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logo Limp Bizkit

Limp Bizkit, groupe lancĂ© par KoRn est certainement le groupe qui a fait exploser le rap-metal outre atlantique. Avec 14 millions de copies vendues de Significant other, Limp Bizkit s'impose dans le showbiz amĂ©ricain. Après ce succès fulgurant, qui vaudra au biscuit mou bon nombre de critiques le groupe sort The chocolate strarfish and the hot dog flavoured water, le ton est lĂ©gĂ©rement diffĂ©rents, de bons morceaux mĂ©lĂ©s Ă  des morceaux fades et sentant bon le dollar. Wes Borland (guitariste) quitte le groupe, Fred Durst dĂ©cide tout de mĂŞme de continuer et prĂ©pare un album qu'il jettera Ă  la poubelle a l'arrivĂ© d'un nouveau guitariste (ex guitariste de tournĂ©e de Snot). Le nouvel album enregistrĂ© en un temps record (Result May Vary) porte bien son nom et l'album est, mis a part quelques titres, bon Ă  jeter, seul peut ĂŞtre la reprise de The Smith sort du lot (ce qui confirme le talent de Limp Bizkit pour les reprises comme celle de Faith (George Michael) ou encore celle live de Sanitarium (Metallica). En 2005 Wes Borland annonce son retour au sein de Limp Bizkit, le groupe sort alors un mini album (The Unquestionable Truth, Pt. 1) qui jure avec leurs prĂ©cedentes productions et ma foi tant mieux; l'absence de promo, 7 titres, un dĂ©but de concept album on sent que Wes Borland Ă  imposĂ© sa volontĂ©, la suite sera alors peut ĂŞtre intĂ©ressante pour ce groupe que l'on pensait enterrĂ©.

:: Site Officiel :: www.limpbizkit.com

photo Limp Bizkit


:: Chroniques ::

The Unquestionable Truth, Pt. 1
Note : 15 / 20
Année : 2005
A Ecouter : Tout sauf The Surrender
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- 51 Commentaires (Moyenne : 14.7/20) -

Ceci est un paquet piégé, vous venez de reçevoir un cd de Limp Bizkit, vos commentaires exploseront dans les prochains jours. Limp Bizkit est vraiment de ceux qui n'apportent plus rien à la musique depuis sa mort née. Qui peut réellement s'intéresser à ce genre de groupes passablement mauvais et de surcroît fort gangrénés par le "show business". On entend plus parler des aventures du sieur Durst que de ses répétitions musicales inexistantes d'ailleurs à la vue de la sortie d'un best of.

C'est ce qu'il aurait fallu Ă©crire pour satisfaire le mĂ©talleux de base de plus de seize ans qui Ă©coute beaucoup mieux que de la fusion. Malheureusement, ce n'est pas ce qui sera Ă©crit, car mĂ©talorgie n'a pas pour habitude de mentir. AprĂ©s les dĂ©boires du groupe niveau guitare et la qualitĂ© plus que criticable de Results May Vary  on nous apprend que Wes Borland revient (guitares Ă  la main) et que ce n'est pas moins que Ross Robinson qui s'occupe de la production. Et le moins que l'on puisse dire c'est que cela s'entend. Ross Robinson n'a jamais trempĂ© ses mains dans une eau qui sentait la vase, en l'ocurrence dans un cd qui sentirait...la vase. Ayant donnĂ© leur son a de grands noms (Korn, Glassjaw, ATDI et Limp Bizkit) on renoue içi avec le son du biscuit mou.

Trèves d'aseptisations successives, ces gens sont lĂ  pour jouer du rock n roll. MĂŞme si les parties batteries ne sont plus assurĂ©es par John Otto, elles sont succintes et efficaces, rehaussĂ©es par un Sam Rivers plus groovy que jamais. Wes Borland, riffe aussi efficacement que dans Chocolate Starfish (simple mais efficace) avec un son unique droit sorti du Three Dollar (merci Ross). Entendez par lĂ  un son massif et agressif intimiste. Limp Bizkit innove (et oui) en servant plus de consistance dans certains morceaux (The Truth) mais renoue aussi avec son passĂ©. Les exemples sont multiples : Le refrain de The Channel aussi intense que Stalemate (de Three Dollar), The Key rappĂ© sur un sample ressemblant  Ă  la guitare de Counterfeit (Three Dollar aussi). Durst lui ne retrouve pas la rage originelle mais se fraye une brèche dans un registre qui lui sied bien : Une sorte de rap semi criĂ© sans surajout, avec une retenu par moment fort rageuse (The Priest et sa folie finale). On pourrait presque la comparer Ă  un Zack de la Rocha (RATM), donc le chant est très classe. le format est surement le plus Ă©trange jamais vu dans le monde du nĂ©o : un ep de 30 minutes presque DIY (enfin, quand mĂŞme...).

