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L'histoire d'AqME commence avec la fin de celle d'un autre groupe : Neurosyndrom. Un nouveau chanteur arrive, un guitariste s'en va et le groupe se rebaptise AqME en 1999 (acmĂ© signifie l’apogĂ©e en grec). ConstituĂ© de Thomas au chant, Etienne Ă  la batterie, Sofy Ă  la basse et Ben Ă  la guitare, le groupe enregistre un 5 titres en 2 jours qui sera rééditĂ© avec trois titres supplĂ©mentaires : University of Nowhere. AqME est aussi actif au sein du collectif Nowhere aux cĂ´tĂ©s de Pleymo, Enhancer, Noisy Fate et Wunjo.

Le groupe se stabilise avec l’arrivĂ©e de Charlotte pour tenir la 4 cordes. Ils partent alors en Suède pour enregistrer leur premier album en compagnie de Daniel Bergstand (Meshuggah, In Flames). Sombres Efforts sort en 2002 et lance vĂ©ritablement la carrière d’AqME. Ils sont signĂ©s sur At(h)ome, leur label actuel, et entament une grande tournĂ©e en profitant de l’effet Team Nowhere ainsi que des groupes confirmĂ©s de la scène française tels Mass Hysteria, Lofofora et Watcha. Le travail reprend assez rapidement et PolaroĂŻds & Pornographie arrive dans les bacs en 2004, confirmant l’identitĂ© que le groupe s’est créée depuis ses dĂ©buts, adoptant un son bien Ă  lui. Cette pĂ©riode correspond Ă©galement Ă  l’annonce de leur retrait de la Team Nowhere, dĂ©sireux d’obtenir plus d’indĂ©pendance et de ne pas devoir s’expliquer sur les choix de leurs camarades.

AqME est le groupe qui monte, remplissant petit Ă  petit les salles de concert et se retrouvant Ă  l’affiche de plusieurs festivals de renom (EurockĂ©ennes de Belfort, Dour Festival, …). La bande dĂ©cide de continuer de plus belle et d’enchaĂ®ner directement avec la composition d’un troisième album. Ils changent cependant leurs habitudes en choisissant d’enregistrer La fin des temps Ă  Paris et cette fois avec l’aide de Steve Prestage (Black Sabbath, De Palmas). Il dĂ©barque seulement un an et demi après P&P et montre des compositions plus lourdes mais aussi plus travaillĂ©es et expĂ©rimentĂ©es (morceaux très longs, apparition de solis). AqME veut Ă©voluer, dĂ©couvrir de nouveaux horizons tout en gardant leur identitĂ© et gagne en maturitĂ©.
Ils participent Ă©galement en 2005 Ă  l’album Alice & June d’Indochine, grâce au morceau « Aujourd’hui je pleure » qu’ils ont composĂ© et interprĂ©tĂ© en studio (et parfois sur scène) avec le groupe de Nicola Sirkis.
Un cd/dvd live sobrement intitulĂ© Live(s) sortira en 2006, enregistrĂ© Ă  Bruxelles ainsi qu’à Nantes.

2007 sera le symbole d’une petite pause pour le quartet, qui sera surtout l’occasion pour eux de se concentrer sur leurs side-projects respectifs : le grindcore de Grymt pour Etienne, la douceur de Vicki Vale pour Thomas et le stoner de Die On Monday pour Ben. Ils se remettent ensuite Ă  la composition et entament un retour au source en Suède pour retrouver Daniel Bergstand. HĂ©rĂ©sie sort en fĂ©vrier 2008 et se dĂ©marque par un violence plus primaire qui contraste avec les expĂ©rimentations de son prĂ©dĂ©cesseur. En novembre, les fans apprennent avec stupeur le dĂ©part de Ben, prĂ©fĂ©rant se consacrer Ă  Die On Monday. AqME ne s’arrĂŞte pas pour autant et prĂ©voit dĂ©jĂ  la sortie d’un cinquième opus pour fin 2009, Ben Ă©tant remplacĂ© par Julien Hekking (Lazy, Grymt).



