

Les arènes de Nimes, un lieu grandiose à la hauteur de l'évènement, un lieu idéal pour acueillir ce type d'énorme show des Four Horsemen. Metallica est une énorme machine toujours extrêmement bien huilée et le prouve une fois encore avec ce dvd Français Pour Une Nuit, de quoi nous contenter nous petits frenchies souvent oubliés du public Metal et se sentir un peu (plus) chauvin aussi.
Venons en au concert en lui-même, deux heures de musique, pas loin de vingt titres au compteur et pas des moindres pour mettre le paquet dès le départ. L'intro raisonne dans l'édifice plein à craquer qui assure une certaine classe et grandiloquence à l'ensemble, avec nos quatre gaillards qui font leur entrée à la manière de gladiateurs entrant dans l'arène près à en découdre. Ni une, ni deux, Blackned est lancé suivit de Creeping Death montrant un groupe qui balance un Thrash sur-vitaminé. Fuel et Fade To Black sont impressionnants et les derniers titres issus de Death Magnetic passent très honorablement l'épreuve du live en témoignent Cyanide ou The Day That Never Comes efficaces au possible. Une setlist au poil qui n'oublie fort heureusement pas les classiques de quoi donner des frissons sur Nothing Else Matters, d'avoir la larmichette à l'œil sur One, de hurler en chœur avec le public les inusables refrains de Master Of Puppets et de conclure avec ce final de fou sur Seek'n Destroy. Metallica se donne à fond, Robert Trujilo frôle la crise cardiaque, Lars Ulrich est hyper efficace derrière ses fûts, Kirk Hammett nous expose une panoplie faramineuse de grattes et James Hetfield est toujours aussi charismatique. Même l'âge ne semble pas atteindre les Four Horsemen, gagnants presque en classe au fur et à mesure de leur carrière, les bougres.
Parlons de la réalisation qui est quand même mi figue mi raisin. Oh, le grain de l'image est à tomber à la renverse, la version blu-ray doit être folle et la qualité sonore est bien sûr au rendez-vous. Les plans sont incroyablement nombreux avec une équipe technique qui filme chaque détails pour ne surtout pas manquer une miette de la prestation en ne prenant nullement appui sur un musicien plutôt qu'un autre ce qui est fort appréciable. Oui, mais derrière ce visuel nickel chrome, presque trop beau et trop propre, si l'on excepte cette teinte bleutée omniprésente et baveuse, le reproche que l'on peut faire c'est que l'équipe de Canal + dans sa façon de capter les scènes manque souvent de dynamisme. On a beau avoir des moyens énormes, la mise en scène est plate, avec l'impression de se laisser porter simplement pendant deux heures sans ressentir une bonne partie l'impact et l'énergie déployée durant le concert. Ou comment une équipe de télé manque le coche pour filmer un groupe de Metal.
Ce dvd aurait pu être énorme, mais il est en partie gâché pas une réalisation bâclée qui ne fait ressentir que la moitié de ce qu'avait pu être le concert en terme de vigueur et de caractère. Heureusement l'objet demeure joli avec son digi cartonné, son livret photos, rempli convenablement avec cinq vidéos filmées par les gagnants d'un concours et une interview effectuée par Stéphane Saulnier plutôt attrayante, on se retrouve donc avec un dvd sympathique de Metallica entre les mains, ni plus ni moins.
Death Magnetic était attendu de pied ferme. Après St. Anger qui aura eu le mérite de diviser le public des Horsemen, Metallica n'avait pas droit à l'échec. Après une campagne promo et diverses interviews annonçant un énième retour aux sources, le quatuor se devait de ne pas décevoir. Un artwork discutable (les plus mesquins diront que Metallica a construit son propre cercueil), mais au final ce qui nous intéresse vraiment se cache sous ce mince film de plastique : la musique.
"A peine" 74 minutes, soit 10 morceaux aux doux noms de All Nightmare Long ou The Judas Kiss. On pourra être surpris par la douce intro, la prod un poil trop lisse (la basse semble bien en retrait) et un son de batterie qui ne hérissera plus le dos de certains. Dès les premières notes, on reconnait Metallica, un mix entre la dernière période (chant, mélodies) et la première ère (solo, tempo plus soutenu). De quoi raccommoder un peu tout le monde en fait. Le sieur Hammet est par contre de retour, après une absence trop prononcée sur St Anger, sans doute pas au niveau d'un Master Of Puppets ou Hit The Light, mais ses doigts ne sont pas engourdis. Des soli comme sur The Day That Never Comes (qui est sans doute LE morceau de l'album) ou Cyanide en feront frémir plus d'un grâce à une précision chirurgicale, même s'il faut l'avouer, on a connu mieux dans la discographie de Metallica. Que dire des autres musiciens ? Lars mène toujours son tempo maitrisé même s'il semble parfois imprécis et sans ampleur, car il faut le rappeler, le musicien n'est pas réputé pour son sens du rythme en live. Hetfield tient toujours sa guitare rythmique avec toujours autant d'assurance, tandis que la basse de Trujillo voit ses moments de gloire sur Cyanide, alors que vu la capacité à martyriser ses cordes, on se serait attendu à une plus grande présence sur l'ensemble de Death Magnetic. Niveau chant, Hetflied n'arrive plus à pousser sa voix comme sur les premiers, mais la fait varier avec un timbre plus proche de Load & Reload.
