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logo Katatonia

Katatonia se forme Ă  Stockholm en Suède en 1991 Ă  l'initiative du guitariste Anders "Blackheim" Nyström et du chanteur/batteur Jonas "Lord Seth" Renkse. Avec le bassiste Guilllaume "Israphael" La Huche, prĂ©sent jusqu'en 1995, ils forment un combo Ă©voluant dans un exemplaire style doom-death, riche de thèmes comme la mort, le suicide et la dĂ©pression, et enregistrent une première demo, Jhva Elohim Meth, puis en 1992 l'EP Jhva Elohim Meth...The Revival sous la houlette de Dan Swanö. Ce dernier, personnage rĂ©current dans l'histoire du groupe, produit Ă©galement leurs deux premiers albums Dance Of  December Souls en 1993, puis l'EP For Funerals To Come en 1995, ainsi que Brave Murder Day en 1996 sur lequel apparaĂ®t Fred Norman comme second guitariste et Mikael Akerfeldt d'Opeth qui assure tous les vocaux death.  Le groupe se sĂ©pare un temps avant d'opter pour une toute nouvelle approche, donnant dans un rock Ă  forte teneur Ă©motionnelle et dĂ©pressive. MĂŞme le logo du groupe change. Sort ainsi l'album Discouraged Ones, premier opus de la seconde vie de Katatonia. Puis en 1999 avec le renfort de Mattias Norrman Ă  la basse, ils enregistrent Tonight's Decision, probablement le meilleur album de cette nouvelle carrière, qui bĂ©nĂ©ficie Ă©galement du jeu de batterie de Dan Swanö. Par la suite, Daniel Liljekvist s'empare des fĂ»ts et le groupe enregistre deux nouveaux disques Last Fair Deal Gone Down en 2001 et Viva Emptiness en 2003. Deux très bonnes compilations retraçant les deux carrières du groupe sont sorties ces dernières annĂ©es. Brave Yester Days datĂ©e de 2004 reprend les chemins du doom et The Black Sessions en 2005 couvre l'orientation rock atmosphĂ©rique. Il est Ă  noter que Nyström et Renkse apparaissent Ă©galement dans Bloodbath, all-star band death suĂ©dois avec notamment Dan Swanö, Mikael Akerfeldt ou encore Peter Tägtgren. Les membres de Katatonia sont Ă©galement partis prenante des dĂ©funts Diabolical Masquerade, groupe de Black Metal expĂ©rimental de Anders "Blakkheim" Nyström (avec en guest Swanö, une fois encore), et October Tide, doom mĂ©lodique aux accents death, oĂą l'on retrouve Fred Norrman et Jonas Renkse. Katatonia, figure reconnue du mĂ©tal suĂ©dois, est revenu en 2006 avec The Great Cold Distance, un album plus brutal qu'Ă  l'accoutumĂ©e.

:: Site Officiel :: www.katatonia.com

photo Katatonia


:: Chroniques ::

Night Is The New Day
Note : 16.5 / 20
Année : 2009
A Ecouter : D'une traite
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- 6 Commentaires (Moyenne : 13.92/20) -

En 2009, Katatonia revenait sur le devant de la scène avec Night Is The New Day, nouvel opus aux confluents du mĂ©tal et du rock atmosphĂ©rique. Toujours emmenĂ©s par le duo Anders Nyström / Jonas Renkse, le groupe suĂ©dois explore de nouveaux les territoires de la mĂ©lancolie et du dĂ©senchantement pour le plus grand bonheur des fans.

Katatonia livre en effet une performance aboutie avec une musique que l'on peut qualifier d'anges dĂ©chus, comme en tĂ©moigne le morceau Nephilim, requiem placĂ© au coeur du disque. Les guitares forment le canevas des compositions Ă©voluant entre amertume et cĂ©lĂ©bration apitoyĂ©e avec des classiques instantanĂ©s comme Liberation. Du pur Katatonia. Si la paire de guitaristes est pour beaucoup dans la rĂ©ussite du disque, Jonas Renkse se montre impeccable dans le registre Ă©thĂ©rĂ© qu'on lui connaĂ®t. Il en rĂ©sulte un album habitĂ© d'une flamme aĂ©rienne avec en particulier le très beau Inheritance et ses cordes majestueuses, sans pour autant mettre de cĂ´tĂ© l'impact percutant de morceaux comme The Longest Year.