:: Site Officiel :: www.AqME.com

photo AqME


:: Chroniques ::

En l'honneur de Jupiter
Note : 13 / 20
Année : 2009
A Ecouter : Guillotine, Macabre Moderne, Blasphème
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- 9 Commentaires (Moyenne : 16.39/20) -

Peu de temps s'est Ă©coulĂ© depuis HĂ©rĂ©sie, mais en un an et demi un changement majeur s'est effectuĂ© au sein d'Aqme. Le groupe qui avait un des line-up les plus stables de la scène française voit finalement le dĂ©part de Ben, le guitariste, fin 2008. Il est alors remplacĂ© par Julien (Lazy, Grymt), si bien qu'En L'Honneur De Jupiter est assez diffĂ©rent de ce qu'a pu produire Aqme au fil des annĂ©es, mĂŞme si l'on retrouve encore une fois encore leur favori, Daniel Bergstand, aux commandes.

En effet, l'Ă©coute de ces quatorze titres pointe une chose, le jeu de guitare de Julien apporte du sang neuf aux compositions du groupe. Exit une bonne partie des riffs simplistes (mais qui Ă©taient quand mĂŞme efficaces) de Ben, ici le son s'est densifiĂ©, amĂ©liorĂ© et a Ă©tĂ© d'avantage travaillĂ©, crĂ©ant parfois des atmosphères Ă©tonnantes qu'on n'Ă©tait pas habituĂ© Ă  entendre pour le combo. Plus profond et intĂ©ressant, les climats se font pesants ou torturĂ©s (Le Chaos), avec des alternances de plages planantes ou alourdies (Blasphème), ainsi que des passages plus classiques mais qui envoient la purĂ©e (Les Matamores, Macabre Moderne). Le moins que l'on puisse dire c'est qu'Aqme s'est renouvelĂ© et la diversitĂ© qui anime En L'Honneur De Jupiter d'un point de vue musical créé un net rempart avec la linĂ©aritĂ© d'HĂ©rĂ©sie.

Cet opus est toujours marquĂ© par un Metal qui se veut la confrontation entre la lumière et les ombres, chose bien mieux rendue autant dans les mĂ©lodies que dans les rythmiques au poil qui varient tempi rapides, breaks et groove plus posĂ©, le domaine de prĂ©dilection d'Etienne Ă©tant quand il se lâche pleinement sur la double (Macabre Moderne). La violence est Ă©galement mieux maitrisĂ©e, portĂ©e Ă  vif sur Question De Violence, ou latente sur NoĂ«l Noir sans qu'il n'y aie vĂ©ritablement de titre qui se dĂ©tache plus qu'un autre, ce qui en fait peut-ĂŞtre le disque le plus mature et le plus homogène d'Aqme Ă  ce jour. Pour une fois dans la carrière des français, on a l'impression qu'ils maitrisent mieux leur affaire. Le fait que les membres du groupe se soient chacun rĂ©alisĂ©s dans des groupes diffĂ©rents (Lazy, Grymt, Vicky Vale) n'est sans doute pas anodin. Justement, Thomas a progressĂ© au chant grave : quant il hausse le ton on le sens plus assurĂ© que par le passĂ©, plus ferme dans sa voix, ce qui manquait cruellement sur les prĂ©cĂ©dents disques.

Malheureusement En L'Honneur De Jupiter n'est pas exempt de défauts et ne manquera pas de faire l'impasse sur les thèmes chers au groupe avec des titres oscillant entre le bon (Guillotine) mais aussi le cliché (Tout Le Monde Est Malheureux). Point noir également sur le chant clair de Thomas qui devient franchement agaçant sur certains morceaux (Stadium Complex), voir carrément insupportable à d'autres (Vivre À Nouveau) plombant des titres rien que par sa présence. Dommage.