Au niveau des compos, certaines se démarquent du lot : The Day That Never Comes (rappelant One pour sa construction en deux parties, même si ici la rupture entre les deux est plus nette) ou encore All Nightmare Long et son final explosif. Le reste est de bonne facture, agréable à l'écoute même si peu se démarquent vraiment du lot. Un morceau qui divisera sans doute est The Unforgiven III : piano, violons et cuivres, un tempo plus lent (dans la continuité des deux épisodes précédents en fait). N'ayant personnellement jamais pu supporter les deux versions précédentes, celle-ci me semble plus agréable, se laissant porter par la mélodie centrale et une voix plus maîtrisée.
Un des points faibles de Death Magnetic est la longueur des morceaux. Metallica nous avait certes habitués à des compositions associant longueur et rythme (The Call Of Ktulu ou ...And Justice For All), certains passages ont le tort de trainer en longueur (sur Suicide & Redemption ou encore That Was Just Your Life), pouvant tenir en haleine mais aussi fatiguer l'auditeur. On écoute certes Metallica et non un groupe de grind, mais ce qui pouvait porter défaut sur St. Anger est ici par moments reconduit.
N'en déplaise à ceux qui clameront haut et fort que "c'était mieux avant" ou "Metallica c'est juste Ride The Lightning", les musiciens ont beau avoir quelques cheveux blancs en plus, ils n'ont pourtant pas perdu leur fougue. On peut juger un musicien sur sa carrière, mais se référer constamment à un ou deux albums n'offre au final rien d'intéressant.
Que retenir de Death Magnetic ? Si peu et pourtant tellement de choses. Qu'on se le dise une bonne fois, Metallica ne réinventera pas le Thrash, Metallica ne prend pas (énormément) de risques, mais s'offre du bon temps. Ces 5 années n'auront pas été vaines, Death Magnetic est un bon album, avec des compos acérées, et ses quelques défauts pourront sans doute faire hausser un sourcil, mais pour ma part, je suis déjà largement comblé...
Même si le groupe a perdu en popularité après les Loads et surtout l'affaire Napster, dire que Metallica était attendu au tournant avec St. Anger reste un euphémisme. Le contexte de cet album est très particulier pour tout un tas de raisons, à commencer par le départ de Jason Newsted (souffrant de problème de dos), et le fait que durant toute la période de l'enregistrement le groupe était suivi par un psy en raison des relations plus que tendues au sein du groupe. Tout ceci est par ailleurs très bien expliqué dans le DVD Some Kind of Monster retraçant les deux années conflictuelles qu'a connu Metallica.
Le groupe était tout d'abord rentré dans un nouveau studio, le Presidio, le 23 Avril 2001. Metallica voulait renouveler sa musique, perdre ses marques, refuser tout confort en travaillant dans un lieu brut et terne. Mais ce studio ne servit qu'un temps, jusqu'au 19 Juillet pour être précis, puisque l'enregistrement fut vite interrompu suite au départ de James Hetfield en cure de désintoxication. Il y resta dix mois ; dix mois durant lesquels Lars Ulrich et Kirk Hammett ont dû prendre leur mal en patience et ont commencé à douter de l'avenir du groupe. Metallica n'était plus que deux.
Mais Hetfield finit par sortir, guérit et d'aplomb pour enregistrer l'album, au Plant comme auparavant. Il décida toutefois de placer sa famille au premier plan et de ne bosser que de 11h à 16h, ce qui irrita fortement Ulrich qui ne voulait pas à avoir à subir de règles et qui bosser sans restriction aucune. Au final le groupe parvint cependant à s'entendre et l'enregistrement eu lieu assez vite une fois lancé. St. Anger est un disque complexe, qui a subi une gestation difficile comme on vient de le voir, et ô combien décrié, tellement critiqué que les Loads font pâles figures à côté. Explications autour de quatre points centraux...
La première chose que l'on remarque lorsqu'on écoute St. Anger pour la première fois c'est que le groupe rejoue vite, aussi vite qu'en 1988 sur ...And Justice For All. Exit les mièvries des Loads et du très aseptisé Black Album. Seulement voilà , un détail vient vite ternir la chose : le son de la batterie. De la caisse claire plus particulièrement. Lars Ulrich, si perfectionniste autrefois, a décidé d'avoir sur ce nouvel album un son brut, garage. Du coup la batterie a été enregistrée avec des micros d'occasion ou bons marchés, et c'est à peine si les réglages ont fait l'objet de plus de cinq minutes d'attention.
