
Un des fondateurs de la scène death metal mondiale aux côtés de
Death,
Morbid Angel et
Deicide.
Obituary nous vient de Floride, terres du death metal. Formé en 1984 sous le nom d'
Executioner puis
Xecutioner avant de prendre le nom d'
Obituary en 1988, le groupe commence d'abord à jouer une musique fortement influencée par des groupes comme
Venom et
Celtic Frost avant de tourner au death metal en écoutant des groupes comme
Possessed.
Contrairement Ă ses pairs de
Death ou
Morbid Angel,
Obituary joue un death lourd, très influencé par le thrash, et au chant écorché, bien loin d'un Chris Barnes (
Cannibal Corpse) ou d'un Glen Benton (
Deicide). Cette voix deviendra la marque de fabrique du groupe.
En 1989 sort l'album mythique d'
Obituary,
Slowly We Rot, qui posera les bases du style
Obituary : solos énormes, voix écorchée qui semble hurler du yahourt, batterie thrashisante et lourdeur obligatoire. Le groupe a du succès grâce à son mélange de death metal primitif et lourd à la
Possessed/
Master /
Celtic Frost et de sonorités gores, jusque là peu fréquentes dans le death metal. Plus tard, en 1990, le groupe livrera sa meilleure livraison,
Cause Of Death, qui allie tous les éléments de
Slowly We Rot, mais en les mariant bien mieux (la présence de James Murphy n'y est certainement pas étrangère).
Obituary enchaine ensuite les albums sans vraiment évoluer. Leur album
The End Complete sorti en 1992 devient une des plus grosses ventes de
Roadrunner (à l'époque où ils avaient le top du death et du thrash), et l'album de death métal le plus vendu de tous les temps. Le groupe se sépare en 1997, les membres préférant se consacrer à leurs familles et leurs travaux respectifs. Seul Donald Tardy (batteur) jouera encore, tenant son poste dans
Andrew WK.
En 2004, en floride, lors d'un concert d'
Andrew WK, d'autres membres d'
Obituary étaient présents, et Andrew, fan du groupe, leur proposa de monter sur scène pour jouer de vieux morceaux. Après cette expérience, le groupe réalisa à quel point ils aimaient jouer du death metal, et se reformèrent pour le plus grand bonheur des fans.
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Site
Officiel ::
www.obituary.cc
:: Chroniques ::
Xecutioners Return
Note : 13 / 20
Année : 2007
A Ecouter : Face your god, Evil Ways, Lies, Contrast The Dead, Executionner’s Return
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2 Commentaires (Moyenne : 15.5/20) -
Après un
Frozen In Time qui avait pour tâche de rassurer les fans en marquant le retour d’un
Obituary jouant certes la sécurité mais assurant des compos à la qualité toujours constante à son public, le groupe nous revient avec en ses rangs le soliste rescapé des rangs des floridiens de
Deicide, en remplacement d’un Allen West vacataire, la chose étant dû à une récente incarcération.
Suite aux nombreux commentaires extatiques des frères Tardy dans la presse à propos de l’apport du suscité Ralph Santolla dans la musique du combo, il ne serait pas exagéré de déclarer que l’album était attendu au tournant, car synonyme d’un éventuel tournant artistique, voir d’une certaine prise de risque de la part du quintet.
D’emblée, on se rapproche du old school avec une production pour le moins précaire pour un groupe de cette stature, conforme à une certaine identité certes, mais néanmoins quelque peu décevante aux vues des ambitions que le groupe avait placé sur la dite galette.
Pour ce qui est des morceaux en revanche, la qualité est bel et bien présente. Davantage inspiré que
Frozen In Time, ce nouvel album, sans révolutionner le genre, propose d’excellents morceaux (« Face your god » et autres « Evil Ways » se révèlent diablement entêtants), qui se voient enrichis par l’élément nouveau qui partage actuellement le plus les fans : les solos de Ralph Santolla. Certes, cet apport se révèle très (pour ne pas dire parfois trop) présent sur ces nouveaux morceaux, mais bien que pouvant paraître inadaptés au style très minimaliste et lourd du groupe, ces solos se révèlent parfois porteurs d’ambiances (« Contrast The Dead ») ou d’énergie (« Evil Ways).
Encore une fois cet album partagera les fans, certes ce nouvel album ne possède pas l’impact d’un
Cause Of Death ou d’un
Slowly We Rot, mais force est de constater que le groupe demeure capable de faire ce qu’il sait faire de mieux : du pur
Obituary.
Aaaaaaah le voilĂ ce nouveau
Obituary, l'album de la reformation, que du bonheur ! Tous les fans de death old school l'attendaient au tournant celui lĂ , comment
Obituary allait rattraper le coup après 7 ans d'absence, réussiraient-ils à garder leur son d'antan ? John Tardy arrivera-t-il à chanter comme avant ?
Réponse : OUI ! Le groupe a réellement bien choisi le titre de son album de retour. La musique du groupe semble avoir été figée dans le temps, la voix de John n'a pas changé d'un pouce, les solos d'Allen West sonnent toujours aussi chaotiques, Donald semble n'avoir jamais joué avec
Andrew WK... Et puis la production, aaaaaaaaah Scott Burns, ce nom est mythique, et on reconnait bien là son son, même si il sonne bien plus actuel. Un mot d'ailleurs sur la production : elle est tout simplement monstrueuse, donne une pêche énorme aux compos, en oubliant aucun instrument. Et en fait, c'est le seul point fort de cet album. Car le groupe reste bien trop figé dans le temps justement... On ne dénote vraiment aucune évolution dans cet album, c'est du
Obituary, point. Certes, les compos sont accrocheuses, certes, ça fait du bien d'écouter du
Obituary neuf, mais on a l'impression d'écouter
Back From The Dead remasterisé. Beaucoup diront que cet album est excellent comparé à beaucoup de groupes actuels se prétendant old school, je suis du même avis, mais on attendait quand même plus d'un groupe de la trempe d'
Obituary qu'un simple album tout droit sorti des 90's... Tiens, c'est un peu la mĂŞme chose qu'avec
Suffocation.
Album à réserver aux fans d'
Obituary et aux nostalgiques du death metal d'avant 1995...
MP3 :
Insane