Si musicalement l'arrivée de Julien n'avait pas redonné un coup de fouet au groupe, cette nouvelle galette d'Aqme serait certainement à passer aux oubliettes. Au lieu de cela, si l'on est pas trop regardant sur les paroles, et de toute manière il semble acquit que les français ne brilleront jamais pour leurs lyrics, En L'Honneur De Jupiter est une agréable surprise. Pas de quoi s'extasier non plus, mais l'on sent l'ensemble mieux façonné, même s'il reste encore des choses à rectifier notamment sur le fait que Thomas ne devrait plus chanter en clair ou presque.



Hérésie
Note : 8 / 20
Année : 2008
A Ecouter : Uniformes, Romance Mathématique, Karma Et Nicotine.
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- 45 Commentaires (Moyenne : 12.68/20) -

Trois ans après La Fin Des Temps et après avoir Ă©tĂ© sillonner toute la France de concerts en concerts pendant plus de deux ans, dont l’enregistrement de Live(s) en 2006, Aqme revient en ce dĂ©but d’annĂ©e avec son nouvel album HĂ©rĂ©sie. La question Ă©tait de savoir si oui ou non ils allaient poursuivre dans un metal teintĂ© de rock stoner suite Ă  La Fin Des Temps ou bien continuer sur une nouvelle voie.

La rĂ©ponse est dĂ©finitivement non. Les riffs aux sonoritĂ©s stoner ont complètement disparu. Ceux plus lents et permettant d’installer et de crĂ©er des ambiances plus posĂ©es et lancinantes Ă©galement. Non, ici Aqme rentre directement dans le lard (hormis HĂ©rĂ©sie et son intro quelque peu dissonante) les riffs sont lourds, pesants et le duo guitare / basse n’a dĂ©cidĂ©ment plus rien Ă  voir. L’ambiance y est plombĂ©e (Uniformes) et bien plus dense que ce le groupe a pu faire auparavant. MĂŞme Romance MathĂ©matique commençant tel une balade innocente fini en un dĂ©luge sonore et coupe lĂ©gèrement avec l’unitĂ© du disque. Cependant on entrevoit assez rapidement la limite de leur son. Les mĂ©lodies sont peu prĂ©sentes et les riffs ne se distinguent pas de la masse sonore, si bien qu’une certaine monotonie s’installe au bout de quelques morceaux. Un bloc de bĂ©ton mais qui laisse malheureusement bien vite entrevoir ses dĂ©fauts et son manque d’inspiration flagrant (Casser/DĂ©truire, Utilisation De La Synthèse Additive). La voix de Koma semble Ă©galement changĂ©e notamment sur les parties claires mais parait faussĂ©e voir inadaptĂ©e sur certains morceaux (Karma Et Nicotine, Les Enfers). Les paroles restent cependant fidèles Ă  l’esprit d’Aqme Ă  savoir sombres et torturĂ©es avec des thèmes aussi variĂ©s que la solitude, l’amour, la religion… Heureusement la batterie sauve le tout de break bien sentis d’une diversitĂ© et d'une technique plus qu’apprĂ©ciables. Mais ceci ne suffit pas Ă  redresser la barre et la qualitĂ© d’un album dĂ©cidĂ©ment bien faible, plat et sans grande originalitĂ©.

Véritable choix ou non d’avoir fait un album plus rentre dedans, globalement plus sombre et massif ou tout simplement en perte d’inspiration, il n'en demeure pas moins que ce dernier album d’Aqme reste une déception sur pas mal de points. En espérant qu’il passe finalement bien en live.