Même s'il a le mérite d'être original, pour beaucoup ce son est horrible, insupportable, et gâche à lui seul tout l'album. Mais le jeu de Lars est pourtant bon, quand on écoute ce qu'il joue on est obligés de constater que ses contre-temps, ses parties couplées à des parties purement rythmiques sont d'une efficacité redoutable !
Donc Metallica rejoue vite, mais a un son de batterie relativement ignoble, si ce point avait été le seul défaut de l'album cela aurait pu passer, mais un autre point fait cruellement défaut au disque : le manque de soli. Kirk Hammett ne place pas un seul solo, Lars et James trouvant le concept de solo dépassé pour cet album, ne collant pas avec ce qu'ils voulaient, ils ont donc préféré s'orienter vers des licks plus ou moins réussis. Du coup on a accusé Metallica de faire du « Nü Metal » !
Mais non, Metallica ne fait pas de « Nü », chaque titre ou presque est plus riche, et surtout mieux construit, qu'un album entier de ce genre ; et pour cause, Hetfield a retrouvé son inspiration avec des riffs accrocheurs comme sur Frantic, Some Kind of Monster, All Wihtin My Hands, et j'en passe. Les breaks sont également de retour et omniprésents, ceux de Frantic, My World et Sweet Amber sont même tout simplement énormes !
Le titre de l'album est extrêmement pertinent puisque le groupe a réussi à maîtriser sa colère, à la transformer en énergie positive comme l'a fait remarqué Lars dans une interview. Cela se ressent également dans les textes, très révélateurs sur la période tourmentée qu'ont connu les Horsemen. On se retrouve donc avec un album péchu et bourré de bonnes idées.
Il y a de bonnes choses, c'est une certitude (n'en déplaisent aux mauvaises langues), mais il y a certains points qui restent critiquables, comme notamment la longueur excessive des chansons. Ca reste moins pénible que sur les Loads, en raison de chansons moins répétitives, mais bon... la chanson la plus courte fait près de 6 minutes, c'est dire. St. Anger est un disque long de 80 minutes dont il faut forcer la digestion pour l'apprécier.
En outre, le chant est, comme le dirait Tom Araya (Slayer) : « parfois bon, parfois franchement mauvais ». Mais une fois encore, on est loin des pérégrinations country des Loads, même si Hetfield est vraiment pénible sur des titres comme My World, Shoot Me Again et Purify. Pour le reste, pas grand chose à redire, on retrouve avec plaisir une hargne qu'on pensait tombée aux oubliettes. Le chant est qui plus est relativement varié puisque Hetfield murmure, hurle, change son débit de texte, sans trop se fourvoyer. Concernant les choeurs en revanche, ce n'est pas trop ça... Hammett remplace très mal Newsted à ce niveau, si bien que ceux de St. Anger resteront cultes tant ils sont mauvais.
Metallica n'ayant pas de bassiste depuis le départ de Newsted, c'est leur producteur Bob Rock et James Hetfield qui ont assuré à la basse sur cet album. Le groupe n'a pas voulu engager de nouveau bassiste tant que leurs problème relationnels n'étaient pas mis au clair, ne voulant ainsi pas entraîner un nouveau venu dans leur m*rde. St. Anger n'a donc pas bénéficié des apports d'un vrai bassiste, cela n'empêche pourtant pas certains plans d'être bien conçus, comme notamment ceux de My World, Shoot Me Again et Sweet Amber, qui bénéficient qui plus d'un son résolument plus moderne, peu ou prou similaire à celui de Frank Bello d'Anthrax avec une légère distorsion apportant une lourdeur dantesque sur bien des titres !
Une fois encore Metallica surprend avec ce nouvel album. Nouvelle direction, nouveau son, c'est forcément déroutant au début, mais on finit par s'y faire. St. Anger est un album complexe qui mérite qu'on prenne du temps pour l'apprivoiser. Loin des Loads, cet album renoue avec l'agressivité et une certaine inspiration. L'album reste cependant hétérogène avec du bon, et du moins bon, mais cette fois le bon l'emporte, si bien que certains morceaux sont même bien supérieurs à tout ce qu'a pu faire le groupe dans les années 1990, Black Album compris. Mais seulement voilà , ses énormes défauts contraignent fortement l'écoute, ce qui fait que cet album restera un « mal aimé » pour beaucoup, mais une fois les difficultés d'écoute énoncées dépassées, St. Anger n'est pas si mauvais que ça...