Katatonia renoue donc rĂ©gulièrement, rĂ©pĂ©tons le, avec le sillon mĂ©tallique sans jamais renier l'Ă©tendard rock atmosphĂ©rique. Cette orientation leur permet de livrer un album compact dont les titres rivalisent en puissance, en qualitĂ© mĂ©lodique comme en Ă©motivitĂ© sans qu'on en distingue vraiment un au-dessus des autres. Pas de remplissage donc, mais une suite tĂ©nĂ©breuse de titres Ă©vocateurs avec par exemple la ballade Idle Blood, proche du Opeth de Damnation, ou bien encore l'ode mĂ©lancolique Departer.

Night Is The New Day se révèle donc une bonne surprise, dans la lignée des précédentes offrandes des suédois. Un disque solide et abouti à savourer sans modération.


Forsaker en écoute sur le myspace du goupe.

Live Consternation
Note : 15 / 20
Année : 2007
A Ecouter : Leaders, Right Into The Bliss, Cold Ways, Evidence, Ghost Of The Sun
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- 2 Commentaires (Moyenne : 13/20) -

Katatonia en live n'est de l'avis gĂ©nĂ©ral pas spĂ©cialement exceptionnel. En soi, ça n'a rien de surprenant, venant de musiciens qui rĂ©pètent assez peu ensemble (Renkse et Nyström composent tout, les autres se contentant de jouer en studio). L'idĂ©e de sortir un box CD-DVD live (enregistrĂ© pendant le Summerbreeze festival), après l'inĂ©gal  DVD Ă©ditĂ© avec la compilation The Black Sessions en 2005, n'apparaĂ®t ainsi pas forcĂ©ment judicieuse.

Et pourtant, à l'écoute de ce Live Consternation, le groupe est bien en place, et Renkse chante plutôt bien. Si Katatonia perd un peu de sa patine éthérée, il gagne en énergie et puissance. La tracklist se révèle notamment dédiée au dernier album en date The Great Cold Distance (cinq morceaux) en toute logique avec d'ailleurs encore un artwork noir et rouge signé Travis Smith. On y retrouve ainsi notamment des versions pleines de souffre de Leaders et Wealth. D'une manière générale, ces compositions passent bien en live, avec ce même son de guitare tantôt grondant, tantôt plaintif, comme sur Soil's Song, qui avait plu sur disque.

Mais, les autres albums ne sont évidemment pas négligés, même si bien sûr le set est construit (habilement) sur la seconde partie de la carrière du groupe. On peut ainsi profiter d'un Ghost of the Sun particulièrement hargneux suivi d'un Criminals assuré avec conviction, et de morceaux plus anciens comme Cold Ways issu de l'album Discouraged Ones dont la mélancolie intrinsèque ne s'est pas perdue en route. C'est aussi le cas de l'excellent Right Into The Bliss, tiré de Tonight's Decision. En fait seul l'album Last Fair Deal Gone Down semble avoir inexplicablement été écarté.

Il en résulte un album live faisant la part belle aux mélodies de guitares si chères au groupe, avec une bonne performance vocale de Jonas Renkse, et un show cohérent et bien équilibré. Petit bémol peut-être sur le mix, avec les voix des spectateurs par moments un peu trop audibles. Néanmoins, rien qui ne vienne gâcher les très bons July et Evidence enchaînés sans temps mort en fin de set. Deux morceaux épiques et prenants qui passent remarquablement, entre puissance et respirations mélodiques. La partie DVD s'avère quant à elle sobre et bien agencée, contribuant à faire de cette sortie une réussite.