Note pour les détracteurs: Oubliez tout ça, Limp Bizkit restera égal à lui mème, c'est-à-dire ridicule(cf The Surrender putassière tel Behind Blue Eyes), il n'y a qu'à jeter un oeil aux paroles, quand est ce que Durst paye un négre?



Results May Vary
Note : 9 / 20
Année : 2003
A Ecouter : Head for the barricades
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- 38 Commentaires (Moyenne : 8.43/20) -

Branle bas de combat! Les rats quittent le navire, le bateau coule. Wes Borland s'en est allé avec une envie de renouveau. Après la recherche d'un guitariste, Limp Bizkit ( Durst) s'était résigné à composer sans guitariste et à inviter leur carnet d'adresse sur scéne. Pourtant, selon les dires de Durst, un album a été refondu avec l'arrivée de Mike smith (ex Snot). Il faut avouer que beaucoup attendaient de ce changement de line up: les live en présence de Head (ex korn) étaient péchus et sympathiques. Pourtant la galette arrive dans une pochette horrible (que ce soit devant, derrière, dedans) et un contenu fortement criticable.

Certes Limp Bizkit ne jouera jamais quelque chose de désagréable au plus haut point car ils possédent un sixiéme sens du tube. Le cd passe, les écoutes se succédent et l'on entend rien. Riffs moyens, un peu fades (Eat you alive, l'intro), fausse rage exécrable (Gimme the mic), chansons pseudos "réfléchies" de rocker surdoués (Under the gun), ballades lancinantes (build a bridge), soi disant retour aux sources (la reprise de la formule "And I bring that bit back" emprunté à la chanson Pollution de three dollar). Le cd ennuie, passe sous les ponts sans laisser de souvenirs, le tout ponctué par la fort mauvaise voix de Durst: mise en valeur par la prod, elle se contente de chanter sans grande conviction, sans émotions, le tout fortement truqué et robotisé. Que peut leur apporter le déballage miévre de mélodies sans interêts, rébarbatives et revues? Behind blue eyes, reprise des who n'apporte rien, si ce n'est la dénaturation d'une chanson culte. Même John Otto reste l'ombre de lui même: il martéle ses futs sans grande envie palpable, tel une formalité.

A part Durst qui réalise une mauvaise performance, aucun ne tombe dans le mauvais non nuancé. Chacun assure, car ils ont du talent. En fait, ils sont tous malades mais leur instinct de survie ressort. Ainsi, le cd n'est pas mauvais sans aucunes nuances. On peut signaler le duo avec Snoop dog (red light green light) qui se révele interessant surtout par le fait que l'on retrouve un Durst en forme. Head for the barricades, quant à elle s'impose comme la meilleure chanson de l'album, la seule qui posséde une âme et un interêt : péchue, variée, rageuse, elle permet de se remémorer le passé du biscuit. Mais ça ne reste que le temps d'un morceau. Le cd est comparable au Significant other mais sans les riffs incisifs de Borland qui réhaussaient le tout. Il est donc de la même envergure: froid, miévre, lancinant, faussement efficace, itératif. On souhaite mieux comme prochaine reconversion au pourtant talentueux Mike smith.



The chocolate strarfish and the hot dog flavoured water
Note : 13 / 20
Année : 2000
A Ecouter : Boiler, My generation, full nelson, It'll be ok
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- 45 Commentaires (Moyenne : 15.37/20) -

"This is not a test, this is reality": un alien scande ces mots dans une intro à la pure lethal style, en soi plutôt bonne. Pourtant, si c'est un test: Limp bizkit est tombé assez bas lors de Significant other et cet album pourrait signer la mort d'un groupe pourtant si prometteur à ses débuts. Les craintes principales sont tout de même dissipées: basiquement parlant, c'est énergique, ça crie, ça rappe et les riffs sont de très bonne facture. L'album bénéficie d'une prod qui change le style Limp Bizkit: propre, elle met en valeur une guitare métronome et précise, une batterie limpide et ferme s'apparentant à des beats hip hop. Exit donc les éléments complétement froids de Significant other et la rage incontrolée de Three dollar.

