Ambryo, jeune groupe français signe ici son premier essai après l’album de 2004 sobrement intitulée
Ambryo, et on peut dire que ce
Dead End Street ne passera pas inaperçu. Enregistré au Split Second Studio en Hollande par Jochem Jacobs (
Textures) et avec un artwork de Carlos Del Omberg (
Soilwork,
Scarve,
Kaizen), le quartet nous livre un album empli d’influences, mixant Metal, Heavy, Death Scandinave, …
Après une intro relativement urbaine (dans le sens froide et mystérieuse) à l’image de l’artwork, ca démarre fort. Un chant torturé, une son et une production digne des grosses écuries scandinaves du moment (
Soilwork,
in Flames,
Mnemic, …), voilà le
Ambryo cru 2007. La voix, arrachée, se permet par moments des envolées mélodiques (
Salvation), donnant presque dans un chant clair. Lionel chante cependant à son meilleur niveau lors de ces moments quasi hurlés, à la limite de la rupture (
A Lightening Pass is What We Leave Behind). Dans un autre registre,
Changing Those Things offre une voix plus plaintive, poussée dans les extrêmes émotionnels, tel un cri de désespoir…
Musicalement, on a droit à un métal carré servi par une production quasi parfaite. Les instruments sont ravageurs et la batterie utilise la double pédale sans concessions. Les guitares, sans être lourdes, jouent leur rôle à la perfection : accompagner le chant, car celui-ci est présent sur la totalité de l’album, ne laissant que peu de place aux instruments pour s’imposer.
On peut noter l’apparition de Johann de
Kaizen sur
Carpe Diem, avec son chant rauque, venu d’outre tombe, complétant parfaitement le chant de Lionel. Ce duo se révèle un des moments les plus intéressants de l’album, la voix presque lointaine parvenant à nous oreille telle un cri désespéré, supporté par une batterie alternant un tempo rapide et plus lent. Les guitares se font plus agressives, plus variées. On sent ici que le groupe lâche ses tripes, donne le meilleur de lui-même.
Loin d’être un sous produit nordique,
Ambryo se réapproprie ce dont nous abreuve la scène nordique depuis quelques temps, évitant cependant l’impasse du plagiat. Au final, le groupe arrive à livrer un disque intéressant, ajoutant sa touche personnelle à ses compos. Au final
Ambryo, malgré ses influences (trop) marquées, livre un bon album.