Live Consternation est au final un disque convaincant. A conseiller aux fans en prioritĂ©, mais aussi Ă  ceux qui voudraient se faire une idĂ©e assez fidèle de la musique du groupe.



The Great Cold Distance
Note : 16 / 20
Année : 2006
A Ecouter : Leaders, My Twin, Follower, July etc.
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- 16 Commentaires (Moyenne : 17.47/20) -

3 ans, il a fallu 3 ans pour voir revenir Katatonia sur le devant de la scène après un épique Viva Emptiness qui les avait brillamment remis sur orbite. Bien sûr, on a pu profiter de deux grosses compilations, sorties ces dernières années, et retraçant leur carrière en deux temps, du doom death des débuts au rock dépressif actuel. Mais un album de Katatonia créé forcément l'évènement. The Great Cold Distance se présente ainsi dans un bel écrin rouge sang qui laisse présager que le lyrisme mélancolique du groupe est toujours aussi affirmé.

Cela se confirme très vite Ă  l'Ă©coute de cet album assez homogène, voire monolithique au premier abord, oĂą les riffs tonitruants voisinent avec les mĂ©lodies les plus subtiles dans un mĂŞme mouvement introspectif, toujours portĂ© par les textes noirs de Jonas Renkse. Toute l'essence musicale du groupe dans sa seconde vie est ainsi bien prĂ©sente Ă  l'appel. Mais, Leaders, parfait manifeste de ses orientations, place aussi un brin de chant death en background qui rappelle que le groupe a des racines plus extrĂŞmes. Le format court des chansons lorgne nĂ©anmoins toujours vers les canons pop, de façon flamboyante, riches de breaks bien placĂ©s et de lignes de guitares harmonieuses qui marquent une totale maĂ®trise de la part de Katatonia. On retrouve Ă©videmment tous les points forts du groupe en particulier le chant maĂ®trisĂ© de Jonas Renkse, d'une tristesse indĂ©niable, lancinant et qui créé l'Ă©motion sans jamais forcer. On ne s'Ă©tonnera pas non plus de trouver quelques morceaux redoutablement accrocheurs comme Leaders donc, Soil's Song, le single My Twin ou encore Follower qui montrent un art consommĂ© du refrain qui reste en tĂŞte.

Mais, le groupe a tout de mĂŞme Ă©voluĂ©, ainsi le son est clairement plus agressif avec des riffs plombĂ©s Ă  intervalles rĂ©guliers (Consternation, Rusted , Increase ou encore The Itch) tandis que les passages atmosphĂ©riques gagnent en limpiditĂ© avec de jolis arpèges et quelques ambiances glacĂ©es du plus bel effet. Ainsi, un titre comme July mĂ©rite le dĂ©tour, renouant avec le cĂ´tĂ© Ă©pique du prĂ©cĂ©dent album tout en faisant la part belle au chant superbe de Jonas, alors qu' In The Witch se  fait languissant, syncopĂ©, comme une plongĂ©e sous les glaces. Katatonia retrouve aussi ses racines doom le temps d'un morceau lent et pesant, bĂ©nĂ©ficiant d'arrangements d'une Ă©lĂ©gante simplicitĂ©. Journey Through Pressure fait ainsi Ă©cho aux quelques accents du old Katatonia dissĂ©minĂ©s sur le disque.

On ne peut pas dire que le groupe surprenne vraiment avec cet album, mais, on saura se satisfaire de sa maîtrise musicale et d'une production parfaite au bénéfice de compositions contrastées qui s'apprécient au fil des écoutes. The Great Cold Distance est ainsi un album compact et remarquable de puissance relâchée.


My Twin est en Ă©coute sur la page myspace du groupe . Et le clip est visible lĂ  .

Viva Emptiness
Note : 16.5 / 20
Année : 2003
A Ecouter : Ghost Of The Sun, Sleeper, Will I Arrive, Evidence, Omerta etc.
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- 8 Commentaires (Moyenne : 16.63/20) -

Que ce soit son titre explicite ou sa superbe pochette mettant en valeur le visage le plus assombri et dépressif de Katatonia, Viva Emptiness appelle à l'écoute. Il conserve une atmosphère mélancolique comme à l'accoutumée venant du groupe, mais prend une teinte bien plus métallique que ces précédents efforts. Après un Last Fair Deal Gone Down en demi-teinte, le groupe revient là avec une méchante collection de riffs.

