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logo ACDC

Si vous ne devez retenir qu'un nom parmi tout ceux du Hard Rock, que ce soit celui d' ACDC. ACDC, l'abréviation qui désigne le courant alternatif et continu, ou en argot australien, à voile et à vapeur. Des milliers de lycéens et de collégiens, ne jurent que par eux, affichant leurs posters vendus par millions dans le monde bien avant 1980, faisant entrer le groupe dans la légende du Hard Rock. Les frères Young, australiens d'origine écossaise, complètement cinglés de musique ont réussi à populariser le Hard Rock de telle sorte qu'ils sont maintenant connus dans le monde entier. On n'oubliera sûrement pas le charismatique guitariste Angus Young, écolier lilliputien et épileptique qui, sur scène, se livre jusqu'à l'évanouissement, se roule par terre, comme possédé, sans rater un chorus, fascine et botte le cul de la vieille garde hard à coup de Gibson SG. Après plus de 30 ans de carrière, ACDC se fout éperdument des modes tant musicales que vestimentaires. ACDC fuit les tabloïds et les remises en question comme la peste et se contente de faire ce qu'il sait faire de mieux, c'est à dire du Hard Rock.

Dès la sortie de leur premier album en 1974, High Voltage, AC/DC annonce la couleur. La base blues de leur son est agrémentée de riffs de guitare frénétiques soutenant la voix rageuse de Bon Scott et ses textes pleins d'humour, de rock et de jolies filles. C'est avec Let There Be Rock sortie en 1977 que ACDC va se faire connaître du monde entier. Keith Richard ne jure que par eux, tout comme les jeunes gens qui formeront bientôt Metallica. Vous imaginez? Même le décès de Bon Scott en 1980 (à la suite d'une soirée bien arrosée, on le retrouve dans la voiture d'un ami, étouffé par ses vomissures...) ne les arrête pas. Après mûre réflexion, le groupe engage le chanteur Brian Johnson (Ex Geordie) dont Bon lui-même leur avait parlé avant sa mort.

Et aujourd'hui, les chiffres parlent : ACDC, c'est plus de 100 millions d'album vendus à travers le monde. Back In Black (1980) écoulé à 15 millions d'exemplaires rien qu'aux U.S.A.. For Those About To Rock (1981) certifié Disque d'Or (100.000 exemplaires) en France en 13 jours seulement. The Razors Edge (1990) classé n°2 du billboards US. L'ultime concert des Monsters Of Rock (1991) devant 500 000 personnes à Moscou. Le 2ème live de la carrière du groupe (1992), sobrement intitulé Live, double platine (600.000 exemplaires) encore en France. ACDC se produisant devant plus de 100.000 spectateurs français (dont 32.000 à Bercy) sur la tournée consécutive à Ballbreaker, sorti en 1995... Le dernier disque du groupe, Stiff Upper Lip, sorti en 2000, est revenu à leurs vieilles amour blues avec une production signée George Young, le grand frère des deux guitaristes. Le Stiff Upper Lip Tour est pour l'occasion passé au Stade de France, en juin 2001, devant un public déchaîné. On attend un nouvel album, déjà bien avancé dans ses compositions selon Brian Johnson, probablement pour 2006.



:: Site Officiel :: www.acdcrocks.com
:: Second Site :: www.highwaytoacdc.com/

photo ACDC


:: Chroniques ::

Black Ice
Note : 15 / 20
Année : 2008
A Ecouter : Comme un album d’ACDC
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- 22 Commentaires (Moyenne : 15.77/20) -

Cela fait plus de 2 ans que n'importe quel fan d'ACDC attend le nouvel album des Australiens. Un Black Ice longtemps repoussé, remis en question, un peu le Chinese Democracy d'ACDC au final. Puis enfin, une fois le single Rock'N Roll Train diffusé, on peut se rassurer. ACDC est là, fidèle à eux-mêmes. Comme si le quintet était bloqué dans une boucle temporelle depuis l'arrivée de Brian Johnson : même style de vêtements, même coupe de cheveux et une musique aux effluves de Hard Rock indémodable.