5 ans ! Il aura fallu attendre 5 ans pour que Metallica offre une suite discographique aux multi-platinés black album sortit en 1991 (si l’on excepte le Live shit : binge and purge sortit en 1993). 5 années pendant lesquelles le groupe a beaucoup tourné (près de 3 ans), s’est reposé et a composé près de 30 nouvelles chansons. Il s’agit donc d’un doux euphémisme de dire que ce Load était particulièrement attendu et que les réactions qu’il a suscitées furent à la hauteur des attentes qu’il a générées…
Mais qu’en est-il vraiment de cet album qui a provoqué un tel tollé de critiques dans le monde du métal ? Doté d’une pochette signée du très controversé Andres Serrano (qui a mélangé du sang de bovins et son propre sperme pour réaliser la pochette), ce Load a effectivement de quoi surprendre, voire choqué les fans les plus obtus du groupe. En effet, nous sommes ici très loin du thrash de Master of puppets. Cet album est-il pour autant mauvais ? Non. Il est même particulièrement intéressant pour peu qu’on lui donne une chance. La production est toujours signée Bob Rock, l’homme qui était aux manettes pour l’album noir, et force est de constater que celle-ci colle plutôt bien avec la couleur générale de l’album. Ou plutôt les couleurs. Puisque Load est un album très varié, puisant allègrement dans différents styles mais gardant toujours une unité, une griffe unique : la griffe Metallica. Et c’est là l’un des points forts de cet album : sa diversité…
On y découvre d’abord un groupe toujours très heavy, s’appuyant sur une rythmique très lourde et des riffs très affûtés comme sur King nothing (initialement intitulé Load) sur lequel Hetfield critique les groupes qui s’autoproclament roi d’un genre, sur 2x4 doté d’un riff rebondissant ( !) ou encore sur les très énergiques Ain’t my bitch et Wasting my hate.
Mais on y découvre également d’autres facettes de Metallica : une facette presque progressive représentée par Bleeding Me et surtout par le dernier titre de l’album (The outlaw torn), superbe morceau long de plus de 9 minutes sur lequel James démontre sur le refrain ses énormes possibilités vocales.
Le groupe explore également le blues sur les morceaux Poor twisted me et Ronnie et le folk sur la ballade Mama said. Metallica se paye même le luxe de se pencher (de loin, rassurez-vous !) vers la pop notamment sur les parties claires du premier single de l’album Until it sleeps ainsi que sur certains passages de Hero of the day (le morceau est en fait basé sur le contraste entre des couplets très calmes et enjoués, presque pop et un refrain violent et sombre, un des rares passages où Ulrich utilise sa double grosse caisse… sublime !).
Outre sa diversité, Load montre également un groupe sûr de sa force : en effet, les talents de musiciens du groupe ne sont plus à démontrer et Metallica souhaite désormais axer sa musique sur le feeling, le groove, l’émotion… et ne plus entrer dans une véritable démonstration technique comme ce fut le cas pour …And justice for all. Là où il aurait posé un solo de shredder il a y quelques années, Kirk Hammett tente désormais de servir au mieux la chanson : le meilleur exemple est le génial solo à la pédale wah-wah de The house Jack built, tout en feeling…
Il serait néanmoins exagéré d’affirmer que les morceaux de Load sont meilleurs ou ne serait-ce qu’aussi bons que les monuments composés par le groupe autrefois… Disons plutôt qu’ils sont différents : ce qu’ils ont perdu en rage et en technique, ils l’ont gagné en émotion.
Il convient donc de saluer la prise de risque du groupe qui aurait pu se contenter de sortir un black album bis et ainsi capitaliser sur le succès phénoménal de son précédent disque. Au contraire, les four horsemen ont poursuivi leur évolution vers un style plus rock, proposant un album qui, s’il n’atteint pas la qualité de ses glorieux aînés (Master of puppets, Ride the lightning, …), reste un album d’une grande richesse. Que les fans de la première heure se le dise, Metallica a grandit et mûrit, Metallica n’est plus ce groupe de thrash composé de jeunes loups affamés près à dévorer la planète. Les quatre musiciens ont maintenant la trentaine, une vie de famille et un statut d’icône du metal. Bref, Metallica n’a plus rien à prouver sur ses capacités à jouer une musique rapide et il est donc tout à fait compréhensible que ses membres ait eu envie d’explorer de nouveaux horizons, de se mettre en danger… quitte à bousculer certains de ses fans ?!
Deux ans après l'excellent Ride The Lightning Metallica nous sort un nouvel album, un album attendu au tournant. En effet, comment faire suite à Ride The Lightning sans décevoir ? C'est ce pari incroyable que Metallica a réussi avec Master of Puppets. Mais MoP n'est pas seulement le meilleur album du groupe, puisque s'il y a bien un album que l'on retrouve régulièrement en tête des classements hyper-subjectifs des meilleurs albums Metal, c'est bien Master of Puppets, et pour cause...