L'album est clinique, d'une efficacité massive et lourde. Utiliser ces mots pour qualifier un album de néo rap métal peut paraitre volé et pourtant c'est cette impression qui ressort. Elle est peut etre appuyée par le fait que Borland livre surement ses meilleurs accords: simples et incisifs. Otto martéle trés fort à l'image de My generation, break et intro. Et c'est justement dans ce côté simple, mais très pédant que le cd est agréable : les morceaux ont tout de basique mais sont d'une efficacité à faire palir énormément de groupes. C'est un appel à la rage et au mouvement masqué par un aspect simpliste. Le ton supérieur de l'album est marqué dans le fait qu'il n'est pas sérieux, voire parfois idiot. C'est justement içi qu'il dérange. Limp Bizkit prouve qu'en ayant une vie de prince, on peut offrir une machine de guerre directement prête au combat. C'est l'exemple Full Nelson, une des chansons les plus violentes de Limp Bizkit.

Mais l'album prouve que le biscuit a aussi évolué : l'album n'est pas un three dollar aseptisé mais explore les propres limites de sa musique. On va d'expérimentations en expérimentations et ceci confére une grande classe au chocolate starfish: Lethal joue un rôle accru dans la mise d'ambiances, dans le choix des mélodies mais aussi dans du scratch au milieu des morceaux (Livin' it up, My generation). L'expérimentation se trouve aussi dans la base rythmique : Sam rivers met plus de funk, de groovy dans son jeu ce qui donne plus d'impact au cd. Quant à Otto, il livre tout bonnement ses meilleures parties ( Take a look around en est un exemple tonitruant). Parfois,Limp bizkit va tout de meme trop loin (normal en testant des limites) et retombe dans des morceaux fades époque significant other : My way, rollin, The one sont purement dispensables. Pourtant on a droit à une ballade pas tout à fait miévre : I'll be ok révele un aspect mélodique plutot agréable. Enfin, la derniére surprise du cd s'apelle Boiler. Limp bizkit livre un morceau intimiste, construit, et d'une puissance qui contraste avec le côté pédant de simplicité du reste de l'album. Il laisse transparaitre une émotion folle, sans rien de clinique. Même Durst se laisse aller à une rage incontrolée en parlant, criant, chuchotant (qui a dit Korn). Le gros point faible de l'album reste bien evidemment les paroles qui ne présentent aucun interêt mais ca n'est pas l'objectif d'un album du genre.

Ainsi, Limp bizkit se réconcilie avec son public en livrant une galette d'une très forte personnalité. Le groupe acquiére un côté classe et pédant qui donne une aura à quelque chose de normalement fébrile: un album de néo couplet refrain rappé. le groupe reste pourtant très controversé à partir de cet album pour certains. ce qu'il faut noter c'est qu'ils étaient pourris dès three dollar avec leur passage sur MTV pour faith. Si l'on s'interessait juste au contenu, et non pas à la forme, pour se laisser berner par des artistes qui le méritent surement, mine de rien.



Significant other
Note : 10 / 20
Année : 1999
A Ecouter : Don't go off wandering, Nobody like you
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- 36 Commentaires (Moyenne : 15.42/20) -

  Un jour, une fameuse reprise de George Michael avait propulsĂ© quelques jeunes brulĂ´ts au sommet des ventes MTV. Depuis ce jour, Limp Bizkit est devenu le canard boiteux du mĂ©tal, un parce qu'il fait du nĂ©o rap mĂ©tal et deux parce que de surcroĂ®t, il vent son nĂ©o rap mĂ©tal. TrĂ©ve de plaisanteries, le significant other est la suite de la bombe qu'Ă©tait le Three dollar bill'.

  Concrètement, l'album incarne une coupure avec le prĂ©cĂ©dent. D'entrĂ©e, la production est propre et lĂ©chĂ©e, avec une intro inutile (nombre de plages?). Pourtant, les chansons se succèdent et convainquent toutes. Toutes sont sincèrement des bombes pĂ©chues, groovy et entrainantes. De "Just Like this" Ă  "Break stuff" incluse, le format est conservĂ©, nouveau plan de bataille des biscuits mous, le tube en puissance. Durst adoucit son chant prĂ©cĂ©demment si rageur et rape toujours, mais avec une production le mettant en valeur.