La fin des temps
Note : 16 / 20
Année : 2005
A Ecouter : La Belle Inconnue, Pas Assez Loin, Ténèbres...
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- 58 Commentaires (Moyenne : 11.09/20) -

La Fin Des Temps… Aqme s’improviseraient-t-ils prophètes apocalyptiques ? Considérations bien superflues à l’écoute de ce dernier opus. Au delà de toutes divination se dresse un simple constat : Aqme reste Aqme tout en expérimentant et s’aventurant sur des versants de plus en plus hasardeux. Les bases restent identiques, leur pop rock aux aspirations néo métal demeure le bloc essentiel de leur identité. Le ton plus léger de Polaroïds & Pornographie se dissipe au profit d’un retour à un visage plus noir et hargneux. En ce sens La Fin Des Temps s’offre des allures de Sombres Efforts, jeunesse et maladresse en moins. Ténèbres entame la danse sans vraiment surprendre, les amateurs se régaleront, les autres passeront leur chemin. Des Illusions ou Une Vie pour Rien creuse le sillon et quelques nuances viennent éclairer l’obscur tableau : la basse délaisse la distorsion pour s’aménager une énergie plus souple, moins agressive tandis que l’électrique s’affranchit de ses habituels riffs pour s’armer de solos et de parties bien plus aériennes. Pour ce qui est du chant, Koma semble avoir trouvé une forme d’équilibre avec sa voix l’arrachant, de temps à autre, à de douces mélodies pour affronter des lignes vocales franchement violentes. Côté production, l’ensemble sonne bien moins lisse et propre que ce à quoi le groupe nous avait habitué ; les morceaux en sont d’autant plus puissants et captivants .

Mais ce sont pourtant les compositions plus innovantes qui ont fixé mon attention. Aqme déserte quelques minutes leurs eaux pour construire des morceaux plus denses, étirés, laissant une place non négligeable aux atmosphères et ambiances. Ainsi Soit-Il s’inscrit dans cette orientation qui déroutera plus d’un averti. Loin de patauger dans un marécage instrumental, le groupe parvient à planter des décors où se mêle souffre et acidité sans succomber sous le joug de l’ennui. La rythmique y est pour beaucoup : les teintes développées par la batterie sont bien plus riches et multiples que sur les précédents opus, la simplicité se laissant entraîner par des montées musclées et de nombreux breaks, parfois utilisés à outrance (Pas Assez Loin). Rien au monde reprends en main les mêmes cartes, avec un peu moins de pertinence mais c’est vraiment avec La Belle Inconnue qu’Aqme abat le plus de frontières. Difficile par instant de réellement identifier le groupe tant il s’éloigne de leur territoire habituel, la brutalité des dernières secondes (sur fond de double pédales) n’en est que plus jouissive.

Aqme ne quitte pas totalement sa galaxie et livre son lot de refrains accrocheurs qui ne mettront pas bien longtemps à se fixer aux neurones des plus récalcitrants. Pas Assez Loin, single judicieusement choisit, ramène nos esprits à des terres plus familières en rivalisant d’efficacité et de séduction. La révolution est donc peut être entamée, mais pas encore consommée. Finalement, nul besoin d’être devin pour partager la vision auditive de cette Fin Des Temps, agréablement contrasté et maîtrisé. L’album laisse pourtant un léger parfum d’inachevé, on ne peut qu’espérer que le groupe pousse encore un peu plus loin son ouverture sur d’autres horizons sonores pour conquérir et enrichir son identité.



PolaroĂŻds and pornographie
Note : 15 / 20
Année : 2004
A Ecouter : Chaque seconde, Ce que tu es, La réponse, Sur le fil, La théorie du poisson rouge …
- 43 Commentaires (Moyenne : 13.48/20) -