On dit souvent qu'il faut laisser place à la jeunesse, mais au vu des papys du Hard Rock d'ACDC, on souhaiterait parfois faire des exceptions. Ceux qui ont sortis les tubes Hell's Bells, For Those About To Rock (We Salute You) ou Let There Be Rock sont de retour, rythmes bluesy dans la continuité de Stiff Upper Lip Ã  l'appui. Aucune surprise à l'écoute de Black Ice pour ceux ayant suivi la carrière du groupe : le même genre de riffs un peu hard mais pas trop, le même rythme binaire tenu pour chaque compo, la voix de Brian Johnson aigue parfois secondée par quelques cÅ“urs et un Angus Young qui replace ses solos aux 3/4 de chaque morceau. She Likes Rock'N Roll ou même Black Ice arrivent à se démarquer du lot, sans forcément être exceptionnelles, mais plutôt grâce à un groove présent ou un riff bien placé. Pourtant tout n'est pas que blues, fumée et cigares, on retrouve le hard du début de la période Johnson, comme sur Big Jack ou Rock'N Roll Train. Un son à faire la célèbre Duck Walk seul dans son salon, plus hard que rock, plus électrique que sur la majorité de Stiff Upper Lip, effleurant les souvenirs de Back In Black.

Black Ice Ã©tait prévisible mais se révèle pourtant un bon album. ACDC reste sur ses bases, ses rythmes binaires et sa guitare acide. On ressort d'une écoute de Black Ice peu surpris, mais lorsqu'on regarde en arrière, on s'aperçoit que l'on a au final passé un très bon moment. Les Back In Black ou The Razors Edge paraissent loin, mais c'est pourtant du 100% ACDC qui nous est livré. Les fans apprécieront, ceux étant allergiques au groupe ne seront pas guéris.



Plug Me In
Note : 18.5 / 20
Année : 2007
A Ecouter : à voir, à avaler tout cru et on redemande
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- 3 Commentaires (Moyenne : 18.67/20) -

30 ans! 30 ans de boogie électrique, de blues enfumé, de hard rock électrocuté. ACDC vous contemple du haut d'une carrière monstrueuse, remplie ras la gueule de riffs de Gibson SG crachés sur des ampli Marshall, d'éructations enfiévrées, de gesticulations épileptiques, de paroles de queutard assoiffé (jusqu'à la lie même, R.I.P. Bon Scott). Plus rock'n roll tu meurs, tu prends l'autoroute de l'enfer, les cloches sonnent à ton arrivée, et merde l'endroit pourrait même te plaire si seulement le cornu savait aussi bien ferrailler qu'Angus et sa clique. Plug Me In bon sang! Deux ou trois (si le coeur vous en dit, c'est cette version qui nous intéresse ici) DVD de prises live aux quatre coins de cette planète toute acquise aux Australiens. Autant dire un objet de culte du rock'n roll.

La foudre comprimée dans des kilowatts et des litres de sueur. Un groupe fidèle à lui-même, insensible aux modes, capable de se relever de la mort de son chanteur en conservant une énergie démentielle. Des tubes, et encore des tubes, en concentré. Le genre de décoction qui remettrait les idées en place à un paquet de jeunots estampillés sensation rock depuis de trop nombreuses années. Plug Me In? Et comment! Deux périodes, Bon Scott, Brian Johnson. Chacun son style, chacun son sentiment sur l'alchimie ACDC. La seule vérité qui compte, le gang trace sa route, imprime les rétines, labourre les esgourdes, incendie l'air même, partout où il passe. Certains vont à la messe sans ferveur, d'autres communient avec ACDC avec passion, authentiques et dévoués à la cause, aussi futile soit-elle, du rock'n roll. Exactement comme ce groupe de furieux Aussies dont les classiques vieillissent comme les grands crus, avec délectation.

Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on se régale avec ce Plug Me In. Grâce au boulot d'archiviste d'Arnaud Durieux, producteur associé de ce DVD, il y a à boire et à manger à foison. Un disque pour Bon Scott (1974-1979), un pour Brian Johnson (1981-2003), un autre en complément, avec notamment un live au Houston Summit en 1983. On traverse toute l'histoire du groupe à bonne allure, tous les classiques sont là (parfois même en triple!), le son et les images sont globalement de bonne qualité à l'exception de plusieurs prises roots et non moins jouissives à la St-Albans High School (of Rock) en 1978. On nous gratifie même de sympathiques bonus avec interviews, prises live supplémentaires (dont une des frangins Young avec les Rolling Stones!) et scrapbooks (petits assemblages de couvertures de journaux, magazines et autres affiches promo). On se marre des looks improbables, on compare la réalisation statique des 70's au super boulot du Stade de France en 2001 (trois titres dont le si rare Ride On), mais surtout on tape du pied, secoue sa putain de tignasse, joue de la air guitar. Bref, on vibre.  

ACDC n'a pas pour habitude de bâcler ses sorties DVD. Après l'excellent Family Jewels sorti en 2005, ce Plug Me In est un nouveau coup de force monumental. En attendant un possible double album cette année, la route du rock passe par ACDC plus que jamais.  