A l'instar de RtL, MoP débute sur une intro acoustique particulièrement réussie. Le ton finit bien évidemment par monter avec l'arrivée de Lars, Cliff et de la distorsion. Dès leur arrivée on ressent une sorte de contrôle, de maîtrise d'une violence musicale parfaitement maîtrisée. Ce contrôle ne dure pas longtemps et James nous sort un de ses riffs monstrueux comme il est si bien habitué à en faire. Ca fuse de partout avant l'arrivée d'un des meilleurs break du groupe au milieu de la chanson, on retrouve là une nouvelle fois une puissance maîtrisée. Tout le monde se calme, la batterie apporte une dynamisme incroyable et le riff de Burton à la basse est parfait mais trop discret. Hammett vient ensuite placé le premier solo de MoP, et quel solo une fois encore. Et que dire de la fin d'une rare puissance, un rythme haché d'une lourdeur et d'une vitesse à vous bousiller les cervicales ! Battery parle de l'énergie dévastatrice, et rarement une chanson n'a aussi bien porté à son nom...
Blam... A peine a-t-on le temps de se remettre du déluge d'énergie de Battery que vient la chanson éponyme de l'album, chanson que beaucoup considère comme la plus grande réussite du groupe, et ce n'est pas pour rien étant donné le nombre de riffs tous plus hallucinants les uns que les autres. Il y a ces montées, ces refrains, ces paroles, ces soli, cette interlude... L'interlude de MoP... Sans doute l'une des meilleures choses faites par le groupe. Après un déluge de violence le groupe casse le rythme et nous pond une magnifique interlude mélodique de 30 secondes avec un solo de basse et un solo de guitare. A la fin de ce petit passage atypique Metallica nous démontre une fois encore son aptitude à contenir son énergie avec un passage en palm mute, très pesant, on sent le ton monter d'un cran encore. Vient ensuite le solo Thrash de Hammet, indéniablement réussi une fois encore et d'une technique à toute épreuve. Quelques mots sur les paroles tout de même, puisque celle de MoP figurent parmi les meilleures du groupe. Elles dénoncent la drogue, la perte de contrôle, la domination que peut avoir cette m*rde sur nos vies, le tout est bien sûr imagé et fait de façon subtile.
The Thing That Should Not Be est la chanson la plus Heavy de l'ère Thrash de Metallica. Du coup elle peut apparaître comme l'une des plus faibles de cette période. La chanson se base sur le roman Shadow Over Innsmouth de Lovecraft et est néanmoins assez bien faite, ni tout à fait ratée, ni tout à fait réussie, cette musique trouve sans doute autant de détracteurs que de fans, contrairement au reste des chansons qui doivent faire l'unanimité.
Comme sur RtL la quatrième piste est une 'power ballad'. Welcome Home (Sanitarium) s'inspire très fortement pour ses harmoniques de la chanson Rainbow Warrior (écoutable ici) du très méconnu Bleak House (le groupe n'a jamais sorti d'album). Sanitarium est pleine de passages variés, alternant guitare claire et grosse distorsion. La basse est omniprésente et fourni une excellente rythmique sur la guitare claire de Hetfield et les nombreux soli de Hammett. Le chant de James est ravageur et je défie quiconque de ne pas reprendre le refrain en coeur, un peu comme sur Battery ou MoP d'ailleurs. Comme dans toute 'power ballad' le rythme ne peut et ne doit pas rester lent, du coup les Four Horsement se lâchent sur des passages on ne peut plus rapide. A la fin on trouve le seul duel de guitare de Hammett et Hetfield, l'un mimant l'autre comme s'il était devant un miroir (pour reprendre l'explication du groupe).
Disposable Heroes est la première chanson véritablement engagée du groupe, dénonçant de façon générale la guerre, et ses paroles très fortes ont tout pour choquer. Le début est tonitruant et Ulrich démontre ici tout son talent de batteur avec là encore une violence contenue avec maestria. Après, des riffs inhumains se succèdent, d'une vitesse et d'une violence montrant toute la haine que l'on peut trouver sur un champ de bataille. Ah qu'elle était belle l'époque où les 'Horsemen' pouvaient nous pondre des rythmiques de cette trempe !
La mère de James Hetfield est morte à cause de son endoctrinement dans une secte, Leper Messiah est une chanson qui attaque de façon virulente ces sectes, et en particulier les télé évangélistes qui amassent des fortunes sur les gens les plus crédules. Très Heavy, cette chanson comporte néanmoins quelques passages Thrash. La basse est bien présente et apporte sans conteste une ambiance pesante au titre. Le pont précédant le solo renoue plus avec les premiers titres avec une cavalcade Thrash digne de The Four Horsemen ! A noter que Dave Mustaine (Megadeth), ex-guitariste du groupe, revendique l'écriture du riff principal, mais de là à savoir si c'est vrai...