Dès le titre d'ouverture, c'est une solide attaque que l'on encaisse. Ghost Of The Sun est de ces morceaux qui donne le ton d'un album, avec des pistes de guitares bien trouvĂ©es, un superbe refrain très catchy, un break bien placĂ©, un chant au diapason et une bonne dose de brutalitĂ© aussi bien pour le riff principal que la seconde voix appuyant le refrain. Tout pour faire prendre le feu d'un disque riche autant en puissance retrouvĂ©e qu'en mĂ©lodies. Le tandem Renkse / Nyström semble redonner lĂ  Ă  Katatonia une allure assurĂ©e oĂą la mĂ©lancolie est fière et traversĂ©e de sombres motifs Ă©lectriques. Ce qui se confirme avec Sleeper qui nous offre aussi un dĂ©licieux refrain "Now I'm breathing / I could not breath until you did / I'm one second after you / Just a second after you" . Criminals renchĂ©rit, progressant avec assurance sur ses excellents couplets, tout en aggressivitĂ© rentrĂ©e, jusque dans l'explosivitĂ© de son refrain.

C'est bien simple, presque tous les morceaux sont dans une veine metal alternatif qui vous attrape les oreilles et ne les lâche plus, mais sans jamais ennuyer (ou si peu) grâce Ă  des compositions travaillĂ©es. D'une berceuse lancinante telle que A Premonition, le groupe passe Ă  un Will I Arrive qui lâche la bride tout en conservant un refrain mĂ©lodique Ă  souhait. La plupart des paroles abordent le dĂ©samour sous tous les angles, mais avec une vraie qualitĂ© d'Ă©criture ce qui est toujours apprĂ©ciable, notamment sur Burn The Remembrance : "Old light and new colours your picture hangs in the night / Is this the right time to set one free and go away/ In the emptiness behind you I will walk about / Surely you'll miss me but long live the doubt".  Wealth est un morceau qui souffle des vents tumultueux avec une instrumentation abrasive Ă  base de riffs aiguisĂ©s et des couplets aĂ©riens, contraste que l'on retrouve sur la plupart des chansons, comme Complicity

Le groupe joue sur des structures classiques, couplets / refrains, en y incorporant de nombreux breaks qui cassent la linéarité des compositions, et le fait avec un talent assez également réparti, dont ressort notamment Evidence, imparable dans ce registre à la fois simple et ô combien difficile. Mais Katatonia sait aussi calmer le jeu, le temps d'un Omerta tout en finesse, où le chant de Jonas Renkse se fait caressant, ou bien offrir un instrumental majestueux, ce Inside The City Of Glass qui renoue avec une atmosphère digne des racines doom du groupe tout en faisant écho aux paroles de Ghost Of The Sun : "The city of glass that I live in / The coldness from my brothers skin". La boucle est ainsi bouclée.

Ville de verre où planent des ombres fantômatiques, des âmes blessées, fêlées même comme celles qui ornent les artworks, ainsi est Viva Emptiness, un de ces albums qui ne laissent rien au hasard. On y perd un petit peu en émotion peut-être, au bénéfice d'une redoutable efficacité, mais la constance de ce disque force le respect.