Back In Black
Note : 17 / 20
Année : 1980
A Ecouter : Back In Black, Hell's Bells, Given the Dog a Bone, You Shook Me All Night Long
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- 35 Commentaires (Moyenne : 18.13/20) -

Quand au soir d'un concert parisien, le 20 février 1980, Bon Scott s'écroule à l'arrière d'un taxi et s'étouffe dans son propre vomi, le ciel s'écroule sur la tête des quatre rescapés d'ACDC. Que faire? Rapidement, les frères Young débauchent pourtant un nouveau chanteur, Brian Johnson, solide gaillard au timbre encore plus éraillé que celui de Bon, qui d'ailleurs le connaissait et en avait causé à ses comparses. Et c'est avec lui  que le groupe australien signe un album majeur de l'histoire du rock, ainsi qu'un authentique best-seller vendu à 25 millions d'exemplaires. Back In Black, retour en noir.

Album hommage à Bon Scott, avec de puissants symboles que ce soit par sa sobre pochette noire ou son titre, ainsi que les cloches funèbres du morceau Hell's Bells, Back In Black présente néanmoins les mêmes qualités habituelles chez les Australiens. Autrement dit, c'est un disque plein de hargne et de rock endiablé. Avec son cortège de classiques instantanés, Shoot To Thrill, You Shook Me All Night Long et Back In Black en plus de Hell's Bells, l'album fait figure de chef d'oeuvre intemporel canalisant tout l'esprit fêtard et goguenard de Bon Scott, figure emblématique du groupe au même titre que Angus Young. Brian Johnson (et son éternel béret) s'insère à merveille à l'ensemble, si bien que loin d'y perdre, le groupe, une nouvelle fois produit par Robert "Mutt" Lange, gagne sur tous les fronts.

Perpétuant une vision archaique de la sexualité avec des morceaux plein de sève comme Let Me Put My Love Into You ou bien encore Have a Drink on Me, le groupe collectionne les rythmiques nerveuses et les coups de sang mélodiques. Le disque en ressort grandi, imcontestable et fiévreux. Toujours imprégné de blues sous tension, de boogie déchaîné, ACDC chante la gloire du rock, de la boisson et des femmes avec un aplomb qui interdit toute réplique inutile. Ces gars là ont une foi inébranlable en ce qu'ils font et c'est sans doute comme ça qu'un tel album a pu sortir seulement 6 mois après la mort de leur inoubliable frontman.

Rempli ras la gueule de riffs remue tête et de paroles décomplexées, Back In Black colle une patate indescriptible à tout fan de hard rock qui se respecte avec des morceaux moins connus de la trempe de l'imagé Given the Dog a Bone, et sa ligne mélodique implacable, ou bien de Shake a Leg, ponctué de riffs incisifs. La paire formé par les frères Young se répond idéalement, la rythmique continue de taper du pied et Brian Johnson éructe à volonté. ACDC est un phénix ressuscité et le rock ne peut décidément pas mourir, comme le scande Rock'n Roll Ain't Noise Pollution, blues enfumé en forme d'hymme définitif.

Back In Black est un monument, le manifeste binaire et primaire de toutes les meilleures intentions rock'n roll de ses instigateurs, ACDC le groupe à la fan base transgénérationnelle, l'incarnation absolue d'une certaine idée de la musique amplifiée. Classique et indémodable.



Highway To Hell
Note : 18 / 20
Année : 1979
A Ecouter : Tout
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- 30 Commentaires (Moyenne : 19.05/20) -

Highway To Hell est une pierre angulaire dans l'histoire du groupe, un album essentiel, une collection de pépites électriques, enregistrées à Londres sous la houlette de Robert "Mutt" Lange ce qui rend le son du groupe plus lisse et ne va pas tarder à lui permettre de gagner toute la planète. C'est aussi un album sorti 7 mois avant la mort de Bon Scott, qui nous offre là toute sa gouaille et son humour de joyeux queutard estampillé 100% rock'n roll. C'est enfin un album sur lequel la complémentarité des frères Young explose sur des compositions imparables avec une facilité démoniaque, un peu comme les cornes du jeunot Angus sur la pochette du disque.