Après, il faut que j’en convienne, l’assez tiède Sombres efforts (album inégal pourtant en proie à un important phénomène médiatique et quelque peu « teenage ») je n’attendais pas nécessairement grand chose d’Aqme. Je n’attaques donc pas forcément le dernier rejeton avec un enthousiasme sans bornes et ce n’est pas la première bouchée qui amorcera une quelconque forme de machine arrière. Entraînant tout au plus Pornographie n’est qu’un titre franchement néo et n’apporte pas énormément … on l’efface rapidement, la suite du parcours étant bien plus réjouissante. Car Aqme a évolué et même si cela demeure assez flou sur l’entrée en matière Chaque seconde devrait suffir à en convaincre plus d’un. Plus léger, plus aérien, plus pop, à la fois plus simple et plus subtil mais surtout (et c’est tout de même l’essentiel) plus séduisant. L’efficacité prime, ça frappe les tympans : rythme accrocheur, refrain lancinant qui s’inscrit dans la mémoire et semble indélébile et guitare qui ne conserve son agressivité mais se révèle seulement au moment voulu désertant par ailleurs la pellicule sonore. Relativiser est nécessaire … Chaque seconde est peut-être « trop » formaté, single idéal et au vu de l’ensemble demeure très efficace mais moins personnel que d’autre titres.
Distingué ou se situe l’évolution dans le cadrage actuel du groupe n’est pas évident … Tes mots me manquent, Comprendre ou encore Etre et ne pas être suivent la ligne du tirage précédant et maintiennent un ton sombre tout en paraissant plus clair musicalement, plus savoureux. Le groupe a mûri et offre un panorama bien plus varié de son univers. On les surprends à dispenser des notes et des mots bien plus optimistes qu’à l’accoutumée. Difficile de résister aux charmes de La théorie du poisson rouge : la dimension pop explose au travers de guitares aguicheuses et d’une mélodie moins « marécageuse » que sur des morceaux comme Vampire (qui demeure un titre à la montée en puissance jouissive). Ce visage d’une douceur mieux contrôlée réapparaît dans les dernières prises avec La vie est belle qui montre un talent appréciable dans le domaine des compositions épurées où la traditionnelle structure couplet/refrain laisse place à une sorte d’exercice libre touchant.
Mais Aqme revient également à ses premiers essais rageurs … le très acide La réponse, en plus d’offrir une conclusion en bon et dû forme, démontre une capacité à aligner rapidité, lignes de basse hallucinantes et hurlement bien sales (je ne les en croyais plus vraiment capables … j’adore me tromper). Ce que tu es pourrait presque avoir un petit côté punko-quelque chose sur le refrain, après tout qu’importe, la rythme se fait bien plus rapide et le registre plutôt inhabituel pour le groupe, ce qui ne manque pas d’apporter un relief certain à l’ensemble des « clichés » de ce Polaroïds and pornographie.
Pour les éternels insatisfaits, la première édition est limitée avec en prime un second disque contenant un inédit intéressant (Automédication) ainsi que 5 titres lives enregistrés aux Eurockéennes qui offre une mise en bouche flatteuse des prestations scéniques du groupe. La surprise n’est pas nécessairement là où l’attend (les surprises de nos jours ne sont plus ce qu’elles étaient …), Aqme en fait la preuve en me prenant réellement à contre-pied et je le répète : j’adore me tromper …

Sombres Efforts
Note : 12.5 / 20
Année : 2002
A Ecouter : Je Suis - "Si" n'existe pas - Superstar
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- 35 Commentaires (Moyenne : 15.4/20) -