On arrive presque à la fin du disque, et là on tombe sur une nouvelle instrumentale. Sachant à quel point la précédente était réussie on pouvait se demander si le groupe pouvait nous en sortir une autre du même acabit. Force est de constater que oui, Orion est la plus belle instrumentale écrite par le groupe, peut-être même leur meilleure musique. Le titre commence lentement en crescendo avant d'exploser littéralement, Hammett a le champ libre pour s'exprimer pleinement et nous offre de beaux soli interminables. En plein milieu on change complètement de rythme, passant du Heavy à du Jazz ! Cliff Burton était le membre du groupe qui avait le plus d'influences musicales et on sentait clairement quand il composait un morceau. Dans Orion on retrouve ainsi tout son talent de compositeur et il arrive à placer un solo de basse Jazzy absolument somptueux, léger, technique, mais trop court malheureusement ! Hammett et Hetfield viennent en effet vite rejoindre le bassiste avec leur guitare au chant de baleine (sic). C'est beau, aérien, envoûtant, magique... Après cette interlude de toute beauté on repart dans le lourd, et Hammett se lâche sur un solo encore ahurissant ! Les membres de Metallica montrent avec Orion leur capacité à changer de style, de tempo quand bon leur semble. Le mélange inattendu et surprenant fonctionne à merveille, les styles se rejoignent dans une grande harmonie, une véritable symbiose qui dure plus de huit minutes. Orion est la petite perle de ce CD culte. A savoir quand même, c'est cette musique là que Metallica a choisie pour les funérailles de Cliff, tragiquement décédé dans une accident de bus en Suède pendant la tournée de 1986.
Digne de Metal Militia ou de Fight Fire With Fire en terme de violence et vitesse, Damage Inc. clôt on ne peut mieux cet album mythique, refermant également la page Thrash des Four Horsemen. La chanson est véloce, les riffs rapides, les break sont énormes, le solo... Le solo... Une fois encore Hammett nous laisse bouche bée devant un torrent de notes impressionnant. La vitesse ne fait certes pas tout, mais quand c'est aussi bien fait, aussi bien construit, on en redemande. Damage Inc. est pleine de petites choses qui la rendent jouissive à souhait !
Master of Puppets est l'un des meilleurs CD Metal, difficile de ne pas être dithyrambique devant une telle oeuvre. Metallica a atteint une certaine forme de maturité avec ce disque. Les chansons sont construites avec subtilité, et maîtrisées de bout en bout. Les musiciens sont tous au sommet de leur art et MoP apparaît comme un disque d'une grande richesse, bourré de riffs et de breaks qui font la différence avec les autres groupes de l'époque ! Plein de musiciens de Thrash peuvent jouer aussi vite, sortir des soli du même niveau, mais peu sortent du lot autant que Metallica et son MoP !
Sur ce nouvel album, Metallica a également mis un point d'honneur à relier ses chansons à un rapport de domination nous conduisant à la mort comme le montre la pochette. Les mains de Dieu représentent la domination ; quant aux tombes, elles symbolisent les morts résultant de cette domination. La plupart des chansons se basent sur cette interaction. Master of Puppets n'est pas seulement un disque rempli de riffs tenant du génie, de soli démentiels... C'est aussi une oeuvre philosophique pleine de sens multiples, de dénonciations parfois imagées, parfois non. Ce petit plus ne fait que renforcer le fait que cet album soit une des plus belles réussites de l'histoire du Metal. Aussi culte que Machine Head (Deep Purple) ou Paranoid (Black Sabbath), Master of Puppets est un disque clairement incontournable !
Un an après marqué le monde de la musique avec son Kill'Em All, Metallica change déjà de direction avec Ride The Lightning. Tout en conservant une optique thrash le groupe a su apporté une dimension plus "mélodique" (quel bien grand mot dans ce genre) à ses compositions. Le temps des rythmiques simples et efficaces jouées à toute berzingue est déjà révolu. Ride The Lightning se veut plus réfléchi, mais tout aussi violent...
L'album s'ouvre sur une intro du plus bel effet avec notamment l'emploi d'une guitare douze cordes et de plusieurs autres guitares acoustiques. Vient ensuite un riff dévastateur qui plonge l'auditeur dans une sorte d'armaggedon. Il n'y pas d'autre mot car là est bien le thème de Fight Fire With Fire, l'apocalypse nucléaire sous un déluge de violence. Pour faire simple, cette introduction toute en finesse est une sorte de calme avant la tempête. On retrouve ici une rythmique particulièrement complexe en raison de sa vitesse frénétique et du fait que la même note n'est plus matraquée à outrance comme sur Kill'Em All. Derrière sa batterie, les pieds en permanence sur ses doubles pédales, Lars Ulrich de déchaine et insuffle une puissance supplémentaire à cette musique déjà plus que ravageuse. Le gros break précédant le solo est comme d'habitude chez Metallica une pure réussite et introduit un solo de Kirk Hammett tout simplement magnifique où le tapping en règle disparaît un tantinet au profit d'une vraie recherche musicale. Les notes ne sont plus placées n'importe comment et donnent réellement une phrase musicale. A peine somme nous remis de nos émotions que vient Ride The Lightning, l'une des rares chansons de l'ère Mustaine (Megadeth) à avoir survécu à Kill'Em All, et il aurait été bien dommage de nous en priver tant cette chanson est réussie. Moins thrash, plus heavy, Ride The Lightning vaut surtout qu'on s'y attarde pour sa partie centrale. Les riffs précedants le solo sont en effet composés de mains de maîtres et accompagnent à merveille un solo dont la vitesse va crescendo jusqu'aux limites du possible. La voix criarde de James Hetfield fait toujours défaut, même si elle prend avec du recul un petit air de nostalgie. Que ceux qui pensent que cette chanson dénonce la peine de mort remettent en question cette idée, James Hetfield a simplement voulu parler de ce que pouvait ressentir un condamnée à mort sur sa chaise électrique peu avant son exécution ! Il n'y a donc nul message politique dans cette chanson contrairement aux apparences. Sur For Whom The Bell Tolls le bassiste Cliff Burton met son génie en avant en couplant distorsion et wha-wha afin de donner un résultat des plus impressionnants. A noter que le solo de guitare suivant celui de basse fait furieusement penser à la fin de Fairies Wear Boots de Black Sabbath sur l'album Paranoid... Sinon, juste pour information, la chanson tire ses sources du roman du même nom écrit par Hemmingway et contant l'assaut d'une colline pendant la guerre civile espagnole.