Highway To Hell, le morceau titre est tout simplement entré dans la légende de la musique populaire comme un véritable hymne. "Living easy, living free" : ça sent le rock, la boisson, les bonnes gens qui se barricadent et les filles légères dans cette simple attaque qui résume tout l'esprit du disque. C'est toujours ce même son hard rock mâtiné de blues électrocuté,  avec des paroles délicieusement grivoises et un sens du riff qui fait mouche. On n'oubliera pas de sitôt la lente progression de Walk Over You avant un décollage tout en patate qui vous entraîne pour quelques minutes au coeur du rock. La rythmique ne fait pas de prisonniers, on tape du pied ou on dégage, le solo est du Angus pur jus et on retrouve tout le talent de Bon Scott pour pondre des refrains et des couplets qui transpirent le sexe : "Take off the high heels, let down your hair / Paradise ain't far from there". Et que dire de Touch Too Much et son canevas de guitares menaçantes qui vous entraîne dans les ruelles et les bouges australiens à la nuit tombée. Un paquet de titres sont entrés au panthéon du groupe, notamment Shot Down In Flames, une de ces chroniques des bars dont Bon Scott avait le secret. La musique respire le souffre et le besoin d'en découdre et pour peu qu'on soit réceptif à sa simplicité, c'est un moment jouissif à passer avec ce disque, comme sur ce furieusement groovy Beating Around The Bush. Bien sûr, il y a quelques titres plus convenus comme ce Get It Hot typique du son old-school du groupe, pas désagréable, sans plus. Mais ACDC se rattrape avec la méconnue Love Hungry Man, où la basse se fait enfin entendre et donne son cachet bluesy imparable à ce titre, appel à l'étreinte (une de plus!) lancé par le vieux Bon. Et puis, il y a un autre hymne, l'épique If You Want Blood (You've got it), une machine de guerre systématiquement jouée en concert, dont la puissance rock n'a d'égale que l'efficacité redoutable du refrain, un modèle du genre : "If you want blood, you got it/ If you want blood, you got it/ Blood on the sheets, blood on the rocks /Blood in the gutter, give my last drop /You want blood, you got it". On en arrive à Nightprowler. Ce blues est dangereux, une ode funéraire qui progresse, implacable, menaçante. Le tueur en série Richard Ramirez, le Nightstalker, dit en avoir été inspiré, et le groupe en retirera pas mal d'accusations inopportunes aux USA. C'est aussi ça la petite histoire du rock.

Highway To Hell, ce n'est pas un album compliqué, ce ne sont pas des envolées progressives, ni des thèmes très élaborés. Highway To Hell, c'est la quintessence du style ACDC, un album de chansons simples, abrasives, qui vous scotchent. Sexe et rock'n roll, mauvais garçons qui choquent les bien-pensants balais dans le cul, tout l'esprit du rock en un disque.



Let There Be Rock
Note : 17 / 20
Année : 1977
A Ecouter : Cul Sec
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- 11 Commentaires (Moyenne : 19.14/20) -

Dans les temps les plus anciens, Dieu déclara "que la lumière soit". Plus près de nous, en 1977, ACDC se contenta modestement d'affirmer "que le rock soit". Sur huit pistes et sans faillir, Let There Be Rock demeure à ce jour un manifeste d'une certaine idée du rock. C'est par ailleurs probablement l'un des trois meilleurs albums des australiens.

Go Down n'est peut-être pas le titre le plus connu de ACDC, mais il envoie du bois en nous propulsant directement au coeur de la machine. Les riffs plastronnent, Bon Scott éructe à qui mieux mieux et le potentiel démentiel des tubes se déploie peu à peu. On passe ainsi du rageur Dog Eat Dog à l'énergique Overdose sans oublier l'excellent Problem Child. Pour l'anecdote, ce titre sera plus tard repris par les français de Trust. A ces morceaux mémorables il convient d'ajouter les classiques instantanés  que sont le supersonique Let There Be Rock, le grivois Whole Lotta Rosie et l'électrocuté Bad Boy Boogie.

L'intensité de l'album est son gros point fort, tant l'alchimie entre les frangins Young fonctionne du tonnerre avec une section rythmique en acier et une collection de solis frondeurs. Si bien que l'enfer se fait accueillant le temps de l'hymne des mauvais garçons intitulé Hell Ain't A Bad Place To Be. ACDC a beau dérouler la même simplicité mélodique tout du long, les bonnes chansons sont là et ce sont elles qui font la différence avec d'autres disques des australiens. Comment ne pas headbanger sur un album comme Let There Be Rock? Impossible.

De 1974 à 1980, Bon Scott fut le frontman de ACDC et posa de sa plume fiévreuse et de sa voix éraillée l'un des plus beaux héritages du hard rock. 30 ans après son décès accidentel, il est bon de rappeler que Let There Be Rock est l'un des sommets de ce parcours exceptionnel.