Voilà le tant attendu Sombres Efforts de Aqme, souvent décrié pour la qualité sonore de leur premier skeud les voilà avec un album de 11 titres et une production digne de ce nom avec tout simplement Daniel Bergstrand (Shovel, Meshuggah) aux manettes.
Alors que vaut ce nouveau Aqme ? Difficile de répondre simplement à cette question car mon avis est mitigé, Aqme offre en effet deux sortes de morceaux sur cet album. D'un coté des pistes qui me soufflent complètement comme Je Suis et d'autre qu'on écoutera d'une oreille distraire à cause de leur insipidité.
On va démarrer par le bon, Superstar, " Si " n'existe pas, Le Rouge et le Noir, Instable, Je Suis et Delicate et Saine, tous dans une veine très pop-rock tout en restant métal, une voix posé comme l'est la zic mais qui n'hésiteront pas tout deux à devenir furieux sur certains passages. Et ce sont ces 5 pistes qui justifieront le titre de la galette, premièrement grâce à des textes aux thèmes très noirs, et deuxièmement avec les mélodies et les ambiances crées qui collent parfaitement à la voix (Koma à en effet fait de gros progrès depuis leurs 5 titres, proche parfois de celle de Scooter Ward). Je suis, par exemple, est la parfaite illustration du coté obscur de cette album (mais qui est pour une fois le bon coté…), alliage de néo Kornien (dernière période) avec des tonalité pop Staindienne (frappante sur les premières secondes) mené sur des textes simples mais efficaces.
On sera par contre déçu par le reste de l'album, ni bon ni mauvais mais incroyablement lisse, rien qui nous fera monter le son de notre chaîne ou nous faire tendre l'oreille plus de 5 secondes, insipide est le terme mais difficile d'utiliser ce terme après les 2, 3 perles que le groupe nous à offert. Même Sainte, déjà présent sur University Of Nowhere ne changera pas notre avis, beaucoup de choses sembles déjà entendues et reste dans des stéréotypes musicaux sans grand effet sur nos tympans.

Voilà, difficile de donner un avis global sur ce CD, une moitié de l'album brillante ternie par la banalité de pistes sans goût et sans âme souvent similaire de l'autre moitié. Malgré cela Sombres Effort reste un bon skeud et on éspére que le groupe continuera son chemin musical dans les traces de morceaux comme Je Suis ou "Si" n'existe pas .



University of nowhere
Note : 15.5 / 20
Année : 1999
A Ecouter : A jamais, Words, Beauté vénéneuse, Sainte
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- 15 Commentaires (Moyenne : 13.73/20) -

Avant d'avoir cet album entre les mains je pensais que la Nowhere ne comptait dans ses rangs que des groupes oeuvrant dans la fusion rap-métal ; je suis heureux de m'être trompé !
Il ne suffit que de quelques secondes pour réaliser qu'on a affaire à un groupe puissant et original. Le groupe mêle de lourdes guitares, une basse mise en évidence lors des passages mélodiques, un chant tantôt agressif tantôt magnifique, des textes torturés, une batterie rythmant le tout . et là l'alchimie opère, les morceaux séduisent et on se retrouve comme hypnotisé par une musique chargée à bloc en émotions (Encore une fois, A jamais). Le groupe sait se faire violent, comme en témoigne le brutal Words (seul morceau chanté en anglais) avec sa ligne de basse groove et son refrain dévastateur, comme il sait se faire calme et apaisant (le magnifique Bulmas). Une des perles de l'album est Beauté vénéneuse ou Franklin, chanteur de Noisy Fate, vient prêter main forte pour un ballai vocal tout en douceur jusqu'à la conclusion rageuse du morceau (un grand moment ! ). Si il y a une chanson d'Aqme qu'on se doit d'écouter (ou d'avoir écouté) c'est sans sans doute Sainte ; ce morceau est énorme : riffs efficaces et refrain imparable (ou le chant va chercher dans un registre plus aigu) sont au rendez-vous ! Par contre, le morceau T.N est une semi-déception ; sans être mauvais il sonne un peu trop rap-métal, ce qui est sans doute du à la présence de Kemar de Pleymo et de Bill d'Enhancer, et manque un peu d'originalité.
Le disque contient aussi une piste multimédia avec les paroles ainsi qu'une vidéo de l'enregistrement de T.N en studio.
Aqme frappe là ou ça fait mal avec ce premier album au son si mélancolique qui pourtant vous arrachera à coup sûr un sourire de bonheur (quand on pense qu'ils préparent leur second opus, ça fait frémir).