonce qu’on va s’en prendre plein la gueule et dès les premières notes de
Silent Wars c’est le cas. Pas de fioritures ici dans les compos, on va à l’essentiel : on abandonne les riffs de malade à 300 notes à la minutes à la Children Of Bodom, pour préférer plus sobrement des riffs qui tuent (
Silent Wars,
Instinct,
Despicable Heroes,
End Of The Line). Ce n’est pas pour autant que le groupe perd en puissance, au contraire. Simplicité rime avec efficacité. La section rythmique est impressionnante, et notamment le batteur, bien inspiré, qui place judicieusement sa double pédales (
Silent Wars,
Despicable Heroes). Sans oublier les solos guitares, qui semblent parfois fortement inspirés de
Megadeth période Marty Friedman (
Dead Eyes See No Future,
Saints And Sinners). Et le groupe sait aussi lever le pied comme sur (
Dehumanization,
Saints And Sinners) pour créer des ambiances un peu plus pesante (en rajoutant quelques notes de piano sur
Dehumanization)
Mais la palme revient sans conteste à Angela Bossow. Son chant est absolument incroyable et peu de monde peut rivaliser avec elle. A ce niveau, un fossé sépare
Anthems Of Rebellion de
Wages Of Sin, on est passé d’un chant brut à un chant posé et maitrisé, aucune comparaison n’est possible, et on ne peut que saluer le travail effectué. Autant qu’il faut le voir pour le croire qu’il s’agit bien d’une fille qui chante : elle serait parfaite en doublure vocale dans un improbable remake de l’Exorciste. Les textes quant à eux parlent principalement du cynisme et de l’hypocrisie qui règnent dans la société actuelle et contre lesquels ils ne faut pas se résigner. Ce qui change des thématiques habituelles abordées par les groupes de ce genre.
Voila donc un album quasiment parfait, avec une prod irréprochable et un son énorme. Déjà qu’avec leur précédent album, ils avaient placé la barre assez haut, là on est déjà en train d’espérer une merveille pour leur prochain disque.