 



Brave Murder Day
Note : 18 / 20
Année : 1996
A Ecouter : En entier évidemment
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- 7 Commentaires (Moyenne : 18.43/20) -

Quand Katatonia se lance dans l'enregistrement de Brave Murder Day, le groupe doit relever plusieurs dĂ©fis. Il s'agit d'abord de se relancer après un hiatus d'un an et le dĂ©part du bassiste Guilllaume La Huche.  En outre, ses deux co-fondateurs, Jonas Renkse et Anders Nyström, se sont impliquĂ©s dans des projets parallèles. Le premier a explorĂ© la veine doom death au sein de October Tide, tandis que l'autre s'est acoquinĂ© avec Dan Swanö pour Diabolical Masquerade, black metal symphonique comme on en fait peu. Gageure de taille, Renkse ne peut plus chanter les parties en growl suite Ă  une lĂ©sion des cordes vocales contractĂ©e lors de l'enregistrement de Rain Without End de October Tide. Et c'est ainsi que cet album se trouve ĂŞtre une oeuvre partagĂ©e avec des amis. Mikael Akerfeldt de Opeth prĂŞte sa voix la plus gutturale Ă  ce disque tandis que Dan Swanö se charge de sa rĂ©alisation. Enfin, Renkse ne retrouve pas Katatonia seul, Fred Norrman, guitariste de October Tide, l'accompagne.

Ce qui frappe Ă  l'Ă©coute de ce disque c'est sa remarquable cohĂ©rence. Le son est assez assourdi, ce qui convient plutĂ´t bien Ă  la personnalitĂ© de l'album, profondĂ©ment mĂ©lancolique. Dès le titre d'ouverture, Brave, bien nommĂ© morceau de bravoure de 10 minutes, on est frappĂ© par l'intensitĂ© des riffs rĂ©pĂ©titifs qui donnent son poids au disque, ainsi que par le jeu de batterie binaire et entĂŞtant, quasi mĂ©tronomique. Sur cet arrière-plan, que l'on retrouve sur la plupart des morceaux, se posent des mĂ©lodies de guitares qui crĂ©ent de nouvelles harmonies et des vocaux death tranchants du plus bel effet, grâce Ă  un Mikael Akerfeldt aussi concernĂ© que sur un disque de Opeth. Murder prĂ©sente une structure comparable, mais aussi de nombreux breaks avec des parties de guitare claire qui invitent au recueillement. Le timbre clair de Jonas Renkse fait merveille pour la première fois sur Day et prĂ©figure le futur de Katatonia, avec une structure couplet / refrain classique, et une qualitĂ© de composition et de chant peu commune. L'isolement qui se dĂ©gage de ce titre doux et lancinant est portĂ© Ă©galement par les paroles simples et directes de Renkse, notamment son refrain "Let's stay here for a while Is something gonna happen today?". Tout concourt sur ce disque Ă  l'introspection pour l'auditeur grâce Ă  une musique aux thèmes volontiers minimalistes ce que vient confirmer Rainroom. Cette dernière reprend une nouvelle fois une structure et des plans voisins de Brave auxquels s'ajoutent les choeurs Ă©thĂ©rĂ©s de Renkse. Elle annonce la fin Ă  venir : "I saw it end long before it ended Life itself turned pale and ended I saw you cry out acres of your image Life itself does not heal me". Le coeur bercĂ© d'une langueur monotone, on en apprĂ©cie que mieux les changements de ton de 12, Ă  la fois grondante et apaisĂ©e, avec une dernière partie heavy qui suit un break abrupt, et des paroles dĂ©finitives "I cannot breathe I am losing life The moon paints the skyline blue She died so beautiful". L'album est, on l'aura compris, construit comme une descente vers l'abĂ®me, Endtime, de nouveau habillĂ©e de guitares mĂ©lodieuses (notamment sur l'intro, magique) et des choeurs de Renkse, en soutien des riffs pesants et du growl dĂ©cidemment impeccable de Mike Akerfeldt.

Brave Murder Day, relativement simple et accessible, est tout bonnement immanquable. Animé tout entier par un même souffle de mort, ce disque plonge l'auditeur dans une hypnose musicale, une rêverie faite de solitude, de torpeur et de désarroi. C'est la dernière fois que le groupe plongera autant dans ses racines doom, pour donner son meilleur album dans cette veine. La révélation Day, avec le chant sublime de Jonas Renkse, va en effet bientôt donner naissance à un style de plus en plus rock / metal et des compositions particulièrement travaillées.