Fade to Black est une première dans l'histoire des 'Horsemen' puisqu'il s'agit là de leur première "power ballad" (une ballade qui finit... bruyante on va dire). Cette chanson avait fait couler beaucoup d'encre à l'époque, beaucoup considérant que Metallica s'était calmé et faisait de la "pop", ce qui est particulièrement réducteur et absurde. Le groupe a écrit cette chanson après le vol de leur équipement lors d'une tournée et les paroles qui en découlent sont particulièrement fortes et portent sur la perte, le suicide... L'introduction est jouée par Hetfield sur une guitare acoustique et Kirk Hammett vient peu après poser une guitare des plus lyriques. Après quelques notes douces s'en suit alors un passage plus lourd après que Hetfield ait fait exploser sa haine. On retrouve cette alternance calme/violence tout au long de la chanson, jusqu'à ce qu'intervienne une transition introduisant un second solo. Ce solo est une anthologie à lui tout seul, deux minutes absolument magiques où les notes défilent et s'enchaînent avec une grande harmonie. Une dernière (rare) petite chose qu'il convient de noter : chaque instrument a sa phrase musicale lors des passages calmes, on a trois pistes différentes pour une même chanson . La basse ne se contente pas de suivre la rythmique, la guitare acoustique sert de fond sonore tandis que le soliste place la mélodie principale. Une véritable petite merveille.
Après quatre titres tous aussi réussis les uns que les autres les 'Horsemen' déçoivent avec Trapped Under Ice (issue de la démo Impaler, du précédant groupe de Hammett, Exodus) et Escape, sans doute les deux plus mauvaises chansons de la période précédant le Black Album. Non seulement les musiques sont poussives à souhait, mais en plus James Hetfield les massacre littéralement au chant, et seuls quelques passages méritent un peu d'attention. Le comble est quand même la sirène ajoutée à la fin de Escape qui gâche encore plus cette chanson un peu faiblarde...
Autre chanson récupérée du temps d'Exodus (Die By The Sword) et inspirée du film Les Dix Commandements, Creeping Death nous fait vite oublier les deux chansons précédentes avec ses martèlements tonitruants et ses refrains entraînants à souhait ! Le paroxysme est à son comble après le solo de Hammett, le rythme chute brutalement et la guitare reprend le refrain sur un couple basse/batterie fonctionnant en parfaite harmonie. Hetfield intervient ensuite avec le célèbre refrain "Die, By My Hand, I Creep Across The Land, Killing First Born Man...", Burton et Hammett vociférant en choeur des "DIE !" des plus énergiques. En live le public éprouve une grande satisfaction à hurler ces "DIE !" lors de cette interlude.
L'album s'achève sur oeuvre instrumentale inspirée de l'univers de H.P Lovecraft et de son fameux Cthulhu (prononcez 'Kuh-Loo-loo'), sorte de créature ailée à la peau écailleuse et à la tête de pieuvre. Après un préambule joué en notes claires le climat ne cesse de s'obscurcir avec les arrivées progressives de la seconde guitare, de la basse, puis enfin de la batterie. La musique explose ensuite avec une rythmique riche et martelée, presque assommante, et une guitare à vous mettre des frissons dans le dos. Que dire de plus... The Call of Ktulu est une merveille d'ambiance sombre, un déluge de notes et de riffs bien calés et pensés. Indescriptible, Ktulu achève de façon magistrale cet album épique.
Avec Ride The Lightning Metallica montre qu'il est possible de faire du thrash subtile et riche en terme de création musicale. Les compositions sont mieux construites et indéniablement plus abouties que sur Kill'Em All. Les 'Four Horsemen' évitent de sortir une pale copie de Kill'Em All et signent un disque varié avec des compositions tantôt thrash, tantôt heavy, une ballade, et une instrumentale. On regrettera simplement une production un peu vieillote (mais ayant son charme !) et les deux pistes faibles que sont Trapped Under Ice et Escape qui n'ont pas leur place sur ce disque.