Et dès "Rearranged", l'évolution se fait réellement sentir : le côté rageur n'existe plus du tout, on se lance dans la pop métal, étrangement proche de Incubus parfois (je vous le dis de suite, Durst n'a pas la voix de Brandon Boyd). Le cd joue en fait sur une apparence intimiste, d'un groupe mûr et adouci, car plus réfléchi. Peut-être est ce vrai, le problème n'est pas de remettre en question la démarche mais d'en apprécier le résultat : un enchaînement de chansons bien fades, toutes ressemblantes et perdant rapidement de son entrain et de de sa capacité a nous motiver.

  En cela le pari est perdu, Limp Bikzit faisant du rock mièvre montre Ă©normĂ©ment de lacunes. Primo, cette voix, mise en avant est souvent horippilante lorsqu'elle part dans les aigus. Ca n'est pas l'apparition de Jon Davis sur "Nobody like you" qui changera quelque chose Ă  la sauce. On sent que Limp Bizkit cherche Ă  montrer qu'ils sont tristes, que tout comme Korn, le dĂ©sespoir est aussi leur quotidien. Mais ceci est tant surjouĂ©, que Ă§Ă  en devient exĂ©crable (cf "No sex").

  Mais l'album prĂ©sente des points forts indĂ©niables, qui l'ont transformĂ© en album marquant de toute une gĂ©nĂ©ration mine de rien. Tout d'abord, la base musicale est basique, mais somme toute très solide. John Otto est affreusement talentueux. Il a toujours le rythme hallucinant, entrecoupĂ© de cymbales discretes mais dĂ©finitivement hip-hop. Sam Rivers appuie ce son groovy avec une basse lourde, certes gachĂ©e par cette production mais servant Ă  l'ensemble. Lethal est Ă©gal Ă  lui meme, un peu plus utilisĂ© dans cet album mais toujours en retrait et surtout parfois ennuyant avec ses scratchs dĂ©placĂ©s. Enfin, la pièce maitresse se situe en la personne de Wes Borland, le guitariste qui Ă  lui tout seul rĂ©sume Limp Bikzit : des riffs rĂ©pĂ©titifs (ça n'est pas forcĂ©ment une tare, regardez WIll Haven), puissants, efficaces et toujours bienvenus.

  L'album n'est donc pas bon dans l'ensemble mais ne peut pas ĂŞtre catastrophique, car pas du tout Ă©nervant, juste un peu passager et facilement laissĂ© en musique d'ambiance. Puis, il est notable qu'il prĂ©sente des surprises comme "Don't go off wandering" cette fois ci rĂ©ussie. Enfin, l'album prĂ©sente une homogĂ©nĂ©itĂ© impeccable, ponctuĂ©e par des interludes ma foi assez agrĂ©ables. A Ă©couter donc, mais il faut avouer qu'en soi c'est un Ă©chec, un album de pop de plus avec, saupoudrĂ© par dessus, une classe indĂ©niable.



Three dollars Bill Kall$
Note : 17 / 20
Année : 1997
A Ecouter : Faith - Nobody Love me - Pollution
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- 48 Commentaires (Moyenne : 15.86/20) -

Premier album qui va lancer le "Limp Bizkit style" et également beaucoup de groupes qui vont tenter d'approcher la qualité et la fraicheur de cet album. Car quoi que l'on puisse penser de Limp Bizkit maintenant, force est de constater que cet album est certainement l'étincelle qui va embraser le métal et faire du néo ce qu'il est.

Les guitares sont lourdes, le chant râpé/chanté est ici réellement exploité (d'où ce nom stupide de hopcore...), rien à voir avec ce que peuvent faire maintenant Fred Dur$t et sa bande. Violent, rapide, hargneux, puissant sont les quelques adjectifs avec lesquels on peut qualifier cet album.

Chaque piste est une tuerie qui va petit à petit nous rentrer dans le crâne pour ne plus qu'on l'oublie. Les hurlements de Fred Durst donnent envie de bouger et de tout péter. La guitare, la basse, la batterie, les samples et la voix nous explosent pleine face.

Album majeur pour le néo actuel, il reste pour moi le meilleur de Limp Bizkit et l'un des mes albums préférés. Innovant (pour l'époque), violent, calme, rythmé, tant de qualités et de titres exceptionels. La reprise de Faith de George Michael exeptionel, Nobody love me terrible, Counterfeit, Pollution,...... tant de morceaux incroyables.

Oubliez ce que vous savez sur Limp Bizkit, cet album tue, ce n'est pas pour rien que maintenant Limp Bizkit vendent tant d'albums... Même si par la suite sir Fred et sa bande ont un peu chié dans la colle...