Nous sommes en 1983... Un groupe de jeunes de 19 ans issu de la Bay Thrash Area de San Francisco (Slayer, Megadeth, Testament, Death Angel...) s'apprète à défigurer à jamais le paysage musical en sortant Kill'Em All. Initialement baptisé 'Metal Up Your Ass', ce CD pose tout simplement les bases du Thrash Metal où les mots d'ordres sont vitesse, lourdeur et violence. La pochette aux allures d'affiche de propagande communiste est l'une des plus réussies du groupe et colle on ne peut mieux avec la mentalité du groupe à l'époque : tout détruire à coup de décibels !
D'emblée les 'Four Horsemen' y vont très fort sur Hit The Lights avec une introduction en crescendo d'une vitesse affolante, s'en suit alors des soli de folie sous fond de grosse rythmique. Le chant de fausset de James Hetfield peut choquer lors des premières écoutes, mais au fil du temps cela passe très bien et apporte un sacré charme à l'album. Les petites jeunes veulent tout déménager et le clament bien fort : "We are gonna kick some ass tonight, We got the metal madness". The Four Horsemen (également surnom des membres du groupe) va d'entrée de jeu vous coller contre le mur de votre chambre avec une intro tonitruante à grands coups de guitares heavy et de batterie. Vient ensuite une rythmique reproduisant une cavalcade effrénée correspondant parfaitement à l'image que nous donne le titre de la chanson. Derrière sa batterie Lars Ulrich est tout simplement monstrueux et Cliff Burton se régale derrière sa basse avec une ryhtmique toute légère et bien groovy. En plein milieu de la musique les Horsemen font un gros break et partent tout en finesse dans des sonorités plus jazzy. Osé, mais diablement efficace. A noter que Dave Mustaine, ancien soliste du groupe et fondateur de Megadeth, en a fait une version personelle intitulée The Mechanix sur l'album Killing Is My Business. Tous les membres du groupe sont fans de Motörhead et dédient le titre Motorbreath à leur groupe phare tout en conservant l'esprit du groupe culte de Lemmy Killmeister. Pas marquante aux premiers abords, Jump in the Fire impressionne de par son solo tout en tapping d'une rapidité assez ahurissante. Kirk Hammett montre ici avec brio une partie sa technicité.
Vient ensuite le titre d'anthologie de Cliff Burton, bassiste de génie trop vite disparu. Cliff avait rejoint le groupe à la seule condition de pouvoir effectuer des soli, chose rarrissime à la basse dans le rock. (Anesthesia) -- Pulling Teeth est un petit bijoux d'harmoniques et d'inventivité. Le morceau est entièrement joué avec une grosse distorsion bien grasse. Les riffs sont géniaux, conçus avec finesse et diantrement efficaces. Si la première partie, sans la batterie, est plutôt calme, la seconde l'est beaucoup moins et Cliff se déchaîne en se prenant pour un Guitar Hero en tappant dans les aiguës, en utilisant le tapping, en enchaintant les hammer on/pull off... Une écoute de ce morceau suffit à comprendre pourquoi Cliff Burton est considéré par beaucoup comme l'un des meilleurs bassistes metal, et ce même si la musique n'est pas forcément des plus abordables. Si vous voulez voir le maître en action, procurez-vous le DVD Cliff'Em All, tout simplement énorme ! Whiplash nous fait redescendre sur terre et met particulièrement en avant Lars Ulrich, la rythmique à la gratte et à la basse sont du coup bien plus simples. La chanson Phantom Lord est un petit hommage au groupe précédent de James. Le schèma est repris de The Four Horsemen : gros riffs, un passage plus calme avec un solo mélodique, re gros riffs avec un solo thrash... Avec No Remorse les Mets combinent efficacement le heavy et le speed, la fin de la chanson est explosive et vous donnera de ces mals de nuque... Après vient la cultissime Seek & Destroy qui revient quasiment systématiquement en live avec son refrain chanté par le public : "Searching ! Seek & Destroy !". Eh oui, comme quoi il suffit parfois de pas grand chose pour rester dans les annales. Pour finir en beauté les Mets nous offre une chanson dantesque. Metal Militia est en effet l'une des chansons les plus thrash du groupe. Les riffs sont certes simples, mais bien pensés et d'une vélocité à toute épreuve !
Novateur, jouissif, défoulant, bien pensé, Kill'Em All reste plus de 20 ans après sa sortie une petite perle dans le milieu de la musique. Dix titres, tous aussi intéressants les uns que les autres, des morceaux cultes, ce CD est clairement un incontournable. Bien qu'un peu vieillotte sa production est suffisament correcte pour que le dique se laisse parfaitement écouter encore aujourd'hui et seule la voix criade de Hetfield pourra en rebuter quelques uns. A écouter et réécouter !